Château-Renault

Château-Renault est une ville du nord-est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Castelrenaudins et les Castelrenaudines (ou les Renaudins et les Renaudines).
Elle a porté les noms de: Castrum Rainaldi (1020, charte de Marmoutier) et Castrum Reginaldi (charte de l'abbaye de Vendôme). Le 3 décembre 1936, Châteaurenault devenait Château-Renault.
Ce fut successivement un fief des Guise, des comtes de Blois, des Châtillon (de 1240 à 1391), des d'Orléans, des d'Orléans-Longueville (de 1449 à 1573) et des Gondi. En 1620, ce fief fut érigé en marquisat au profit d'Albert Rousselet. Aux XVIIIe siècle, il appartint à deux vice-amiraux: le maréchal François-Louis Rousselet de Château-Renault et le comte d'Estaing.
Coordonnées GPS de Château-Renault: 0°54'39"E - 47°35'30"N
Code INSEE: 37063 - Code postal: 37110 - Superficie: 351 hectares
Altitudes: de 83 à 129 m
Le château, XIIe siècle, a été reconstruit aux XIVe, XVIIIe et...
... XXe siècles (suite à un incendie dans la nuit du 5 au 6 février 1907). Avant ce sinistre, il comprenait deux corps de logis se réunissant en formant un angle obtus ouvert vers l'est. Seul l'aile sud, flanquée de tourelles rondes, fut restaurée. Au nord du bâtiment, la porte est surmontée d'un écusson, portant les armes de Rousselet, accompagné de bâtons d'amiral et du collier de l'ordre du Saint-Esprit. Ce château a déjà été incendié, vers 1140, par Sulpice II d'Amboise. La reconstruction du XIVe siècle fut ordonnée par Thibault de Champagne, comte de Blois et de Chartres. Depuis 1962, il est devenu la mairie.
Son donjon circulaire a été construit sur une motte féodale au XIIe siècle. Il est en moellons irréguliers sauf les entourages des baies qui sont en moyen appareil. Légèrement conique, il mesure 19 mètres de haut et 8,60 mètres de diamètre intérieur. L'épaisseur des murs est de 3 mètres au niveau du premier étage. Il est éventré au nord. Au-dessus du rez-de-chaussée, s'élevaient quatre étages non voûtés dont le quatrième a disparu. Les salles étaient éclairées par d'étroites fenêtres en plein cintre largement ébrasées à l'intérieur. Au XVe siècle, une fenêtre plus grande fut percée. Les étages communiquaient entre eux par des escaliers ménagés à l'intérieur de la muraille.
Sa porte fortifiée (dite Le Guichet), de la fin du XIVe siècle, comporte deux tourelles d'angle circulaires contenant, chacune, un escalier à vis. Sous la tour, le passage est limité, sur les deux façades, par des arcades en tiers-point. Ce passage est couvert d'une voûte aussi en tiers-point qui est soutenue par une arcade plus basse. Au sud, un petit pavillon carré est chauffé par une cheminée. Le pont-levis a disparu mais on peut encore voir les rainures de la herse qui était manœuvrée depuis la salle située au premier étage. La porte a perdu son couronnement de mâchicoulis qui fut remplacé par un comble recouvert par des ardoises. Cette tour s'est en partie effondrée le 18 décembre 2014.
Près du château, on trouve les ruines de l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste (XIIe siècle). Remaniée à plusieurs reprises, elle présente encore deux petites baies géminées. La nef était éclairée par plusieurs vitraux qui avaient été réparés en 1428. L'une des verrières représentait saint Jean Baptiste.
Le parc du château renferme de nombreuses essences d'arbres dont deux remarquables cèdres.
Dans la cour, un vieux puits à margelle sert désormais de bac à fleurs.
Le château domine la ville.
L'église Saint-André a été bâtie au milieu du XVIe siècle (nef couverte en charpente avec bardeaux et éclairée par cinq importantes fenêtres à meneaux, collatéral nord, abside à trois pans éclairée par trois grandes fenêtres et chapelle seigneuriale voûtée sur croisée d'ogives à clef ornée). Deux arcades en plein cintre et trois en arc brisé font communiquer la nef et le collatéral où s'ouvre la chapelle. Cette église fut consacrée le 28 mars 1562. Par contre, le clocher date de 1877. Elle a remplacée une église priorale de 1066 qui était devenue l'église paroissiale en 1125.
Elle renferme un orgue conçu par Aristide Cavaillé-Coll en 1866. Il a été restauré en 1985 par la manufacture Haerpfer.
Treize verrières ont été réalisées, pour la plupart, par Julien Léopold Lobin de 1858 à 1868. La plus grande (photo) évoque la Toussaint et présente plus de cent personnages. Toutefois, un vitrail du XVIe siècle représente la scène de l'Ascension.
Au 2 rue du Château, ce logis privé est, en fait, la chapelle Saint-Michel (XIIIe siècle). Seul le pignon Ouest (avec une ancienne porte murée) permet de la reconnaître. Sa toiture et sa charpente avaient été restaurées en 1784.
Dans la rue Pierre-Moreau, on peut observer trois anciennes maisons à pans de bois.
Au 186 rue de la République, la façade d'un logis, portant le nom de La Caburoche, est recouverte de carreaux en céramique vernissée blanche et verte. Le rez-de-chaussée et l'étage sont séparés par une frise ornée d'iris.
Au XIXe siècle, Château-Renault a été une ville importante pour la tannerie. Cette activité y avait été implantée en 1542.
Le Musée du Cuir se trouve dans l'ancienne tannerie Peltereau-Tennesson de 1850 (105 ter rue de la République). Une mosaïque, sur la place en face du musée, signale sa présence.
Le moulin à tan de Vauchevrier a servi du XVIIIe siècle à 1950. On y broyait de l'écorce de chêne pour les tanneries de la ville.
Près de ce moulin, la halle aux écorces (XVIIIe siècle) permettait de stocker les écorces de chêne sous forme de fagots.
Situés en contrebas de l'église Saint-André, les bains-douches avaient été construits vers 1927-1929. Après la Seconde Guerre mondiale, ils assuraient, annuellement, près de 3.500 douches et plus de 800 bains. Leur fréquentation a commencé à diminuer dans les années 1950. Ils ont été rénovés fin 2015 - début 2016.
Dans le cimetière, le monument aux morts, œuvre de Médéric Bruno, a été érigé en 1922.
A côté, se trouve la tombe de Stéphane Pitard, un instituteur mort à 22 ans des suites des brûlures qu'il avait eues en tentant d'éteindre un incendie, le 1er avril 1931, sauvant ainsi ses élèves.
Il existe encore quelques loges de vigne dans les environs de Château-Renault. Ici, elles sont appelées les caburoches.

A voir:
  • Le Musée de la Serrurerie Mercier (place Jean-Jaurès).
Patrimoine disparu
- Le couvent des Récollets, fondé en 1660, se trouvait sur l'emplacement de l'actuelle gare. Il ne reste plus rien de cet édifice qui ne comptait plus que trois religieux en 1790.
- La Halle au grains avait été construite dans la seconde partie du XIXe siècle au centre de la place Jean-Jaurès. Elle a été détruite au début des années 1960.

A consulter:

Les lieux-dits: La Cinellière, Launay, Les Ruelles, Vauchevrier
    Blason de Château-Renault

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