La Croix-en-Touraine

La Croix-en-Touraine est un village de l'Est de la province. Ses habitants sont appelés les Crucifixiens et les Crucifixiennes.
Il a porté les noms de: Sanctus Quintinus de Blireium (1035, chroniques des comtes d'Anjou), Crux de Blereio (1250, charte de Marmoutier), Sanctus Quintinus de Pratis (1290, pouillé de Tours), la Croix-de-Bléré (1348-1389, cartulaire de l'archevêché de Tours), la Croez de Bléré (1370, aveu de Marie de Maillé), la Croiz de Bléré (XIVe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), La Croix (XVIIIe siècle, carte de Cassini) et La Croix-en-Touraine (décret du 14 février 1938).
Ce fut une châtellenie érigée en baronnie qui a appartenu successivement aux familles de Sainte-Maure, de Maillé, Bérard, Guillerault et Lorin.
Coordonnées GPS de La Croix-en-Touraine: 0°59'29"E - 47°20'15"N
Code INSEE: 37091 - Code postal: 37150 - Superficie: 1504 hectares
Altitudes: de 52 à 117 mètres
Cours d'eau: le Cher
L'église Saint-Quentin-des-Prés, construite au XIIe siècle (nef unique, transept, chœur, clocher, abside et absidioles), a été modifiée au XVe (chapelle) et en 1885 (sacristie). La nef, couverte en charpente et précédée par un porche aussi en charpente, est suivie par un transept et un chœur. La croisée du transept, dont les quatre arcades sont en arc brisé très aigu, est voûtée sur ogives à moulures prismatiques du XVe siècle. Les croisillons sont voûtés en berceau brisé. Chaque croisillon est accompagné par une absidiole composée d'une travée droite voûtée en berceau brisé et d'une travée semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Le croisillon Sud est relié à l'Ouest, par une arcade en plein cintre, à la chapelle qui communique aussi avec la nef et est voûtée sur ogives à moulures prismatiques. Le clocher, surmontant le carré du transept, est une tour octogonale aux pans inégaux percés de petites fenêtres en plein cintre aux claveaux de briques plates. Ce clocher est surmonté par une courte flèche en charpente.
Le chœur, d'une travée voûtée en berceau brisé, est suivi par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four et séparée de lui par un gros doubleau sans mouluration. Cette abside est percée par trois baies en plein cintre. Le chœur communique latéralement avec les travées droites des absidioles.
Cette église possède quelques modillons grotesques supportant la corniche de l'abside. Extérieurement, cette abside est butée, entre ses fenêtres, par deux contreforts-colonnes aux chapiteaux ornés de crochets.
Elle renferme une Piéta en pierre peinte du début du XVIe siècle.
Ce bénitier, présentant deux têtes d'animaux sculptées, semble dater de l'époque de la construction de l'église.
Le château privé de La Gaillardière est un logis seigneurial du XVIe siècle remanié en 1743. Au Sud, un fronton en tympan surmonte la partie centrale en pierre de taille, en saillie. Les deux jambages de cette saillie sont taillés en pilastres plats, dominés par des chapiteaux aboutissant aux extrémités du fronton. Une grande terrasse surplombe le parc. Au Nord, la tour carrée transformée en pigeonnier date du XVIe siècle. Cette fuie a conservé des boulins circulaires en terre cuite.
Le château privé de Paradis présente un corps de logis du XVIe siècle, une aile en retour d'équerre vers le Nord, à l'Est, surélevées, agrandie et prolongée par deux petits pavillons au XVIIIe siècle et un pigeonnier circulaire du XVIe (renfermant trois travées de boulins). On accède à la cour par une porte flanquée d'un guichet pour piéton. Ce portail est encadré par des pilastres doriques qui soutiennent un fronton triangulaire. Les baies du corps de logis possède, au premier étage, des fenêtres à pilastres. Une tourelle d'escalier fait saillie sur la façade Sud. Ce château formait un fief relevant de la seigneurie des Cartes.
Le château privé de La Herserie a été rebâti en 1852. Le corps de logis comporte deux ailes en retour d'équerre à l'angle desquelles se trouve une tour polygonale. Le château primitif (XVIe siècle) n'existait déjà plus en 1824.
Le manoir privé de La Chauvinière (XVIIe siècle) comprend un logis rectangulaire dont le toit repose sur deux pignons en rondelis et est percé par deux lucarnes à fronton courbe. Son mur de clôture est flanqué de deux tours rondes à toitures en poivrière. Une chapelle, mentionnée jusqu'au XVIIIe siècle, pourrait être le petit bâtiment situé à l'Est.
Le manoir privé de Lauconnière date des XVIIIe (logis Sud de 1710) et XIXe siècles. Dans la cour intérieure, cinq arcades à colonnes doriques, vestiges d'une ancienne galerie, subsistent. Sa chapelle a disparu. Ce domaine était un fief relevant de l'archevêché de Tours.
Le château privé de La Croix a été construit au XIXe siècle.
Au lieu-dit La Roche, on peut découvrir cet ancien pigeonnier carré.
Il reste quelques loges de vigne sur le territoire de cette commune dont celle du lieu-dit La Noue-du-Chêne.
Le parc Édouard-André (environ 2 hectares), ouvert au public, renferme de nombreuses essences d'arbres (chêne liège, chêne sessile, épicéa d'orient, Ginkgo biloba, parrotie, plaqueminier, ptérocaryer, tilleul, ...) et une roseraie.
Au XIXe siècle, un barrage à aiguilles (avec son déversoir, son écluse et sa maison éclusière) a été construit sur le Cher. (Pour plus de détail sur ce type de barrage, voir l'article sur Civray-de-Touraine).
A Finispont, à l'angle d'un ancien café (Au rendez-vous des pêcheurs), on découvre cette statue de la Vierge des mariniers. Jadis, elle se trouvait dans une arche de l'ancien pont reliant La Croix et Bléré.
Ce pont avait été construit vers 1168 par Hugues II d'Amboise. Du côté de La Croix, il présentait une tour d'entrée (la tour Bacane détruite au XVIIe siècle) avec pont-levis, herse et poste de guet. Une autre tour, servant de péage et de prison, se trouvait au milieu du pont. Au XIXe siècle, cette dernière tour fut transformée en moulin. En 1900, la construction d'un nouveau pont a débuté en aval de l'ancien ouvrage. Les deux ponts (dessin) ont coexisté durant quatre ans.
Dans la rue de la Tuilerie, cette tuilerie de 1846 a été restaurée. A Bléré, un grand four à chaux de 1862, situé le long de la route de Tours, a été détruit en 1998.

A voir:
  • Le château privé de Finispont (XIXe siècle).
Patrimoine disparu

- Au début du XXe siècle, Camille Jamin ouvre un musée de curiosités, aujourd'hui disparu, et prend le surnom de Robinson-Mille-Mottes. Ce musée, fait d'attractions et de curiosités artistiques constituées de débris de faïences, était semblable au palais du Facteur-Cheval ou à la maison Piquassiette de Chartres. En 1912, le musée est légué à la municipalité de La Croix qui, en 1933, priée de trouver un complément au nom de la commune, proposa La Croix-Robinson, en hommage à Camille Jamin. L'ensemble a disparu dans les années 1930.

Les lieux-dits: Bois-Godeau, Bray, Finispont, Fontenille, La Bessière, La Bourrellerie, La Brimbale, La Chauvinière, La Chevalerie, La Féerie, La Fleurie, La Fontaine-d'Ormeau, La Gaillardière, La Giraudière, La Grande-Folie, La Guétaudière, La Herserie, La Jarnière, La Neuraye, La Noue-du-Chêne, La Nouefrault, La Petite-Folie, La Pinguennetière, La Pointe, La Roche, La Roche-Donnet, La Tuilerie, La Vieillère, La Vinerie, La Volandrie, Lauconnière, Le Chêne, Le Coteau, Le Grand-Villefrault, Le Mai, Le Moulin, Le Moulin-à-Vent, Le Petit-Clos, Le Petit-Coteau, Le Peu, Le Plessis, Les Brigoudières, Les Caves, Les Fosses-Rondes, Les Grands-Champs, Les Lochers, Les Passeurs, Les Perruches, Les Terres-Noires, Millerieux, Paradis, Prairie-de-la-Roche, Prairie-des-Grandes-Cheminées, Vallée-Saint-Quentin, Vauhardy
    Communes voisines: Amboise, Bléré, Civray-de-Touraine, Dierre
    Blason de La Croix-en-Touraine

    1 commentaire:

    1. Je suis passé des dizaines de fois sans voir la statue de la Vierge. Bravo l'artiste !

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