Chézelles

Chézelles est un village du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Chézellois et les Chézelloises.
En 1032, il est mentionné, pour la première fois, sous le nom de Chesellae villa. Par la suite, il s'est appelé Parochia de Chezellis (XIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Chezelle-Savary (1362, charte d’Édouard III), Aymeri de Cheselles (1365, cartulaire de l'archevêché de Tours), Chezelles-Savary (1409 et 1638), Chezelle (XVIIIe siècle, carte de Cassini). Les premiers seigneurs connus de ce fief, relevant du château de Chinon, étaient les Le Meingre, dits Boucicaut, maréchaux de France. Une ordonnance royale du 28 janvier 1833 rattache la paroisse de Lièze à celle de Chézelles.
Coordonnées GPS de Chezelles: 0°26'38"E - 47°03'28"N
Code INSEE: 37071 - Code postal: 37220 - Superficie: 1517 hectares
Altitudes: de 45 à 122 mètres
A Lièze, l'église romane Notre-Dame-et-Saint-Sauveur (église toujours fermée), construite, sur le plan d'une croix latine, au XIe siècle (mur nord de la nef), a été modifiée aux XIIe (façade, porche et croisée du transept), XIIIe (chœur rectangulaire angevin et abside), XVe (chapelle nord voûtée sur ogives prismatiques dont la clef fut timbrée au XVIIIe siècle des armes de Louise de Tusseau, dame de La Tour-Saint-Gelin) et XVIe siècles (mur sud de la nef et chapelle sud voûtée sur ogives). Le mur sud de la nef fut remplacé au XVIe siècle par trois grandes arcades en tiers-point qui devaient donner accès à un collatéral qui ne fut jamais construit. Le projet abandonné, les arcades furent condamnées. La nef unique est couverte en charpente. Le carré du transept présente une voûte angevine sur ogives et liernes. Le chœur est désaxé vers le nord. Ses ogives retombent sur des colonnettes engagées soutenues par des culots. A la retombée des liernes, on voit des personnages. La clef porte un Christ de Majesté. Toujours dans le chœur, on remarque trois fenêtres à double lancette et à oculus, largement ébrasées. Au-dessus du carré du transept, se trouve le clocher dont il ne reste plus que le soubassement.
Son portail, en plein cintre, sans tympan, possède deux rouleaux dont le second est mouluré d'un tore.
Dans le transept, il existe quatre chapiteaux sculptés (XIIIe siècle) présentant des traces de polychromie.
Dans le chœur, le retable du XVIIe siècle est orné par deux statues: à droite, saint Roch et, à gauche, la Vierge à l'Enfant (ou, selon certains, sainte Anne et la Vierge enfant).
L'église Saint-Pierre-ès-Liens (église parfois ouverte), édifiée aux XIIe (mur sud de la nef) et XIIIe siècles (chevet plat et mur sud du chœur), a été profondément remaniée en 1865 (clocher à l'ouest, chapelle au nord et voûte en brique et plâtre de la nef) par l'architecte Gustave Guérin. Le chœur est couvert d'une voûte angevine dont les ogives et les liernes profilées d'un tore sont garnies à leur retombée de petites personnages.
Elle renferme des vitraux du maître-verrier tourangeau L. Lobin, dont celui-ci représentant saint Henri et datant de 1866.
Le château a été transformé en 1872. Il a remplacé une forteresse du XIVe siècle appartenant aux Boucicaut. Cet édifice présente un corps central flanqué, de part et d'autre, de deux travées et de deux ailes en retour d'équerre. La porte de son parc, encadrés par deux tourelles surmontées d'un lanternon, est du XVIe siècle.
Le manoir privé de La Ganneraie (XVIIe siècle) est devenu une ferme. Il était protégé par quatre tours. Au premier plan, on peut voir la tour appelé le pavillon qui est un vestige du logis seigneurial (XVe siècle) aujourd'hui disparu. Le pavillon a été remanié vers 1582. Au nord-ouest, une tour n'existe plus comme les vestiges d'une tour ronde encore visibles en 1987.
Au second plan, on aperçoit, à droite, une petite tour et, à gauche, un pigeonnier carré bâti vers 1558. Ce dernier, construit en moellons enduits, est terminé par quatre rangées de pierres de taille. Il est couronné par une corniche à gros modillons carrés. Son toit en pavillon est couvert de tuiles plates. A l'intérieur, les boulins inférieurs ont été bouchés.
Le manoir privé de Vau-Thibault ou Vauthibault (seconde moitié du XVIe siècle) a été fortement remanié au XVIIIe siècle. Il est composé d'un logis principal entouré par deux pavillons carrés d'angle. Le toit à longs pans et croupe du logis est couvert de tuiles mécaniques. Le pavillon sud-ouest présente un toit en pavillon couvert d'ardoises. Ce manoir possède un pigeonnier carré (au centre de la photo) en moellons enduits. Il est dépourvu de larmier et est couronné de trois rangées de pierres de taille. Son toit en pavillon est couvert de tuiles plates.
Le manoir privé de Chavagne (début XVIe siècle) a été modifié aux XVIIe et XVIIIe siècles (façade sud). Il  se compose d'un grand logis en pierres de taille couvert d'un toit à longs pans, à pignon découvert à l'ouest et à croupe à l'est. Ce logis est élevé d'un rez-de-chaussée, d'un étage et d'un comble éclairé par six lucarnes. Son pigeonnier, dont le rez-de-chaussée servait d'écurie, a disparu après 1794. On y signalait une chapelle. C'est un ancien fief.
Le manoir privé de La Fuchard (XVIe siècle, remanié au XVIIe siècles) est devenu une ferme. Il présente une tour d'escalier carrée hors-œuvre, épaulée par deux contreforts (à droite de la photo). Le logis en moellons enduits, surmonté d'un toit à longs pans couverts de tuiles plates, est prolongé, au nord, par un bâtiment plus récent.
Du manoir de La Richardière (1619), transformé en ferme privée, il ne reste qu'une porte cochère et une porte piétonne (cachée par le blé) flanquée d'une échauguette. Les deux portes ont été murées. Un pigeonnier a été installé dans la partie située au dessus de la porte piétonne.
Le manoir privé de La Cour de Lièze, ancien fief, a été édifié à la fin du XVIIe siècle puis agrandi, à l'ouest, au XVIIIe siècle. Toutefois, d'une première construction du XVIe siècle, il reste une cheminée adossée au pignon nord.
Ce manoir possède un pigeonnier carré en moellons couronné d'une corniche à gros modillons et couvert d'un toit en pavillon.
Le pigeonnier circulaire du manoir de La Vrillère, édifié au XVIe siècle, a perdu son toit qui était couvert de tuiles plates et était surmonté d'un lanternon hexagonal d'ardoises. Il est construit en moellons enduits et est couronné d'une corniche à modillons.
Le manoir privé de La Vrillère avait été construit sur cave au XVe siècle. De cette époque, il ne reste que la partie du logis seigneurial située dans l'angle nord-est de la cour (avec une lucarne refaite au XVIIIe siècle). Deux petits bâtiments en moellons, couverts de toits à longs pans, ont été accolés à l'est. Le logis actuel, en moellons avec chaînages d'angle, date du XVIIIe siècle (sur le linteau d'une fenêtre est gravée une date: 1794). Il est couvert d'un toit brisé à croupes qui abrite un étage de comble. Les entraits de la charpente sont inclus de la plancher. Le portail, avec portes charretière et piétonne en plein cintre, remonte au XVIe siècle. Bâti en pierres de taille, il est surmonté de faux mâchicoulis. Les servitudes sont du XIXe siècle: les toits à porc et, à l'ouest, la grange en moellons. La Vrillère était un fief mentionné dès 1484. (photo: litteratur.fr)
Au Bas-Chezelles, on peut observer ce pigeonnier cylindrique édifié en moellons enduits régulièrement chaînés. La corniche à gros modillons supporte le toit conique couvert en tuile plate. La lucarne d'envol est surmontée par un fronton triangulaire. A l'intérieur, la potence et les échelles (dont les niveaux inférieurs ont été sciés) sont conservées. Il appartenait à la ferme (XVe siècle) du même nom qui dépendait du château. Elle sert désormais de dépendance à une demeure de la fin du XVIIIe siècle.
Le moulin à vent (un moulin-tour) de La Croix-des-Landes (XIXe siècle), près de La Pâqueraie, est en ruines. Sur la clé du linteau de la porte figure l'inscription: né 1878 Méry Jules.
Les croix de mission de Touraine furent, pour la plupart, érigées au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Celle de Chezelles date de 1831.
Elle possède la particularité d'avoir, à sa base, un serpent.
A Lieze, dans la rue du Cadran, on peut observer cet ancien cadran solaire de 1775. Il se trouve sur un logis du XVIe siècle très remanié au XVIIIe siècle.
Au printemps, le paysage agricole, proche de Chézelles, montre une alternance de champs de blé (verts) et de colza (jaunes).

A voir:
  • Le menhir du Chillou, situé au bois de La Touche.
  • Le manoir privé du Bois-Buret (première moitié du XVIe siècle) est bâtie en totalité sur une cave coupée en deux par un mur en moellons à mortier de terre. Une porte en plein cintre est murée. On accède à l'étage par un escalier extérieur.
  • Au lieu-dit Ronçay-Bigot, il reste des vestiges de la maison forte du Vieux-Roncé (fin XIVe siècle) qui fut remaniée au XVIe ou au XVIIe siècle.
  • Le moulin à eau banal de Ronçay, mu par la Bourouse, est devenu une ferme. Il avait été décrit dans un acte notarié de 1697.
  • Le moulin à eau de Thirot, mu aussi par la Bourouse, est devenu une habitation.
Patrimoine disparu
  • Le moulin à eau de Lièze qui était mu par la Bourouse.

Les lieux-dits: Aigrefin, Bois-de-Chezelles, Bois-du-Pas-Caillaud, Boisseau-Moreau, Chavagne, La Berthelotière, La Bodonnière, La Boudure, La Chaussée, La Cour, La Croix-des-Landes, La Driade, La Duterie, La Fuchard, La Ganneraie, La Girardrie, La Hâte, La Hutte, La Lucasière, La Messonnière, La Pâqueraie, La Richardière, La Tourette, L’Avarice, La Vrillère, Lassay, Le Bois-Buret, Le Bois-Thébault, Le Bois-Vert, Le Gué, Le Moulin-de-Ronçay, Le Passissement, Le Vau-Thibault, Les Chaumes, Les Coulées, Les Dagets, Les Fleuriaux, Les Hautes-Cantinières, Les Hautes-Chaumes, Les Lisons, Les Petites-Vallées, Les Petits-Prés, Les Taupins, Lièze, Moulin-de-Tirot, Nozay, Palteau, Pièce-du-Pas-Caillaud, Ronçay-Bigot, Vallée-Boureau, Vallée-de-Gratte-Chien, Vallée-de-la-Richardière

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