Marigny-Marmande

Marigny-Marmande (Wikipedia) est une commune du Sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Marignois, les Marignoises.
Par ordonnance royale du 27 avril 1832, les communes de Ponçay et de Nancré furent réunies à celle de Marigny-Marmande.
Marigny était désigné sous les noms de: Marigniaco (vers 1082, cartulaire de l'abbaye de Noyers), Mariniaco (vers 1145, cartulaire de Noyers), Maregné (1278, cartulaire de la Merci-Dieu), Marigny-sous-Marmande (XVIIe siècle), Marigny-sous-Marmande (XVIIIe siècle, carte de Cassini).
Marmande a porté les noms de: Mirmanda (vers 1061), Mirmandia (vers 1083), Milmandia (vers 1139), Meremande (1314, cartulaire de l'archevêché de Tours), Mermandia (1335, cartulaire de l'archevêché de Tours), Marmande (1348-1398, cartulaire de l'archevêché de Tours), Marmande (XVIIIe siècle, carte de Cassini).
Cette commune est productrice de truffes réputées. Cinq marchés aux truffes sont organisés généralement en décembre, janvier et février.
Le plus ancien registre paroissial de Marigny date de 1604, celui de Nancré de 1692 et celui de Ponçay de 1697.
Coordonnées GPS de Marigny-Marmande: 0°29'21"E - 46°58'55"N
Code INSEE: 37148 - Code postal: 37120 - Superficie: 3083 hectares
Altitudes: de 54 à 134 mètres (à La Chênaie-Ronde et à La Billette)
Cours d'eau: la Veude de Ponçay
L'église Saint-Vincent, du XIXe siècle, a été agrandie dans les années 1860 (clocher plus élevé et nef allongée d'une dizaine de mètres) puis restaurée de 1998 à 2000. Le clocher renferme trois cloches: une de 1665 provenant de l'abbaye de Bois-Aubry, une autre, de 1742, venant de Ponçay et, la troisième, de 1810.
Au niveau de son chevet, elle possède trois vitraux du XIXe siècle représentant saint Symphorien, le Christ bénissant et saint Vincent (photo).
Prés de Nancré, les ruines de l'important château de Mondon (fin du XVIe siècle) comprennent une partie de l'enceinte, les restes du logis et plusieurs bâtiments. A l'Ouest, on pénètre dans ce lieu grâce à une porte à fronton dont le parement présente une décoration vermiculée. Jadis, cette porte était précédée par un pont-levis. Elle est suivie, un peu plus loin, par une seconde porte, flanquée de deux poternes surmontées par des niches, ornée de pilastres et à parement vermiculé. A cette porte, fait suite la cour d'honneur. Les logis seigneuriaux ont presque totalement disparu. A l'angle Nord-Ouest de la cour, un petit bâtiment présente une porte en plein cintre et des fenêtres à croisée de pierre. Cette porte et ces fenêtres ont leurs clefs ornées de mascarons. Au Sud de la cour, il ne reste que la partie inférieure du mur Sud du château. Ce mur aboutit, à l'Ouest, à un pavillon rectangulaire d'angle qui offre extérieurement une porte à fronton arrondi et trois fenêtres à croisée de pierre qui ont été condamnées. A l'Est, un autre pavillon d'angle a disparu. Au rez-de-chaussée, il abritait une chapelle
L'angle Sud-Ouest de l'enceinte présente une tour circulaire défensive surmontée d'un dôme et percée par des meurtrières. Aux angles du mur Sud, deux échauguettes sont supportées par des consoles ornées de triglyphes et de gouttes. Au milieu de ce mur, une grande console accompagnée par deux trompes soutenait une tourelle aujourd'hui disparue. A l'angle Nord-Est, il ne reste que l'étage inférieur d'une grosse tour cylindrique qui pourrait être un pigeonnier.
A Ponçay, l'église Saint-Philibert (fin du XIIe siècle) en ruines et le logis du prieur (XVe siècle) sont les restes d'un ancien prieuré-cure jésuite qui dépendait du doyenné de Noyers.
De l'église, il reste une partie du mur Nord de la nef, un mur du clocher et l'abside. Sous le clocher carré dont le toit a disparu, la travée est voûtée d'un berceau en arc brisé et est limitée par deux doubleaux aussi en arc brisé. Au Nord, un enfeu est circonscrit par un arc surbaissé dont les sommiers et le clef étaient ornés de sculptures qui ont été bûchées. Au Sud, une arcade donnait accès à une chapelle qui a disparu. A l'intrados de cette arcade, il reste des traces de peinture du XVe siècle représentant un Christ en croix. L'abside, semi-circulaire, est voûtée en cul-de-four. Extérieurement, elle était épaulée par des colonnes engagées dont une seule subsiste. Sa corniche est soutenue par une ligne de modillons sculptés. Sous la travée du clocher et sous le chœur, une crypte, en partie effondrée, a été creusée.
Au Nord de l'église, le logis du prieur est une construction rectangulaire avec, à l'Est, une façade présentant, au premier étage, une fenêtre à croisée de pierre avec entablement en saillie. Une baie à deux panneaux, du même type, existait dans le pignon Nord. On accédait au premier étage par une porte ayant gardé son vantail d'origine, ouvrant sur un escalier extérieur qui a disparu.
Près de cet ancien prieuré, le moulin de Ponçay était activé par la Veude mais son bief a disparu. Au XIXe siècle, c'était un moulin à blé.
Dans le bourg, il reste des vestiges du logis seigneurial de l'Ardoise (XVIe siècle) dont le portail comportant une porte charretière accompagnée d'une poterne, le tout surmonté par douze consoles de mâchicoulis. Au-dessus de la porte charretière, il présente deux têtes d'animaux qui seraient des lions. Un blason effacé surmonte la clef de la poterne. Le bâtiment principal a été reconstruit mais il conserve de l'ancien édifice une partie du mur Nord et deux tourelles en moellons qui flanquaient celui-ci aux angles Nord-Est et Nord-Ouest. De forme carrée, elles sont couronnées de mâchicoulis. Une autre tour du même type fait saillie sur la place. On voit sur celle-ci une petite baie géminée dont la colonnette médiane a disparu.
Le manoir des Cotières, proche de Nancré, a été bâti au XVe siècle. On accède à la cour par un portail situé entre deux hauts piliers quadrangulaires. Ce portail est encadré par deux portes piétonnes en plein cintre. Celle de gauche est murée, celle de droite condamnée. Toutes deux sont ornées de pilastres doriques soutenant un fronton rectiligne surmonté par une corniche. Au fond de la cour, la façade du logis tournée vers le Sud-Sud-Est présente, surmontant la porte, un petit oculus entouré par une palmette. A l'Ouest, sa tour hexagonale, aux angles appareillés de pierres de taille et présentant des meurtrières pour armes à feu, abrite un escalier de pierre. Le toit pyramidal d'ardoises de cette tour repose sur des corbeaux. La porte en plein cintre a gardé son vantail d'origine, renforcé par des clous à grosse tête.
La salle du rez-de-chaussée a conservé son aspect primitif: plafond aux chevrons soutenus par une poutre maîtresse, cheminée au faux manteau reposant sur deux consoles. Celle de la pièce voisine présente un trumeau rectangulaire, avec une corniche soulignée par une ligne de denticules. Toutes les pièces du premier étage, transformé en grenier, ont gardé la leur. Toutes sont différentes: l'une a des jambages massifs, l'autre des colonnes, la troisième n'a gardé que ses supports.
L'ancien manoir privé des Beaupuits date du XVIIe siècle. On aperçoit le toit à lanternon de son pigeonnier carré.
Le château privé de Noiré, construit au XVIIe siècle, a été agrandi et remanié vers 1895.
L'entrée du domaine est encadré par deux petits bâtiments carrés, percés intérieurement par une grande arcade en plein cintre entres des pilastres doriques montant presque au niveau de la toiture. D'autres cannelés et à chapiteaux ioniques ornent la face externe des hauts piliers du portail, portant chacun un vase à fleurs.
Le château comporte un long corps de logis flanqué par des pavillons. A la fin du XIXe siècle, on le dota d'un avant-corps central avec deux colonnes soutenant un fronton triangulaire brisé au sommet par une lucarne. Deux portes jumelles donnent accès à un hall voûté de deux travées reposant sur une colonne ionique, d'où part un large escalier de pierre avec une rampe à gros balustres.
Au milieu de la façade Ouest, la porte est surmontée par un tympan brisé occupé par un blason ovale, qui était un écartelé, aux armoiries effacées. Dans son axe, la ligne du toit est coupé par une haute lucarne, alors qu'une autre, percée par une ouverture circulaire, éclaire les combles aux extrémités. Le jardin qui leur fait face est occupé, aux quatre angles, par des petits kiosques carrés presque identiques, avec leur porte en plein cintre à la clef et aux sommiers en saillie. Deux ensembles de communs, aux toits de tuile, sont situés à l'Est et au Sud. Ce château possède un pigeonnier carré.
Le lavoir, à toiture à trois pans et à impluvium, se trouve sur la route de Mondion.
Le pigeonnier cylindrique de Psé (XVIIIe siècle) renferme 1940 boulins (nids de pigeons). Son lanternon octogonal est recouvert par une calotte en zinc.
Le pigeonnier des Gapiaux, construit selon un plan carré, est surmonté d'un toit en pavillon couverts d'ardoises.
La ferme de La Fuye, près de Nancré, a conservé, au Nord-Est, un porche couvert par un large toit en tuiles-canal (appelées aussi tiges de bottes) où s'ouvre une porte en plein cintre. Au Nord-Ouest, le logis, construit sur une cave, est prolongée l'Est par un pigeonnier carré, faisant saillie à l'extérieur, dont le toit pyramidal à quatre pans, recouvert de tuiles, est surmonté d'un lanternon octogonal en ardoises. L'accès des pigeons de faisait, de chaque côté du toit, par une petite lucarne à fronton triangulaire. Au premier étage de cette tour, plusieurs centaines de boulin sont encore visibles. Au Sud-Ouest, la cour s'ouvre par un portail entre deux piliers. La Fuye, jadis fief de la paroisse de Nancré, est un ancien prieuré.
Non loin, le pigeonnier carré de La Petite-Métairie date du XVIe siècle. Son toit est surmonté par un lanternon octogonal.
Le logis du Coudray présente, lui aussi, un pigeonnier carré dont le lanternon octogonal et sa calotte sont en zinc.
Le pigeonnier carré de La Barre a été transformé en habitation.
Près du lavoir, un petit pigeonnier mural d'une ancienne maison (il est en fait dans le grenier) représente un type de pigeonnier fréquent dans le Sud de la Touraine.
Dans la forêt située près de Noiré, il existe les vestiges d'une tour d'un ancien télégraphe Chappe qui a fonctionné ici de 1826 à 1852. Mesurant 5 mètres de haut et 4 de large, elle était intégrée dans la ligne Paris-Bordeaux-Bayonne de ce mode de télégraphie. Un message mettait 12 minutes pour aller de Paris à Bayonne.
 
A voir
  • Le pigeonnier de La Chasseigne.
Patrimoine disparu
  • L'église Saint-Hilaire de Nancré était encore signalée par le cadastre de 1836.

Lieux-dits: Bas-de-Mondon, Beaupuits, Beauregard, Bellevue, Bois-à-Moutardier, Bois-de-la-Boissière, Bois-Millet, Bois-Point, La Barbotterie, La Barauderie, La Barre, La Berdinerie, La Berthelerie, La Billette, La Boissière, La Chasseigne, La Chênaie-Ronde, La Clertrie, La Cocherie, La Coudraie, La Croix, La Croix-Richard, La Davière, La Fougeray, La Fuie-de-Chanteloup, La Fuye, La Génevraie, La Gilloterie, La Gouronnière, La Goussardière, La Hutière, La Hutte, La Madelone, La Maison-Neuve, La Maîtrie, La Marquiserie, La Métairie, La Mulonnière, La Pointeaudrie, La Sardinasse, La Taupinerie, La Vignotte, La Volière, Le Baron, Le Bas-Martray, Le Bois-Rabot, Le Bouchat, Le Coudray, Le Cul-de-Chaudron, Le Four-Fondu, Le Haut-Martray, Le Lizon, Le Marais, Le Parc-Guillaume, Le Petit-Château, Le Pont, Le Porteau, Le Rillé, Le Télégraphe, Le Thou, Le Toucheau, Le Trainçon, Les Ajoncs, Les Besnardières, Les Bougreaux, Les Bruneaux, Les Bruns, Les Chaumes, Les Cotières, Les Delaroches, Les Filonnières, Les Fourreaux, Les Galipes, Les Gapiaux, Les Gendreaux, Les Giraux, Les Hauts-Pimberts, Les Jouberts, Les Landes, Les Mal-Garnis, Les Marotins, Les Ménards, Les Muttes, Les Naricots, Les Petits-Fourreaux, Les Pimberts, Les Plantes, Les Poirillons, Les Pruneaux, Les Thomas, Les Trembleaux, Les Voisines, Les Yvons, Messemé, Mondon, Moulin-de-Ponçay, Nancré, Noiré, Peige, Ponçay, Prault, Prend-l'Âne, Psé, Roche-Pointe, Tancu, Traincu, Vallée-de-la-Tasse, Vallée-de-Malgagne, Vallée-de-Peige
Ancien lieu-dit: La Dôsse

    2 commentaires:

    1. Vous oubliez Le Touchaud..., remarquable ensemble à cours fermée, avec ses latrines, son pigeonnier ruiné...

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    2. Je ne connaissais pas ce lieu. Est-il accessible ?

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