Saché

Saché est un village situé à l'Ouest de Tours. Ses habitants sont appelés les Sachéens, les Sachéennes.
Il a porté les noms de: Saché (vers 1104, cartulaire de Noyers), Parochia Sachei (vers 1117, cartulaire de Fontevraud), Sachaium (1142), Ecclesia de Sacheio (1169), Sacheio (1295, cartulaire de l'archevêché de Tours), Saiché (XIVe et XVe siècles, cartulaires de l'archevêché de Tours et de Fontevraud), Saché (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Saché (1820, carte de l’état-Major).
Saché formait une châtellenie relevant de L'Île-Bouchard.
Coordonnées GPS de Saché: 0°32'40"E - 47°14'43"N
Code INSEE: 37205 - Code postal: 37190 - Superficie: 2829 hectares
Altitudes: de 41 à 113 mètres
Cours d'eau: l'Indre, le ruisseau du Gué-Droit
L'église Saint-Martin-de-Vertou, construite au XIIe siècle (les deux dernières travées de la nef), a été agrandie aux XIIIe (les deux premières travées de la nef, clocher, abside et porche charpenté) et XVIe siècles (collatéral Nord et chapelle seigneuriale Sud). Elle a été restaurée en 1870.
Sa façade Ouest, précédée d'un porche en charpente, est percée par une porte en tiers-point et d'un oculus à réseau rayonnant. Les deux premières travées de la nef sont voûtées sur croisées d'ogives et éclairées, au Sud, par de hautes baies en tiers-point. Les deux dernières travées ont des voûtes angevines, sur croisée d'ogives. Trois des fenêtres qui les éclairaient ont été conservées mais sont condamnées. La troisième travée est flanquée, au Sud, par le clocher avec lequel elle communique par une petite porte. On peut aussi accéder au clocher par une porte extérieure en arc brisé. Ce clocher carré est ajouré sur chaque face, à l'étage du beffroi, par deux baies en tiers-point au-dessus d'une arcature aveugle de deux arceaux. L'Abside, à trois pans, éclairés chacun par une fenêtre, termine l'église à l'Est. Elle est voûtée sur cinq branches d'ogives.
Le collatéral Nord, à quatre travées, est relié à la nef majeure par quatre grands arcs en tiers-point. Les travées sont voûtées sur ogives à moulures prismatiques retombant sur des culs-de-lampe. La chapelle seigneuriale, voûtée sur croisée d'ogives, fut édifiée au sud de la quatrième travée de la nef principale.
Ses quatre stalles en bois sculpté du XVIIe siècle proviennent du prieuré de Relay. La première miséricorde représente un damoiseau avec chapeau à plume qui tient, sur sa main droite, un oiseau; la seconde un ange portant la couronne du Christ.
Elle renferme une statue en chêne représentant saint Martin-de-Vertou qui a été offerte par le sculpteur Gino Stagetti à la fin du XXe siècle.
Ses vitraux du XIXe siècle sont signés par les maîtres-verriers tourangeaux L. Lobin et J. Fournier (photo: saint Pierre).
Le château de Saché (fin du XVIe siècle) a été agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles (deux ailes) puis restauré au XIXe siècle. Sa porte présente des pilastres ornés de gros tores et soutenant un fronton courbe, un escalier en vis de pierre.
De 1829 à 1838, Honoré de Balzac y séjourna à de nombreuses reprises (chez son ami Jean de Margonne) et y rédigea plusieurs de ses romans, dont, entre autre, Le père Goriot, Les Illusions perdues, Le Lys dans la vallée, Louis Lambert, Eugénie Grandet, La cousine Bette et La Recherche de l'Absolu. Il effectuait son travail d'écriture dans sa petite chambre du second étage qui renferme un petit lit dans une alcôve, couvert de cretonne à ramages sous un crucifix d'ivoire, un bureau et un fauteuil bas et large.
Le château a été construit à l'emplacement d'une ancienne place forte (une châtellenie relevant de L'Île-Bouchard) du XIIe siècle dont une tour cylindrique et une partie des douves ont été conservées.
Dans le parc du château, un cadran solaire horizontal en ardoise porte une date (1790) et est signé Gorron. Son style triangulaire en métal avait disparu.
Ce cadran a, désormais, retrouvé son style.
Rue Principale, l'auberge du XVe siècle, à colombage et torchis, est encore en activité. Au premier étage, trois fenêtres sont à croisées de bois. Le perron de pierre est à double rampe. Dans la salle du restaurant, une cheminée du XVIIe siècle est équipée d'un tournebroche avec contrepoids et volant.
Au 5 rue Principale, l'ancien prieuré de l'abbaye de Beaumont-lès-Tours date du XVe siècle. C'était un prieuré de femmes qui fut abandonné en 1752 car la tempête de mars 1751 avait fait tomber le clocher de la chapelle sur la nef, la rendant inutilisable.
Au 2 rue du Château, l'ancien presbytère (XVe et XVIe siècles) se compose d'un corps de logis central avec chaînage d'angle en pierre de taille et appareil de briques plates, limité au Nord par un pignon à rondelis. Au Sud, il est prolongé par un bâtiment moins haut. Au Nord est accolée une construction à deux niveaux, moins élevée aussi, qui date du XVIIe siècle.
Le château privé de Valesne (fin XVe siècle) était le siège d'un fief. Le corps de logis central, reconstruit à la fin du XVe siècle, est desservi par une tourelle polygonale d'escalier. Il a été prolongé au cours du deuxième tiers du XVIe siècle par deux ailes transversales lui donnant un plan en H. Les baies du corps central présente un décor flamboyant, ainsi que les croisées et demi-croisées des ailes transversales. Le décor intérieur, les façades et les toitures furent restaurés et modifiés au début du XXe siècle. A l'étage, la grande salle a conservé un ensemble de peintures murales (vers 1925), œuvres du peintre Raphaël Delorme. Les panneaux évoquent la vie à la fin de la Renaissance dans le cadre du château. Le domaine a conservé les aménagements de l'architecte paysagiste Louis Decorges.
Le château privé de La Chevrière a été édifié au XVIIe siècle. Sa porte en plein cintre, datant de 1699, est flanquée de pilastres supportant un fronton triangulaire et couronnée par deux lanternons à dôme. Elle s'ouvre entre deux bâtiments de communs à comble élevé à la française qui sont de la même époque. Du côté cour, se trouvent deux petites échauguettes polygonales. Deux corps de logis sont du XVIIIe siècle. Le fief relevait de Colombiers (Villandry).
Le manoir privé du Boulay (ou Le Petit-Boulay) a été construit au XVe siècle et agrandi au XIXe siècle. Il comporte deux corps de logis parallèles avec une tour ronde en saillie sur la façade Sud. Ce domaine était un fief relevant de Villaines.
L'artiste américain Alexander Calder s'installa à Saché en 1963 et y resta jusqu'à sa mort en 1976. Il habita dans sa maison (fin du XVe siècle) de La Basse-Chevrière jusqu'en 1970. C'est une demeure à hauts pignons avec un four à pain.
On y trouve son premier atelier.
L'atelier du Carroi, le nouvel atelier de Calder, bâti en 1970 par Jean-Claude Drouin, est situé au Nord du village.
Au hameau de La Sablonnière, le manoir privé de Bécheron a été édifié au XVIe siècle. Il comprend un corps de bâtiment du XVIIIe siècle et un pigeonnier circulaire en encorbellement. En 1925, il a été acheté par le sculpteur américain Jo Davidson. Les cendres de l'artiste, mort le 2 janvier 1952, sont enfouies dans le parc du château.
A la Basse-Chevrière, le moulin Vert comprend, en fait, deux moulins: l'un du XVIIIe siècle et l'autre du XIXe siècle.
Toujours à la Basse-Chevrière, cette plaque, sculptée par Gino Stagetti, commémore le passage d'une étape du 44ème Tour de France, le 19 juillet 1957, dans "les vignobles Balzaciens".
Un des Mobiles de Calder se trouve, depuis 1974, sur la place Alexander-Calder.
A l'Ouest du lieu-dit Le Gué-droit on peut voir cette loge de vigne, peut-être la dernière de la commune.
Le lavoir communal est au nord de la commune.
La fontaine de dévotion du lieu-dit La Fontaine-Saint-Martin (près du hameau des Aunays) a été transformée en lavoir et en abreuvoir.
En Touraine, des séchoirs à tabac en bois de ce type furent construits depuis la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1950. Les pieds de tabac devaient être séchés à l'air libre avant d'être effeuillés durant l'hiver. Toutefois, le tabac devait conserver un certain degré d'humidité pour rester souple sans moisir. Les pieds de tabac étaient attachés et montés jusqu'au plafond grâce à un système de poulies. Les volets latéraux permettaient de réguler l'aération du bâtiment en fonction de la météo.
La villa de Sainte-Anne (1900) possède un linteau dont la sculpture représente Vercingétorix à cheval.
Le Moulin Rouge, moulin à eau privé sur l'Indre, date du XVIe siècle.

A voir
  • Les moulins privés sur l'Indre: le Moulin-Neuf (XVIIe siècle) et le moulin du Gué-Droit (XVIe siècle).
  • Le menhir (en poudingue) de la Pierre-à-Vinaigre (ou du Chemin-des-Fées), au lieu-dit Chalenton, qui mesure 1,60 mètre de haut et 3 mètres de large.

Lieux-dits: Baulay, Bécheron, Bel-Air, Bois-de-la-Berthelotière, Bois-de-Saché, Bois-de-Valesne, Bois-des-Étangs, Bordebure, Chalenton, La Basse-Baubrie, La Basse-Chevrière, La Baubrie, La Baudinière, La Baudraie, La Blotière, La Bretonnière, La Carrée, La Châtaigneraie, La Chesnaie, La Chevrière, La Crêpellière, La Croix-Percée, La Dargeraie, La Fontaine-aux-Prêtres, La Gaudinière, La Hamonière, La Loge, La Méquillière, La Neuraie, L'Anguilleraie, La Pacotterie, La Petitière, La Pièce-des-Bouchers, La Raudière, La Robineraie, La Sablonnière, La Tachellerie, La Tillière, La Touche, Le Buisson, Le Capitaine-Moreau, Le Carroi, Le Chésau, Le Doigt-Neuf, Le Grand-Boulay, Le Grand-Mazerolles, Le Gué-Droit, Le Petit-Boulay, Le Petit-Mazerolles, Les Aunays, Les Barres, Les Boissellières, Les Coutures, Les Épinettes, Les Loges, Les Marais, Les Ménaudières, Les Platereaux, Les Prés-de-Montigny, Mauru, Montigny, Moulin-Neuf, Moulin-Rouge, Pougeroux, Sainte-Anne, Salvert, Valesne
    Blason de Saché

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