Villiers-au-Bouin

Villiers-au-Bouin est un village du nord-ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Villiarébusauboyens et les Villiarébusauboyennes.
Au XIe siècle, il apparait dans les textes sous le nom de Ecclessia Sancti Petri de Villaribus Auboyn (cartulaire de l'abbaye de la Trinité de Vendôme). L'ancien prieuré bénédictin, fondé au XIe siècle, dépendait de l'abbaye de la Trinité de Vendôme. Au XVIIe siècle, le fief de Villiers appartenait à la famille de Thielin et, au XVIIIe siècle, à celle de la Pinsonnière.
Coordonnées GPS de Villiers-au-Bouin: 0°18'47"E - 47°34'29"N
Code INSEE: 37279 - Code postal: 37330 - Superficie: 2983 hectares
Altitudes: de 52 à 114 mètres
L'église Saint-Pierre (église toujours fermée) date du XIe siècle (nef lambrissée) et a été modifiée aux XIIe (clocher), XVe (façade et travée ouest) et XVIe siècles (chapelle sous clocher, chœur à chevet plat).
Le clocher présente des baies jumelles en arc légèrement surbaissé à l'étage du beffroi et une flèche pyramidale en charpente datant du XVIIIe siècle. La porte ouest est surmontée par une accolade aux branches inégales, ornées de crochets et de têtes de mort. Une fenêtre flamboyante est située à sa gauche. A droite de cette porte, une tourelle referme un escalier permettant d'accéder à la petite chapelle voûtée appelée "La Communion".
Sous le clocher, une chapelle est voûtée sur ogives à moulures prismatiques retombant sur des culots ornés d'angelots ou d'animaux. Une travée du XVe siècle, voûtée d'ogives, précède la nef.
La nef, couverte en charpente, aboutit à un chœur continué par un sanctuaire remanié au XVIe siècle et couvert d'une voûte à caissons.
De chaque côté de la porte, se trouvent des culs-de-lampe sculptés.
A droite de l'église, il y a un dépositoire funéraire (ou pierre d'attente des morts) du XVIIIe siècle. Ce type de dépositoire est connu depuis le XIe siècle.
L'église Saint-Pierre renferme de nombreux vestiges de peintures murales du début du XVIe siècle qui représentent: le Jugement dernier,...
... sainte Marguerite d'Antioche, ...
... saint François, ...
... saint Christophe, ...
... et un saint.
Dans un enfeu, au sud du chœur, se trouvent trois petites statues en bois polychrome du XVIe siècle. Une Vierge de Pitié est entourée, à gauche, par une sainte femme et, à droite, par saint Jean l’Évangéliste. La polychromie est moderne. Dans l'église, il existe une autre statue, du même style et de la même époque, représentant saint Barbe.
Sur le mur nord, un tableau, restauré au XVIIIe siècle et signé Desvergnhes, représente saint Luc et un bœuf. La signature est suivi du mot latin pinx, abréviation de pinxit, c'est-à-dire a peint.
Au lieu-dit la Haute-Pierre (à l'entrée de la cimenterie), on trouve le dolmen de la Pierre-Levée (ou la Haute-Roche) dont la table mesure 4,90 mètres sur 1,65 mètre. Cette table est posée sur deux blocs de 1,50 mètre par 1 mètre.
La chapelle de Plainchêne (au lieu-dit Plein-Chêne) a été édifiée au XVe siècle (nef de deux travées voûtées d'ogives et abside voûtée sur deux branches d'ogives) puis modifiée au début du XVIe siècle (porte en arc surbaissé à moulures prismatiques avec clef ornée d'une croix en relief). Dans la nef et l'abside, les chapiteaux des colonnettes soutenant les nervures sont décorés de rosaces, d'ange et de personnages, parmi lesquels Adam et Eve. C'est l'ancienne chapelle d'une gentilhommière aujourd'hui disparue qui, en 1620, appartenait à Nicolas Pleinchêne, valet de chambre de Louis XIII.
Au lieu-dit Vernoil (ou Vernoille), on peut observer ce pigeonnier circulaire dont les mur sont percés par quelques trous d'envol.
Il existe un autre pigeonnier cylindrique au lieu-dit Perrouse. Cet endroit est un ancien fief relevant du duché de Château-la-Vallière.
Le moulin Teillault, un moulin-tour, date du XIXe siècle. (photo PCIL)
Le château privé de L'Aubonnière a été construit aux XVIIIe et XIXe siècles, partiellement en style Renaissance. Ses douves sont alimentées en eau par un ruisseau appelé le Brûle-Choux.
Le château privé de La Perrée a été édifié au XIXe siècle (avant 1864).
La ferme de La Haute-Folie, construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, dépendait du domaine de La Perrée. Aujourd'hui en ruines, elle a toutefois conservé sa tour octogonale surmontée par un toit pointu à quatre lucarnes en charpente, triangulaires et étroites. Ce toit repose sur huit arcs en briques qui sont ceinturés par une balustrade soutenue par une corniche décorative. Plus bas, une seconde corniche surmonte un étage éclairé par des petites et étroites fenêtres.

Patrimoine disparu
  • L'ancien monument aux morts avait été érigé vers 1920. La sculpture représentait une femme couronnant un soldat.

Les lieux-dits: Bois-Bouilleau, Haute-Pierre, La Barbotterie, La Braudière, La Brémaudière, La Brianderie, La Butte, La Comtée, La Crairie, La Croix-Blanche, La Fourrerie, La Frogerie, La Gâte-aux-Marteaux, La Gâte-aux-Truchons, La Geogettière, La Grande-Noue, La Haute-Folie, La Haute-Pierre, La Héraudière, La Jametière, La Locquetière, La Marquisière, La Michonnière, La Morinière, La Paquerie, La Perrée, La Petite-Chesnaie, La Petite-Maison, La Petite-Noue, La Petite-Rampée, La Porerie, La Richardière, La Roberdière, La Rolletière, La Saulaie, La Tendronnière, La Tremblaie, La Truchonnière, L'Aubonnière, Le Bouton, Le Buisson, Le Grand-Fleuret, Le Grand-Liard, Le Grand-Paché, Le Petit-Fleuret, Le Petit-Paché, Le Pont-de-Launay, Le Puits, Le Signal, Le Tertre, Les Chantereaux, Les Cormiers, Les Gaudinières, Les Giraudières, Les Martinières, Les Mocquets, Les Peinières, Les Ponceaux, Les Poteries, L'Hôpiteau, Malaquais, Perrouse, Plainchêne, Rocheneuve, Saint-Claude, Teillault, Vernoil

    Aucun commentaire:

    Enregistrer un commentaire