Mises à jour

Les articles sur les communes de Touraine sont mis à jour selon mes découvertes
Code couleur: patrimoine disparu ou invisible de la voie publique
Le blog Tourainissime a été créé le 22 janvier 2009

Tours

Tours, ancienne capitale du peuple gaulois les Turones (sous le nom d'Altonios), est devenue, vers 20 avant Jésus-Christ, une ville gallo-romaine sous le nom de Caesarodunum (la colline de César). En 374, la cité est la métropole de la province romaine de la Troisième Lyonnaise. Ses habitants sont appelés les Tourangeaux et les Tourangelles.
Les communes de Sainte-Radegonde et de Saint-Symphorien ont été réunies à Tours le 21 mai 1964 par arrêté préfectoral.
Coordonnées GPS de Tours: 0°41'01"E - 47°23'34"N
Code INSEE: 37261 - Codes postaux: 37000, 37100, 37200
Superficie: 3436 hectares - Altitudes: de 44 à 109 m

Vu l'importance de son patrimoine, trois articles sont consacrés à Tours: Tours Est (au sud de la Loire et à l'est de l'axe rue Nationale - avenue de Grammont), Tours Ouest (au sud de la Loire et à l'ouest de l'axe rue Nationale - avenue de Grammont) et Tours Nord (au nord de la Loire). Un article supplémentaire est consacré au Tours disparu.
A consulter
Blason de Tours

Tours Ouest


De la basilique Saint-Martin reconstruite au XIe siècle, il ne subsiste que deux tours. La tour Charlemagne (qui s'était partiellement effondrée le 26 mars 1928), dans la rue des Halles, a été édifiée sur le tombeau de Luitgarde, la cinquième épouse de Charlemagne.
La tour de l'horloge (ou tour du Trésor) a été, en partie, rebâtie à la fin du XIIe siècle.
A l'origine, saint Brice fit édifier, vers 437, un oratoire sur le tombeau de saint Martin. En 471, saint Perpet fit remplacer cette construction par une église plus importante. Devenue collégiale en 818, cette église a subi par la suite plusieurs incendies. Elle est alors reconstruite au XIe siècle, agrandie au XIIe siècle puis modifiée au milieu du XIIIe siècle (chœur double et chapelles). Elle mesurait alors 110 m de long et 50 m de large. En 1793, elle devient une écurie militaire mais ses voûtes menacent de s'écrouler. Elle est détruite en 1802.
La nouvelle basilique Saint-Martin (rue Descartes) a été construite selon les plans de l'architecte tourangeau Victor Laloux entre 1887 et 1924. Le style utilisé est romano-byzantin. Elle a été consacrée en 1925 par le cardinal Louis-Joseph Maurin, archevêque de Lyon.
Dans sa crypte, se trouve le tombeau de saint Martin. Le tombeau primitif a été retrouvé le 14 décembre 1860 grâce à Léon Papin-Dupont.
Son chœur est surmonté par une coupole sur pendentifs.
Au 4 rue Rapin, cette ancienne maison canoniale de Saint-Martin a été édifiée au XIIIe siècle. La façade nord de ce logis rectangulaire présente une porte en arc brisé.
Cette façade a été, en partie, restaurée au XXe siècle en utilisant un dessin d’Édouard Gatian de Clérambault. Au début du XXe siècle, la porte avait été modifiée (elle était devenue rectangulaire) et, à l'étage, la fenêtre du milieu était murée.
Au 59 rue Néricault-Destouches, deux tours des Xe et XIIIe siècles sont des vestiges de l'enceinte fortifiée de Châteauneuf.
Dans le quartier du Vieux Tours, la place Plumereau (localement appelée la place Plum') est entourée de plusieurs maisons à pans de bois du XVe siècle (2 à 10 rue du Grand-Marché).
La maison d'angle du 2 rue du Change date du XVe siècle.
Ses piliers et poteaux corniers présentent plusieurs sculptures en bois: la Sainte Famille...
... un moine...
... un roi enlevant sa couronne.
A l'angle des rues du Change et de la Rôtisserie, une maison du XVe siècle est entièrement en pans de bois.
Sur la place Saint-Pierre-le-Puellier, des fouilles ont mis à jour des vestiges allant de la période gallo-romaine à la fin du Moyen Âge. Cette place se trouve à l'emplacement du cloître de la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier.
Sur cette place, on peut voir deux tourelles d'escalier.
A droite de ces tourelles, on peut observer les vestiges de l'ancienne collégiale Saint-Pierre-le-Puellier (XIIe et XVe siècles) qui a été détruite à la Révolution.
Au 29 rue Briçonnet, cette maison du XIVe siècle possède une tourelle d'escalier à pans de bois du XVe siècle.
Au 32 rue Briçonnet, une maison à pans de bois datant du XVIe siècle présente...
... un poteau cornier gauche avec une statue de saint Paul...
... un poteau cornier droit avec une statue de saint Pierre...
... et une tourelle d'escalier hors œuvre ajourée.
Au 16 rue Briçonnet, se trouve la Maison de Tristan l'Hermite (le grand prévôt, ou plutôt le bourreau, de Louis XI) qui n'a certainement pas fait construire ce logis. En style gothique flamand, elle date de 1498 et est aussi appelée l'Hôtel de Pierre du Puy.
Sur son mur, le motif sculpté de la cordelière était très à la mode après le veuvage d'Anne de Bretagne. Ce motif a justifié le troisième nom de cette demeure: la Maison des Cordelières.
Cette maison avait la particularité de renfermer, dans son grenier, un pigeonnier dont on aperçoit encore la centaine de boulins et les perchoirs en fer.
Dans la rue Paul-Louis Courier, on trouve au 17 (au premier plan sur la photo) la maison des Justes (ou Giusti, du nom des sculpteurs florentins Antonio et Giovanni di Giusto Betti) qui date du XVIe siècle. Tout de suite après, au 15, l'hôtel Robin Quantin a été construit vers 1590 par Charles Robin. Elle occupe l'emplacement de l'hôtel de Jean Dupuy (démoli au XVIe siècle) où Jeanne d'Arc aurait séjourné en 1429.
Au 10 rue Paul-Louis Courier, l'hôtel Binet (XVIe et XVIIe siècles) porte le nom de notables tourangeaux des XVe et XVIe siècles. Jérôme Binet est un ancien maire de Tours.
Au 3 rue Paul-Louis Courier, cet hôtel particulier du début du XVIIe siècle est devenu la maison des Compagnons du Devoir. Il a été très restauré, en particulier au XIXe siècle, avec l'agrandissement de ses fenêtres.
L'église Saint-Saturnin (rue Littré) a été construite en 1473. Elle comprend une nef de sept travées, un chœur à chevet plat, des collatéraux sud et nord (ce dernier du XIXe siècle). Primitivement, c'était l'église de l'ancien couvent des Carmes déchaussés.
Au 1 place des Carmes, à l'angle avec la rue Littré, cette maison date du XVe siècle.
Au 22 rue du Petit-Saint-Martin, la chapelle du Petit-Saint-Martin a été construite au XIVe siècle et restaurée en 1977.
Au 11 rue Constantine, la maison du Croissant (XVe siècle) comporte un étage en encorbellement fait en bois et en hourdis.
Au 11 rue du Président-Merville, ce logis (XIIIe siècle) a été remanié aux XVIIe et XIXe siècles.
Au 15 place de Châteauneuf, l'hôtel des Ducs de Touraine (ou hôtel de la Croix-Blanche) date du XIIe siècle mais il a subi des remaniements aux XVe et XVIe siècles.
A côté, l'église Saint-Denis a été fondée en 1188 par Renaud, abbé de Pontlevoy, mais elle ne fut construite qu'au XIIIe siècle et, alors, érigée en église paroissiale. Une totale reconstruction a eu lieu en 1482-1483. La paroisse fut supprimée en 1781 et l'église désaffectée en 1782. Elle devient l'écurie de l'hôtel de la Croix-Blanche. Elle a été restaurée en 1930 (voûtes) et en 1980 (façade).
Au 3 place de Châteauneuf, ce logis du XIIIe siècle a été très remanié au XVe siècle. Au premier étage, on aperçoit les traces de trois baies en arc brisé. La grille du balcon date du XVIIIe siècle. Ce bâtiment était une dépendance de l'ancienne église Notre-Dame-de-L’Écrignole.
Au 11 rue de Châteauneuf, l'hôtel Jean Briçonnet a été construit au milieu du XVe siècle pour la famille Berthelot. Jean Briçonnet, premier maire de Tours de 1462 à 1463, était l'époux de Jeanne Berthelot. L'hôtel a été remanié au XVII siècle. Vers 1885, il a été à moitié détruit lors de la création la rue.
Au 19-21 rue de Châteauneuf, l'église Sainte-Croix a été édifiée à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe et, en même temps, a été érigée en église paroissiale. Elle a été modifiée aux XIIe et XIIIe siècles (voûtes angevines sur croisée d'ogives sur tout l'édifice excepté le croisillon nord), en 1483 (chapelle pour Jean Berthelot installée dans le croisillon sud), vers 1480 (ajout d'un collatéral sud dont il reste la dernière travée), au XVe siècle (construction d'une annexe du presbytère cachant la façade ouest) et en 1888 (édification d'une façade néo-Renaissance devant le croisillon sud, à droite de la photo). La paroisse fut supprimée le 28 janvier 1782 et l'église vendue. A l'origine, à cet emplacement, un monastère avait été créé par sainte Radegonde au VIe siècle puis donné à l'abbaye de Bourgueil en 1079.
A l'arrière de l'église, rue Henri-Royer, une maison du XIIe siècle a servi de presbytère. La tour polygonale renfermant un escalier à vis date du XVe siècle.
Au 1 place du Grand-Marché, la maison dite des Quatre fils Aymon (jadis maison des Belins) a été édifiée au XVe siècle.
Au 13 (à droite) et au 15 (à gauche) place du Grand-Marché, se trouvent deux logis à pans de bois. Celui du 15 date du début du XVIe alors que celui du 13 a été bâti en 1570.
Au 56 place du Grand-Marché, il ne reste plus que le portail du XVe siècle de l'ancien hôtel des Trésoriers de Saint-Martin et le pignon qui le surmonte.
L'église Notre-Dame-la-Riche (rue Georges Courteline), reconstruite au XVe siècle (chœur à chevet plat), a été modifiée aux XVIe (doubles collatéraux) et XIXe siècles (de 1860 à 1866: nef et portail sud). Elle a conservé la crypte (dite tombeau de saint Gatien) de l'ancienne église du XIIe siècle.
Au 24 rue Georges-Courteline, la maison du Dauphin (XVe siècle) aurait abrité, en 1418, le dauphin (futur Charles VII).
Elle possède des poteaux corniers sculptés.
Au 72 rue Georges-Courteline, l'ancien couvent des Annonciades a été en grande partie détruit. Acheté en 1907 par la loge des Démophiles du Grand-Orient de France, le bâtiment restant (la chapelle de 1823) fut transformé en loge maçonnique. Sa façade a été réalisée, dans le style néo-Renaissance, par le sculpteur tourangeau Henri Varenne. C'est dans ce lieu que Léon Blum et ses amis se réunirent en décembre 1920 après avoir été mis en minorité lors du congrès de Tours, ce qui a permis la naissance du parti communiste français (PCF).
Rue André-Duchesne, une maison du XVIe siècle fut un hôpital (ou Aumône du Saint-Esprit) jusqu'en 1624. En 1736, elle a été transformée en auberge.
A l'extrémité ouest du boulevard Béranger, l'église Saint-Éloi a été bâtie au XIIe siècle puis modifiée en 1446. C'était l'église du prieuré bénédictin Saint-Éloi fondé en 1177 par l'abbaye Saint-Sauveur de Saumur. Achetée par la municipalité en 1987, elle abrite depuis 1990 les Archives Historiques Municipales de la ville de Tours. Auparavant, elle avait servie de dépôt de salpêtre puis de brasserie jusqu'en 1979.
L'abbaye Notre-Dame de Beaumont-lès-Tours fut fondée en 1002 par Hervé de Buzançais, trésorier du chapitre de Saint-Martin de Tours. C'était une abbaye bénédictine de femmes dont les bâtiments claustraux, incendiés en 1680, ont été rapidement reconstruits comme le prouve ce dessin de Gaignières de 1699.
A nouveau incendié en 1784, le logis abbatial, ou pavillon de Condé, a été rebâti en 1786. Il reste, aujourd'hui, le seul vestige important (rue Walvein) de cette abbaye.
L'ancienne église Saint-Jean-de-Beaumont, église paroissiale de Beaumont-lès-Tours, n'a conservé que sa nef qui a été intégrée, au XXe siècle, dans un logis privé (182 rue de Walvein). Édifiée au XIIe siècle, elle fut reconstruite en 1451. Du XIIe siècle, elle a gardé sa façade.
L'église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus (XXe siècle) se trouve au 121 rue du Plat-d'Étain.
Dans la rue Jules-Charpentier, cet immeuble, annonçant l'Art-Déco, a été construit de 1907 à 1910 suivant les plans de l'architecte Jean-Frédéric Wielhorsky pour Arthur Duthoo, propriétaire du grand bazar.
Au 15 rue du Champ-de-Mars, l'Étoile Bleue était une maison close (vers 1930). Elle renferme des fresques naïves de style 1925 du peintre Jacquemin, illustrateur de La Dépêche du Centre.
La rue Lamartine présente plusieurs maisons à pans de bois des XVe et XVIe siècles. Au n°41, l'agencement des briques de cette demeure est original et une tête de dragon a été sculptée dans une pierre de son angle gauche (au dessus du réverbère).
Au 8 rue des Oiseaux, cet hôtel particulier a été construit vers 1880 par l'architecte Paul Raffet pour M. Bassinet-Jacquelin. Cet édifice était situé dans l'enceinte de la manufacture de cuirs Bassinet-Jacquelin.
Le décor extérieur de cet immeuble, refait au XXe siècle, comprend ce cadran solaire.
Au 15 rue Léon-Boyer, la chapelle Saint-Joseph, construite de 1874 à 1882, renferme des vitraux signés par Julien Fournier.
La chapelle Saint-Roch de l'hôpital Bretonneau a été bâtie à partir de 1661 par l'architecte Daniel Masse. En 1879, elle a été restaurée par l'architecte Léon Rohard. Ses vitraux sont des œuvres de l'atelier Lobin (Tours, 1878).
Le jardin botanique de Tours (5 hectares), créé entre 1831 et 1843, propose de nombreux arbres remarquables dont un magnifique Ginkgo biloba (ou arbre aux quarante écus) offert en 1845 par le docteur Pierre Bretonneau. Il mesure 23 m de haut et son tronc a une circonférence de 6,70 m à 30 cm du sol. Il s'agit du second Ginkgo de France par l'âge.
On y rencontre aussi quelques espèces d'oiseaux exotiques.
Le jardin des Prébendes d'Oé (cinq hectares) a été réalisé en 1872 par les frères Bühler autour du ruisseau de l'Archevêque. Le kiosque à musique de 1890 est l'œuvre de la maison Perrin (Pas-de-Calais).
Dans ce même jardin, un monument, créé par Michel Audiard, rappelle que le poète africain Léopold Sédar Senghor fut, de 1935 à 1938, professeur de français, latin et grec au lycée Descartes de Tours.
Au 72 rue Roger-Salengro, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc a été construite de 1968 à 1970 selon les plans des architectes Jean et Michel Marçonnet.
L'église Saint-François-de-Paule (XXe siècle) est située dans la rue Marat.
Un petit pigeonnier du XIXe siècle est visible depuis l'allée Aimée-de-La-Rochefoucault.
Tours possède son girouet dont la partie centrale représente le pont Wilson. Ce pont a été construit de 1765 à 1778. En 1918, le pont de pierre devint le pont Wilson.

A voir:
  • l'hôtel Gouin (XVe siècle): 25 rue du Commerce. En 1738, la famille bretonne Gouin acheta cet hôtel à un marchand de soieries. Il a aussi porté le nom d'hôtel Barguin.
  • le cloître Saint-Martin (de 1508 à 1519)
  • le musée d'Histoire Naturelle: 3 rue du Président-Merville
  • ...
Patrimoine disparu
1- L'église paroissiale Saint-Hilaire (9 rue des Halles) était connue dés le Xe siècle. A la fin du XVe siècle, le chœur, le clocher et deux chapelles ont été reconstruits. Sa façade ouest fut refaite à la fin du XVIIe siècle. Le chœur et le transept ont été démolis avant 1830 puis la nef a été détruite.
2- L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Ecrignole (77 et 79 rue des Halles) devait dater du XIIe siècle. A l'origine, il existait un monastère de femmes fondé vers 565 par Ingeltrude. Au début du XIe siècle, il fut transféré à l'abbaye de Beaumont-lès-Tours. En 1217, l'église devint paroissiale mais cette paroisse fut supprimée en 1781. L'église fut vendue en 1782 puis détruite.
3- L'église paroissiale Saint-Simple (20 place Gaston-Pailhou), mentionnée dès 855, a été rebâtie vers 1360. En 1777, la paroisse fut supprimée et l'église détruite. Par contre, des vestiges étaient encore visibles en 1899.

Communes voisines: Joué-les-Tours, La Riche

Les lieux-dits: Île-Simon, La Bergeonnerie, L'Auberdière, Le Menneton, Les Deux-Lions, Les Prébendes-d'Oé, Saint-François, Saint-Sauveur