Candes-Saint-Martin

Candes-Saint-Martin est un village de l'ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Candais et les Candaises.
C'est à cet endroit que saint Martin est mort le 8 novembre 397. Grégoire de Tours mentionne ce bourg sous le nom de Condatensis Vicus. Ce nom évoluera au fil du temps: Candata (Ve siècle), Canda (1205), Cande (1479), Candes (XVIIe siècle) et, enfin, Candes-Saint-Martin (1949). Ce fut un fief des archevêques de Tours.
Coordonnées GPS de Candes-St-Martin: 0°04'18"E - 47°12'40"N
Code INSEE: 37042 - Code postal: 37500 - Superficie: 577 hectares
Altitudes: de 27 à 101 m
Le bourg se trouve au niveau de la confluence Loire-Vienne.
Ce dessin représente le village en 1699.
La collégiale Saint-Martin, construite de 1175 à 1215, a été fortifiée au XVe siècle. En 1175, il est décidé d'édifier une collégiale sur l'emplacement de la maison de saint Martin. La construction débuta par l'abside semi-circulaire, le chœur désaxé, le transept (plus tardivement voûté en style angevin), la nef et deux collatéraux. La chapelle ogivale Saint-Martin à absidiole semi-circulaire, les chapelles latérales, la façade occidentale à contreforts et le porche latéral datent du XIIIe siècle.
Son porche (1250) renferme de nombreuses sculptures.
A l'extérieur, on peut observer des culs-de-lampe sculptés.
La collégiale peut se visiter. A l'intérieur, on pourra voir des vitraux dont celui représentant saint Martin (réalisé en 1860 par Claudius Lavergne)...
... des statues polychromes...
... et des chapiteaux historiés.
Dans un enfeu situé entre la chapelle nord et le chœur, on peut voir le gisant de saint Martin. Selon la tradition, cette chapelle occupe l'emplacement de la cellule où est mort le saint. Elle a été totalement restaurée au XIXe siècle.
Près de la collégiale (18 route de Compostelle), la maison des quatre curés (XVIe siècle) est devenu le presbytère en 1769. Jusqu'à la Révolution, elle servit de logis aux quatre curés semainiers désignés par le chapitre de la collégiale parmi les douze chanoines qui le composaient.
Au 13 route de Compostelle, cette demeure privée, appelée Le Vieux-Logis, date du XVIe siècle. Elle est composée d'un rez-de-chaussée, d'un étage et d'un comble. Une tour polygonale d'escalier à vis en pierre est accolée à sa façade ouest. Au sommet de cette tour, une lucarne accostée d'ailerons est surmontée d'un fronton courbe.
L'Hôtel de la Prévôté (XVe siècle) a servi de Palais de Justice jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
Le Château-Vieux ou Vieux-Logis (rue Basse) a été édifié en 1485 par Robert de Lenoncourt. C'est une ancienne châtellenie.
Le Château-Neuf ou Nouveau-Logis (rue de la Douve) a été reconstruit à la fin du XVIIIe siècle à la place du château primitif bâti en 1682 pour les archevêques de Tours.
La Tour de l'Enfant (XVe siècle) est une ancienne porte fortifiée de la ville.
Une autre porte, la porte de Torché, contrôlait la route de Fontevraud et faisait partie de l'enceinte fortifiée au XIIIe siècle. Il n'en reste que la trace du portillon pour piétons dans le mur de la maison de la Garnison (à droite). Ce logis abritait une garnison commandée par un Capitaine du Roi.
L'ancienne maison canoniale présente une façade du XIIe siècle avec une arcade plein cintre entourant une fenêtre. Elle a été transformée en mairie.
Dans la Grande Rue, on trouve des maisons du XVIe siècle.
Dans la rue du Bac, ce logis date également du XVIe siècle.
Les commerces possèdent des enseignes de ce type.
Au lieu-dit La Bournée, point de jonction de trois provinces (Touraine, Anjou, Poitou), la borne des trois évêchés (ou cippe) a été réinstallée en octobre 1981. Il y est gravé les noms des trois peuples gaulois qui habitaient ces régions: les Turones (Touraine), ...
les Andécaves (Anjou) ...
et les Pictaves (Poitou).
A l'ouest du village, il existe des vestiges de deux moulins à vent de type cavier dont le moulin du Puits-Saint-Michel (photo du haut) qui a été en activité jusqu'en 1877.
Sur les hauteurs de la ville, les ruines du moulin à vent des Pelouses (un moulin-tour du XVIIIe siècle) sont aménagées en belvédère documenté. En 1936, le moulin a déjà perdu son toit. Lors de la dernière guerre, les Allemands y installèrent une batterie de DCA.
On peut y observer la confluence Loire-Vienne.
Du port, situé sur la Vienne, on peut aussi voir cette confluence.
Sur cette plaque de la moitié du XIXe siècle (12 rue Basse), les 32 distances entre le port de Candes et les autres ports de la Loire (de Briare à Sint-Nazaire) sont indiquées au mètre près. A gauche, ce sont les ports situés en amont et, à droite, les ports de l'aval. Ces plaques étaient surnommées les Juges de Paix.
Au 14 rue Basse, au-dessus d'une fenêtre, une ancre de marinier est gravée dans le tuffeau. Ce bas-relief (XVIIIe ou XIXe siècle) est un réemploi placé horizontalement.
Candes possède son girouet dont la partie centrale représente le blason du village.

Personnalités liées à la commune:

Les lieux-dits: Carroi-des-Grand-Haies, Clos-Coupe, Croix-Albert, Croix-Fouche, Croix-Saint-Martin, Île-Boiret, La Bournée, La Carroite, La Chaumine, La Coue-du-Prè, La Grand-Pièce, La Rue-Trochet, Le Chante-Jau, Le Prè-Clos, Les Moulins-de-Monsieur, Les Perrières, Les Près-de-l'Arche, Les Prés-Changeants, Les Rouères, Moulins-Saint-Michel
    Balades en bateau
      Blason de Candes-Saint-Martin

      1 commentaire:

      1. origine du nom: condate, mot gaulois signifiant confluent (Condé, Cosne,etc)

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