Véretz

Véretz, prononciation locale Vérette, est une commune située à l'est de Tours, dans la vallée du Cher. Ses habitants sont appelés les Véretzois et les Véretzoises.
Elle a porté les noms de: Villa Verotio (983, charte de Saint-Julien), Vairetum (XIIe siècle, charte de Hugues d'Amboise), Verez (1290, pouillé de Tours), Vairet et Veiret (XIIIe siècle, charte de Saint-Martin), Vereto (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Veretz (1338, cartulaire de Cormery), Verez (1342, cartulaire de l'archevêché de Tours). La châtellenie relevait de l'archevêché de Tours.
Coordonnées GPS de Véretz: 0°48'11"E - 47°21'28"N
Code INSEE: 37267 - Code postal: 37270 - Superficie: 1386 hectares
Altitudes: de 47 à 94 mètres
Cours d'eau: le Cher
L'église Notre-Dame (église toujours fermée) a été bâtie au XVIe siècle (nef, chapelle seigneuriale, transept saillant, chœur et étages du clocher). Consacrée le 20 novembre 1519 par Odart, évêque de Troyes, elle a remplacé un édifice de la fin du XIIe siècle dont subsiste la souche du clocher.
La nef comprend quatre travées voûtées d'ogives dont la première est creusée dans le roc. La seconde est sous-jacente à la chapelle seigneuriale. Ces deux travées sont voûtées plus bas que les travées suivantes. Le transept a son croisillon sud sur plan légèrement trapézoïdal car son mur Est, contigu au clocher, est oblique. Le chœur, à chevet plat, est composée de deux courtes travées. La première est voûtée d'ogives. La voûte de la seconde est portée par deux nervures rayonnant de la clef du doubleau et retombant à l'union  de deux tiers du mur du chevet, en y rencontrant un arc secondaire retombant d'autre part sur l'appui correspondant du doubleau.
Au-dessus de la seconde travée de la nef, se trouve la chapelle seigneuriale, en forme de tribune au niveau des terrasses du château. Elle est ornée de pilastres, d'une corniche d'oves et de coquille et de peintures murales dont certaines sont attribuées à Jacob Bunel (fin du XVIe siècle) et dont les autres furent réalisées par Louis Courant, peintre tourangeau, selon un contrat signé en 1666.
La base du clocher, situé dans l'angle formé par le chœur et le croisillon sud du transept, date de l'édifice primitif du XIIe siècle. Ce clocher a conservé la voûte d'ogives qui le divisait dans sa hauteur et qui fut percée pour laisser le passage à une vis de Saint-Gilles construite au XVIe siècle pour accéder aux combles. Les huit fenêtres en plein cintre qui ajouraient l'étage du beffroi ont été condamnées, sauf deux. Au-dessus d'elles, des trompes soutenaient une flèche octogonale disparue et remplacée par le couronnement octogonal très pointu actuel.
Cette église possède une gargouille assez inquiétante.
Près de l'église, on peut voir cette pierre d'attente des morts (ou dépositoire funéraire) du XIIe siècle. Elle est constituée par une dalle horizontale de 1,50 mètre sur 1 reposant sur deux pierres verticales de 60 centimètres de hauteur.
L'église Notre-Dame renferme des vitraux (XIXe siècle) signés par le maître-verrier Julien-Léopold Lobin. Celui-ci représente l'Assomption de la Vierge.
Le château de Véretz a été reconstruit dans le style néo-gothique, en 1836, par son nouveau propriétaire: le duc de Richemont. Les plans sont de l'architecte amboisien Sylvain-Philippe Châtaigner.
Sa chapelle (XVIe siècle) est un édifice rectangulaire dont la porte centrale et les fenêtres ont été murées en 1812. Le toit à quatre pans est soutenu par une corniche à double frise. Trois niches vides avec un décor de coquille, des contreforts surmontés par des petits pilastres, une fenêtre en ogive et une cheminée munie d'un lanternon forment la décoration.
Ses terrasses dominent, au Nord, la vallée du Cher et, à l'Est, l'église et la rue Chaude (photo).
Ses communs datent du XVIIIe siècle. Les écuries à étages mansardés s'étendent sur plus de 50 mètres le long de la route départementale 976. Sur le pignon Est, un blason sculpté est leur seule décoration.
L'ancien château du début du XVIe siècle (ici représenté en 1699) et du milieu du XVIIIe, tombé en ruines, avait été démantelé. Il avait remplacé une forteresse qui avait été incendiée par les Anglais au XIVe siècle. Selon certains historiens, c'est dans ce château qu'aurait été signé L’Édit de Nantes car, à l'époque, il appartenait à Pierre Forget, conseiller catholique de Henri IV lors des négociations pour ce traité.
Cette gravure représente le château au XVIIIe siècle tel que l'avait fait reconstruire le duc d'Aiguillon. Le château est élevé de trois étages avec de nombreuses fenêtres et surmonté par un toit en terrasse avec balustrade.
Le manoir privé de La Gagnerie a été reconstruit en 1878.
La mairie (1880) a été bâtie dans le domaine du manoir de La Gagnerie. Le pavillon central est entouré par deux ailes symétriques.
Le château du Verger (seconde moitié du XVIIIe siècle) est devenu une maison de retraite. Il comprend un bâtiment central encadré par deux ailes identiques.
Le château privé de Beauregard a été édifié au XIXe siècle. Sa porte est surmontée par un arc de panier, lui-même dominée par un balcon de fer forgé bleu. Il possède deux pigeonniers circulaires du XVIIe siècle dont celui de l'ouest a été transformé, au XIXe siècle, en château d'eau d'une capacité de 21.000 litres.
Le manoir privé de Cordouan date de 1887.
Dans les rues, on peut observer quelques maisons anciennes.
A la sortie Est du bourg, on remarque des vestiges de l'aqueduc gallo-romain de Fontenay (ou du Cher) qui date du 1er siècle après Jésus Christ. Cet ouvrage débutait à Fontenay (Bléré) et servait à alimenter en eau la ville de Tours. Sa longueur était de presque 25 kilomètres. Il devait franchir 18 vallons au moyen de ponts de 25 à 100 mètres de longueur. Six communes étaient traversées: Bléré, Athée-sur-Cher, Azay-sur-Cher, Véretz, Larçay et Saint-Avertin. Son débit variait de 2300 à 5400 mètres cubes par jour.
Cette carte permet de visualiser le tracé de l'aqueduc de Fontenay.
La fontaine de 1672 est l'œuvre du sculpteur Vaughelmod (Bacchus sur un tonneau) et du maçon Bienvault (bassin).
Dans le cimetière, se trouve la tombe du pamphlétaire Paul-Louis Courier, assassiné dans la forêt de Larçay par son garde-chasse, le 10 avril 1825.
Un monument dédié à Paul-Louis Courier a été réalisé par Eugène Viollet-le-Duc et inauguré le 28 juillet 1878. Il mesure 3 mètres de haut.
Le poète et chansonnier anarchiste Eugène Bizeau est aussi enterré dans ce lieu. Il est mort à 106 ans en 1989.
Sur le Cher, le barrage à aiguilles de Roujoux a été construit en 1841 (pour plus de détails sur ce type de barrage, voir l'article sur Chisseaux).
Dans la rue Chaude, cette girouette servait peut-être d'enseigne à un bottier.
Toujours dans la rue Chaude, près de la fontaine, je ne sais pas ce que représente ce haut-relief (peut-être un apothicaire).
Véretz possède son girouet dont la partie centrale représente un navire votif suspendu dans la nef de l'église.
Cette maquette de bateau à trois mâts, un bateau votif, a été fabriquée, en 1854, par Jean Bricau, le dernier charpentier de marine du village.
La maison de La Chavonnière (XVIe et XVIIIe siècles, modifiée au XIXe) fut achetée par Paul-Louis Courier en 1815. Elle est constituée par deux bâtiments en équerre dont l'un a été raccourci. Elle ne comporte qu'un rez-de-chaussée surmonté par des combles.

A voir:
  • Le manoir privé de La Pidellerie (XVIe et XVIIe siècles) a conservé, côté jardin, une fenêtre du XVIe siècle qui a perdu sa croisée de pierre.
Patrimoine disparu
  • Le château de La Roche-Morin (XVIIIe siècle) qui a disparu vers 1960. Il avait remplacé un manoir du XVe siècle. Dans les années 1820, il appartenait au marquis de Siblas.

Les lieux-dits: Ave-Maria, Beauregard, Clairault, Ferme-du-Parc, Hors-Duel, La Blauderie, La Bourderie, La Bretonnière, La Bussardière, La Carabinerie, La Chapelle, La Chavonnière, La Ferranderie, La Giraudière, La Guérinière, La Métairie-Neuve, La Moissonnière, La Philiponnière, La Pidellerie, L'Armerie, La Roche-Morin, La Vitrie, Le Fouteau, Le Gaissier, Le Port, Le Prieuré, Le Saveton, Le Teignard, Le Verger, Le Vieux-Moulin, Les Aprées, Les Boileaux, Les Cantales, Les Cunaux, Les Desrès, Les Grandes-Clairières, Les Hauts-Prés, Les Îles, Les Naudries, Les Ruaux, Les Rues-Maigres, Les Tartres, Roujoux, Villiers
      Blason de Véretz

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