Saint-Avertin

Saint-Avertin est une ville de la banlieue sud-est de Tours. Ses habitants sont appelés les Saint-Avertinois et les Saint-Avertinoises.
Avertin (ou Aberdeen) était un moine écossais venu en France avec Thomas Becket, archevêque de Cantorbery, pour assister au concile de Tours en 1163. Après l'assassinat de l'évêque, sur l'ordre du roi Henri II Plantagenêt, il serait revenu en France pour se faire ermite dans les bois de Cangé.
Cette cité a porté jadis les noms de Venciacum (930, charte de Hugues, abbé de Saint-Martin), de Vençay (XIVe siècle) et de Saint-Avertin (1371, ordonnance de Jean de la Thuille, bailli de Touraine). Le fief de Cangé a appartenu, à partir du 4 juin 1489, à Jean de Coningham, capitaine de la garde écossaise de Louis XI. Il est resté dans cette famille jusqu'en 1679.
Coordonnées GPS de St-Avertin: 0°43'45"E - 47°21'58"N
Code INSEE: 37208 - Code postal: 37550 - Superficie: 1325 hectares
Altitudes: de 46 à 98 m
L'église Saint-Avertin (jadis dédiée à saint Pierre), construite au XIIe siècle (nef), a été agrandie en 1490 (chœur à chevet plat et chapelles latérales). Le clocher date du XVe siècle. Elle a été restaurée au XIXe siècle.
Cette Piéta en pierre peinte est une œuvre du XVIe siècle.
Un tableau (XVIe siècle) représente le massacre des Saints Innocents.
Un bas-relief en terre cuite polychrome et vernie (le couronnement de la Vierge) date de la première moitié du XIXe siècle.
Cette église renferme aussi ce vitrail signé par le maître-verrier tourangeau Lucien-Léopold Lobin. Il représente, à gauche, la Vierge à l'Enfant, à droite, saint Louis et sainte Blanche de Castille et, en haut, saint Avertin guérissant un pauvre de son mal de tête.
Le château de Cangé, bâti aux XVe et XVIe siècles à l'emplacement d'une ancienne forteresse, a été remanié (l'aile sud) en 1892 par l'architecte J.-M. Hardion pour le comte de Pourtalès. Il a subi un incendie en 1978. A noter que le président Albert Lebrun y trouva refuge en juin 1940 et y présida les deux derniers conseils des ministres de la IIIe République (les 12 et 13 juin 1940).
Dans son parc, on peut observer ce pressoir des établissements Mabille d'Amboise.
Le manoir privé des Gougets a été édifié au XVe siècle.
Le manoir privé de Grandcour (XVIIe siècle, jadis appelé La Grande-Cour) fut acheté en 1928 par le romancier Jules Romains qui y rédigea la plupart des 27 volumes de sa saga "Les Hommes de bonne volonté".
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Le manoir de Paradis (1622) possède une tour octogonale qui contient un escalier à vis permettant d'accéder aux terrasses.
Ce manoir était l'habitation du régisseur du château du Paradis (XVIe siècle) désormais en ruines. Selon la légende, Walter Scott aurait séjourné dans ce château. Il se renseignait sur la garde écossaise de Louis XI afin d'écrire son roman Quentin Durward.
Le manoir privé de La Singerie (XVIIe siècle) a été rebaptisé à la fin de 1918 et porte le nom de manoir des Cigognes.
Le manoir des Rives date du XIXe siècle.
Le lanternon des Fontaines est un édifice octogonal construit en 1508. Il permettait de distribuer les eaux des captages du Limançon et de la Petite-Gironde pour les envoyer vers Tours, à l'aide d'une clef régulatrice, via des canalisations en poterie vernissée et en plomb qui passaient sous le Cher. A Tours, l'eau arrivait au niveau des actuelles places de la Gare et François-Sicard (alors place Saint-Étienne) et alimentait un réservoir appelé la Belle-Fontaine. Les sources du Limançon, ont été aménagées en 1508 par un fontainier de Rouen, Pierre de Valence. Elles comportent une galerie captante et un grand bassin (aussi appelé la chapelle).
Le pigeonnier-porche du Nouveau-Bois possède des murs en colombage.
Dans la rue de Beaugaillard, la grange de Bourg-Cocu a été bâtie au XVIe siècle. Son pignon nord en colombage est percé de six petites lucarnes. Elle a été restaurée en 1998.
Dans la rue de Cormery, un fleuriste possèdait une surprenante enseigne constituée de nombreux arrosoirs en zinc.
Dans la rue des Ancienne-Écoles, cet anneau tenu par une tête de cheval servait, autrefois, à attacher les chevaux.
Au 52 rue Henri-Adam, une fresque a été peinte sur un immeuble par F. Page en 2004. Les heures 1, 2, 3 et 4 se sont envolées de l'horloge.
Le manoir privé de Roidemont a été édifié au XVIe siècle. Son parc renferme un pigeonnier circulaire de cette même époque dont le toit, en dôme, est couvert de petites tuiles plates. En 1869, cette fuye a été transformée en chapelle. Deux baies à double fenestrage munies de vitraux signés L. Lobin ont été créées.
Le manoir privé de La Sagerie (XVIIe siècle) est composé d'un bâtiment principal accompagné de deux pavillons. A l'entrée du domaine, le portail présente un fronton courbe soutenu latéralement par des ailerons. Le mur d'enceinte est flanqué de tourelles rondes d'angles.
Le château privé de La Camusière date du XIXe siècle.
Le manoir privé de Beaugaillard a été bâti au XVIIIe siècle.
Le Portail est un manoir privé du XVIIe siècle mais deux tourelles d'angle proches des communs appartinrent à l'enceinte d'une gentilhommière du XVe siècle. En 1787, une chapelle y était signalée. C'était un fief relevant du château de Montbazon.
A l'Écorcheveau, on a trouvé deux sarcophages mérovingiens.
Dans l'avenue du Général-de-Gaulle, une loge de vigne a été conservée. Elle rappelle que cette commune est située sur l'aire du vin AOC Noble Joué.
Saint-Avertin possède son girouet dont la partie centrale représente le château de Cangé.

A voir:
  • Le manoir privé du Carroi (XVIe siècle).
  • Le logis privé du Clos du Bois-Rayer (XVIIIe siècle).
  • La Maison Péan (XVIIe siècle).
  • L'éolienne Bollée (1885) du Bois-des-Hâtes.
Patrimoine disparu
1- Le prieuré du Bois-Rahier: il fut fondé par le roi d'Angleterre Henri II en 1157, confirmé par Richard Cœur de Lion en 1190, transformé en prieuré en 1317. Ce prieuré fut supprimé le 22 juillet 1770. 
2- Le château de Grandmont, construit de 1781 à 1787 sur l'emplacement du prieuré du Bois-Rahier par Mgr de Conzié, a été démoli en 1961.
Ce château avait, dans son parc, une chapelle de style néo-gothique bâtie au XIXe siècle.
3- La petite chapelle qui était située près du pont sur le Cher.

      Les lieux-dits: Beauvais, Bel-Air, Bourg-Cocu, Bois-au-Chantre, Cangé, Châteauneuf, Grand-Cour, La Bellerie, La Besnardière, La Camusière, La Chabottière, La Chalonnière, La Mauberdière, La Morellerie, La Petite-Alouette, La Pinterie, La Ramée, La Saboterie, La Sagerie, La Tuilerie, L'Aubinière, Le Chêne, Le Fourneau, Le Grand-Monard, Le Grand-Pressoir, Le Moulin-à-Vent, Le Nouveau-Bois, Le Paradis, Le Petit-Monard, Le Portail, Le Puits-qui-Fume, Le Vivier, Les Cigognes, Les Claies, Les Essarts, Les Fontaines, Les Gougets, Les Grands-Champs, Les Graviers, Les Granges, Les Granges-Galands, Les Héraults, Les Minimes, Les Pierres-Plates, Les Sicotés, L'Oiselet, L'Ormeau, Prairie-de-Cangé, Rosnay, Rougemont, Saint-Michel, Sainte-Hélène
        Communes voisines: Chambray-lès-Tours, Larçay, St-Pierre-des-Corps, Tours
        Blason de Saint-Avertin

            3 commentaires:

            1. Ne cherchez pas les arrosoirs rue de Cormery, notre fleuriste est maintenant en bas de la rue Beaugaillard, pas loin du liddl.
              BB

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            2. Il serait judicieux que vous puissiez intégrer un cliché de la salle du Patrimoine au château de Cangé, ses plafonds à la française viennent d'être restaurés et ce sont les seuls qui restent dans tout le château suite à l'incendie qui l'avait ravagé fin XXème. Cordialement, S.PP

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              1. Est-ce que ce château peut se visiter ?

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