Saint-Germain-sur-Vienne

Saint-Germain-sur-Vienne est un village de l'ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Saint-Germinois et les Saint-Germinoises.
Il a porté les noms de: Ecclesia Sancti Germani juxta Candatum (1229, charte de Juhel, archevêque de Tours), Sanctus Germanus de Pratis de Canda (1290, pouillé de Tours), Saint-Germain-des-Prés (1314, 1336, 1370, cartulaire de l'archevêché de Tours) et Saint-Germain-des-Prés-lez-Candes (1663). Le fief relevait de l'archevêché de Tours.
Coordonnées GPS de St-Germain-sur-Vienne: 0°05'57"E - 47°11'30"N
Code INSEE: 37220 - Code postal: 37500 - Superficie: 1336 hectares
Altitudes: de 27 à 105 m
L'église Saint-Germain a été construite aux XIe (première travée de la nef) et XIIe siècles (seconde travée de la nef, chœur et clocher). Son porche charpenté (ou caquetoire) est du XVIe siècle. L'église primitive avait été fondée en 540 par Injuriosus, évêque de Tours.
Cette église a gardé dans le mur goutterot nord de la nef un important reste, parementé en petit appareil, d'un édifice du début du XIe siècle. Au XIIe siècle, ce mur fut surélevé en moyen appareil. L'église est flanquée, au nord, par un clocher carré épaulé par des contreforts d'angles et ouvert au niveau du beffroi de deux étages de fenêtres: en haut et sur chaque face, deux fenêtres en plein cintre, au-dessous des fenêtres géminées dont les arcs retombent sur des colonnettes et qui sont circonscrites par un arc en plein cintre. Le clocher est surmonté par une flèche de pierre.
Intérieurement, la nef, longue de 29 mètres et large de 9, est divisée en trois travées dont la première correspond au petit appareil du mur nord et est couverte en charpente avec bardeaux. Cependant des départs d'ogives, visibles en deçà du doubleau qui la sépare de la seconde travée, montre le projet avorté d'une voûte couvrant cette première travée. Les deux autres travées, dont la dernière forme le chœur, sont construites sur plan carré et voûtées en style angevin, sur croisées d'ogives et liernes. Les nervures retombent latéralement sur des culs-de-lampe cubiques. Cependant les nervures obliques reposant sur un de ces culots, d'un côté, ne retombent pas du côté opposé sur le cul-de-lampe le plus proche, mais sur le suivant. Donc, il existe bien cinq culs-de-lampe latéraux pour les retombées mais il n'y a que deux travées. D'autre part, contrairement à ce qui existe habituellement dans les voûtes angevines, les voûtes de cette églises sont peu bombées et la clef  des doubleaux sont pratiquement à la même hauteur que la clef centrale des ogives. Cette disposition reproduit celle des voûtes, aujourd'hui écroulées, de l'église Toussaint d'Angers. La plupart des clefs sont ornées d'anges ou de personnages. La nef est éclairée par des fenêtres en plein cintre. Deux d'entre elles, ouvertes dans le chevet plat, sont masquées par un retable du XVIIIe siècle. Au sud, l'église est épaulée par de puissants arcs-boutants.
Sur le mur nord, près du portail, des pierres de réemploi (du VIIIe siècle) portant des sculptures mérovingiennes (des entrelacs, des palmes et un lion) ont été utilisées. Ces pierres sont des métopes.
Plusieurs dessins gravés de bateaux, ex-voto de mariniers de Vienne, sont aussi visibles sur ce mur.
De part et d'autre de la porte de l'église, on trouve deux pierres d'attente des morts (ou dépositoires funéraires) en ardoise.
Cette église renferme quelques beaux vitraux.
Le château privé du Petit-Thouars date des XVe (début de la construction en 1420) et XVIe siècles. Il a été modifié au XVIIe siècle et restauré en 1873. La façade du logis principal, percé par des fenêtres à croisée de pierre, est accostée, de chaque côté, par une tourelle en encorbellement. Les communs, placés en angle droit, présentaient jadis douze arcades, mais l'aile ouest en a perdu trois. Ce domaine était un fief relevant du château de Chinon.
Son pigeonnier circulaire (XVIe siècle), avec un toit en forme de dôme en pierre surmonté par un lanternon ajouré, renferme 1072 trous de boulins (nids de pigeons) et un arbre tournant.
Le château privé de Falèche, surplombant l'église, a été édifié au XVe siècle et remanié au XIXe siècle dans le style néo-gothique. Il a conservé une fenêtre à croisée de pierre au Nord et une tourelle polygonale à l'Est.
Immédiatement à l'Ouest de ce château, se dresse le manoir privé du Petit-Falèche (XVIIIe siècle). Sa façade, présentant des fenêtres symétriques, est surmontée d'un fronton triangulaire.
Ce pigeonnier carré, couvert d'ardoise, se trouve au lieu-dit Le Murger.
A Rassay, le moulin à vent Cuclu est un moulin-cavier construit vers 1845. Il a conservé son massereau mais a perdu ses ailes et sa hucherolle. Ce moulin a fonctionné jusqu'en 1945.
A La Chaussée, ce pont, datant du haut moyen âge, se trouve sur l'ancienne voie romaine reliant Chinon à Saumur.
Sur les rives de la Vienne, on peut découvrir ces barques à fond plat appelées, en Touraine, les plates.
Ce sont, d'ailleurs, ces barques qui sont représentées dans la partie centrale du girouet de Saint-Germain.

A voir:
  • Les habitations troglodytiques.
Patrimoine disparu
  • Un dolmen, situé à environ 200 mètres au sud de La Chaussée, détruit vers 1880.
  • La chapelle aux Oies, à Port-Guyot, a été desservie jusqu'en 1787.
  • Le lavoir de Rassay.

Les lieux-dits: Bois-de-la-Pentière, Bois-du-Bion, Falèche, Ferme-du-Château, Île-du-Petit-Thouars, La Barre, La Blandinière, La Chaussée, La Croix, La Gaudrée, La Jaminière, La Moutonnerie, La Prée, La Tirandière, La Turquaisière, La Vacherie, La Vallée-des-Grottes, La Vallée-des-Veaux, Le Ballet, Le Bardeau, Le Baudiment, Le Bouchet, Le Bourg, Le Fort-Bedot, Le Haut-d'Avril, Le Haut-Rassay, Le Moulin, Le Murger, Le Perruchet, Le Petit-Thouars, Le Peuil, Les Biziers, Les Brûlés, Les Champs-Barbier, Les Communs, Les Moulins-Devant, Les Perrons, Les Plantes, Les Prés-de-Vernelle, Les Riasses, Les Touchands, Les Vaurengeards, Port-Guyot, Rassay
    Communes voisines: Candes-St-Martin, Couziers, Lerné, Thizay

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