Saint-Christophe-sur-le-Nais

Saint-Christophe-sur-le-Nais est une commune du nord de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Christophoriens et les Christophoriennes.
Vers 1050, elle apparait sous le nom de Sanctus Christophorus. Par la suite, elle s'appela Ecclesia castelli quod dicitur S. Christophori (1068, Cartulaire de l'abbaye Saint-Florent de Saumur), Castelliana S. Christophori (1239, Charte de la Clarté-Dieu), Saint-Christofle (1306, Charte de la Clarté-Dieu), Saint Cristofle (1402, Cartulaire de l'archevêché de Tours), Saint-Christophe (XVIIIe siècle, Carte de Cassini), Val-Riant (1793), Saint-Christophe-sur-le-Nais (à partir de 1895, Annuaire de Tours et Indre-et-Loire). Ce nom fut confirmé par décret, le 23 octobre 1938. La châtellenie, érigée en baronnie, fut incorporée au duché de la Vallière en 1667.
Coordonnées GPS de St-Christophe-sur-le-Nais: 0°28'31"E - 47°36'57"N
Code INSEE: 37213 - Code postal: 37370 - Superficie: 1827 hectares
Altitudes: de 52 à 127 mètres
L'église Saint-Christophe (église toujours fermée) a été formée, vers 1700, par la réunion d'une église et d'une chapelle: qui ont été reliées par une large ouverture. L'église paroissiale date du XIVe siècle (nef lambrissée), ...
... modifiée au XVIe siècle (clocher de 1505, collatéral restauré en 1903), ...
... et la chapelle de l'ancien prieuré (de l'ordre de saint Benoît) Saint-Pierre de 1061 (abside semi-circulaire), modifiée aux XIVe (chœur) et XVe siècles (deux chapelles au nord).
Dans la façade ouest subsiste la porte, murée en 1838, de l'église paroissiale (première photo). Les voussures en arc brisé sont moulurées de tores en amande et retombent sur les chapiteaux, garnis de crochets, de colonnettes logées dans les retraits des jambages. Cette porte indique l'axe primitif de l'église qui, au début, n'avait pas de collatéral.
Au XVIe siècle, la nef fut divisée, dans sa largeur, en une nef principal et un collatéral nord reliés par cinq arcades en arc brisé à deux rouleaux retombant sur des piles octogonales.
Le chœur rectangulaire, dont l'axe est plus au sud que celui de la nef, a eu son sol surélevé lors de la réunion des deux églises. Son mur sud date du XIVe siècle et est percé d'une porte et de deux fenêtres dont la première a été refaite au XVIe siècle. Au nord, ce chœur est d'abord relié à une chapelle (dédiée à saint Gilles) communiquant aussi avec le collatéral. Elle a été construite en même temps que celui-ci. A l'est de cette chapelle, le mur du chœur présente une grande arcade aveugle dont l'arc et le support gauche datent d'environ 1840. Le support droit est composé par deux colonnes à chapiteaux ornés de crochets, de la fin du XIIe siècle, créées lors d'un remaniement de l'église priorale.
A l'est, le chœur est fermé par un grand mur plat du XIVe siècle et fut reparementé, à l'intérieur, vers 1840. C'est à ce moment que fut supprimé, dans sa moitié nord, l'accès à l'abside de la fin du XIe siècle. La partie moyenne du mur de l'abside est parementée en écailles de poisson. Ses fenêtres furent remaniées et agrandies au début du XVIe siècle. Sa voûte a été refaite au XIVe siècle sur quatre branches d'ogives.
La chapelle Saint-Nicolas rajoutée au nord, au XVe siècle, de cette abside et du chœur était celle du prieur. Elle sert de sacristie. Rectangulaire, elle est constituée par trois travées dont la première est voûtée d'un berceau en arc surbaissé soutenu par un doubleau. Les travées suivantes sont voûtées sur croisée d'ogives.
Cette église renferme de nombreuses peintures murales représentant la Crucifixion (XVIe siècle)...
... un saint Évêque entouré par deux autres saints (XVe siècle)...
... une Vierge à l'Enfant (XIVe siècle)...
... saint Cosme et saint Damien (XVe siècle)...
... et, sur l'arc doubleau séparant le chœur d'une chapelle, les travaux des mois de l'année (XIVe siècle). D'autres peintures murales des XIVe, XVe et XVIe siècles peuvent être aussi observées.
Une importante statue de saint Christophe du XVIIIe siècle (vers 1773) mesure environ 4,45 mètres de hauteur. Elle est l’œuvre de Mathurin Roquantin.
Les vitraux ont été réalisés par les maîtres-verriers tourangeaux Étienne Lobin (ici Notre-Dame des Pèlerins de 1911) et Jean-Prosper Florence.
Le chœur, le collatéral nord et une chapelle sont couverts de lambris en bois garnis de couvre-joints et ornés de médaillons sculptés et peints (photo: la reine Claude et François 1er).
Près de l'église (1 rue des Pèlerins), l'ancien presbytère a été bâti au XVe siècle puis modifié en 1722. Sur la cour, il comporte trois élément en léger décrochement dont le dernier présente une meurtrière qui permettait de défendre l'entrée.
Située au nord du bourg, la petite chapelle Saint-Gilles, fondée en 1122, a été remaniée aux XVe (agrandissement) et XIXe siècles. Sa restauration date de 1979. Le 1er septembre de chaque année, c'était un lieu de pèlerinage.
Elle est composée d'une nef unique dont le plafond a été lambrissé au XVe siècle. Cette nef est percée de trois baies en arc en plein cintre: une fenêtre sur le mur nord, une porte sur le mur sud et une grande porte, surmontée d'une fenêtre, sur la façade ouest. Cette façade est surmontée par un petit clocheton en ardoise. A l'intérieur, un Christ en croix, en terre cuite peinte, est placé sur le poinçon de la poutre du chevet. Un autel à gradins, en bois, est orné de l'agneau aux sept sceaux. Il est entouré d'une bordure formée de grappes de raisins et de fleurs.
Le manoir privé de Vaudésir a été construit en 1532 pour René Bonamour, marchand à Tours. Le manoir, entouré de douves, est composé de deux ailes en équerre, à l'Est et au Nord, accolés à une extrémité d'un pavillon. L'aile ouest, encore visible sur le cadastre de 1834, a été détruite depuis mais un pavillon d'angle a été conservé. Les corps de logis sont couverts d'un toit en croupe et les pavillons de toit en pavillon. Les façades sont percées par des fenêtres à croisée de pierre surmontées par des lucarnes en pierre de taille à baies géminées avec un fronton triangulaire. Deux tours carrées, au nord-ouest et au sud-est, étaient des moyens de défense.
Le château privé de Gesnes ou Gênes (début du XVIIIe siècle) est composé d'un logis central en rez-de-chaussée flanqué, à l'ouest, par deux pavillons en légère saillie. A l'est, on trouve deux tours intérieures. Les toits à la Mansart sont éclairés par des lucarnes alternativement à frontons courbes et triangulaires amortis d'un fleuron. La chapelle, située du sud, a été reconstruite en 1778. Son orangerie, en mauvais état, a été détruite dans les années 1980.
Le manoir privé du Bas-Sion (appelé aussi La Roche-Sion) comprend un logis rectangulaire (XVIIIe siècle) recouvert d'un toit en croupe. Une tour ronde (seconde moitié du XIXe siècle), située au centre de la façade nord, contient un escalier à vis en bois. Elle est couverte par une toiture conique. La fenêtre centrale de la façade Sud, dont l'appui est supporté par deux consoles en forme de volutes, est encadrée d'un grand arc en plein cintre formant un fronton.
Le logis privé de La Perrine (XVIIe siècle) a été transformé en 1821. Son entrée est placée dans l'axe de la cave de 20 mètres sur 4 qui daterait de XIIIe siècle.
Au 11 rue Chaude, ce logis est appelé la "maison des médecins" car deux docteurs y sont nés. Antoine-Émile Mançais (né le 1 juin 1833) était chirurgien major de la marine lors de la guerre de Crimée. Son neveu, Raphaël Anatole Émile Blanchard (né le 28 février 1857) était professeur à la faculté de médecine de Paris. Deux autres médecins connus sont nés à Saint-Christophe: Fulgence Raymond, successeur de Charcot, et Edouard Labbé, chirurgien à Paris.
Au 12 rue des Potiers, cette demeure (début du XVIIIe siècle) avait, jadis, une enseigne en forme de dauphin. Depuis, elle porte le nom de maison du Dauphin. Sur le jardin, on observe deux ailes perpendiculaires au toit pointu. La plus courte est une tour quadrangulaire contenant un escalier de bois. En 1739, cette maison a été achetée par Pierre Epron, fondateur (en 1738) d'une faïencerie à Saint-Christophe. A gauche de sa façade, une niche abrite une statue en faïence de saint Pierre.
Près de l'église, le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 a été sculpté par Médéric Bruno. Sous le poilu, l'inscription est: "on ne passe pas". Ce monument a été restauré en 2015.
Le pigeonnier en tuffeau, appelé la fuie de La Forêt, dépendait du fief de Racan. Il a perdu son toit mais conserve 687 boulins (nids de pigeons).
Il existe deux lavoirs sur le Nais. Le lavoir communal (1837) du Gué-Couvert (au bout de la rue de l'Abreuvoir)...
... et le lavoir privé, en partie ruiné, de La Perrine.
Sur le territoire de la commune, on peut encore découvrir quelques loges de vignes.
Ce cadran solaire est peint sur le mur du restaurant Les Glycines.

A voir:
  • L'hôtel du Croissant (XVIIIe siècle) est situé au 14 place Jehan-d'Alluye.
  • La maison de la Patoiserie (XVIIIe siècle) se trouve au 20 place Jehan-d'Alluye.
  • Le moulin Basset, au nord du bourg, sur l'Escotais, cité au XVIe siècle, date du XVIIIe siècle et a été agrandi au XIXe.
  • Le moulin Bouleau, sur l'Escotais, au nord de la commune, cité en 1558, a été modifié et agrandi au XIXe siècle.
  • La fuie murale (8 rue des Caves-Blanches) avec 69 boulins sur trois rangées.
  • Les habitations troglodytiques.
Patrimoine disparu
  • Le château dont il reste les vestiges du donjon carré (vers 1025). Il a été rasé à hauteur du second étage et ne mesure plus que 8 mètres de haut environ et ses murs ont une épaisseur de 2,50 mètres. Des contreforts plats épaules ces murs. La porte d'entrée en arc surbaissé s'ouvrait au premier étage, à l'est.

Les lieux-dits: Beaujeu, Belle-Fosse, Bellevue, Bois-des-Cœurs, Bois-Molet, Gênes, Grand-Sart, Hardraie, La Bardouillère, La Bâte, La Beauce, La Belle-Étoile, La Billetière, La Borde, La Borde-Bouleau, La Boulairie, La Briadière, La Cave-Godet, La Chartrie, La Chevalerie, La Coudre, La Courtésière, La Croix-Papillon, La Cuinière, La Fêlerie, La Gadrière, La Gilletière, La Gouètière, La Goupillière, La Grande-Souricière, La Grandinière, La Grisardière, La Hardière, La-Haute-Grisardière, La Lizardière, La Malle-Poste, La Massicaudière, La Métairie, La Moisière, La Noiraie, L'Antinière, La Paumerie, La Petite-Bardouillère, La Petite-Belle-Étoile, La Petite-Souricière, La Pichonnière, La Plée, La Plissonnière, La Touche, La Tremblaie, La Vallée, La Vallée-des-Moujues, La Violière, La Vrille, Le Bas-Sion, Le Grand-Aubry, Le Haut-Sion, Le Joncheray, Le Moulin-Basset, Le Moulin-Bouleau, Le Pigeon-Blanc, Le Point-du-Jour, Le Verger, Les Granges, Roche-Blanche, Saint-Gilles, Tout-l'y-Faut, Vaudésir, Vaunoble, Vaux-la-Vacherie, Vaux-Malherbe, Vienne
    Communes voisines: St-Aubin-le-Dépeint, St-Paterne-Racan, Villebourg

    Blason de Saint-Christophe-sur-le-Nais

    2 commentaires:

    1. Bonjour
      Et une vue de ce qui reste de ce momument?

      http://www.actuacity.com/monument-commemoratif-a-eugene-hilarion_m82666/

      Je suis "follower" de Vallar et de ces mosaïques

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      1. Merci pour le lien. Vous devez connaître l'enseigne du bureau de poste de Semblançay, œuvre de Vallar.

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