Pont-de-Ruan

Pont-de-Ruan est un village situé à l'ouest de Tours. Ses habitants sont appelés les Ruanopontins et les Ruanopontines.
Il a porté les noms de: Rotomagus vicus (VIe siècle, Grégoire de Tours), vicaria Rodominse (915, charte de Saint-Martin), pons de Roan (1290, pouillé de Tours), Ponte Rodani (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Pont de Rohan (1365, cartulaire de l'archevêché de Tours), Pont de Ruan (1367, cartulaire de l'archevêché de Tours), Paroisse de Ruan (1467 et 1510, titres de Relay). Au Xe siècle, il était le chef-lieu d'une viguerie carolingienne puis il devint une châtellenie relevant du château de Sainte-Maure.
Coordonnées GPS de Pont-de-Ruan: 0°34'33"E - 47°15'34"N
Code INSEE: 37186 - Code postal: 37260 - Superficie: 574 hectares
Altitudes: de 46 à 94 mètres (aux Champs-Blanchets)
L'église de la Sainte-Trinité, construite au début du XIe siècle (nef unique), a été modifiée au XIIe siècle (chœur, abside et portail ouest) et en 1860 (clocher-pignon). L'église primitive avait été fondée par saint Brice en 444.
La nef, parementée en petit appareil assez irrégulier, est couverte d'une charpente avec bardeaux refaite au XXe siècle. Les fenêtres primitives, dont quatre existent encore au sud et cinq au nord, sont d'étroites meurtrières percées dans la partie supérieure des murs et surmontées par un linteau de pierre. La restauration de 1860 a remplacé, du côté nord, ce linteau par un clavage en plein cintre et a ébrasé toutes les fenêtres à l'intérieur. Au XIIe siècle, les deux portes en plein cintre furent réalisées, l'une au nord, l'autre à l'ouest, couronnées par une petite arcature dont les arceaux sont soutenus par des modillons. Ces parements furent très restaurés en 1860.
La nef se continue vers l'est par un chœur carré qui est éclairé par de hautes fenêtres en lancette. Ses voûtes sont modernes. Entre la nef et l'abside, se dresse sur le toit un clocher-pignon moderne.
Elle possède des modillons sculptés.
Cette église renferme peu de vitraux polychromes. Celui-ci, signé par Jean-Prosper Florence (Tours), représente saint Eutrope.
Derrière l'église, un manoir du XVe siècle possède une tour d'escalier polygonale faite de briques et de pierres avec un toit en ardoise. Son pignon présente deux fenêtres à large linteau mouluré. Sa porte est surmontée par un linteau rectangulaire retombant sur deux visages sculptés. Après avoir servi de presbytère, il abrite une école.
L'ancien prieuré de Relay, fondé entre 1106 et 1108 par Robert d'Arbrissel, dépendait de l'abbaye de Fontevraud. Ce prieuré de femmes a été fermé en juin 1758.
Son église romane, Notre-Dame-de-Relay, édifiée au XIIe siècle, comprend une nef lambrissée épaulée par des contreforts amortis par un glacis et éclairée par de petites fenêtres en plein cintre. Sa façade ouest présente une porte très simple en plein cintre. Au nord, s'ouvre une porte en plein cintre surmontée par une arcature de cinq arceaux reposant sur des modillons dont deux représentent des têtes de bœufs. Cette arcature supporte un glacis sur lequel font saillie quatre rangs de petites pyramides. De chaque côté de la nef s'ouvrait une petite chapelle semi-circulaire, voûtée en cul-de-four. De ces deux chapelles il ne reste plus que l'arcade en tiers-point et l'arrachement du berceau brisé, amorce de la voûte. Le chœur comporte une courte travée voûtée en berceau brisé et éclairée, de chaque côté, par une fenêtre en plein cintre. Ensuite, on trouve une abside semi-circulaire percée par trois fenêtres identiques et voûtée en cul-de-four.
Le cloître se trouvait au sud de l'église. Du bâtiment qui le limitait à l'est et qui comprenait la sacristie communiquant avec le chœur de l'église, il ne reste que des pans de mur. Le bâtiment sud a été démoli à l'exception de son extrémité ouest, conservée, qui date du XVe siècle. Du côté ouest, le bâtiment, qui a subsisté presque entièrement, renfermait, au premier étage, les dortoirs. Les fenêtres en arc surbaissé ont été murées. Du côté du préau, sa façade possède encore les corbeaux d'appui de la charpente de la galerie correspondante du cloître.
Au nord de cette construction, et perpendiculairement à lui, il reste le logis des cuisines, épaulé extérieurement par des contreforts. Sur sa façade nord, se trouve un grand four.
A l'ouest de l'enclos, le pigeonnier cylindrique (XVIe siècle), découronné, renferme plus de 2000 boulins (nids de pigeons).
A l'entrée, son portail monumental en plein cintre a été érigé au début du XVIIe siècle. Les pieds-droits de cette porte sont extérieurement flanqués de pilastres moulurés de larges tores horizontaux et supportent un fronton courbe dont le tympan était timbré par des armoiries, accompagnées de palmes, qui on été bûchées. Ce portail avait été ouvert dans l'enceinte au nord. Cette dernière n'existe plus qu'à l'ouest de l'enclos.
Le château privé de Vonnes a été bâti vers 1615 pour Horace Desjardins, maire de Tours et contrôleur général des guerres. Il comprend un logis central flanqué par deux pavillons peu saillants. Le comble élevé est éclairé par de grandes lucarnes à croisée de pierre et fronton courbe. Celles regardant la vallée sont encadrées par des pilastres dorique cannelés. Dans Le Lys dans la Vallée, Balzac le désigne sous le nom de Clochegourde.
Voici ce château au début du XXe siècle. C'était alors une ferme.
Près de ce château, le manoir privé des Aubuis, un ancien fief, semble dater du XVIIe siècle. Jadis, il a porté le nom de manoir d'Enfer et a abrité une colonie de vacances.
Dans le bourg, l'ancienne Auberge de la Corne d'or est une construction du XVIe siècle dont les façades ont conservé des fenêtres à croisée de pierre. Le toit en tuiles est souligné par un grand tore.
Le côté Sud de la motte féodale du Château-Robin (XIIIe et XIVe siècles) domine la vallée de l'Indre (rive droite). Ses autres côtés sont entourés par des fossés.
Sur l'Indre, on trouve des moulins à eau appelés "les Moulins de Balzac". Ses deux roues appartiennent aux moulins Lambert (fin du XVIIIe siècle) et Gillet (milieu du XIXe siècle).
Le lavoir de 1907 se trouve dans l'impasse de la Trinité, sur la Thilouze.
A côté, il y a cette fontaine du XVIe siècle.
Toujours dans la même impasse, l'oratoire hexagonal de la Sainte-Trinité (XVIe siècle) a été restauré vers 1830. Ce bâtiment a conservé deux fenêtres en accolade mais n'a plus d'entrée.
Sur le pont enjambant l'Indre, un oratoire est dédié à sainte Apolline (1816 ou 1817), invoquée pour guérir les maux de dents.

Les lieux-dits: Bois-de-Vonnes, Côte-de-la-Joumeraie, La Croix-Billette, La Fosse, La Fosse-Noire, La Ménégenterie, Le Château-Robin, L'Enfer, Le Perrouzet, Les Aubuis, Les Bourdellières, Les Champs-Blanchets, Les Pontins, Les Tourniquets, Relay, Vaugarni, Vonnes
Communes voisines: Artannes-sur-Indre, Druye, Saché, Thilouze

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