Bourgueil

Bourgueil, ville de l'Ouest de la Touraine, est connue pour son vignoble. Ses habitants sont appelés les Bourgueillois, les Bourgueilloises.
En 990, elle apparait sous le nom de Burgolium (charte de la fondation de l'abbaye de Bourgueil). Ce nom provient de l'association du mot latin burgus (bourg) et du terme gaulois ialo (clairière).
La ville a été détruite par un incendie le 19 septembre 1061 puis fut, de nouveau, brûlée le 30 avril 1361 par les Grandes Compagnies. En 1562, les églises, l'abbaye et de nombreuses maisons furent pillées par les Calvinistes.
Située sur la voie romaine reliant Tours à Angers, Bourgueil était une mansio (un gîte d'étape). Par la suite, Bourgueil devint une baronnie, relevant du roi à cause du château de Chinon. Cette baronnie appartenait à l'abbaye de Bourgeuil.
Coordonnées GPS de Bourgueil: 0°10'07"E - 47°16'52"N
Code INSEE: 37031 - Code postal: 37140 - Superficie: 3295 hectares
Altitudes: de 28 à 117 mètres
Cours d'eau: le Changeon, le Lane
L'ancienne abbaye bénédictine Saint-Pierre, construite au XIIIe siècle (porte de la Crosse, celliers, grange), a été agrandie aux XVe (galerie sud du cloitre, ferme), XVIIe (logis) et XVIIIe siècles (bâtiments des moines). Elle fut fondée en 990 par Emma, duchesse de Guyenne, fille de Thibault le Tricheur, comte de Blois, et épouse de Guillaume Fier-à-Bras, comte du Poitou. L'église abbatiale, consacrée en 1001, a été en grande partie reconstruite en 1246 puis remplacée, en 1286, par un autre édifice qui avait conservé l'ancien clocher. Le 19 juillet 1293, l'évêque d'Angers, Guillaume Lemaire, consacra cette seconde église.
Voici comment se présentait cette abbaye en 1699.
Situé dans le musée de l'abbaye, cet escalier, à travée droite et à rampe en fer forgé, a été conçu, au XVIIIe siècle, par l'architecte saumurois Jean Miet.
Ce musée a conservé ce reliquaire en bois du XVIIe siècle qui représente saint Eutrope, évêque de Saintes au IIIe siècle, mort en martyr. La relique contenue dans la statue (au niveau de la poitrine) a disparu.
L'église Saint-Germain, bâtie à la fin du XIe siècle (nef unique dont il ne reste que le pignon), a été agrandie à la fin du XIIe (chœur et clocher) et modifiée en 1887-1888 (nef de neuf travées et collatéraux). Elle avait été consacrée en 1115.
L'ancien pignon en appareil réticulé est encore visible parmi des remaniements plus récents. Le parement extérieur des murs goutterots a échappé à la restauration de 1887-1888. Au-dessus des collatéraux ajoutés alors on peut voir encore les fenêtres en plein cintre primitives condamnées.
Au Nord, le clocher est flanqué par une tourelle d'escalier. Au premier étage, une salle convertie en tribune est voûtée par une coupole sur trompes restaurée. Au second étage, quatre gros formerets retombant sur quatre trompes sont les vestiges d'un étage de beffroi démoli. Visible sur cette ancienne gravure, la flèche octogonale du clocher, haute de 17 mètres, a été en partie démontée en 1888. L'étage actuel du beffroi, avec ses baies jumelles date de cette époque.
Il restait la base de la flèche, couverte par une toiture, qui a été démolie dans la première moitié du XXe siècle (1911 ?).
Du côté Nord, au-delà du clocher, une porte en plein cintre, aussi du XIIe siècle, est surmontée par une arcature aveugle. La porte latérale Sud est une restauration moderne.
Elle possède quelques gargouilles intéressantes.
Le chœur carré, désaxé par rapport à la nef et relié à elle par une arcade en tiers-point, est formé de trois nefs distribuées chacune en trois travées. Les neuf voûtes de style angevin, très bombées, qui le couvrent sont soutenues par des croisées d'ogives et des liernes profilées d'un tore. Quatre colonnes, aux chapiteaux ornées de crochets, portent la retombée des nervures centrales. Les clefs de voûte, celles des doubleaux et des formerets, sont ornées de personnages, de figures allégoriques et de scènes tirées de l’Écriture Sainte. Celles du chevet plat sont surmontées par un oculus.
Cette église renferme 22 vitraux dont celui-ci, représentant saint Germain, signé par l'atelier Lobin (Tours).
Cette chapelle de 1875 est celle de l'hospice (rue de l'Hospice).
Elle renferme deux vitraux signés par L. Lobin (Tours, 1888).
Au centre ville, les halles de 1828 abritent encore les marchés.
Le château privé de Pavée a été édifié au XIXe siècle. Son pigeonnier circulaire a été conservé.
Le château privé des Sablons, quant à lui, date du XVIIIe siècle. Construit par la famille Le Jouteux, il a, par la suite, enfermé le musée Van Oeveren consacré à l'escrime et au duel.
Le château de La Rivière a été édifié des XVe au XIXe siècles. Ce domaine était un fief relevant de la baronnie de Bourgueil. Acheté par la municipalité le 3 mars 1973, il est devenu l'hôtel de ville de Bourgueil en 1975.
Il n'existe pas d'informations sur le château privé de La Salpêtrerie.
Le manoir privé de La Gourgauderie (XVIIe siècle) possède un pigeonnier. C'était la propriété de la famille Gourdault dont l'un des membres, Michel Gourdault était officier de la reine Marie de Médicis. Selon une tradition locale, celle-ci serait venue dans ce manoir. C'est ici que serait né, en 1596, Moïse Amirault qui fut théologien de l'académie protestante de Saumur et auteur d'environ 40 livres.
Sur le coteau, un moulin à vent du XVIe siècle (le Moulin Bleu ou moulin de la Lande) est du type cavier. Sa cabine en bois (la hucherolle) peut tourner sur sa base en pierre (le massereau). La queue permettait au meunier de tourner la hucherolle en fonction de la direction du vent ou de la force souhaitée. Elle servait aussi à contrebalancer le poids des ailes. Ce moulin a été utilisé jusqu'en 1873 pour moudre le blé puis pour broyer de l'écorce afin de donner du tan pour les tanneries de Bourgueil. Il faut noter que le cadastre de 1830 signalait la présence de deux moulins à vent à cet endroit.
Près de l'église, la Maison des Vins se trouve dans une maison du XVe siècle où l'acteur Jean Carmet a passé son enfance.
Son pignon est orné par deux médaillons sculptés dont l'un représente le profil d'un chevalier casqué.
Le moulin privé de la Planche, sur le Changeon, dépendait en 1543 de l'abbaye de Bourgueil.
Au lieu-dit Gravot, ce logis est appelé la maison de Rabelais car sa famille possédait cette métairie du XVIe siècle. C'est près de cette ferme que l'écrivain situe la demeure du bûcheron Couillatris. Cet édifice a subi un incendie vers 1850.
Le monument aux morts (1922) est l'œuvre du sculpteur Léon Bigot.
Au 39 rue Alain-Chartier, une maison de 1780 possède un linteau de porte avec une pierre sculptée qui représente l'équerre et le compas, symboles de la Franc-Maçonnerie.
Au 18 rue de Tours, une maison présente, sur sa façade, deux plaques sculptées, allégories de la science (photo) et de l'art.
Située dans le parc Causeret, cette éolienne Bollée date de 1878.
Il existe encore quelques loges de vigne sur le territoire de cette commune. Celle-ci (du XVIIIe siècle) se trouve au lieu-dit L'Ormeau-de-Maure.

Patrimoine disparu
  • Au Fondis, la chapelle Notre-Dame dépendait de l'abbaye de Bourgueil.

Lieux-dits: Ancien-Moulin-de-Sigrolles, Beauregard, Bois-de-Chanteloup, Bois-de-la-Coudière, Bois-des-Goubards, Butonneau, Chevrette, Gravot, La Barbinière, La Bernardière, La Besnardière, La Bidaudière, La Brisseterie, La Brosse, La Butte-aux-Ânes, La Butte-des-Guérinières, La Calonne, La Chambruère, La Cheftière, La Chopinière, La Cognarderie, La Cossonnerie, La Coudraye, La Croix-Pèlerin, La Croix-Rouge, La Forêt, La Gitonnière, La Grande-Prairie, La Gueule-au-Loup, La Guifardière, La Josseraye, La Lande, La Mailleterie, La Maison-des-Dangers, La Pâquerie, La Petite-Touche, La Pièce-Basse, La Pierre-Plate, La Salpêtrerie, La Vallée-de-Marcé, Landes-des-Feuillarderies, Lavau, Le Bourg-de-Paille, Le Carroi-de-Benais, Le Chêne-du-Roi, Le Domaine-de-la-Butte, Le Grand-Clos, Le Gué-Blordeau, Le Mortier, Le Mortier-Noir, Le Moulin-Bleu, Le Mur-du-Buisson, Le Paluau, Le Petit-Buton, Le Petit-Souper, Le Picard, Le Pont-Boisseau, Le Pont-du-Gué, Le Pot-Blanc, Le Prouté, L'Échelle, Les Averies, Les Boucs, Les Brûlis, Les Champs-Denis, Les Champs-Jaunai, Les Coursannes, Les Égrepins, Les Gelets, Les Grands-Rouins, Les Landes, Les Perrières, Les Petites-Gommerelles, Les Pins, Les Sables, Les Sablons, L'Humelaye, L'Île-Bourbon, L'Oie-qui-Cosse, L'Ormeau-de-Maure, L'Ouche-Courtin, Marcé, Paris-Buton, Pavée, Petit-Bel-Air, Santenay, Sigrolles, Touvois, Vallée-de-Malitourne
    Communes voisines: Benais, Chouzé-sur-Loire, Gizeux, La Chapelle-sur-Loire, Restigné, St-Nicolas-de-Bourgueil
    Blason de Bourgueil

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