Chemillé-sur-Dême

Chemillé-sur-Dême est un village du nord de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Chemillois et les Chemilloises.
Il a porté les noms de: Camiliacus (802, diplôme de Louis le Débonnaire), Chimiliaco (1062, cartulaire de Marmoutier), Chemilleium (1135 et 1333, chartes de l'abbaye de la Trinité de Vendôme), Chemillé-le-Blanc et Chemillé-sur-Dême (1789). Ce fut une co-seigneurie dépendant, d'une part, de l'abbaye de Vendôme et, d'autre part, successivement, des familles de Bueil, de Lusignan-Lezay et de Gaillon.
Coordonnées GPS de Chemillé-sur-Dême: 0°38'48"E - 47°39'28"N
Code INSEE: 37068 - Code postal: 37370 - Superficie: 3354 hectares
Altitudes: de 75 à 164 mètres
L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, construite au XIe siècle (une partie des murs en petit appareil des façades sud et ouest), a été modifiée aux XIIe (façade), XIIIe (base du clocher carré) et XVe siècles (nef, deux chapelles latérales et chœur à chevet plat). Elle a été agrandie en 1850 (sacristie) et en 1865 (trois nouvelles chapelles, selon les plans de l'architecte Travers de La Chartre-sur-le-Loir). En 1873, les lambris de la nef ont été remplacés par des voûtes en briques selon les plans de l'abbé Brisacier. La porte nord a été percée en 1968.
Elle renferme plusieurs vitraux dont celui-ci, représentant la Sainte Famille, qui a été réalisé en 1901 par le maître-verrier tourangeau J.-P. Florence.
Trois statues (fin du XIXe siècle) sont des œuvres du céramiste tourangeau Avisseau: la Vierge à l'Enfant (photo), saint Cyr et sainte Julitte, saint Joseph et l'Enfant Jésus.
Près de l'église, on peut voir ce dépositoire funéraire (ou pierre d'attente des morts).
Au centre du cimetière, une croix hosannière du XVIe siècle présente: au centre, la Vierge à l'Enfant; en haut, les initiales IHS; à droite, saint Pierre et à gauche, saint Jean-Baptiste. Il existait une seconde croix hosannière qui a été brisée au début du XXe siècle.
Dans le cimetière, la chapelle Saint-Médard, de style néo-gothique, a été édifiée en 1846 et bénite le 3 novembre 1847 comme chapelle publique.
La maison de l'Averne (XVIe siècle), ancienne maison de justice, a été profondément remaniée au XXe siècle. Elle possédait une tour qui a été détruite vers 1850 pour élargir la rue.
Elle conserve, toutefois, deux lucarnes à meneaux avec fronton pointu orné d'une coquille et d'une couronne de feuillage.
Le château privé de La Marchère, à l'ouest du bourg, date du XVe siècle et a été restauré au XVIIIe siècle (à la suite d'un incendie, restauration terminée en 1789). Il a été édifié à l'emplacement d'un château fort du XIVe siècle dont il reste le châtelet d'entrée. Ce dernier présente encore sur sa façade nord-est les rainures de ses ponts-levis. Le bâtiment actuel, quadrangulaire, est flanqué, à ses angles nord-est et nord-ouest, de deux tours rondes et d'une tour pentagonale d'escalier qui fait saillie sur la façade sud. Au XIXe siècle, une chapelle a été installée au rez-de-chaussée du châtelet (ses vitraux sont de 1893). La Marchère était une châtellenie relevant du chapitre de Bueil.
Le manoir privé de Rebondais (fin du XVe siècle), ancien logis seigneurial, comprend un bâtiment rectangulaire et une tourelle pentagonale qui renfermait un escalier à vis en pierre aujourd'hui disparu. Ce manoir a aussi perdu ses cheminées originelles.
A ses angles sud-est et sud-ouest, deux tours d'angle circulaires, coiffées de toits coniques, ont été détruites.
Le manoir privé de Rezay (XVIe siècle) est composé de bâtiments organisés autour d'une cour: deux logis, une écurie et une bergerie. Son portail avec arc en pierre à bossages allongés transversaux, surmonté d'un fronton circulaire, a été détruit. Il portait une date: 1642. Ses fossés ont été comblés. Il subsiste une tour cylindrique à l'angle sud-est du bâtiment.
Ce manoir a conservé sa chapelle rectangulaire couverte d'un toit en demi croupe du XVIIIe siècle.
Le manoir privé de L'Élysée date du XVIIe siècle.
En contrebas de la route de Tours, ce lavoir a été construit en 1904.
Il reste quelques loges de vigne sur le territoire de cette commune.

Patrimoine disparu
  • La chapelle Saint-Hilaire, située à environ 300 mètres à l'Est du bourg, bâtie en 1645, a été détruite en 1750.
  • Le prieuré de Gatineau, à l'Est du bourg, dépendait des bénédictins de Vendôme.

Personnalité liée à la commune:
  • Jean Raspail, écrivain et journaliste, est né à Chemillé-sur-Dême le 5 juillet 1925.

Les lieux-dits: Ballage, Beauregard, Bel-Air, Belle-Vue, Bois-de-la-Toquerie, Bois-Frelon, Bois-Soleil, Crouillas, Huche-Pie, Ingrande, La Baubrie, La Borde, La Borde-Fresneau, La Bourgauderie, La Boutterie, La Bustière, La Chaise, La Chaudronnerie, La Chevetterie, La Cochère, La Coulée, La Courbettière, La Georgettière, La Gougeonnerie, La Gousserie, La Graffinière, La Grillonnière, La Grode, La Guillonnière, L'Aitre-Cocher, La Marchère, La Martinière, La Massonnière, La Ménardière, La Petite-Borde, La Pinière, La Prophèterie, La Ragonnière, La Roussellière, La Serpinerie, La Souletterie, La Sourderie, La Taconnetterie, La Vallée, La Vinerderie, Le Belluet, Le Bois-Robert, Le Bout-de-Gâtine, Le Châtelier, Le Coudray, Le Grand-Haut-Bois, Le Grand-Niaffre, Le Patois, Le Petit-Feu, Le Petit-Niaffre, Le Poirier-Vert, Le Pommier-Vert, Le Tremblay, Le Vieux-Château, Les Bournais, Les Chevaliers, Les Gaudinières, Les Grandes-Maisons, Les Grands-Champs, Les Landes, Les Maisons-Neuves, Les Morinières, Les Mortiers, Les Prés, Les Rougeries, Montjouvant, Moque-Souris, Moulin-de-Gâtineau, Moulin-de-Maupas, Moulin-du-Comte, Rappelé, Rezay, Saint-Hilaire, Touchellion, Toucheronde, Vienne

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