Joué-lès-Tours

Joué-lès-Tours (Wikipedia) est une ville de la banlieue Sud de Tours. Ses habitants sont appelés, à tort, les Jocondiens, les Jocondiennes. En effet, ce gentilé provient du terme Jocundiacensis Domus, attribué à Grégoire de Tours, qui ne désigne pas Joué.
Elle a porté les noms de: Gaudiacus vicus  (VIe siècle, Grégoire de Tours), Gaudiacum (930, charte de Saint-Martin), Gaudiacus (987, diplôme de Charlemagne), Joiacus, ecclesia Joiaci (1119, charte de Gilbert, archevêque de Tours), Parochia de Johe, de Joeto (1233, charte d'Albéric, doyen de Saint-Martin), Parochia de Joeto (1258 et 1296, chartes de Bois-Rahier), Joeyum (1290, pouillé de Tours), Johe (1300), Joeyum (1342, cartulaire de l'abbaye de Beaumont), Joüé (1766, carte de Cassini), Joué (1820, carte de l'état-major), Joué-lès-Tours (arrêté du 21 juillet 1848).
Vers 900, Charles le Simple a donné ce territoire au chapitre de Saint-Martin de Tours. En 732, Charles Martel y a vaincu les Sarrasins d'Abd al-Rahman. Cette bataille, dite bataille de Poitiers a eu lieu au niveau des Landes de Charlemagne.
Coordonnées GPS de Joué-lès-Tours: 0°39'45"E - 47°21'05"N
Code INSEE: 37122 - Code postal: 37300 - Superficie: 3241 hectares
Altitudes: de 44 à 96 mètres
Cours d'eau: le Cher, le Petit Cher, le Pissot
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été construite en 1866-1868, dans le style néo-gothique, selon les plans de Gustave Guérin, architecte diocésain. Sa première pierre a été posée le 9 avril 1866 et elle fut consacrée le 2 août 1868 par Mgr Joseph Guibert, archevêque de Tours. Elle a remplacé un édifice du XIIe siècle qui avait été remanié en 1521.
Elle comprend trois nefs séparées par des colonnes semi-monolithes. Le chœur présente deux chapelles à chevet plat.
Cette dalle funéraire du XIVe siècle, provenant de l'ancienne église de Joué, est exposée dans cet édifice depuis octobre 2014. Elle représente, dans un arc trilobé orné de fleurons, un ecclésiastique reconnaissable à sa tonsure, son aube et son étole. Les inscriptions sont: en haut, HICIACET:DEFVNCTUS : D(OMI)N(U)S (Ci-gît le défunt seigneur); à droite,  (RE)CTOR:ECCL(ESIAE)DE:IO(E)YIO: (curé de l'église de Joué); à gauche, (AN)NO:D(OMI)NI:MCCC:XXXIII:ANIM(A EIVS ?) RESQ(VIESC)AT :IN:PACE:AME(N) (an du seigneur 1333, que (son) âme repose en paix, amen).
Les vitraux sont des œuvres du maître-verrier tourangeau Lucien-Léopold Lobin. Celui-ci date de 1868.
L'église Marie-de-l'Incarnation (XXe siècle) se trouve dans la rue de Chambord.
L'église Notre-Dame-de-la-Paix (rue de l'Alouette) a été bâtie en 1966. Elle comprend une nef en forme de croix et deux clochers: une flèche en cuivre et un clocher-mur supportant trois cloches provenant d'une église d'Algérie. Le 25 juin 1967, Mgr Louis Ferrand a béni cette église.
Le château privé de Beaulieu (XVIIIe siècle) est composé de deux corps de logis, l'un carré et l'autre rectangulaire. Les toits, couverts d'ardoises, sont à la Mansart. Les combles sont éclairés sur toutes les faces par de nombreuses lucarnes aux pieds droits en bossage et à fronton courbe. Un escalier à deux volées convergentes et rampe de fer aboutit sur un perron limité par une ligne de huit balustres de pierre en poire. En-dessous, une porte donne accès au rez-de-chaussée, formant un soubassement évasé mais légèrement en contrebas de la cour. Il communique avec des caves en voûtes appareillées, séparées par un couloir couvert en berceau, débouchant, au Nord, par une porte en plein cintre sur la seconde terrasse. Celle-ci, soutenue par un mur aux angles arrondies, porte une longue rangée de balustres à corps quadrangulaire. Un escalier à deux rampes rectilignes descend à une pelouse en pente douce. La chapelle dédiée à l'Assomption, bénite le 30 mars 1748, a été démolie après 1780 pour être transformée en salle-à-manger. Cependant, on peut encore voir sa porte d'un seul vantail formé de trois panneaux. Celui du centre représente un masque à la bouche béante dans un grand cartouche, limité en haut et en bas par des coquilles et accosté sur les côtés par de grandes volutes.
Le château privé de Rigny, également du XVIIIe siècle, a été agrandi en 1857, vers l'Est, d'un corps de bâtiment avec une aile en retour d'équerre. Le péristyle Sud date du XIXe siècle.
Le manoir privé de La Frazelière a été bâti au XVIIe siècle pour Pierre de Toulieu, médecin à Tours. Jusqu'en 1903, il était appelé le manoir de La Petite-Rabière. Le logis, de plan quadrangulaire, est à deux niveaux. Un large bandeau plat souligne l'étage et des baies symétriques, à huisseries à petits carreaux, s'ouvrent de part et d'autre de la porte centrale. La porte-fenêtre supérieure, du même type, donne sur un balcon de fer forgé. Le comble est éclairé, au Sud, par trois lucarnes à fronton courbe et accostées d'ailerons. Le toit d'ardoise est à quatre pans. Un petit campanile, plus ancien, est visible sur l'arrière de la maison. L'une des salles basses a gardé ses lambris, sa cheminée aux jambages galbés et rudentés, et ses dessus de porte ornés d'angelots peints. Les piliers de son portail sont ornés de panneaux moulurés et couronnés de vases. La porte métallique est surmontée par une traverse avec arabesques.
Le château des Bretonnières a été construit au XVIIIe siècle puis rénové en 1864. A cette époque, les lucarnes sont remplacées par des baies plus hautes à fronton triangulaire, et les ailes cèdent la place à deux pavillons avec des lucarnes à fronton cintré. Enfin, une tourelle abritant un escalier prend place au centre de la façade, surmontée elle aussi par une baie identique.
Le château privé de L'Épan, édifié en 1820, a remplacé un château construit en 1518 par Jacques de Beaune.
La ferme de La Liodière possède un remarquable pigeonnier carré du XVIe siècle. Cette fuie, haute de cinq mètres et construite sur quatre arcades en plein cintre épaulées à leur base par des petits contreforts, renferme 380 boulins (nids de pigeons). Le toit en pavillon, couvert de tuiles plates et surmonté par un lanternon carré en ardoise, repose sur un bandeau plat. La lucarne en bois est fixée sur la charpente. On accède à ce pigeonnier par une trappe.
Le côté Nord de la cour est occupé par deux bâtiments accolés d'un simple rez-de-chaussée. On accède au plus ancien par un perron de six marches, à côté d'une porte de cave à linteau courbe, qui ouvre sur une entrée limitée par des cloisons en colombage avec leurs huisseries du XVIIe siècle. Au Nord, une fenêtre étroite, à encadrement mouluré, a gardé l'emplacement de sa traverse disparue. Seul le pignon Ouest est à rondelis. L'autre partie, relativement plus récente, avec sa façade basse en pierres de taille a été élargie vers l'arrière où apparaît un premier étage éclairé par six baies presque carrées. Une partie de la charpente visible est à double faîtage renforcé par des croix de Saint-André.
Près de La Liodière, la ferme de Baugé (XVIIIe siècle) a conservé son pigeonnier carré dont le toit est surmonté par un lanternon.
Le château privé de La Crouzillière (XVIe siècle) a été, en grande partie, démoli après 1838. Le corps de logis actuel a été visiblement tronqué et un contrefort consolide son pignon Est. Il est élevé d'un rez-de-chaussée aux ouvertures appareillées en bossage et d'un comble mansardé, éclairé par deux lucarnes de pierre à fronton courbe. Une tour circulaire massive flanque l'angle Ouest, faisant corps avec elle. La tour Est, en pierres de taille, en est légèrement détachée et son rez-de-chaussée aurait servi, jadis, de chapelle. Une troisième tour, ceinturée à mi-hauteur comme la précédente d'une moulure, se trouve isolée à l'Est. Quatre baies en plein cintre éclairent l'étage. Son toit en poivrière, restauré, a perdu ses quatre clochetons. Sous la pelouse, qui remplace une construction devant joindre cette tour au logis actuel, s'étend un sous-sol. Une volée rectiligne de marches étroites débouche dans une salle sous une voûte en plein cintre appareillée, chauffée par une cheminée à linteau de bois. Un boyau au plafond formé par une série d'arcs en retrait les uns sur les autres, donne accès à un caveau en demi-berceau. Au Sud, se trouve un portail dont l'arcature prend appui sur la base de deux tourelles en encorbellement.
Son pigeonnier cylindrique a été détruit en 1970.
Le château privé de La Marbellière date du début du XIXe siècle.
Mais il possède un portail en plein cintre (à l'Ouest du parc) du XVIIe siècle. Il est surmonté par un fronton courbe ornés de volutes et d'éléments floraux. Un devise latine, Quasi Transeuntes (Nous sommes tous des voyageurs), y est inscrite
Dans son parc, on trouve un pigeonnier cylindrique.
Le château privé de Taillard a été édifié aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Le château du Clos-Saint-Victor a été construit de 1875 à 1890 pour le comte Jean Sabran-Pontevès. C'est lui qui, en 1906, donna ce nom à sa propriété de La Maucannière.
Dans son parc, la tour de La Maucannière est bâtie sur la base d'un ancien moulin. Cette tour appartenait à une maison forte du XVIe siècle dont les vestiges ont disparu dans un incendie vers 1875. Il y existait une chapelle.
Le manoir privé de Chérizy a été appelé, jusqu'en 1940, Le Pavillon. Il fut construit puis modifié entre les XVe et XVIIIe siècles. Le logis est composé de deux parties accolées, dont seul un rondelis au milieu du toit marque la séparation. La plus importante, pouvant dater du XVe siècle, était peut-être flanquée à l'Est par une tour d'escalier. Cela est indiqué par un large pan de maçonnerie en légère saillie, près d'une fenêtre qui a gardé sa croisée de pierre. Au XVIIe siècle, l'édifice fut agrandi vers le Sud par une addition à l'identique. Les ouvertures de la façade Sud furent alors uniformisées, les linteaux retaillés en arcs surbaissés. Les grandes baies du premier étage ont les mêmes appuis moulurés et des balcons en fer forgé semblables. L'accès aux différents niveaux se fait par un escalier en bois aux volées rectilignes, les deux dernières dans une cage en colombage, avec une rampe aux balustres tournés. Le comble, presque totalement mansardé, éclairé par des lucarnes en bois, laisse apercevoir à l'extrémité Nord-Ouest la charpente où tous les chevrons font ferme. Des cheminées de récupération des XVIIe et XVIIIe siècles ont remplacé celles d'origine disparues.
A l'extrémité Est du logis, dans la cuisine, une échelle de meunier permet de pénétrer dans un caveau en plein cintre assez étroit. Un boyau en pente, voûté sur couchis, oblique vers un grand souterrain formant deux galeries inégales, au plafond soutenu par des arcs brisés ou semi-circulaires, et réunis par six marches en forte déclivité. La plus basse communique avec un caveau creusé dans le rocher et son conduit d'aération débouche dans le jardin, à l'arrière du logis. La plus haute n'a que deux travées et sur une pierre on lit la date de 1614.
Le mur d'enceinte en moellons rejoint à chaque extrémité un pignon en pierres de taille dont l'un, à l'Ouest, est flanqué par une tourelle trapue. Au 7 rue de Chérizy, une porte cochère en bois entre deux piliers rectangulaires est accompagnée, à sa gauche, par une porte piétonne en plein cintre qui a été murée. La cour d'honneur est limité à l'Ouest par une grange aux murs peu élevés, au toit de tuiles plates à deux versants en pente rapide, sur une charpente à double faîtage. Une porte à linteau droit y donne accès à la tourelle basse qui avance sur le trottoir. D'environ trois mètres de diamètre, sa poivrière d'ardoises repose sur un entablement très simple. La date de 1756 est gravée sur une pierre à l'intérieur. Elle fut utilisée comme chapelle. Au pignon opposé est adossé un petit appentis, avec une cheminée à hotte droite sur des jambages obliques. A ces dépendances, correspond de l'autre côté de la cour, un bâtiment en rez-de-chaussée, élevé sur une cave voûté en pierres de moyen appareil d'environ 17 mètres de long sur 4,50 de large. Une petite servitude annexe possède une cheminée, à linteau de bois mouluré, dans laquelle s'ouvre la bouche murée d'un four.
Le manoir privé de La Borde (XVIIIe siècle), agrandi de deux ailes au XIXe (après 1815), de plan rectangulaire, est composé d'un seul étage, sous un toit à quatre pans, avec une addition à l'arrière pour abriter un escalier. La façade, parfaitement symétrique, aux angles raidis par des chaînages à refends, est coupée horizontalement par un bandeau mouluré. Elle présente un avant-corps, aussi limité par des refends, avec un fronton triangulaire percé par un oculus. La porte, précédée par un perron de quatre marches, est à linteau droit avec, au centre, un cartouche figurant une tête d'homme à grosse moustache. La porte-fenêtre supérieure en plein cintre s'ouvre sur un balcon à rampe de fer forgé. Toutes les fenêtres du rez-de-chaussée portent à la clef une palmette identique.
Un escalier, d'une seule volée rectiligne de huit degrés de pierre, aboutit au centre d'une vaste cave se trouvant sous toute la maison, voûtée en berceau appareillé.
Le manoir privé de La Bouchardière a été bâti aux XVIIe et XVIIIe siècles. Au XVIIe, il portait le nom du Petit-Isernay. La partie centrale du manoir, élevée sur une vaste cave voûtée en pierres de taille, présente un rez-de-chaussée avec un comble à la Mansard. Ce dernier est éclairé sur chaque face par trois lucarnes à fronton courbe et aux piédroits en bossage. Deux autres, plus petites, à tympan triangulaire, sont plus récentes. La façade Sud est flanquée, de part et d'autre, par deux ailes basses de largueur inégale. Un oculus de pierre perce, de ce côté, leur toit à quatre pans. A l'Est, la chambre dite de d'Artagnan est chauffée par une importante cheminée à hotte pyramidale. Celle du salon possède un linteau à coquille, des jambages galbés, un trumeau encadré par deux pilastres cannelés et occupé par une glace et un petit tableau.
La chapelle, dédiée à saint Claude, date de 1689. A l'Ouest, son unique pignon porte une croix gravée des initiales: A B Y. Sa porte d'entrée est surmontée par oculus ovale occupé par un petit vitrail présentant, au centre, un écu soutenu par deux lions, et orné d'une croix et deux étoiles d'or, armes de la famille Dumas de Polard. L'intérieur, éclairé au Sud par une grande baie en plein cintre, a gardé sa voûte lambrissée.
La gentilhommière privée de La Girarderie (XVIIe siècle) est une demeure d'une stricte symétrie, aux façades semblables, élevée d'un rez-de-chaussée et d'un comble. La porte, s'ouvrant au centre de la façade, est encadrée par deux minces pilastres doriques. Au-dessus de chacune des quatre ouvertures aux huisseries à petits carreaux, le toit est percé par des lucarnes à ailerons à petites spirales et à frontons triangulaires. Mais l'épaisseur anormale des murs de refend (0,60 et 1 mètre) permet de supposer qu'il devait y avoir à l'origine deux pavillons séparés qui furent réunis. La cave voûtée en pierres d'un appareil régulier est peut-être le témoin de l'existence d'un logis plus ancien. A l'intérieur, deux pièces ont gardé leurs boiseries. Les cheminées datent du XVIIe siècle dont l'une d'entre elles, dans les communs, avec la bouche d'un four, repose sur un linteau de bois. La chapelle, avec un clocher renfermant une cloche, a disparu dans les années 1960.
Le manoir privé de La Chaumette, reconstruction du XIXe siècle, a été très remanié au début des années 2010 (ouvertures, cheminées). De plus, il a perdu son aile Sud. Le poète Saint-John Perse y a séjourné en juillet 1922. Ce manoir fut une propriété de l'union des Gueules cassées de la guerre de 14-18.
Le manoir privé de La Mazeraie (XVIIIe siècle) est couvert par un toit à quatre pans qui est tronqué à l'une de ses extrémités: la croupe Ouest a disparu pour faire place à une maison massive, élevée d'un étage et d'un comble, de la fin du XIXe siècle. Le comble de l'ancien manoir est occupé par une grande mansarde avec antichambre et grande pièce. Ces salles sont éclairées, au Sud, par deux lucarnes aux piédroits appareillés en bossage et à fronton triangulaire. Au Nord, une troisième, plus étroite et à fronton courbe, s'intercale au centre. Deux tours cylindriques de l'enceinte du XVe siècle ont été conservées. La base de la tour du Sud-Est, voûtée en coupole, abrite un oratoire. Une cheminée de La Rotière, de 1623, a été réinstallée dans une des salles basses. Son linteau, sa corniche et sa hotte sont entièrement peints. Sur le panneau central, une scène représente Diane surprise nue au bain par Actéon. Sur le côté gauche de la hotte se trouve cette sentence: Plus pense que dire.
Le château privé de L'Auberdière a été édifié au XVIIIe siècle.
Le manoir privé de La Coudraye (XVIIe siècle) fut agrandi au XIXe. L'écrivain Jean-Nicolas Bouilly est né à La Coudraye, le 23 janvier 1763.
Le manoir, entre deux pignons à rondelis, est partagé par un vestibule donnant sur le perron accessible, de part et d'autre, par un escalier à double rampe d'une douzaine de marches. La porte d'entrée, au linteau surmonté d'une corniche soutenue par des consoles, est aménagée dans un avant-corps limité par des refends. Le fronton triangulaire au niveau du toit est percé d'un oculus circulaire.
Au Nord, la cour est fermée par un mur présentant, au centre, un portail en plein cintre avec, de part et d'autre, un guichet pour piétons à linteau droit, dont un a été muré. A chaque extrémité se dresse un petit pavillon à toit à quatre pans en légère saillie. Celui du Nord-Est était une boulangerie où l'on voit une cheminée avec poutre de bois, mais le four à disparu. Celui du Nord-Ouest, renferme une cheminée avec hotte droite à corniche, trumeau rectangulaire et jambages obliques. Un escalier à vis de bois à départ rectiligne avec balustres du XVIIe siècle conduit au comble. Chacun d'eux est éclairé, au Sud, par une lucarne de pierre à fronton courbe dont l'une a perdu son allège.
Le logis privé de La Blotterie est une ancienne propriété de la collégiale Saint-Martin de Tours.
Son pigeonnier carré (XVIIIe siècle) possède un toit surmonté par un lanternon octogonal en ardoise avec un épi de faîtage en zinc.
Sur le Petit-Cher, les vestiges d'un pont du XIIIe siècle appelé l'Arche-du-Pin ont été conservés. Ce pont était composé de trois arches en plein cintre.
La carte postale date du début du XXe siècle. De nos jours (mars 2012), il ne reste plus qu'une seule arche de ce pont.
Près de ce pont, se trouve le manoir de Chavigny qui date du XVe siècle mais qui a été très remanié au XIXe siècle.
Près du château des Bretonnières, le lac de Joué-Ballan (ou lac des Bretonnières, créé en 1976), d'une superficie de 20 hectares, permet de s'adonner aux loisirs aquatiques: voile, baignade, pêche, ...
On pouvait y voir une belle toue cabanée.

A voir
  • L'église Saint-Joseph (XXe siècle).
  • Le manoir privé de La Closerie de Beauregard (XVe siècle, refait en partie au XVIIe). La petite chapelle a conservé sa charpente avec entraits ornés d'engoulants.
  • La gentilhommière privée du Pin, reconstruite au XVIIIe et XIXe siècles, a conservé des éléments du XVe dans son mur de clôture. Dans son parc, une cave du XVe, présentant un plan en forme d'église (caveaux latéraux, transept et abside) est voûtée sur croisées d'ogives.
  • Le Grand-Fourneau (XVIIe et XVIIIe siècles) est une maison de maître de construction quadrangulaire dont les combles à la Mansard sont éclairées par de hautes lucarnes. Il a conservé un portail à fronton triangulaire du XVIIe.
  • La maison privée de La Lizardière (1714) comprend un corps de logis central éclairé par quatre fenêtres, prolongé de part et d'autre par une tourelle quadrangulaire percée d deux fenêtres et couverte en pavillon.
  • La maison privée de Franc-Palais comprend deux bâtiments. Le plus bas date du XVIIIe siècle. L'autre est un pastiche, en brique et tuffeau, de la première moitié du XXe siècle (vers 1920).
  • Le Pont-aux-Oies, sur le Petit-Cher, date du XIVe ou du XVe siècle.
Patrimoine disparu
- Le manoir de La Rotière (ou La Rothière), démoli en 1962, est une ancienne propriété de la collégiale Saint-Martin de Tours. Une de ses cheminées, de 1623, a été réinstallée dans le manoir de La Mazeraie.
- Le château de La Rabière (ou de La Grande-Rabière) avait été bâti au XVIe siècle pour Pierre Thévenin qui fut maire de Tours en 1511-1512. Il fut restauré au XVIIe (restauration complète) puis au XIXe siècle (façade ouest). Le 26 janvier 1967, un incendie endommagea sa façade Ouest et une partie de sa toiture. La ville de Joué avait acheté le domaine pour en faire une Z.U.P. et ne s'occupa pas du château de 1955 à 1970.
- La fontaine de La Carre fut construite sur ordre de Louis XI (1475) afin d'alimenter en eau son château de Plessis-lès-Tours. En 1685, après modifications, elle a aussi alimenté le couvent des Minimes du Plessis, l'Hôpital de la Charité et l'abbaye de Beaumont-lès-Tours. Faute d'entretien, elle était inutilisable à la fin du XVIIIe siècle. Elle fut rasée, en catimini, en 1967.
- Le pigeonnier du manoir de Chérisy, décrit dans un acte notarié de 1712, était de forme carrée et reposait sur quatre piliers en pierre. On y accédait par une trappe.

Lieux-dits: Beaugé, Beaulieu, Bois-Bonnevie, Bois-Héry, Bois-Ripault, Cercelé, Chavigny, Franc-Palais, Glatinet, Grand-Trizay, La Barachonnerie, La Bareusie, La Bâtarderie, La Béjauderie, La Belangerie, La Belonnière, La Billette, La Binetterie, La Blotterie, La Bondonnière, La Bonnetière, La Borde, La Bouchardière, La Brosse, La Chartrie, La Chaumette, La Coudraye, La Couloiterie, La Crousillère, La Douzillère, La Ferronnerie, La Folie, La Fosse-aux-Sangsues, La Gagneraye, La Gautraye, La Girarderie, La Gitonnière, La Grande-Bruère, La Grange, La Greneraye, La Guillotière, La Liodière, La Marbellière, La Marchanderie, La Mauclergerie, La Mazeraie, La Petite-Charlotterie, La Petite-Guillotière, La Petite-Pépinière, La Pigerie, La Rabaterie, La Rabière, L'Arche-du-Lude, La Rotière, La Roulière, La Sainterie, La Seigneurie, La Touche, La Treillerie, La Troue, L'Auberdière, L'Aubraye, La Vallée-Violette, La Vieille-Carte, Le Bois-Brûlé, Le Breuil, Le Bridou, Le Carroir-Fouché, Le Chesneau, Le Clos-Neuf, Le Clos-Saint-Victor, Le Fourneau, Le Grand-Bourreau, Le Grand-Mareuil, Le Grand-Porteau, Le Grand-Romain, Le Gravier, Le Larvoir, Le Mauvais-Chemin, Le Morier, L’Épan, Le Pavillon, Le Petit-Beaumont, Le Petit-Bourreau, Le Petit-Fort, Le Petit-Mareuil, Le Petit-Moron, Le Petit-Romain, Le Pin, Le Pont-aux-Oies, Le Pont-Volant, Le Porteau, Le Puits-Tessier, Le Réservé, Le Tailhard, Le Val-Violet, Le Verger, Les Barons, Les Bercelleries, Les Bretonnières, Les Brosseaux, Les Brûlots, Les Champs-Millard, Les Étangs-de-Narbonne, Les Landes-de-Charlemagne, Les Landes-du-Passoir, Les Maupointières, Les Métiveries, Les Pinassières, Les Quatre-Bornes, Les Rentes, Les Roncières, Les Rosiers, Les Ruaux, Les Ruaux-de-la-Croix, Les Tarinières, Les Vaux, Les Voûteaux, L'Ormeau-du-Bon-Chou, Maison-Neuve, Mignonne, Narbonne, Penavet, Petit-Trizay, Pont-Cher, Rigny, Roquille, Saint-Léger, Vaugarny
    Communes voisines: Artannes-sur-Indre, Ballan-Miré, Chambray-lès-Tours, La Riche, Monts, Tours, Veigné
    Blason de Joué-lès-Tours

            2 commentaires:

            1. Magnifiques photos ! Que de richesses sur Joué sur Joué, et que de beaux arbres ! Dommage qu'on ne puisse pénétrer ces lieux... Merci pour cette compilation.

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            2. la fontaine de la carre existait toujours en 1973 au moins;

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