Vouvray

Vouvray est une ville située à l'est de Tours, sur la rive droite de la Loire. Elle est connue pour ses vins blancs AOC (secs, demi-secs, moelleux et pétillants). Ses habitants sont appelés les Vouvrillons et les Vouvrillonnes.
Elle a porté les noms de: Vobridius (Xe siècle, actes de Charles le Simple), Vovray (1284, charte de Jeanne de Vierzon) et Vovrayum (1290, pouillé de Tours).
Coordonnées GPS de Vouvray: 0°47'58"E - 47°24'41"N
Code INSEE: 37281 - Code postal: 37210 - Superficie: 2292 hectares
Altitudes: de 48 à 121 mètres
L'église Notre-Dame (église souvent ouverte) a été reconstruite en 1855 et 1861 selon les plans de l'architecte Gustave Guérin. De l'église romane primitive (XIe siècle), il ne reste que la base du clocher avec sa petite fenêtre en plein cintre ouverte à l'est (et trois archères) et, aussi, au sud, l'arc en anse de panier d'une ancienne porte maintenant condamnée. Cet arc est surmonté par une niche sans statue et accosté par un contrefort d'angle avec gargouille datant du XVe siècle.
Le beffroi qui surmonte la base du clocher a été édifié au XIIIe siècle puis remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles. Chacune de ses faces est percée par deux fenêtres jumelées. La coupole en ardoise qui le coiffe date de 1861 comme la façade ouest de la nef. Au XIXe siècle, la nouvelle porte a été percée au sud de la nef et le chevet fut augmenté de trois absides.
Elle renferme plusieurs vitraux dont celui-ci qui représente saint Joseph et la Vierge Marie.
Dans le mur sud de la nef, une dalle funéraire du XIVe siècle a été intégrée. L'épitaphe inscrite est: "Ci-gît Johanna, femme de feu Renaut, seigneur du Plessis".
Le château privé de Moncontour a été bâti à la fin du XVe siècle, remanié en 1852 puis restauré en 1946 après qu'un incendie l'ai gravement endommagé en juin 1942. Le corps de logis principale est flanqué, à chaque extrémité, d'une tour cylindrique. En 1846, Balzac désira en devenir propriétaire. Moncontour était un fief relevant de Chaumont-sur-Loire.
Le manoir privé de La Gaudrelle (XVIIe siècle) possède une chapelle troglodytique bénie en 1764. Cette chapelle, creusée sur le plan d'une croix grecque, comprend une nef, un transept, une abside voûtée en cul-de-four et un clocher carré (situé au dessus du transept) couvert d'une toiture pyramidale. Le manoir est constitué par un bâtiment élevé d'un rez-de-chaussée et d'un comble éclairé, au sud, par des lucarnes de pierre.
Le manoir privé du Plessis (début du XVIIe siècle) comprend un long bâtiment rectangulaire construit sur une cave voûtée faisant la totalité de l'édifice. Sur la façade occidentale, à l'angle sud-ouest, une tourelle, qui était certainement circulaire, repose comme en encorbellement sur une petite voûte en trompe et en demi berceau. Au nord-est, une tourelle a disparu. Une porte et d'importants accrochements subsistent. Le manoir était entouré par des douves dont il reste des vestiges. Le Plessis formait un fief relevant de la prévôté d'Oé.
Les ruines d'un second logis, du XVIIe siècle, en brique et pierre, sont situées légèrement au nord du manoir. Il s'agit d'un pavillon carré prolongé au sud par une aile un peu plus en retrait. A l'angle nord-est se trouve un gros pigeonnier circulaire dont les boulins sont rebouchés et dont la toiture surmontée par un lanternon a disparu.
Le château des Bidaudières (XVIIIe siècle) a été remanié au XIXe siècle puis restauré en 1996.
Le manoir privé de La Chardonnière, édifié aux XVIe et XVIIe siècles, se compose d'un bâtiment élevé d'un rez-de-chaussée et d'un comble avec trois lucarnes de pierre à fronton courbe. Il est encadré par deux hautes cheminées. Les communs, à colombage, sont du début du XVIIe siècle. Il appartenait à la collégiale de Saint-Martin.
Situé dans la rue Victor-Herault, le château de La Barre pourrait dater du XVIIIe siècle. En effet, la closerie de La Barre apparait, pour la première fois, dans un acte notarié de 1750.
Le château de Vaudenuits est une construction du XIXe siècle.
Le manoir du Mont date du début du XVIIe siècle.
Le manoir des Girardières a été édifié aux XVIIIe et XIXe siècles.
De nombreuses maisons anciennes sont visibles dans la cité. Ici, allée du Cimetière, à flanc de coteau, le pavillon du Bouchet repose sur les fondations d'une maladrerie du XIIIe siècle démolie au XVIIIe. Au rez-de-chaussée, on voit plusieurs petites fenêtres en plein cintre. A l'intérieur, l'escalier en bois, dans une cage à colombage, date du XVIe siècle.
Un oratoire dédié à la Vierge se trouve dans la rue de la Bonne-Dame.
Un vieux cadran solaire peut être observé sur la façade d'une maison de la rue du Commerce.
Un autre cadran solaire est visible sur le linteau d'une porte d'une habitation troglodytique du chemin de l'Écheneau. Il porte la date de 1620.
Près de l'église, un monument a été érigé en 1923 à la mémoire du musicien Charles Bordes (1863-1909), natif de Vouvray, rénovateur du chant grégorien et co-fondateur de la Schola Cantorum. Ce monument est l'œuvre du sculpteur Médéric Bruno.
Un autre monument, situé rue Victor-Hugo, représente le buste du héros principal d'un roman (de 1833) d'Honoré de Balzac: L'illustre Gaudissart. L'action de ce livre se passe à Vouvray. Cette œuvre du sculpteur Camille Garand a été inaugurée le 15 septembre 1934.
Il existe plusieurs loges de vigne sur le territoire de la commune, dont celle-ci, proche du manoir de La Gaudrelle.
Le manoir du Bouchet a été édifié au XVIe siècle. Le Bouchet était une châtellenie relevant du roi. Son premier seigneur connu était, en 1400, Pierre Berruyer. A la fin du XVIIIe siècle, la plus grande partie du logis seigneurial avait disparu.
Son pigeonnier cylindrique a perdu son toit.
Au 49 rue Gambetta, la closerie privée de la Bonne-Dame possède un logis dont le pignon date de la fin du XVIe siècle. Au sud, une lucarne à fronton courbe (de style baroque) a été réalisée en 1732.
Situé dans la rue de la Bonne-Dame, le logis privé de La Brianderie date du début du XVIe siècle. Il est flanqué d'une petite tour carrée. Dans le jardin, se trouve une seconde tour carrée.
L'ancien relai de poste de La Frillière date des XVIIe (vers 1646) et XVIIIe siècles. Il a conservé un escalier à balustres. La Frillière était un fief relevant de la châtellenie de Vouvray.
Le 16 septembre 1889, un exploitant indépendant créée une ligne de tramways à vapeur à voie normale, entre la mairie de Tours et Vouvray. Ces tramways seront remplacés par des autobus le 1 septembre 1932. Une plaque, sur une ancienne station, a été conservée dans l'avenue Léon-Brûlé.
Vouvray possède son girouet dont la partie centrale représente le vignoble et le sommet du clocher de l'église Notre-Dame.
Ceci peut être vu à partir d'un lieu proche du cimetière.
Le manoir privé du Haut-Lieu (XVIIIe siècle) a été modifié au XIXe siècle.

A voir:
  • La chapelle troglodytique de l'Écheneau (XVIIIe siècle).
  • A l'est de l'église, le presbytère du XVIe siècle.
  • Le château privé de La Bellangerie (XVIIe siècle): il était composé d'un logis situé entre deux pavillons flanqués chacun d'un pavillon plus petit, dont celui de l'Est était la chapelle. Sous la Restauration, les pavillons ouest furent démolis. Le musicien Charles Bordes y est né. La Bellangerie était un fief relevant de Rochecorbon.
  • Le manoir privé de Bel-Air (XIXe siècle).
  • Les nombreuses habitations troglodytiques.
  • La Fuye, logis de la fin du XVIIe siècle, possède encore, au sud de sa cour, un pigeonnier carré de la même époque. La porte en plein cintre donnant accès à la propriété est de la fin du XVIe siècle.
  • La grange des Barguins (fin du XVIe siècle), rue de l’Écheneau, qui fut agrandie en 1842.

Les lieux-dits: Bec-de-Cisse, Bois-de-Tronçay, Bois-Rhibert, Bois-Richer, Bourdarault, Carroi-de-la-Mariée, Fosse-Neuve, Fosse-Pellier, Île-de-Moncontour, La Bédasserie, La Bellangerie, La Blotière, La Bonne-Dame, La Brianderie, La Caillerie, La Cave-à-la-Biche, La Chaponnière, La Chardonnière, La Chatterie, La Chaussée, La Couture, La Cressandière, La Croix-Buisée, La Croix-Mariotte, La Cussaudière, La Fontainerie, La Frilière, La Fuye, La Gaudrelle, La Grand-Maison, La Grenouillère, La Guétinière, La Loge, La Malourie, La Monaco, La Morandière, La Rondière, La Tranchaudière, L'Auberdière, La Vallée-Chartier, La Vallée-Coquette, La Vallée-de-Nouy, La Varenne, La Vindernière, Le Bouchet, Le Cassoir, Le Châtaignier, Le Chaudron, L’Écheneau, Le Glandier, Le Grand-Ormeau, Le Haut-Lieu, Le Mont, Le Petit-Bois, Le Petit-Coteau, Le Peu-Morier, L’Épinay, Le Pizoir, Le Plessis, Le Ponceau, Le Puits-Torson, L’Étang-Vignon, Le Vigneau, Les Argouges, Les Bas-Closeaux, Les Bidaudières, Les Carroirs, Les Fondreaux, Les Girardières, Les Grèves, Les Hauts-Closeaux, Les Herbes-Blanches, Les Marchais, Les Pastureaux, Les Perrets, Les Petites-Vallées, Les Roches, Les Tuileries, Les Verneries, L'Homme, Miauzay, Moncontour, Montauran, Noue-de-l’Échenau, Noue-du-Saule, Pichoury, Pinchat, Pont-de-Cisse, Sanzelle, Vaufuget
    Communes voisines: Monnaie, Montlouis-sur-Loire, Rochecorbon, Vernou-sur-Brenne

    A consulter:
      Blason de Vouvray

          1 commentaire:

          1. Bel article...
            Mais Charles Bordes n'est pas un "rénovateur" du chant grégorien. Il est bien plus. Voyez l'article consacré au monument sur le site internet de Vouvray Patrimoine (http://vouvraypatrimoine.fr/index.php/architecture/20-la-pierre-qui-chante).
            Bonne continuation.
            Bernard Cassaigne

            RépondreSupprimer