Faye-la-Vineuse (Wikipedia) est une commune du Sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Fagiens, les Fagiennes.
Le village a porté les noms de: Faia (925, charte de Robert, évêque de Tours), Faya (987), Faye-la-Vineuse (1505, charte de Marmoutier), Faye (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Faye-la-Vineuse (1820, carte de l’état-Major).
Au Moyen Âge, Faye était une cité fortifiée de plus de 10.000 habitants. Foulque Nerra l'entoura de murs protégés par quatre tours et munis de quatre portes. Les guerres de religion ont ruiné cette ville qui fut ravagée par les protestants en 1562, septembre 1569 et janvier 1593.
Le village a porté les noms de: Faia (925, charte de Robert, évêque de Tours), Faya (987), Faye-la-Vineuse (1505, charte de Marmoutier), Faye (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Faye-la-Vineuse (1820, carte de l’état-Major).
Au Moyen Âge, Faye était une cité fortifiée de plus de 10.000 habitants. Foulque Nerra l'entoura de murs protégés par quatre tours et munis de quatre portes. Les guerres de religion ont ruiné cette ville qui fut ravagée par les protestants en 1562, septembre 1569 et janvier 1593.
Cette ancienne baronnie, relevant du château de Saumur, fut vendue au cardinal de Richelieu en 1626 et incorporée au duché-pairie de Richelieu en 1631.
La paroisse de Saint-Jouin-lès-Faye fut rattachée à Faye en janvier 1790 et celle de Marnay le 22 août 1813.
Les registres paroissiaux commencent en 1621 pour Faye, en 1623 pour Marnay et en 1679 pour Saint-Jouin.
Coordonnées GPS de Faye-la-Vineuse: 0°20'36"E - 46°57'24"N
Code INSEE: 37105 - Code postal: 37120 - Superficie: 1755 hectares
Altitudes: de 62 à 131 mètres
Cours d'eau: le ruisseau de la Fontaine d'Auzon
Code INSEE: 37105 - Code postal: 37120 - Superficie: 1755 hectares
Altitudes: de 62 à 131 mètres
Cours d'eau: le ruisseau de la Fontaine d'Auzon



L'arc triomphal est formé par deux doubleaux en tiers-point et à double rouleau dont le premier retombe, de chaque côté, sur une colonne engagée dans un dosseret qui supporte le second. Ces dosserets, très saillants, sont percés à leur base par un petit couloir qui fait communiquer la nef et les bras du transept. La croisée du transept est couverte par une coupole sur pendentifs soutenue par quatre arcades retombant sur des chapiteaux sculptés. Les croisillons présentent, chacun, deux travées dont la première, de même hauteur que la nef, est voûtée en berceau brisé longitudinal. La seconde travée, moins haute, est séparée de la première par un arc diaphragme. Cette deuxième travée est aussi voûtée en berceau brisé. Le chœur, de deux travées, est voûté en berceau légèrement brisé, renforcé par deux doubleaux retombant l'un sur des culs-de-lampe, l'autre sur des colonnes engagées. Il est suivi par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Autour du chœur et de l'abside se trouve un déambulatoire qui communique avec eux grâce à des arcades retombant sur dix piles. Au-dessus de ces arcades court un triforium aveugle aux arcs en plein cintre. Le déambulatoire est couvert de voûtes d'arêtes. Il est accompagné par trois absidioles peu profondes, semi-circulaires, voûtées en cul-de-four. Le clocher, surmontant le carré du transept, date du XIXe siècle.
De chaque côté du déambulatoire, on accède par des trappes à des escaliers à vis de Saint-Gilles qui descendent dans la crypte mesurant 15 mètres de long sur 11 de large. Cette crypte, dédiée à sainte Marie-Madeleine, est composée d'une chapelle centrale, correspondant au chœur de l'église, comprenant deux travées voûtées par un berceau brisé, autour de laquelle se trouve un déambulatoire voûté d'arêtes (photo). De la chapelle centrale, on monte grâce à une échelle dans un caveau qui était le lieu de sépulture des chanoines. Cette seconde crypte a 6 mètres de long sur 2,50 de large.
Cette église renferme des vitraux réalisés pour le transept de l'église, en 1878, par Eugène Hucher et Édouard Rathouis, directeurs associés de la Fabrique de vitraux du Carmel du Mans. L'un d'eux représente saint Michel et saint Georges terrassant le premier le démon et le second le dragon.
Leur second vitrail figure la Charité de saint Martin. Dans la nef, les baies latérales sont garnies de verrières cisterciennes à bordures colorées, posées entre 1903 et 1905 par Louis Balmet (Grenoble).
En 1994, Van-Guy réalisa un vitrail figurant saint Georges terrassant le dragon (photo). Enfin, Jean Mauret créa, en 2006-2007, les verrières des huit baies hautes du chœur.


La façade Ouest est flanquée, à chaque extrémité, par deux hauts pavillons avec, dans l'angle rentrant, une tourelle polygonale d'escalier. Une corniche à modillons court le long des toits. Des ouvertures ont été remaniées, certaines murées, d'autres munies de grands volets en bois. Seule, une porte en plein cintre avec fronton triangulaire est restée intacte. A l'angle Nord-Ouest du parc, une tourelle défensive, couverte par une coupole et percée par plusieurs étroites archères, semble protéger une porte qui a été murée.
L'hôtel du Chapeau-Rouge date de la fin du XVe siècle. La façade Nord, sur la rue, est percée, au premier étage, par deux grandes fenêtres encadrées de baguettes, dont l'une a perdu sa croisée de pierre, situées de part et d'autre d'une fenêtre plus étroite dont la traverse de pierre a aussi disparu. Sur la cour, une tour polygonale, éclairée par deux petites fenêtres superposées à encadrement mouluré, abrite un escalier qui n'atteint plus que le premier étage. Une seule cheminée à hotte subsiste dans un réduit voisin. Sous la demeure s'étend une vaste cave entièrement creusée dans le rocher. On y accède par 29 marches étroites en pente rapide sous une voûte soutenue par trois doubleaux en arc brisé. Non loin, la porte du jardin présente, extérieurement, des pilastres aux cannelures en partie effacées avec des chapiteaux à volutes soutenant un linteau droit dont la clef est ornée d'une palmette.
L'hôtel du Chapeau-Rouge date de la fin du XVe siècle. La façade Nord, sur la rue, est percée, au premier étage, par deux grandes fenêtres encadrées de baguettes, dont l'une a perdu sa croisée de pierre, situées de part et d'autre d'une fenêtre plus étroite dont la traverse de pierre a aussi disparu. Sur la cour, une tour polygonale, éclairée par deux petites fenêtres superposées à encadrement mouluré, abrite un escalier qui n'atteint plus que le premier étage. Une seule cheminée à hotte subsiste dans un réduit voisin. Sous la demeure s'étend une vaste cave entièrement creusée dans le rocher. On y accède par 29 marches étroites en pente rapide sous une voûte soutenue par trois doubleaux en arc brisé. Non loin, la porte du jardin présente, extérieurement, des pilastres aux cannelures en partie effacées avec des chapiteaux à volutes soutenant un linteau droit dont la clef est ornée d'une palmette.

Au-dessus de la porte d'entrée du manoir, au niveau du second étage, subsiste une fausse bretèche soutenue par quatre corbeaux de pierre. La salle basse a gardé sa poutre maîtresse au plafond et une grande cheminée à hotte droite, condamnée à sa partie inférieure. Un escalier à vis de pierre mène à l'étage.
La Tour de Brou (XVe siècle) est un ancien manoir qui possède un pigeonnier rectangulaire en moellons couvert par un toit en croupe. Le premier étage renferme 600 boulins intacts.
La Tour de Brou (XVe siècle) est un ancien manoir qui possède un pigeonnier rectangulaire en moellons couvert par un toit en croupe. Le premier étage renferme 600 boulins intacts.
Jadis, le manoir était accompagné, à ses angles Sud, par deux tours cylindriques qui ont été démolies. Sur le mur opposé, dans la cour, fait saillie une tour circulaire arasée obliquement au sommet. La partie supérieure d'une des baies du rez-de-chaussée montre qu'il s'agit d'une ancienne fenêtre à croisée de pierre. La pièce qu'elle éclaire était chauffée par une cheminée à hotte du XVe siècle qui a été modifiée. Son linteau, orné d'une double moulure, porte au centre un blason peint: De gueules à trois chevrons d'or. La partie Sud-Est du logis fut remaniée au XVIIe siècle comme le montrent une cheminée rustique dans le style de cette époque et un escalier à volées droites séparées par un mur. Deux petites lucarnes à ailerons éclairent le comble.
Le Grand-Martigny comprend plusieurs constructions groupées autour d'une cour fermée où l'on accède d'abord par une porte en anse de panier entre deux édifices à pignon à rondelis, puis, un peu plus loin, par un portail à linteau de bois, accompagné par un guichet pour piétons en anse de panier, et accosté intérieurement par trois contreforts amortis en glacis. Cette entrée charretière semble protégée par un pavillon quadrangulaire des XVIe et XVIIe siècles, au toit à quatre pans, sur une corniche à modillons. Ses murs en petits moellons sont percés par des meurtrières pour armes à feu en forme de feuilles de trèfles. Elles sont doubles et sur deux niveaux au Sud, d'autre défendent les côtés Sud-Ouest et Sud-Est de l'ensemble. Mais cette tour (photo) était aussi un pigeonnier, comme le montre, à la partie supérieure, les rangées de boulins restées intactes sur trois faces, alors que les niches furent obstruées dans la pièce de l'étage devenue une chambre.
Le Grand-Martigny comprend plusieurs constructions groupées autour d'une cour fermée où l'on accède d'abord par une porte en anse de panier entre deux édifices à pignon à rondelis, puis, un peu plus loin, par un portail à linteau de bois, accompagné par un guichet pour piétons en anse de panier, et accosté intérieurement par trois contreforts amortis en glacis. Cette entrée charretière semble protégée par un pavillon quadrangulaire des XVIe et XVIIe siècles, au toit à quatre pans, sur une corniche à modillons. Ses murs en petits moellons sont percés par des meurtrières pour armes à feu en forme de feuilles de trèfles. Elles sont doubles et sur deux niveaux au Sud, d'autre défendent les côtés Sud-Ouest et Sud-Est de l'ensemble. Mais cette tour (photo) était aussi un pigeonnier, comme le montre, à la partie supérieure, les rangées de boulins restées intactes sur trois faces, alors que les niches furent obstruées dans la pièce de l'étage devenue une chambre.
Le logis est composé de deux corps de logis séparés par un passage fermé par une porte. Un de ces corps de logis, assez réduit, en bordure du chemin, a gardé une cheminée à hotte sur jambages obliques, avec four à pain. Une autre cheminée, dans le style du XVIIe siècle, chauffe une grande pièce aux chevrons apparents sur poutre maîtresse, dans la partie principale visiblement rebâtie. Entre celle-ci et la grange, dans son prolongement, s'ouvrent les entrées de deux escaliers rectilignes et parallèles. L'un, dont les marches sont formées par des poutres, monte au grenier; l'autre, aux marche de pierre, descend dans une cave en voûte appareillée. Il ne reste rien de la chapelle mentionnée dans un acte de vente de 1786.

Dans le bourg, on peut observer plusieurs maisons des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Ce logis est situé dans la rue du Mail.
Au 5 place Dame-Nivès, une autre maison (XVIIe siècle) a conservé son escalier extérieur sous auvent.
Au Sud de Faye, au bord de la route départementale 757, cette borne indique la limite entre les départements de l'Indre-et-Loire et de la Vienne. Son aspect la rend exceptionnelle.
A voir
- Au 3 rue Dindin, un important bâtiment (1456), appelé le Couvent, avec modillons sous toiture et fenêtres à croisée de pierre.
- La ferme privée, à cour fermée, de La Basse-Vau (XVe ou XVIe siècle): le corps de logis, précédé d'une tour polygonale abritant un escalier à vis, surmonte une cave avec un profond caveau.
Patrimoine disparu
- Le château de Faye, qui se trouvait à la place du presbytère, fut détruit en janvier 1593 par les huguenots. Il en reste quelques pans de murs.
- L'église de Saint-Jouin (XIIe siècle), déjà en grande partie détruite par les huguenots en janvier 1593, fut démolie en 1834. De cette église, il reste un bénitier qui sert de margelle de puits dans la cour d'une des maisons voisines de la petite place, et une clef de voûte d'ogives qui simule une croix au-dessus de la porte d'un jardin. Cette commune fut rattachée à Faye le 16 juillet 1799.
- La chapelle Sainte-Catherine, située au Sud du bourg, a été détruite pendant la Révolution. De cette chapelle dépendait un cimetière appelé le cimetière des Ladres.
- Le dolmen des Chilloux a été démoli vers 1898.
Lieux-dits: Beauséjour, Bel-Air, Bois-de-Faye, Boislentour, Chantereine, Devant-la-Gontière, La Basse-Vau, La Baudière, La Boissonnière, La Bonnette, La Bournacherie, La Casquette, La Chesnaye, La Cordière, La Duranderie, La Gatilonnière, La Gontière, La Grenouille, La Grillière, La Loge, La Marcou, La Pelle-du-Four, La Plaine-des-Morts, La Sellerie, La Tête-des-Prés, La Tour-de-Broue, Le Champ-Marteau, Le Grand-Martigny, Le Moulin-à-Vent, Le Pampois, Le Pas-Guérin, Le Petit-Martigny, Le Rivalier, Le Vau, Le Vivier, Les Bruères, Les Cassons, Les Chilloux, Les Crevis, Les Folies, Les Formeaux, Les Gabis, Les Genièvres, Les Gruges, Les Justices, Les Louipes, Les Maligrattes, Les Maurines, Les Mérons, Les Perrières, Les Petites-Voies, Les Timbrelles, Les Touches, Les Varennes, L'Ormeau-Maillard, Marnay, Menvau, Sainte-Catherine, Sirou, Tailles-de-Martigny, Vandon
Anciens lieux-dits: La Croutière, La Motte, Le Clos-Blanchet, Magniou, Saint-Jouin
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