Le Grand-Pressigny (Wikipedia) est une ville du Sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Pressignois, les Pressignoises.
Au VIe siècle, Grégoire de Tours la cite sous le nom de Prisciniacus. Par la suite, elle porta les noms de: Pressiniaco (1182), Précigné (1290, Pouillé de Tours), Pressigny-les-Quatre-Églises (XVe siècle), Pressigny-le-Grand (XVIe siècle), Le Grand Precygny (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Grand Pressigny (1820, Carte de l'état-major).
Au IXe siècle, c'était un fief des chanoines de Saint-Martin de Tours. La baronnie a appartenu aux de Pressigny jusqu'en 1302; aux de Craon; aux Chabot et aux de Beauveau au XVe siècle; aux de Prie en 1501; à Honorat de Savoie-Villars, comte de Tende, maréchal et amiral de France au XVIe siècle.
Le 31 janvier 1821, la commune d'Étableau fut réunie à celle du Grand-Pressigny.
Au VIe siècle, Grégoire de Tours la cite sous le nom de Prisciniacus. Par la suite, elle porta les noms de: Pressiniaco (1182), Précigné (1290, Pouillé de Tours), Pressigny-les-Quatre-Églises (XVe siècle), Pressigny-le-Grand (XVIe siècle), Le Grand Precygny (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Le Grand Pressigny (1820, Carte de l'état-major).
Au IXe siècle, c'était un fief des chanoines de Saint-Martin de Tours. La baronnie a appartenu aux de Pressigny jusqu'en 1302; aux de Craon; aux Chabot et aux de Beauveau au XVe siècle; aux de Prie en 1501; à Honorat de Savoie-Villars, comte de Tende, maréchal et amiral de France au XVIe siècle.
Le 31 janvier 1821, la commune d'Étableau fut réunie à celle du Grand-Pressigny.
Les registres paroissiaux commencent en 1578 pour Le Grand-Pressigny et en 1596 pour Étableau.
Coordonnées GPS du Grand-Pressigny: 0°48'11"E - 46°55'14"N
Code INSEE: 37113 - Code postal: 37350 - Superficie: 3955 hectares
Altitudes: de 52 à 135 mètres (au Bois-de-Favier)
Cours d'eau: la Claise, l'Aigronne, La Muanne
Code INSEE: 37113 - Code postal: 37350 - Superficie: 3955 hectares
Altitudes: de 52 à 135 mètres (au Bois-de-Favier)
Cours d'eau: la Claise, l'Aigronne, La Muanne




La construction du donjon carré de ce château a débuté vers 1193. Au XVe siècle, des mâchicoulis furent rajoutés à son sommet. Il mesurait 35 mètres de haut et 7 mètres de côté. Le donjon était divisé en quatre étages, non compris le rez-de-chaussée, reliés par un escalier à vis ménagé dans un angle. Le rez-de-chaussée, actuellement en sous-sol, est divisé en quatre petites pièces voûtées en berceau. Les premiers, second et troisième étage étaient aussi couverts de voûtes en berceau en plein cintre. Il n'existe pas de traces de cheminée. Le 6 février 1988, cette tour s'est en partie effondrée.
Dans la cour, ce puits couvert (XVIe siècle) se trouve dans un édicule de plan carré couvert par un toit en pavillon. Sur trois côtés, ses ouvertures sont en plein cintre.
Ce dessin de Lucien Porcheron montre le château tel qu'il devait être au XIVe siècle. Le donjon était alors couvert par un toit à quatre pans surmonté par un lanternon.
Dans l'enceinte du château, le musée de la préhistoire, conçu par l'architecte allemand Bernd Hoge, fut inauguré le 19 septembre 2009 après deux ans de travaux.
Dans les salles d'exposition de ce musée, on peut découvrir de nombreux objets de la préhistoire...
... comme, par exemple, ce polissoir du néolithique venant de La Borde (Neuillé-Pont-Pierre).
Les nucleus à grandes lames ont été baptisés livres de beurre par les agriculteurs du Grand-Pressigny et d'Abilly. Par leur forme, leur couleur et les dessins de leurs faces, ils ressemblent aux mottes de beurre fabriquées dans les fermes. Ils ont servi de décoration sur certaines façades de maison (ici, Grande-Rue) mais aussi, plantés dans la terre, à délimiter les parcelles des jardins.
Au lieu-dit La Tonnelle, cette tour partiellement ruinée était peut-être un ouvrage de défense avancé du château. Elle se trouve près de l'ancien fief de Chante-Grolle qui relevait de la baronnie du Grand-Pressigny.



Deux de ses vitraux ont été réalisés par François Fialeix (Manufacture du Mans) et posés par Pierre Guérithault (Poitiers): l'Annonciation (1846, 📷) et sainte Barbe. Charles Champigneulle (Paris, 1916) est l'auteur de deux verrières de l'abside: la Charité de saint Martin et Jeanne d'Arc entendant ses voix. Lucien-Léopold Lobin (Tours, 1890) a créé deux verrières ornementales. Lux Fournier (Tours, 1936) a réalisé deux vitraux: saint Pierre et saint Paul; sainte Thérèse et sainte Jeanne d'Arc. Enfin, deux verrières blanches à losanges sont anonymes (milieu du XIXe siècle). Elles sont dotées d'une bordure colorée et portent un symbole au centre de chaque lancette: des croix et les Sacré-cœurs de Jésus et de Marie.
A Étableau, le château a conservé la partie inférieure du donjon rectangulaire (XIIe siècle) ainsi que les restes de remparts et de deux tours rondes (XIIIe siècle). Sa chapelle, dédiée à sainte Catherine, a disparu.
Le prieuré Saint-Martin d'Étableau (d'abord appelé Saint-Martin de Pressigny) a été fondé en 1190 par l'abbaye de Pontlevoy. Son église a été construite, en moyen appareil, à la fin du XIIe siècle (de 1170 à 1190 environ). Sa nef unique, couverte en charpente, est accessible par une porte en plein cintre dont les trois voussures ont leur arête abattue par un chanfrein orné d'étoiles et de losange. Le second et le troisième rouleau retombent sur des colonnettes logées dans les retraits des jambages. Leurs chapiteaux sont ornés d'animaux d'un côté, de volutes de l'autre. Au-dessus, s'ouvre une petite fenêtre en plein cintre, à deux rouleaux moulurés d'un tore. Le mur Sud de la nef est percé par trois fenêtres en plein cintre. Une porte en plein y est condamnée. Le mur Nord est aveugle. La nef aboutit à un transept. La croisée fut couverte d'une voûte sur croisée d'ogives dont les retombées seules subsistent. Les croisillons sont peu profonds, celui du Nord étant réduit à un avant-corps faisant une légère saillie. Le mur pignon du croisillon Sud est percé d'une porte moderne au-dessus de laquelle on voit la trace d'une petite fenêtre à linteau échancré en plein cintre.
L'abside, convertie en logis, voûtée en cul-de-four, fait suite à une courte travée de chœur voûtée en berceau en plein cintre. Elle est semi-circulaire mais son parement extérieur a un contour trilobé logeant dans ses retrait des contreforts constitués par un dosseret où est engagée une colonne entourée par deux colonnettes. Le clocher s'est effondré malgré la réparation de 1778. Accolé au Nord de l'église, le presbytère est un bâtiment du XVIIe siècle, modifié au XVIIIe.
Dans la rue du même nom, on trouve ce four banal. Ce type de four est apparu au XIIIe siècle. Après avoir obtenu de la farine dans un moulin banal (le seigneur prenait alors un seizième de la farine), les gens fabriquaient leur pain mais devaient le cuire dans un four banal (le seigneur s'octroyait à nouveau un seizième de la farine). Ces privilèges furent abolis à la Révolution.

Le prieuré Saint-Martin d'Étableau (d'abord appelé Saint-Martin de Pressigny) a été fondé en 1190 par l'abbaye de Pontlevoy. Son église a été construite, en moyen appareil, à la fin du XIIe siècle (de 1170 à 1190 environ). Sa nef unique, couverte en charpente, est accessible par une porte en plein cintre dont les trois voussures ont leur arête abattue par un chanfrein orné d'étoiles et de losange. Le second et le troisième rouleau retombent sur des colonnettes logées dans les retraits des jambages. Leurs chapiteaux sont ornés d'animaux d'un côté, de volutes de l'autre. Au-dessus, s'ouvre une petite fenêtre en plein cintre, à deux rouleaux moulurés d'un tore. Le mur Sud de la nef est percé par trois fenêtres en plein cintre. Une porte en plein y est condamnée. Le mur Nord est aveugle. La nef aboutit à un transept. La croisée fut couverte d'une voûte sur croisée d'ogives dont les retombées seules subsistent. Les croisillons sont peu profonds, celui du Nord étant réduit à un avant-corps faisant une légère saillie. Le mur pignon du croisillon Sud est percé d'une porte moderne au-dessus de laquelle on voit la trace d'une petite fenêtre à linteau échancré en plein cintre.
L'abside, convertie en logis, voûtée en cul-de-four, fait suite à une courte travée de chœur voûtée en berceau en plein cintre. Elle est semi-circulaire mais son parement extérieur a un contour trilobé logeant dans ses retrait des contreforts constitués par un dosseret où est engagée une colonne entourée par deux colonnettes. Le clocher s'est effondré malgré la réparation de 1778. Accolé au Nord de l'église, le presbytère est un bâtiment du XVIIe siècle, modifié au XVIIIe.
Dans la rue du même nom, on trouve ce four banal. Ce type de four est apparu au XIIIe siècle. Après avoir obtenu de la farine dans un moulin banal (le seigneur prenait alors un seizième de la farine), les gens fabriquaient leur pain mais devaient le cuire dans un four banal (le seigneur s'octroyait à nouveau un seizième de la farine). Ces privilèges furent abolis à la Révolution.

Il existe encore quelques loges de vigne aux alentours du Grand-Pressigny dont celle, du XIXe siècle, des Tailles.

Dans la rue du Donjon, à l'arrière de cette maison, on peut voir une tour polygonale d'escalier à vis (à gauche).
De l'autre côté de la rue du Donjon, un autre logis possède aussi une tour d'escalier à vis, carrée celle-là.
Sur cette tour, un nom (Turrault) et une date (1599) sont gravés.
Toujours dans la rue du Donjon, on peut voir plusieurs logis du XVIe siècle dont les fenêtres, à l'étage, sont particulièrement intéressantes.



Le château privé de La Vienne a été reconstruit et agrandi, après un incendie, en 1872 et 1873. Le bâtiment primitif datait de la seconde moitié du XVe siècle. C'était un fief relevant de la châtellenie de Sainte-Julitte.
Le château privé de Bouferré (ou Bouc-Ferré) a été édifié à la fin du XVIIIe siècle puis agrandi au XIXe siècle. Il possède un pigeonnier carré. C'était un fief relevant de la baronnie du Grand-Pressigny. Ce château a subi un important incendie le 25 mai 2016.
A voir
- Le château privé de La Groitière (XIXe siècle).
- Le pigeonnier hexagonal du Riveau (XIXe siècle). En fait, le portail de ce domaine est composé de deux tourelles hexagonales dont l'une est un pigeonnier.
- Le prieuré de Grandmontains de Clairfeuil fondé par les seigneurs du Grand-Pressigny vers 1209 à 4 km à l'Est du village, sur la rive droite de l'Aigronne. Il dépendait du prieuré de Bois-Rahier. La chapelle et les bâtiments étaient déjà en ruines en 1606. Il n'en reste que deux tourelles entourant la porte d'entrée.
- Le château de Chanceaux: cette forteresse fut détruite par les protestants en 1569.
- A Étableau, la maison du passeur (XVe siècle) avec une tourelle quadrangulaire.
- Le pigeonnier carré de Moisay (1581): démoli en 1991, il renfermait environ 460 boulins (nids de pigeons).
- Le moulin de La Bourgery, sur la Creuse, dont les bâtiments n'existaient plus en 1813.
- Le second lavoir d’Étableau.
Lieux-dits: Bezuard, Bois-Bouc-Ferré, Bois-de-la-Duranderie, Bouc-Ferré, Chante-Grolle, Courvaux, Étableau, Faugoudron, Favier, Ferme-du-Bois-Favier, Gatault, Grand-Mont, Grignon, La Bacouette, La Barellerie, La Baudichonnerie, La Baudinière, L'Abbaye, La Belle-Mâlerie, La Bergauderie, La Bertauderie, La Bigotterie, La Blanchetière, La Borde, La Bourdinerie, La Bourlière, La Boussée, La Brémaudière, La Calonnière, La Chapraie, La Chauvellière, La Cave-Noire, La Clerjaudière, La Croix, La Croix-Blanche, La Croix-Marron, La Delanderie, La Doucetterie, La Duranderie, La Fauvellière, La Folie, La Fontaine, La Forge, La Goulardrie, La Groitière, La Grouaie, La Guereterie, La Guignoire, La Jarrie, La Joubardière, La Lèmerie, La Liée, La Maison-Neuve, La Malgache, Lancerie, La Perrière, La Perruche, La Pinettrie, La Plauderie, La Pointe, La Poterie, La Providence, La Raterie, La Résine, La Rifaudière, La Russellerie, La Tonnelle, La Vienne, La Vignerie, La Villatte, Le Bois-Barreau, Le Bois-Brevert, Le Bois-de-Favier, Le Bois-Mareau, Le Carroi, Le Chafaud, Le Châtaignier, Le Château, Le Croupion, Le Four-à-Chaux, Le Grand-Bois, Le Grand-Moulin, Le Grand-Ormeau, Le Grand-Puyrenault, Le Grand-Savigny, Le Marchais-Chartier, Le Pain, Le Parc-d’Étableau, L’Épargne, Le Petit-Favier, Le Petit-Moulin, Le Petit-Puyrenault, Le Petit-Savigny, L’Épinette, Le Pontereau, Le Pressoir, Le Riveau, Le Roullet, Le Verger, Les Benassons, Les Boutinières, Les Brouillaux, Les Champeignes, Les Ferrus, Les Fougères, Les Fronteaux, Les Gibaults, Les Grands-Prés, Les Gros-Chilloux, Les Grouaies, Les Imbertières, Les Limornières, Les Marnières, Les Penserots, Les Piverdières, Les Pivots, Les Plantes, Les Prés-du-Vivier, Les Raguins, Les Réaux, Les Richardières, Les Roches, Les Rouchoux, Les Sautinières, Livernière, L'Ormeau, L'Ourlière, Machelard, Malessart, Moisay, Moulin-d’Étableau, Passeray, Pièce-du-Buisson, Serre, Sus-Chêne, Valançais, Virallier
Anciens lieux-dits: Bourgogne, Chanceaux, Fer-Poile, La Guenaudière, La Gonnelle, La Haute-Grange
Communes voisines: Abilly, Barrou, Chaumussay, La Celle-Guenand, Le Petit-Pressigny, Neuilly-le-Brignon, Paulmy
Bonjour, très bonnes photos du Grand Pressigny, chef-lieu du Canton de Touraine du Sud et recommandé pour son musée excellent et rénové, son festival de théâtre les paysages nocturnes et la richesse de son patrimoine immobilier et préhistorique.
RépondreSupprimerSi je puis me permettre, les logis du XVIe pris en photos sont visibles rue du Four Banal (et non rue du Donjon)
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