Beaulieu-lès-Loches

Beaulieu-lès-Loches est une commune du sud-est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Bellilociens et les Bellilociennes.
Elle a porté les noms de: Belli locus (XIe siècle), Bellus locus (XIIe, XIIIe et XIVe siècles, chartes de l'abbaye de Beaulieu) et, enfin, Beaulieu-lès-Loches (1 mars 1957). Ce fut la seigneurie de l'abbé de Beaulieu, érigée en baronnie en 1516.
Coordonnées GPS de Beaulieu-lès-Loches: 1°00'52"E - 47°07'43"N
Code INSEE: 37020 - Code postal: 37600 - Superficie: 388 hectares
Altitudes: de 68 à 121 m
De l'ancienne abbaye bénédictine (appelée abbaye de La Trinité) fondée en 1007 par Foulque Nerra, il ne reste que les vestiges de l'église abbatiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Le clocher carré (dénommé jadis tour du Saint-Sépulcre) date du XIIe siècle. On peut aussi observer les restes du déambulatoire et de trois chapelles (XIe siècle) ainsi que ceux du transept voûté en berceau, des absidioles voûtées en cul-de-four et du chœur (XVe siècle).
Ce dessin de Gaignières représente l'abbaye de la Trinité en 1699.
La nef actuelle possède quelques éléments de la nef primitive mais la façade date de 1905.
Cet édifice referme le tombeau de Foulque Nerra, décédé le 21 juin 1040 à l'âge de 70 ans, dont on peut apercevoir le sarcophage dans la chapelle latérale sud.
La mairie a été aménagée dans des dépendances du XVIIIe siècle (sa première pierre a été posée le 3 février 1700) de cette abbaye.
Face à la mairie (place du Maréchal-Leclerc), la maison du prieur (XIVe siècle) dépendait du monastère dont elle occupait la partie sud-ouest du préau du cloître. Il est à noter la présence d'une courte tourelle (à gauche de la photo du haut) supportée par une trompe (dite trompe de Montpellier).
L'ancienne église Saint-Laurent (rue Foulques-Nerra) date des XIIe (chœur à deux travées), XIIIe (nef de 1230, deux collatéraux et clocher carré) et XVIe siècles (deux chapelles).
De l'église Saint-Pierre (XIIIe siècle), il ne subsiste que le chevet plat et la tourelle servant d'appui à l'ancien clocher. Cette église a été transformée en logis privé.
La chapelle Sainte-Barbe, consacrée le 8 octobre 1475 par l'archevêque de Tours, a été bâtie par le curé de l'église Saint-André, Jean de Cignory, dans le cimetière de la Varenne, aujourd'hui disparu. Elle mesure 6,80 m de long et 4,20 m de large.
La Maison du Pilori a été construite au XVe siècle. Elle a aussi portée les noms de Maison du Bourreau ou Maison de Justice. Elle se trouve au 20 rue de Guigné (à l'angle avec la rue du Puy-Mourier).
La Maison dite d'Agnès Sorel (11 rue des Morins) date du XVe siècle.
Il existe également, à Beaulieu, quelques maisons à pans de bois (celle-ci, au 4 rue Guigné, date du XVe siècle).
La maison du parvis (rue Bourgeoise) a été édifié à la fin du XVe siècle.
Au 10 rue Basse, ce logis du XVe siècle est composé de deux maisons accolées dont les façades Est sont en alignement. Cet ancien relais de poste possède une cours accessible par une porte cochère.
Au 22 rue Georges-Patry, l'ancienne léproserie (devenue ensuite une maladrerie) a été fondée au XIIe siècle. Il n'en reste, en fait, que les murs, l'intérieur est plus récent. Le second étage présente des fenêtres en plein cintre.
Au 6 rue Bourgeoise, une maison (XVIe siècle) possède une fenêtre à meneaux.
Au 2 rue des Morins, la maison des Templiers (fin du XIIe siècle) est un bâtiment fortifié dont le rez-de-chaussée est voûté d’arêtes. La salle de l'étage, éclairée par trois fenêtres en plein cintre, était recouverte d'une voûte sur ogives. En fait, aucun document ne prouve que ce logis fut construit par l'Ordre du Temple.
La Tour Chevalleau ou Chevalot (XIIe siècle) a été modifiée au XVe siècle. Au sommet de son aile, un pigeonnier en forme de pyramide renferme 90 boulins (nids de pigeons).
Au lieu-dit La Croix-Bonin, on peut découvrir le cromlech de La Croix-Bonnin composé de cinq pierres en grès poudingue d'environ 80 cm de haut. Au centre de ce cromlech de 17 m de diamètre, se trouve le socle de la croix, aujourd'hui disparue.
La construction du kiosque à musique a débuté en 1902 mais ne finira qu'en 1909 (toiture).
Deux pompes publiques peuvent être observées: place du Maréchal-Leclerc...
... et rue Saint-Laurent.
Au bout de l'impasse du Pont-Guénard, un lavoir (début XIXe siècle)...
... a la particularité d'avoir des selles, ou planches (sur lesquelles les laveuses frottaient le linge), en pierre et non en bois.
Un deuxième lavoir se trouve au fond d'une impasse donnant sur la place du Maréchal-Leclerc.
Le bistrot "A l'espérance", désormais fermé, a gardé son enseigne gravée dans la pierre.
Cette enseigne peinte (rue Guigné) était celle d'un charron. A sa proximité, on peut voir deux anciennes plaques d'assurances.
Le château privé du Pressoir (XIXe siècle) est un mélange des styles pseudo-gothique et pseudo-Renaissance.

Patrimoine disparu
Située place du Maréchal-Leclerc, cette maison du XVIe siècle (avec une échauguette d'angle) était une des dépendances de l'abbaye de Beaulieu. A la fin du XIXe siècle, elle abritait l'atelier d'un tonnelier. Elle a été démolie dans les années 1930.

Les lieux-dits: Basile, Champ-des-Razais, Guigné, La Buhetterie, La Charbonnerie, La Croix-Bonnin, La Croix-Gaillard, La Madeleine, La Palle, La Rauderie, La Varenne, La Viorne, Le Belvédère, Le Marandais, Le Pressoir, Le Puits-Gibert, Les Bertrands, Les Crêmes, Les Galichères, Les Grands-Champs, Les Pallis, Les Viantaises, Linière, Moulin-de-L'Aumônier, Saint-Roch, Sainte-Barbe
    Communes voisines: Ferrière-sur-Beaulieu, Loches, Perrusson

    Blason de Beaulieu-lès-Loches

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