Lignières-de-Touraine

Lignières-de-Touraine est une commune de l'Ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Lignérois et les Lignéroises.
Elle a porté les noms de: Prioratus de Lineriis (1162, charte de Gautier de Barbelais), parrochia de Ligneriis (1247), Linieres (1290, pouillé de Tours), Lineriae, parochia de Lineriis (cartulaire de l'archevêché de Tours), Lignieres (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Lignières-de-Touraine (décret du 9 septembre 1926).
Cette châtellenie relevait du château de Rochecorbon et a appartenu à la collégiale Saint-Martin de Tours du XVe siècle à la Révolution.
Coordonnées GPS de Lignières-de-Touraine: 0°25'00"E - 47°17'48"N
Code INSEE: 37128 - Code postal: 37130 - Superficie: 999 hectares
Altitudes: de 36 à 98 mètres
Cours d'eau: le Vieux-Cher et l'Indre
L'église Saint-Martin, construite au XIIe siècle (nef lambrissée, clocher, chœur et abside voûtée en cul-de-four), a été agrandie au XVIe (collatéraux et façade Ouest avec deux pignons) et réparée en 1749 (carrelage). Le 29 avril 1930, un orage a endommagé le clocher qui a du être réparé. Une galerie extérieure (ou caquetoire) a été détruite en 1975.
Le collatéral situé à l'Ouest du clocher, couvert de voûtes du XIXe siècle, est relié à la nef par deux arcades. Le collatéral situé à l'Est du clocher comprend deux travées dont la première, voûtée d'ogives, est reliée à la nef et dont la seconde, voûtée sur ogives, liernes et tiercerons, correspond à la travée de chœur. Une travée aménagée sous le clocher relie ces deux collatéraux.
Elle renferme de remarquables peintures murales du XIIIe siècle.
A gauche et en haut, on reconnait la Genèse, le Jardin d’Éden, la Tentation d'Adam et Ève, Adam et Ève chassés du Paradis. En bas, on observe le banquet du nouveau riche, la mort du pauvre, la mort du riche et sa condamnation en enfer.
A droite, en haut, est représentée la Tentation: Jésus dans le désert, Jésus à la ville Sainte au sommet du temple, Jésus au sommet de la montagne.
Sur l'arc doubleau, entre la nef et le chœur, le calendrier des travaux des mois de l'année est dessiné. Les deux scènes inférieures de décembre et de janvier ont été détruites lors de la restauration de 1876.
Sur un de ses contreforts sud, un cadran solaire a été gravé.
Le manoir de Fontenay a été bâti au XIVe siècle sur l'emplacement des vestiges d'une villa gallo-romaine. Il a été agrandi au XVIe siècle et modifié vers 1910 (les courtines ont été complétées par un chemin de ronde et des merlons). L'enceinte, formant un carré régulier, est flanqué par des échauguettes en encorbellement à trois de ses angles. Le quatrième, au Nord-Ouest, est occupé par le manoir qui comprend deux bâtiments perpendiculaires l'un à l'autre et réunis par une aile percée, à son rez-de-chaussée, par la porte d'accès en arc brisé à la cour intérieure. Cette porte est surmontée par une haute lucarne à fronton triangulaire dont l'allège, reposant sur trois corbeaux de pierre, présente un blason dans une couronne de feuillage. Au Nord, deux tours circulaires renferment des escalier à vis de pierre. Les douves sèches ont, en partie, subsisté. Fontenay était une châtellenie relevant de la baronnie de Rillé.
Situé aussi à Fontenay, le manoir privé du Prieuré fut édifié au début du XVIe siècle. Un pavillon lui a été accolé à l'Est au XVIIIe siècle. Le corps de logis principal se termine, au Sud, par un pignon à rondelis percé par deux baies étroites au linteau creusé d'une accolade. L'autre extrémité se raccorde à une aile en retour d'équerre. Le mur goutterot Ouest a conservé ses fenêtres à croisée de pierre, souvent avec banquettes intérieures. La porte d'entrée en plein cintre donne sur une terrasse sous laquelle se trouve une cave creusée dans le roc. La façade opposée (photo) présente une fenêtre à croisée de pierre, une autre à simple traverse et une porte à tympan.
Dans le bourg, on peut observer des maisons des XVe et XVIe siècles, dont un ancien hôtel de voyageurs (photo du haut).
Au cimetière, une tombe représentant un tonneau et les outils de tonnelier sculptés dans la stèle (de gauche à droite: un maillet, un vilebrequin, une plane, un compas, un asseau et une doloire) est celle de Gaétan Viau-Blondeau.
Deux avions anglais se sont percutés, le 16 juillet 1944, au-dessus de Marnay. Quinze aviateurs Anglais et Australiens reposent au cimetière.
Sur le territoire de la commune, il existe quelques loges de vigne. Elle est située dans la zone des vins AOC d'Azay-le-Rideau.
Il existe deux croix de chemin (ou croix des Rogations) du XVIIe siècle à Lignières: celle des Enaux (2 mètres de hauteur)...
... et celle des Durets de 1,30 mètre de hauteur.
Les processions des Rogations (du latin rogarer, c'est-à-dire demander) se déroulaient durant les trois jours précédant le jeudi de l'Ascension. Le lundi était destiné à solliciter la clémence de Dieu pour la récolte des foins, le mardi pour les moissons et le mercredi pour les vendanges. Le cortège s'arrêtait quelques instants au niveau de chacune de ces croix devant lesquelles étaient dressées des tables couvertes de produits des fermes avoisinantes destinés au clergé.
Au lieu-dit La Bonde, une maison présente un texte gravé dans la pierre: La crue fit écrouler cette maison le 15 juin 1856. Il s'agit d'une crue de la Loire.
Cette même demeure devait être celle d'un tailleur de pierre. Il a gravé ses outils (une équerre, une gradine et un marteau taillant) sur le linteau d'une fenêtre.
Lignières possède son girouet dont la partie centrale reproduit une peinture murale du XIIIe siècle se trouvant dans l'église Saint-Martin.

Les lieux-dits: Fontenay, La Bonde, La Calotte, La Chesnaie, La Croix-des-Durets, La Miltière, La Motte, La Perrée-aux-Naux, La Perrée-Groslot, La Perrée-Neuve, La Sablonnière, La Sagotière, Le Coudray, Le Fourneau, Le Hallier, Le Lay, Le Perron, L’Épignoux, Le Plessis, Le Port-Buron, Le Priviers, Le Tertre, Le Vivier, Les Beauces, Les Brissaudières, Les Chauvaux, Les Colasdières, Les Énaux, Les Perruches, Les Peux, Les Touches, Les Tuileries, Marnay, Prés-Bas-Marnay

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