Charentilly

Charentilly est un village situé au nord-ouest de Tours. Ses habitants sont appelés les Charentillais et les Charentillaises.
En 1090, il apparaît sous le nom de Charentilletum dans une bulle du pape Urbain II. Par la suite, il a porté les noms de: Charentiliacum (1119, charte de Saint-Martin, pancarte noire), Charentilliaci (1163, charte de Saint-Martin), Carantiliacum (1177, bulle du pape Alexandre III), Charentilleio (1183-120, charte de Saint-Julien), Charentillé (1290, pouillé de Tours), Charentilleo (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Charentillé (XVe siècle), Charentilly (XVIIIe siècle, carte de cassini). La châtellenie relevait du château de Tours et appartenait à la collégiale Saint-Martin de Tours. Il était le siège d'une maladrerie réunie à l'Hôtel-Dieu de Tours en 1698.
Coordonnées GPS de Charentilly: 0°36'37"E - 47°28'09"N
Code INSEE: 37059 - Code postal: 37390 - Superficie: 1413 hectares
Altitudes: de 73 à 122 mètres
L'église Saint-Laurent, construite au XIIe siècle (nef et chœur), a été modifiée aux XIIIe (mur sud de la nef et mur du chevet plat), XVIe (porche et porte sud) et XVIIIe siècles (1746: deux chapelles).
La nef principale, couverte d'une charpente avec bardeaux, est suivie par un chœur à chevet plat. La façade ouest présente un portail en plein cintre orné de deux bandeaux arrondis et lisses et de deux bandeaux sculptés de fleurs stylisés. Ce portail est précédé par un porche en charpente. La chapelle Saint-Roch a été détruite en 1792 et remplacée, en 1830, par un collatéral.
A l'angle sud-ouest de la nef, ce cadran solaire en pierre porte une date gravée: 1600.
La fenêtre en plein cintre du chevet porte un vitrail du XIIIe siècle comprenant cinq médaillons: la Crucifixion, le Triomphe de la Vierge, les Saintes Femmes au Tombeau, le Martyre de saint Laurent et le Christ bénissant.
Une verrière du XVIe siècle représente Auguste et la Sibylle de Tibur.
Sous le porche, à gauche de la porte, se trouve cette pierre d'attente des morts (ou dépositoire funéraire).
Le château privé de Poillé a été bâti en 1838, par l'architecte Phidias Vestier, pour Charles Moisant, maire de Charentilly. Pour sa construction, des matériaux provenant de l'ancien manoir de La Hardillière ont été utilisés. Le château a subi deux incendies en 1915 et en 1966. Dans le parc de ce château, on trouve une chapelle de 1856 qui renferme des vitraux de 1880-1884, signés par Fournier (Tours), représentant sainte Radegonde, saint Landry, saint Laurent et saint Martin.
Dans les bois de Poillé, se trouvent les vestiges de la chapelle Notre-Dame-des-Enfants, lieu de pèlerinage jusqu'en 1940 pour les enfants malades.
Le château privé des Ligneries a été édifié en 1887 pour M. de Renusson par l'architecte Phidias Vestier.
Le manoir privé des Vieilles-Ligneries a un logis en briques et en pierres de la fin du XVe siècle, des portes et des fenêtres du XVIe siècle. Toujours au XVIe siècle, des tours de défense et une porte fortifiée furent construites, des douves creusées par autorisation de Louis XII. Ces douves ont été en grande partie comblées. Le fief des Ligneries, relevant de la baronnie de Semblançay et du duché de Luynes, fut réuni à la châtellenie de Charentilly en 1676.
En 1829, ce manoir a été acheté par Charles Moisant, en même temps que le château de Poillé. Il est restauré entre 1840 et 1855 par l'architecte Phidias Vestier.
Le logis du XVe siècle renferme une cheminée dont la hotte présente quatre peintures (les quatre saisons) réalisées directement sur la pierre.
Dans son parc, on remarque un pigeonnier circulaire du XVIe siècle.
Cette fuie, renfermant environ 1400 boulins (nids de pigeons), a conservé son axe tournant et son échelle.
Le pigeonnier du Verdet a été construit sur un plan carré.
Le manoir moderne de La Goguerie a été bâti après 1870.
Il existe deux lavoirs: dans la rue du Clos-Faroux (photo du haut) et dans la rue de l'Arche (photo du bas).
Le monument aux morts de Charentilly a été réalisé en 1921 ou 1922 par M. Gourdon, directeur de marbrerie à Paris. En 2012, la statue a été refaite à l'identique par le sculpteur Ianek Kocher de l'atelier Réau à Saint-Paterne-Racan.
L'enseigne en bois du bureau de poste représente un timbre.

A voir:
  • Le manoir privé de La Goguerie, reconstruit vers 1773, comprend un bâtiment élevé d'un rez-de-chaussée et d'un comble avec lucarnes. Il est accompagné d'un bâtiment de communs du XVIIe siècle. Le château primitif fut bâti, de 1652 à 1659, par Charles Cherbonnier, ancien échevin de Tours. La chapelle et le pigeonnier ont disparu. La Goguerie était un fief relevant du château de Tours.
  • Le moulin à eau de La Roche-Buard (XVe siècle), très remanié, sur la Petite-Choisille.
  • Le moulin Banal de Charentilly, sur la Petite-Choisille.
  • Le moulin Moreau, sur la Petite-Choisille.

Les lieux-dits: Beauregard, Bel-Air, Bois-de-Poillé, Bois-des-Grandes-Tailles, Bois-des-Ligneries, Bois-Rond, Bordebure, Chaubuisson, Gué-Douillet, La Blettière, La Brûlée, La Carrière, La Catroussière, La Chalonnière, La Chauvellerie, La Clergerie, La Croix, La Fournière, La Goguerie, La Grande-Touche, La Joussinière, La Mare, La Petite-Touche, La Proverderie, L'Ardillère, La Révèlerie, La Roche-Buard, Le Bois-de-Saint-Martin, Le Gâte-Soie, Le Moulin-Moreau, Le Parc, Le Petit-Barré, Le Verdet, Les Caves-Malvau, Les Copinières, Les Fosses-au-Sable, Les Friches, Les Ligneries, Les Mauriceries, Les Petites-Copinières, Les Reylonnières, Maupertuis, Monte-à-Peine, Moulin-Banal, Poillé
    Blason de Charentilly

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