Chanceaux-près-Loches

Chanceaux-près-Loches (Wikipedia) est une commune du Sud-Est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Chancellois, les Chancelloises.
Le village a porté les noms de: Chanceos (1208, charte de l'abbaye de la Merci-Dieu), Parochia de Chancellis (1290, cartulaire de l'archevêché de Tours), Chenceaux (1315, cartulaire du Liget), Chanceaux (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Chanceaux-près-Loches (décret du 10 novembre 1898).
La châtellenie relevait du château du Fau (l'actuel Reignac).
Le plus ancien registre paroissial date de 1688.
Coordonnées GPS de Chanceaux-près-Loches: 0°56'19"E - 47°08'48"N
Code INSEE: 37053 - Code postal: 37600 - Superficie: 1458 hectares
Altitudes: de 75 à 133 mètres
Cours d'eau: le ruisseau de Chanteraine
L'église Notre-Dame, construite au XIIe siècle (nef unique, chœur et abside), a été modifiée en 1860 (clocher-pignon et porche en pierre ayant remplacé le préau primitif en bois). La nef est composée de deux travées couvertes de voûtes d'arêtes dont les doubleaux en arc brisé retombent sur les chapiteaux, ornés de feuilles d'eau, de colonnes engagées. A sa suite, le chœur d'une travée trapézoïdale voûtée en berceau est terminé par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, éclairée par trois baies en plein cintre dont la moulure en tore retombe sur des colonnettes. Le chœur et la nef sont légèrement plus anciens que la nef. Sous le porche, la porte en plein cintre présente deux rouleaux séparés par un tore, accompagné par une ligne de chevrons, se continuant verticalement sur les jambages. L'archivolte est ornée par une ligne de rosaces et prolongée par un court cordon horizontal sur le parement, au niveau des impostes.
Le chevet du XIIe siècle est surmonté de modillons sculptés.
Des vestiges de fresques extérieures sont visibles sur le mur Nord de la nef. Ce sont les armes des de La Fayette.
Cette église possède un bénitier du XIIIe siècle représentant une tête grimaçante.
Les trois vitraux (1852) du chevet, œuvres de Julien-Léopold Lobin, ont pour sujets: saint Jean l’Évangéliste, la Vierge et saint Joseph (photo). Un autre vitrail, du même auteur, est une verrière ornementale située dans la première travée de la nef. Neuf vitraux, réalisés vers 1865 par Lucien-Léopold Lobin, sont des verrières ornementales.
Le château privé de Chanceaux a été bâti en 1858 pour Claudine-Valérie Aignan, veuve d"Adolphe Schneider, maître de forges fondateur du Creusot. Son architecte est Octave Chauveau, maire adjoint de Tours et beau-frère de l'imprimeur Mame. Le parc fut créé par le paysagiste Eugène Buhler.
Près de cet édifice, il existe encore quelques vestiges de l'ancienne forteresse du XIIe siècle: deux tours rondes (celle du Nord-Est est bien conservée, celle du Sud-Ouest est partiellement effondrée), un pigeonnier carré prenant appui sur la courtine (son rez-de-chaussée, voûté, est percé par des meurtrières), une grange et des restes de douves. Les deux pont-levis ont été détruits.
Près de la rue principale du village, bordée de platanes, un chalet de chasse du XIXe siècle (appartenant à Gonzague Saint Bris) est, depuis septembre 1995, le centre de l'organisation d'une manifestation littéraire: La Forêt des Livres.
Le château privé de Beaurepaire a été édifié au XIXe siècle. Ce lieu est un ancien fief.
Le château privé du May (ou Mai) date aussi du XIXe siècle. Ce lieu était un fief relevant du château de Loches.
Le moulin privé de L’Étang date du XVe siècle. Le bâtiment, orienté Est-Ouest, avec une petite aile en retour, a gardé une étroite ouverture avec un arc en accolade. Son pignon opposé au ruisseau est flanqué par une tour demi-cylindrique. Le logis du XVIIe siècle, en retour d'équerre, est coiffé par un toit à quatre pans couvert par des tuiles plates. Le comble est éclairé par une lucarne à fronton triangulaire. Dans la salle du rez-de-chaussée, aux murs épais de 70 centimètres, une poutre maîtresse, très basse, soutient le plafond de petits chevrons rapprochés. Le linteau rectangulaire de sa cheminée s'appuie sur deux consoles reposant sur des jambages droits. Dans l'âtre s'ouvre la porte d'un four. Au premier étage existe une cheminée XVIIe. Ce moulin, cité dès 1311, a cessé son activité en 1953 mais sa grande roue est restée en place.
Situé près du lieu-dit Les Passoires, le menhir de la Haute-Borne (ou de la Grande-Borne) mesure 1,25 mètre de haut. Sa largeur varie de 0,30 mètre à sa base, à 0,42 mètre au sommet. Son épaisseur à mi-hauteur est de 0,18 mètre. Par contre, sa partie enterrée dépasserait 1,20 mètre.

A voir
  • Les moulins à eau privés: Chanceaux, Chanteraine (ou Chantereine) et La Tuilerie.
  • La ferme du Gué-Léger a été incendiée par les Allemands en 1944 mais on y voit encore un pan de murs à meurtrières. Il y aurait existé un prieuré de filles.

Lieux-dits: Beaurepaire, Clos-de-Chanteraine, Clos-du-Breuil, Clos-du-Pinai, Friches-de-l’Étang, Gravelotte, La Baillaudière, La Basse-Taille, La Croix-Boucheron, La Grande-Jallaie, L'Allemanderie, La Maison-Tardif, La Mare-Mouillée, La Petite-Jallaie, La Petite-Maison, La Plante, La Trampaudrie, La Tuilerie, La Vallée-des-Châtaigniers, Landes-du-Haillon, Le Breuil, Le Bois-Marie, Le Château, Le Chêne-Genêt, Le Gué-Léger, Le Haut-Hallault, Le May, Le Parc-de-Chanceaux, Le Pommier-Aigre, Les Bouleaux, Les Bouts-du-Genêt, Les Brandes, Les Emmonières, Les Guilloteaux, Les Marchaiseaux, Les Meures, Les Passoires, Les Perrées, Les Petous, Les Thénards, L’Étang, Moulin-de-Chanceaux, Moulin-de-Chanteraine, Moulin-de-l’Étang, Prairie-de-la-Berthelière, Saint-Hubert, Taille-du-May

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