Neuvy-le-Roi

Neuvy-le-Roi est un village de la gâtine tourangelle, au nord de la région. Ses habitants sont appelés les Noviciens et les Noviciennes.
Il a porté les noms: Novicensis ecclesia (VIe siècle, Grégoire de Tours), Neuviz (1242, charte de la Clarté-Dieu), Neufviroy (1550), Neuvirois (1705) et Neuvy-la-Loi (1793). Ce fut une châtellenie dépendant de la famille de Bueil dès le XIVe siècle. La prévôté, quant à elle, a appartenu à Louise de Savoie, à Jacques de Beaune (surintendant des finances de François 1er), aux familles Bueil puis La Trémoille. Le fief fut acquis par Louis de Bueil, père du poète Racan.
Coordonnées GPS de Neuvy-le-Roi: 0°35'49"E - 47°36'14"N
Code INSEE: 37170 - Code postal: 37370 - Superficie: 4750 hectares
Altitudes: de 75 à 128 mètres
L'église Saint-Vincent (église souvent ouverte), construite aux XIIe (porte sud) et XIIIe siècles (nef et chœur), a été modifiée au XVIe siècle (collatéral nord, chapelle seigneuriale sud, abside et clocher).
La porte sud, donnant accès à la seconde travée de la nef, est celle de la chapelle Saint-André remontée à la place d'une porte primitive en arc brisé. Cette porte a trois voussures en plein cintre, ornées de quatre feuilles de roses et de chevrons, et retombant de chaque côté sur trois colonnettes logées dans les retraits des jambages.
Les deux travées de la nef sont couvertes de voûtes angevines, la première sur ogives et liernes, la seconde sur ogives seulement. Le chœur, d'une travée, est le carré de l'ancien transept. L'abside semi-circulaire est éclairée par trois fenêtres en plein cintre et voûtée sur deux branches d'ogives.
Le collatéral nord comprend trois travées. La première et la troisième présentent des voûtes divisées en caissons par des nervures formant des losanges, la seconde est voûtée sur ogives, liernes et tiercerons. Ces voûtes étaient ornées de pendentifs qui ont disparu dans la première travée. A l'est, un chevet plat termine ce collatéral.
Au sud du chœur, se trouve une chapelle seigneuriale voûtée sur ogives, liernes et tiercerons. Au sud, et à l'ouest de la porte, s'ouvrait la chapelle Saint-Nicolas, construite en 1543 et qui fut détruite au début du XIXe siècle.
Elle renferme plusieurs vitraux du XIXe siècle créés par les maîtres-verriers Jean-Prosper Florence, Fournier et Louis-Léopold Lobin (photo: le baptême de Clovis).
Deux statues en pierre du XVIIe siècle représentent sainte Anne...
... et saint Joachim.
Situé au nord de l'église, le presbytère a été bâti en 1792 par l'abbé Maillard. Il a été acheté par la commune en 1816. Cet édifice comprend quatre travées et  un étage couvert d'un toit en croupe. On lui a accolé un petit bâtiment à une travée et un étage, mais d'une hauteur moindre, couvert d'un toit en demi croupe, et un autre bâtiment en rez-de-chaussée, couvert d'un toit à longs pans.
La chapelle Saint-André est un édifice, parementé en petit appareil, datant des XIe (nef) et XIIe siècles (chœur). Elle a remplacé un oratoire fondé en 573.
Cette chapelle comprend une nef unique et un chœur carré dont le chevet plat est ajouré par deux fenêtres en plein cintre dont l'une sert de porte. Deux fenêtres en plein cintre éclairent, latéralement, le chœur. La chapelle a été construite sur une cave. A l'étage, la salle Est est ornée de fresques presque effacées de nos jours: une troupe de cavaliers, portant un oriflamme, et un chevalier armé au-dessus d'un écu armorié et sous une silhouette humaine très simple.
Sa nef a été lambrissée au XVe siècle et, en partie, restaurée à la fin du XXe siècle.
Un peu plus loin (rue de la Fontaine), la maison du grenier à sel a été bâtie au XVIe siècle.
Le château privé de La Martinerie a été édifié au XVIe siècle (sa partie Est) puis agrandi au XIXe siècle (vers 1860). Son pigeonnier cylindrique est recouvert par un toit conique muni de deux lucarnes en pierre.
Sur la route de Bueil-en-Touraine, le manoir privé de La Thivinière (XVIe siècle) possède encore son pigeonnier-porche du XVIIIe siècle dont l'étage renferme des trous de boulins sur trois murs. Le rez-de-chaussée s'ouvre par une arcade en plein cintre. Au nord de la cour, le logis, couvert d'un haut comble, a gardé la plupart des pilastres encadrant les baies, très modifiées.
Le château privé du Rouvre a été bâti au XVIe siècle puis modifié aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est composé de plusieurs parties dont la plus ancienne (à gauche), du XVIe siècle, ne comporte qu'un rez-de-chaussée percé par trois fenêtres à encadrement mouluré. Son comble, à deux versants, est éclairé par deux lucarnes à fronton triangulaire. A l'ouest, un bâtiment (début du XVIIe siècle), élevé d'un étage, est poursuivi, au sud, par une aile en retour d'équerre. Le Rouvre est un ancien fief de la prévôté d'Oé.
Une tour circulaire de défense du XVIe siècle a été transformée en pigeonnier renfermant 1300 trous de boulins (nids de pigeons). A mi-hauteur, elle est ceinturée par un bandeau qui empêchait l'escalade des petits animaux prédateurs. La partie inférieure des murs est percée par des meurtrières pour armes à feu. A l'intérieur, l'arbre tournant a conservé son échelle.
A l'ouest de la douve nord, se trouve encore une tourelle défensive. Cylindrique, elle mesure environ 3 mètres de diamètre et est coiffée en poivrière. Elle est percée par trois meurtrières pour armes à feu.
Le château de Beauvais (XVIe siècle) est en ruines. Il a conservé deux tours d'enceinte cylindriques (sans toit et percées de meurtrières verticales) et des pans de murs (où l'on remarque encore des culots sculptés) de la chapelle.
De l'ancien château de La Mauvissière, bâti en 1514 par Jean de Castelnau, il ne reste que le rez-de-chaussée d'un corps de logis dont la façade sud présente encore une fenêtre ornée de pilastres. Il fut transformé en ferme privée au XIXe siècle. Des fossés défensifs, creusés en 1577, il subsiste la partie sud.
Il a conservé une ancienne porte encadrée de pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire coiffé de pinacles et orné d'une couronne de feuillages.
Le manoir privé de La Chapronnière, édifié au XVIe siècle, possédait une chapelle, fondée en 1519 et placée sous le vocable de saint Roch, qui fut vendue nationalement le 9 février 1792.
La ferme privée du Coudray a été construite au XIXe siècle sur l'emplacement d'un château du XVIe siècle détruit en 1911. Cependant, la chapelle carrée, coiffée d'un lanternon, de ce château a été conservée. Deux des vitraux qu'elle renferme sont des œuvres de l'atelier Van Guy à Tours. Son chemin de croix date de 1885.
Ces anciennes photographies représentent le château du Coudray avant sa destruction en 1911.
Situé dans la rue de Rome, ce manoir privé semble dater des XVe et XVIe siècles.
La ferme privée du Petit-Maugenest possède une petite tour ronde qui est, peut-être, un ancien pigeonnier.
La ferme industrielle de Platé (ou ferme modèle) a été conçue, de 1875 à 1885, par l'ingénieur Armand Moisant né à Neuillé-Pont-Pierre en 1838 (on lui doit aussi, à Paris, la gare de Lyon et le Grand-Palais).
L'exploitation agricole s'étendait sur 615 hectares.
Le moulin à eau (privé) de Pontlay, sur le Long, date du XIXe siècle.
Le kiosque à musique (années 1920) se trouve sur la place du Mail.
Place du mail, le monument aux morts, créé par le marbrier parisien Gourdon, a été inauguré en 1924. C'est une pyramide surmontée par un coq et ornée de bas-reliefs en bronze représentant la croix de guerre, une tête de poilu sur fond de laurier et le blason de Neuvy.
Le lavoir communal est situé à l'ouest du bourg.
Dans la rue de la Fontaine, une reproduction de la grotte de Lourdes a été construite, en 1876, en pierre de la Limetière. Elle mesure environ 2 mètres de haut et 5 mètres de long.
Au nord du bourg, au carrefour entre la D2 et la D33, ce calvaire fut béni en 1929 par Mgr Nègre, archevêque de Tours. Le Christ en croix est entouré par la Vierge et saint Jean.
A proximité du lavoir, l'étang des Arguillonières a été aménagé en lieu de baignade.
Dans une rue, on peut observer la porte d'un garage et un pignon de maison peints en trompe-l'œil.
Le château privé de La Martinière a été édifié de 1835 à 1840, en style néo-gothique.
Le château privé de Beaulieu, bâti en 1867 dans le style néo-gothique, comprend deux corps de logis perpendiculaires, à l'angle desquels se trouve une tourelle d'escalier, couverte d'un toit polygonal. Une construction en rez-de-chaussée, couverte d'un toit en terrasse, bordé de balustres en pierre, est accolée au pignon nord. La porte d'entrée est surmontée par un arc en tiers point mouluré, orné au centre par un blason soutenu par des lions ailés. Ce château possédait une chapelle.
Dans la rue Saint-Nicolas, le pignon d'une grange possède une mosaïque représentant une cigogne.

A voir:
  • Le manoir privé de La Cave (XVe siècle).
  • Les maisons à caves superposées.
  • Les moulins à eau sur le Long (ou la Vandœuvre): le moulin de Gruteau (XIXe siècle), le moulin du Gué, le moulin du Breuil (XIXe siècle), Le Moulin-Neuf (vestiges), le moulin de Vilaine et le moulin à Foulon (XIXe siècle, utilisé pour le chanvre jusqu'à 1929).
Patrimoine disparu
  • Le château-fort du Bois (ou du Boys) avait été construit  à partir de 1380 par Pierre du Bueil. Il fut ensuite fortifié grâce à l'autorisation de Charles VI datée du 1er mai 1386. Il fut en partie rebâti à la Renaissance. La chapelle du château fut démolie après la Révolution. Vers 1860, il restait le pignon nord du château. L'ensemble fut rasé à cette époque. Il n'en reste que quelques substructions et les douves des côtés nord et est.
  • Les anciennes halles du XVIe siècle ont été achetées par la commune en 1814 puis détruites en 1850. A leur place, a été construite, en 1882, la mairie.
  • Le moulin du Bas-Racan était situé sur le Long.
  • Le dolmen du Brouillard, démoli avant 1914, présentait une table en grès d'environ 3 mètres.
  • Le lavoir public de la rue de la Fontaine a été détruit en 1970.

Les lieux-dits: Beaulieu, Beauregard, Beauvais, Belle-Ville, Bellevue, Béroison, Bois-Girault, Bois-Grenier, Bois-Pommier, Chanteloup, Chante-Mesle, Chantepie, Cherelle, Clobjeau, Culgrand, Huche-Pie, La Bardouillère, La Basse-Gitonnière, La Basse-Tivinière, La Baudellière, La Bécassière, La Bergeonnière, La Besnardière, La Blutière, La Borde, La Boucherie, La Boutinerie, La Briquerie, La Buvinière, La Chapronnière, La Chevalerie, La Croix-Jarrias, La Dargenterie, La Deneuserie, La Folie, La Fontaine-Saint-Martin, La Fourbisserie, La Frogerie, La Galopperie, La Gougeonnière,  La Grande-Fortinière, La Grande-Verderie, La Grand-Maison, La Guérétinière, La Guiauguière, La Guillotière, La Hardonnière, La Haute-Gitonnière, La Henrière, La Lande, La Limetière, La Lourderie, La Maladrerie, La Marmaudière, La Marottière, La Martinerie, La Martinière, La Mauvissière, La Meslinière, La Métairie, La Moucherie, La Perche, La Perrotière, La Petite-Roche, La Petite-Verderie, La Pichardière, La Pinottière, La Provenderie, La Roche, La Rouillère, La Rue-Neuve, La Siaudière, La Thomassière, La Tivinière, La Tremblaie, La Varenne, Launay-Merveille, Le Bournais, Le Brouillard, Le Château, Le Chêne, Le Chêne-des-Landes, Le Cormier, Le Coudray, Le Grand-Bessault, Le Haut-Racan, Le Mortier, Le Moulin-à-Foulon, Le Moulin-de-Gruteau, Le Moulin-de-Pontlay, Le Moulin-de-Villaine, Le Moulin-du-Bas-Racan, Le Moulin-du-Breuil, Le Moulin-du-Gué, Le Moulin-Neuf, Le Pain, Le Petit-Bessault, Le Petit-Brouillard, Le Petit-Maugenest, Le Petit-Puy, Le Plessis-Garnier, Le Puay, Le Rouvre, Le Tremblai, L'Être-Gougeon, Le Verger, Les Bruères, Les Bruyères, Les Chouanières, Les Folies, Les Grandes-Bruères, Les Huches, Les Ormeaux, Les Petites-Haies, Les Piverdières, Les Raries, Les Ribergères, L'Oie, Malitourne, Maugenest, Mazy, Mirebeau, Montmarin, Monts, Moquebaril, Platé, Poissonnay, Rome, Sérigné, Soulaine, Touche-Ronde, Vailly, Valentinay
    Blason de Neuvy-le-Roi

    4 commentaires:

    1. Neuvy le roi, perdue au nord de l'Indre et Loire, à la limite de la Sarthe.
      On y est bien puisque c'est en dehors de toutes trajectoires, des avions de la Base aérienne de Tours :-)

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    2. Il est écrit : "Le château privé de la Martinerie est du 19ème siècle. Son pigeonnier cylindrique est recouvert avec un toit conique muni de deux lucarnes en pierre."

      Ceci est une erreur. Ce château, répertorié dans les registres du Ministère de la Culture est décrit comme un château datant du 16e siècle.
      ;-)

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    3. Euh... non, anonyme a tort, la preuve :
      http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=37170&NUMBER=11&GRP=0&REQ=%28%2837170%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

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    4. Quid de la ferme industrielle ? Visitable ou pas ?

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