Saint-Jean-Saint-Germain

Saint-Jean-Saint-Germain est une commune du sud-est de la Touraine. Elle a été constituée, le 19 mars 1834, par la réunion de Saint-Jean-sur-Indre et de Saint-Germain-sur-Indre. Ces habitants s’appellent les Saint-Jean-Germanois et les Saint-Jean-Germanoises, depuis 2011.
Coordonnées GPS de St-Jean-St-Germain: 1°02'19"E - 47°05'05"N
Code INSEE: 37222 - Code postal: 37600 - Superficie: 2134 hectares
Altitudes: de 72 à 147 mètres
L'église Saint-Jean-Baptiste (église toujours fermée), construite au XIe siècle (nef), a été agrandie aux XIIe (clocher en forme de lanterne des morts), XIIIe (chœur, façade et chapelle seigneuriale) et XVe siècles (porche charpenté).
Les murs goutterots de la nef sont parementés en petit appareil. Le mur nord est percé par trois fenêtres en plein cintre dont la troisième a été refaite. La façade ouest est ouverte par une porte en plein cintre présentant deux rouleaux moulurés d'un tore. A gauche, a été disposé un tombeau d'autel probablement en même temps que fut ajouté le porche.
Ce porche en pierre présente une façade surmontée d'un fronton triangulaire percé d'une fenêtre rectangulaire. Son mur sud est ouvert de trois arcades en plein cintre tandis que le mur nord est ajouré par une fenêtre flamboyante.
La nef, couverte d'une fausse voûte de plâtre, a gardé deux retables et deux niches du XVIIe siècle. Elle aboutit à un chœur carré, voûté sur croisée d'ogives et éclairé par un triplet dont la lancette médiane est plus haute que les latérales. Au sud, s'ouvre la chapelle seigneuriale, portant des armoiries. Le clocher, dont la base date du XIIe siècle, flanque l'église au sud. Carré à sa base, il est octogonal à sa partie supérieure qui a été restaurée.
Cette église renferme trois vitraux signés par Lux Fournier dont celui-ci qui représente sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (Tours, 1924). Trois autres verrières sont des œuvres de l'atelier Lobin (Tours) et une de Van Guy. Les trois vitraux du chevet ne sont pas signés.
L'église Saint-Germain (église toujours fermée), bâtie à la fin du XIe siècle (nef unique et façade), a été modifiée aux XVIe (chœur à chevet plat) et XVIIIe siècles (porte sud de 1762).
Les murs de la nef sont parementés en petit appareil. Sa façade a été reconstruite à la fin du XIe siècle avec une porte en plein cintre, aujourd'hui condamnée, et une fenêtre également en plein cintre. Le mur sud est ajouré par trois fenêtres dont deux furent refaites. Ce mur garde des traces de deux portes, l'une en plein cintre, l'autre en arc brisé. La nef, couverte d'une fausse voûte de plâtre, aboutit à un chœur voûté sur ogives et liernes rayonnant d'une clef pendante. Ce chœur est relié à une chapelle seigneuriale voûtée d'ogives avec clef timbrée des armoiries de Berruyer. Ce blason se retrouve aussi dans le vitrail de la fenêtre. Le retable de cette chapelle est du XVIe siècle, celui de l'autel majeur, en pierre, signé Lachant, date de 1704. Un clocher, couvert d'ardoises, surmonte la nef.
Le château privé de Saint-Germain (fin du XVe siècle) a été restauré en 1902. Il est composé de deux corps de bâtiments perpendiculaires avec lucarnes fortifiées, flanqués de deux tours circulaires (XVIe siècle) coiffées de toits coniques surmontés de lanternons octogonaux et, à l'est, d'un donjon carré avec mâchicoulis. La terrasse à balustres est munie d'un double escalier. L'aile en retour d'équerre date du XVIIe siècle. Dans le parc, se trouve une tourelle en poivrière. C'était une châtellenie relevant de l'archevêché de Tours.
Le château privé de Montfélix a été édifié de 1841 à 1843, de style néo-gothique, par George Smith d’Ergny, pour son fils George-Michel, à l'occasion de la naissance de son premier enfant. C'est George Smith d'Ergny qui a donné le nom de Montfélix à ce lieu qui s'appelait Les Perruches. Il s'est inspiré du prénom de sa belle-fille, Antoinette-Félix-Eugénie Mélin.
Encadrée par deux tourelles en encorbellement, la façade comporte, au centre, un fronton triangulaire. Le toit est surmonté de hauts pinacles décoratifs en forme de colonnes torsadées ou ornées de losanges. Le château a été agrandi vers 1862.
Le château privé du Coudray a été bâti au XVIIIe siècle puis modifié au XIXe siècle (ajout d'une tourelle à poivrière vers 1840). Une tourelle ronde flanque chaque façade du bâtiment, une d'elles porte une date gravée: 1794. La porte est encadrée par deux colonnes. Les combles sont éclairés par des lucarnes à fronton courbe. La chapelle, située au sud, a été bénie, le 24 juillet 1770, par Brette, curé de Beaulieu-lès-Loches.
Le château privé de Rouvray (reconstruit en 1883 par l'architecte Auguste Aublet) présente une façade sur l'Indre agrémentée d'un balcon soutenu par des colonnes, d'une tourelle en encorbellement et de lucarnes à frontons brisés. Deux médaillons représentant le profil d'un homme et d'une femme de la Renaissance sont sculptés au-dessus du porche d'entrée qui est soutenu par des colonnes ioniques. De l'ancien manoir, on ne voit plus qu'une grosse tour circulaire revêtue de briques. Ce domaine possède un pigeonnier-porche carré de 1834 (dans sa ferme).
Il existe deux lavoirs: celui de Saint-Jean (rue du Déversoir)...
... et celui de Saint-Germain (place des Anciens d'AFN).
A Saint-Germain, dans l'allée de la Forge, une boulangerie coopérative (créée en 1932) fournissait, jadis, le pain.

A voir:
  • Le manoir privé de La Roche-Saint-Jean (XVIe siècle): sa chapelle, en ruines, avait deux travées voûtées d'ogives.
  • L'ancien presbytère de Saint-Jean (XVe siècle), situé derrière l'église: une tour quadrangulaire, surmontée d'un toit à deux pans, est disposée en avant-corps au centre de la façade sud. Le portail d'entrée du domaine comprend une porte charretière en anse de panier et une porte piétonne en plein cintre, surmontée d'un écu vide.
  • L'ancien presbytère de Saint-Germain (XVIe siècle et 1660) présente, sur sa façade un escalier en pierre, protégé par un auvent. Il conduit à une porte dont le linteau porte une date gravée: 1660.
  • Le logis privé de La Baudière (XVIIe siècle).
  • Les nombreuses maisons anciennes de Saint-Germain.

Les lieux-dits: Bois-de-la-Cour, Bordebure, Gastines, La Basse-Prône, La Baudière, La Baugetière, La Bérangerie, La Bichetière, La Clemencerie, La Cour, La Croix-Gredon, La Foulonnerie, La Grande-Pièce, La Guiffaudière, La Longue-Prée, La Maison-Neuve, La Mousseline, La Pièce-des-Apremonts, La Pièce-des-Genêts, La Pinerie, La Pinière, La Plotterie, La Roche, La Sabardière, La Taille-Grelet, L'Auvernière, La Vincendrie, Le Beau-Blanc, Le Bois-de-la-Baudière, Le Bourg-Neuf, Le Champ-Chenu, Le Chêne-Marqué, Le Chêne-Morin, Le Coudray, Le Gué-des-Dames, Le Pré-Bordet, L’Étang, Le Village-du-Gué, Les Anglées, Les Barrières, Les Boulinières, Les Brosses, Les Champs-Frapin, Les Champs-des-Fourneaux, Les Chartans, Les Chiens-Blancs, Les Coteaux, Les Denis, Les Étrais, Les Fontaines, Les Fourneaux, Les Germinières, Les Grands-Champs, Les Hardis, Les Hautes-Maisons, Les Justices, Les Neufs-Perrons, L'Espérance, Les Perruches, Les Plantes, Les Riaux, Les Rues, Les Sillons, Les Tailles-de-Gastines, Les Touches-Rondes, Les Vigneaux, L'Hôpital, Montfélix, Pièce-de-la-Fosse-au-Loup, Pièce-de-l'Heroux, Pièce-des-Minées, Pièce-des-Rues, Pièce-des-Vollets, Prairie-du-Rouvray, Pré-Rangelare, Pré-de-Maine, Prés-Morins, Ravin-des-Cailloteries, Ravin-Georget, Ravin-Lunette, Reuille-des-Tanières, Reuilles-des-Foumeaux, Reuilles-du-Gros-Chêne, Rouvray, Saint-Germain, Saint-Jean, Sambonne, Sur-les-Reuilles

    2 commentaires:

    1. Merci de votre intéressant site.
      Juste une remarque: la photographie que vous mentionnez comme le manoir de la Roche Saint-Jean représente en fait les communs, agrandis dans les années 1990, de Montfélix.
      Le manoir de la Roche se trouve plus loin, sur la même route.

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    2. Correction effectuée. Merci.

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