Fondettes

Fondettes est une ville située à l'ouest de Tours. Ses habitants sont appelés les Fondettois et les Fondettoises.
Elle a porté les noms de: Ecclesia de Fundeta (1080, charte de l'abbaye de Marmoutier), Ecclesia de Fundetis (1149, charte d'Engebaud, archevêque de Tours), Parochia de Fundetis (1230, cartulaire de l'abbaye de Beaumont-lès-Tours), Fondetes (1290, pouillé du diocèse de Tours) et Fondette (XVIIIe siècle, carte de Cassini). Le fief relevait de Maillé (Luynes). La commune de Vallières fut rattachée à Fondettes le 9 janvier 1805 (19 nivôse an XIII).
Coordonnées GPS de Fondettes: 0°36'07"E - 47°24'11"N
Code INSEE: 37109 - Code postal: 37230 - Superficie: 3183 hectares
Altitudes: de 42 à 100 mètres
L'église Saint-Symphorien (église souvent ouverte), construite à la fin du XIIe siècle (une partie de la nef, abside, deux absidioles), a été agrandie aux XIIIe (collatéraux), XVe (l'autre partie de la nef) et XVIIIe siècles (la double porte de 1732 et la sacristie rectangulaire de 1748). Elle a été restaurée en 1863. Cet édifice a remplacé l'église primitive, dédiée à sainte Marie, qui avait été bâtie vers 1040-1050.
Précédée par une façade du XVe siècle dont la porte et la fenêtre ont été restaurées, la nef majeure a deux collatéraux comprenant, comme elle, trois travées. Le mur goutterot Nord est entièrement du XIIIe siècle, tandis que celui du Sud est du XIIIe dans la seconde et troisième travée et du XVe dans la première. Une fenêtre du XIVe éclaire la seconde, une fenêtre en lancette du XIIIe et une porte moderne percent la troisième. La première travée des trois nefs date du XVe siècle et leurs voûtes, sur croisées d'ogives à moulures prismatiques, ont été restaurées en 1863. Les six autres travées datent du début du XIIIe siècle. Les supports sont des piles cruciformes avec colonnes engagées dans les dosserets pour soutenir les doubleaux et les arcades, et colonnettes logées dans les retraits des dosserets pour la retombée des ogives et des formerets. Les corbeilles des chapiteaux sont garnis de crochets.
Une travée droite, couverte par une voûte angevine sans liernes, réunit la nef à l'abside semi-circulaire, éclairée par trois fenêtres en plein cintre et couverte d'une voûte en cul-de-four renforcée par dix branches d'ogives retombant sur des colonnettes soutenues par des culots, voûte de type angevin comme celle de la travée du chœur. Cette abside est accompagnée par deux absidioles précédées, elle aussi, par une travée les reliant aux deux collatéraux. L'absidiole Sud est plus large que la nef correspondante, la travée qui la précède ayant un plan trapézoïdal et non rectangulaire. Cette absidiole est éclairée par trois fenêtres en plein cintre et voûtée sur deux branches d'ogives profilées d'un tore.
L'absidiole Nord a été en partie incluse dans une sacristie rectangulaire. Sa voûte est soutenue par cinq branches d'ogives. La travée droite qui la précède est voûtée sur une croisée d'ogives et une lierne longitudinale de section carrée avec arêtes abattues par un chanfrein.
Un clocher en charpente avec flèche octogonale domine la toiture au-dessus de la troisième travée de la nef.
Près de son portail (XVIe siècle), un bateau de Loire a été sculpté sur le mur du pignon ouest.
Elle renferme plusieurs clés de voûte armoriées.
Cette peinture du XVIe siècle est une des rares représentations de l'adoration de l'hostie.
A Vallières, la chapelle Notre-Dame-de-la-Chevalette (ou Notre-Dame-de-Recouvrance) a été reconstruite en 1608 et modifiée en 1714 (chevet et charpente). Elle a remplacé une première chapelle dédiée à la Vierge qui avait été bâtie au XIIIe siècle. Jadis, une messe y était célébrée tous les ans, le 8 septembre.
L'agencement des ardoises de la partie ouest de son clocheton est original.
Cette chapelle renferme une statue en pierre polychrome du XIIIe siècle représentant la Vierge à l'Enfant. Selon la tradition, cette statue aurait été trouvée dans la souche d'un orme.
A Vallières, une ancienne grange des dîmes a été construite vers 1485. Son pignon Sud fut surélevé vers 1550 afin de maintenir une toiture à versants plus inclinés. Il est percé par une porte en plein cintre surmontée par deux étroites fenêtres rectangulaires. Cette grange a été rachetée par la commune en 1991.
Derrière la grange, on trouve les vestiges du logis seigneurial (et ancien prieuré) de Vallières dont un portail d'entrée, plein cintre, construit vers 1550.
Du logis lui-même, il ne reste que le pignon Ouest (le premier étage a été détruit en 1918), le rez-de-chaussée, voûté d'une berceau en plein cintre, servant de cellier et un bâtiment annexe, situé à l'Ouest, du XVIIe siècle. Dès 1290, ce logis appartint à l'abbaye Saint-Julien de Tours. Au XVe siècle, il servait de maison de campagne à ses abbés.
Le prieuré de Lavaré (ou Lavaray) a été fondé vers 1110 par Geoffroy de Preuilly, par les seigneurs de Maillé (Luynes) et par Geoffroy de la Tour. Il a été cédé à l'abbaye de Marmoutier au XIVe siècle. Ce prieuré était fortifié. L'entrée se trouvait au Nord-Ouest, protégée par une douve en avant de laquelle subsistent les jambages ruinés d'une porte. Le mur d'enceinte, épaulé par des contreforts, a été conservé seulement de ce côté. A l'angle Nord de cette enceinte se dresse une haute tour circulaire du XIIIe siècle qui comprend quatre étages que séparaient des planchers, au-dessus d'un rez-de-chaussée voûté d'un berceau en plein cintre. Certaines fenêtres de cette tour furent remaniées au XVe siècle. Deux bâtiments lui étaient contigus. Celui du Nord-Ouest a presque totalement disparu. Il n'en reste que le mur Nord utilisé dans une construction moderne et percé par une fenêtre géminée dont les fenestrelles sont séparées par une colonnette. Un arc en plein cintre visible dans le parement devait, peut-être, circonscrire une baie. Au-dessous de lui, une porte donne accès à un souterrain. L'autre bâtiment, au Nord-Est de la cour, était plus haut et l'on voit la trace de son pignon sur le parement de la tour. Ses étages communiquaient avec ceux de cette tour par des portes encore visibles. Il a complètement disparu. De ce côté n'a été conservé qu'un corps de logis du XVIe siècle, modernisé sur la cour, mais dont la façade extérieur est intacte et flanquée d'une tourelle renfermant une vis de pierre.
La grange dîmière date du XIIIe siècle. Sa façade présente un avant-corps, surmonté par un fronton triangulaire, qui était percé par une porte en plein cintre à trois voussures. Des épis couronnent le pignon.
Son pigeonnier cylindrique (milieu du XVIe siècle) contient 1100 trous de boulins (nids de pigeons).
La château privé de Chatigny (1487) est construit en brique et pierre de tuffeau. Il est composé d'un logis principal, d'une aile en retour d'équerre et de deux tours rondes à toits coniques. Au XVIe siècle, l'aile nord a été prolongée par un bâtiment plus élevé d'un étage. Les courtines et la partie inférieure des tours du XVe sont parementées en moyen appareil. La partie supérieure est en brique et pierre. Le château a été restauré au milieu du XIXe siècle. Les bâtiments qui limitent la cour au Nord sont modernes. Châtigny était un fief relevant de Martigny et de Maillé (Luynes). Ce château fut habité, entre autre, par le Duc d'Ulceda et d'Escalona, grand d'Espagne, et, jusqu'en 1936, par la famille de Beaumont. Son pigeonnier octogonal fut détruit en 1801 (l'an IX). Sa chapelle est placée sous le vocable de Notre-Dame de l'Immaculée-Conception.

Dans son parc, les vestiges d'une villa gallo-romaine du IIIe siècle ont été découverts en 1890 par le comte de Beaumont.
Le manoir privé de La Fontaine date du XVIe siècle. Cet endroit, relevant du fief de Vallières, a aussi porté les noms de Fontaine-Belouze (1650) et Fontaine-du-Verger (1771).
Le château de La Plaine a été édifié de 1872 à 1874 pour Eugène Gouin, maire de Tours. Il est l’œuvre de l'architecte tourangeau Edmond Meffre. La chapelle Saint-Michel a été fondée en 1709. Ce château a remplacé une closerie du XVIIe siècle détruite par un incendie causé par les Prussiens en 1871. Depuis 1950, il abrite le siège du Lycée agricole de Fondettes. Le fief de La Plaine dépendait de Charcenay et de Beaumont.
Le manoir privé des Hamardières ou des Amardières (XVIIIe siècle) est composé d'un logis avec une aile en retour. En 1716, cette propriété appartenait à Nicolas-Christophe Patas, maire de Tours.
Il possède une chapelle rectangulaire du XVIIIe siècle qui renferme un vitrail signé par Léopold Lobin (Tours, 1850).
Son pigeonnier carré date du XIXe siècle.
Le manoir privé de Guesne (début du XVIIe siècle, modifié en 1802) était un fief relevant de Martigny et de Maillé (Luynes). La grange et la chapelle sont de la même époque que le logis. Son mur d'enceinte présente deux tourelles en damier de pierre et de brique (datant de 1850), surmontées de toitures en poivrière.
Le château privé de Taillé a été construit au XIXe siècle mais il reste quelques éléments du logis seigneurial des XVe et XVIe siècles. Le pavillon sud-est date de 1600 et celui du sud-ouest de 1735.
Il possède un pigeonnier cylindrique. Par contre, sa chapelle a disparu. C'était un fief relevant de l'abbaye de Saint-Julien. Depuis 1959, il appartient à la ville de Saint-Denis (93).
Le château de Bel-Air a été édifié entre 1882 et 1890. Par contre, son ancien cellier a été bâti au milieu du XVIIIe siècle.
La closerie des Pivottières a été bâtie au XVIIe siècle. Elle possède une petite tour carrée, en pierres et en briques, ayant servie de fuye et de chapelle. Le musicien Georges Migot y a composé plusieurs de ses œuvres.
La closerie du Morier est une construction du milieu du XVIIe siècle. Elle a été transformée en ferme au début du XXe siècle.
Le manoir privé de Bois-Jésus (XVIe siècle) possède un pigeonnier cylindrique du milieu du XVIIIe siècle (rue de La Morienne). Ce manoir comprend un logis rectangulaire flanqué, au nord-est, d'une tour circulaire. Au sud-est, une tour a été détruite en 1780. Sa chapelle a disparu. Bois-Jésus était un fief relevant de la baronnie de Rochecorbon.
Située au Grand-Beauchêne, cette tour est peut-être un élément défensif de l'ancienne châtellenie de Beauchêne qui appartenait en 1525 à Gilles de Laval, baron de Maillé (Luynes). En 1658, elle était la possession de Charles Cherbonnier. Le fief de Bréhémont relevait de Beauchêne. En 1785, cette châtellenie fut annexée au duché de Luynes.
Dans la rue de Gannay, on peut apercevoir les vestiges d'un pigeonnier ou d'une magnanerie troglodytique.
A la Guignière, on peut observer la chapelle récente Saint-François-d'Assise.
Au lieu-dit La Frémaudière, on découvre ce grand et vieux puits.
A La Guignière, des pieux sont visibles dans le lit de la Loire. Il s'agit des restes d'un "pont" romain datant du Ier siècle avant Jésus-Christ. Plus exactement, ces pieux servaient à maintenir les pierres d'un gué utilisé lors de la période des basses eaux. Un bac aurait été en service en dehors de cette période. La voie romaine Poitiers-Tours-Le Mans empruntait ce passage.
Sur la rive droite de la Loire, dans le prolongement du pont, l'oppidum gaulois de Montboyau est encore visible. Situé près de la confluence de la Choisille et de la Loire, il était protégé à l'Est par une falaise abrupte (photo). Sur le coteau, des fossés de 20 m de large et un talus de 7 m de haut servaient de fortifications.
Fondettes possède son girouet dont la partie centrale représente l'église Saint-Symphorien, le château de Chatigny et un bateau de Loire.
Le château privé des Tourelles fut reconstruit vers 1640, augmenté de deux ailes vers 1750 puis modifié en 1820. En grande partie détruit par un bombardement (le 2 mai 1944), il été restauré par la suite.
A l'angle Nord-Ouest de son parc, la tour-chapelle carrée (XVIIIe siècle), couverte d'un toit à l'impériale, domine la rue Jean-Inglessi. Elle fait le pendant avec la tour-pigeonnier (au Nord-Est).
Le château privé de La Billetrie est une construction du XIXe siècle.
Le manoir privé du Grand-Martigny (ou Le Haut-Martigny) date des XVe et XVIe siècles mais il a été remanié au début du XVIIe et restauré au XIXe. La tour Nord-Est, ayant servie de chapelle, remonte à la fin du XVe siècle. La tour Nord-Ouest semble être du milieu du XVIe siècle. Les échauguettes de la terrasse furent rebâties vers 1840. En 1905, l'aile du logis a été agrandie et surélevée. Dans son parc, il y a un pigeonnier carré sans toit renfermant 1500 trous de boulins (nids de pigeons).
Le manoir privé du Thouadé a été édifié au début du XVIIIe siècle. Le logis rectangulaire est couvert d'un haut toit à croupes avec des lucarnes en pierre à fronton arqué. Les façades sont couronnées d'un entablement de pierre. Les chaînages d'angles sont en relief à joints creux. De larges pilastres encadrent la partie centrale.

A voir:
  • Le pigeonnier du Boulay. Le logis, édifié sur trois caves voûtées, présente quatre lucarnes surmontées d'un fronton courbe.
Patrimoine disparu
  • L'église Saint-Pierre de Vallières construite en 940 par l'archevêque Théotolon.
  • La chapelle Saint-Vincent de Vallières édifiée en 1240.
  • Les trois moulins à vent: Bois-Thoreau (un moulin tour fut construit vers 1836 sur les fondations d'un moulin-cavier, il fut désaffecté en 1865 et restauré en 1978), le moulin de Bel-Air (bâti en 1834 et détruit avant 1880), le moulin de La Moussardière (sa tour servait de pigeonnier en 1758, il était encore signalé en 1811 et avait disparu en 1937).
  • Le dolmen de Maumont a été détruit vers 1895.

Les lieux-dits: Barbarie, Barcelone, Beaujardin, Bel-Air, Belle-Vue, Bois-Farault, Bois-Jésus, Bois-Soulage, Bois-Thoreau, Chaillemont, Chantelouze, Charcenay, Château-de-Bel-Air, Château-Gaillard, Chatigny, Chaufour, Chaussée-de-Chatigny, Criabé, Ganay, Gratte-Chien, Guesne, Île-de-Port-Foucault, La Barre, La Basse-Justice, La Basse-Moussardière, La Baste, La Berthellerie, La Billetrie, La Bodinière, La Bonde, La Bourdonnière, La Brosse, La Bruère, La Bruzette, La Butte, La Chaise, La Chaise-au-Diable, La Charmoise, La Chauvellière, La Cheminée-Ronde, La Chevalette, La Coquerie, La Croix-Chaufour, La Croix-Galifer, La Folie, La Fontaine, La Fortellerie, La Frémaudière, La Grande-Cour, La Grande-Fosse, La Grande-Laise, La Grosse-Pierre, La Guignière, La Haute-Limougère, La Haute-Moussardière, La Huberdière, La Joncherie, La Limougère, La Maison-de-l'Ardoise, La Martinière, La Morandière, La Perrée, La Petite-Barre, La Petite-Bodinière, La Petite-Bruzette, La Petite-Plaine, La Picardie, La Pinsonnerie, La Pisseuse, La Planche, La Roulière, La Thibaudière, La Tourtellerie, Lavaray, Le Bordeau, Le Boulay, Le Chaussé, Le Chêneau, Le Chêne-Vert, Le Crucifix, Le Four-Blanc, Le Gournet, Le Grand-Barré, Le Grand-Beauchêne, Le Grand-Martigny, Le Grand-Ormeau, Le Jardin, Le Morier, Le Moulin-à-Vent, Le Paradis, Le Pavillon, Le Petit-Barré, Le Petit-Beauchêne, Le Petit-Locher, Le Petit-Martigny, Le Petit-Plessis, Le Plessis-d'Enfer, Le Pont-de-la-Motte, Le Ruisseau, Le Soreau, L'Essey, Le Thouadé, Le Tison, Le Treuil, Le Val-Joli, Le Verger, Les Aubuis, Les Aulnaies, Les Baudes, Les Bordes, Les Brosses, Les Cartes, Les Chairières, Les Cossons, Les Fontaines, Les Fourneaux, Les Guillets, Les Hamardières, Les Hémeris, Les Houdris, Les Landes-Blanches, Les Maisons-Rouges, Les Mussetteries, Les Patouillaux, Les Pernelles, Les Pivotières, Les Renardières, Les Roches, Les Roulets, Les Ruettes, Les Tombes, Les Tourelles, Les Trois-Maries, Les Vallées, L'Île-de-Quinquengrogne, Malabris, Mareuil, Mazère, Morienne, Moulin-de-Charcenay, Moulin-des-Roches, Pampenelle, Roule-Crotte, Port-de-Vallières, Port-Foucault, Taillé, Tartifume, Tréché, Vallières, Ville-Blanche
        Blason de Fondettes

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