Marigny-Marmande

Marigny-Marmande est une commune du Sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Marignois et les Marignoises.
Par ordonnance royale du 27 avril 1832, les communes de Ponçay et de Nancré furent réunies à celle de Marigny-Marmande.
Le village de Marigny était désigné sous les noms de: Marigniaco (vers 1082, cartulaire de l'abbaye de Noyers), Mariniaco (vers 1145, cartulaire de Noyers), Maregné (1278, cartulaire de la Merci-Dieu), Marigny-sous-Marmande (XVIIe siècle), Marigny-sous-Marmande (XVIIIe siècle, carte de Cassini).
Marmande a porté les noms de: Mirmanda (vers 1061), Mirmandia (vers 1083), Milmandia (vers 1139), Meremande (1314, cartulaire de l'archevêché de Tours), Mermandia (1335, cartulaire de l'archevêché de Tours), Marmande (1348-1398, cartulaire de l'archevêché de Tours), Marmande (XVIIIe siècle, carte de Cassini).
Cette commune est productrice de truffes réputées. Cinq marchés aux truffes sont organisés généralement en décembre, janvier et février.
Coordonnées GPS de Marigny-Marmande: 0°29'21"E - 46°58'55"N
Code INSEE: 37148 - Code postal: 37120 - Superficie: 3083 hectares
Altitudes: de 54 à 134 mètres (à La Chênaie-Ronde et à La Billette)
L'église Saint-Vincent, du XIXe siècle, a été agrandie dans les années 1860 (clocher plus élevé et nef allongée d'une dizaine de mètres) puis restaurée de 1998 à 2000. Le clocher renferme trois cloches: une de 1665 provenant de l'abbaye de Bois-Aubry, une autre, de 1742, venant de Ponçay et, la troisième, de 1810.
Au niveau de son chevet, elle possède trois vitraux intéressants dont celui-ci représentant saint Vincent.
Prés de Nancré, les ruines de l'important château de Mondon (fin du XVIe siècle) comprennent une partie de l'enceinte, les restes du logis et plusieurs bâtiments. A l'Ouest, on pénètre dans ce lieu grâce à une porte à fronton dont le parement présente une décoration vermiculée. Jadis, cette porte était précédée par un pont-levis. Elle est suivie, un peu plus loin, par une seconde porte, flanquée de deux poternes surmontées par des niches, ornée de pilastres et à parement vermiculé. A cette porte, fait suite la cour d'honneur. Les logis seigneuriaux ont presque totalement disparu. A l'angle Nord-Ouest de la cour, un petit bâtiment présente une porte en plein cintre et des fenêtres à croisée de pierre. Cette porte et ces fenêtres ont leurs clefs ornées de mascarons. Au Sud de la cour, il ne reste que la partie inférieure du mur Sud du château. Ce mur aboutit, à l'Ouest, à un pavillon rectangulaire d'angle qui offre extérieurement une porte à fronton arrondi et trois fenêtres à croisée de pierre qui ont été condamnées. A l'Est, un autre pavillon d'angle a disparu. Au rez-de-chaussée, il abritait une chapelle
L'angle Sud-Ouest de l'enceinte présente une tour circulaire défensive surmontée d'un dôme et percée par des meurtrières. Aux angles du mur Sud, deux échauguettes sont supportées par des consoles ornées de triglyphes et de gouttes. Au milieu de ce mur, une grande console accompagnée par deux trompes soutenait une tourelle aujourd'hui disparue. A l'angle Nord-Est, il ne reste que l'étage inférieur d'une grosse tour cylindrique qui pourrait être un pigeonnier.
A Ponçay,  l'église Saint-Philibert (fin du XIIe siècle) en ruines et le logis du prieur (XVe siècle) sont les restes d'un ancien prieuré-cure jésuite qui dépendait du doyenné de Noyers.
De l'église, il reste une partie du mur Nord de la nef, un mur du clocher et l'abside. Sous le clocher carré, en bâtière et dont le toit a disparu, la travée est voûtée d'un berceau en arc brisé et est limitée par deux doubleaux aussi en arc brisé. Au Nord, un enfeu est circonscrit par un arc surbaissé dont les sommiers et le clef étaient ornés de sculptures qui ont été bûchées. Au Sud, une arcade donnait accès à une chapelle qui a disparu. A l'intrados de cette arcade, il reste des traces de peinture du XVe siècle représentant un Christ en croix. L'abside, semi-circulaire, est voûtée en cul-de-four. Extérieurement, elle était épaulée par des colonnes engagées dont une seule subsiste. Sa corniche est soutenue par une ligne de modillons sculptés. Sous la travée du clocher et sous le chœur, une crypte, en partie effondrée, a été creusée.
Au Nord de l'église, le logis du prieur est une construction rectangulaire avec, à l'Est, une façade présentant, au premier étage, une fenêtre à croisée de pierre avec entablement en saillie.
Dans le bourg, il reste des vestiges du logis seigneurial de l'Ardoise (XVIe siècle) dont le portail comportant une porte charretière accompagnée d'une poterne, le tout surmonté par douze consoles de mâchicoulis. Le bâtiment principal a été reconstruit mais il conserve de l'ancien édifice une partie du mur Nord et deux tourelles qui flanquaient celui-ci aux angles Nord-Est et Nord-Ouest. De forme rectangulaire, elles sont couronnées de mâchicoulis.
Le manoir des Cotières, proche de Nancré, a été édifié au XVe siècle. Au fond de la cour, le logis tourné vers le Sud-Sud-Est possède un oculus surmontant la porte. A l'Ouest, sa tour hexagonale, présentant des meurtrières pour armes à feu, renferme un escalier de pierre. Le toit pyramidale de cette tour repose sur des corbeaux. Les salles sont toutes munies de cheminées massives. On accède au manoir par un important portail comportant deux piles carrées. L'entrée principale est encadrée par deux portes en plein cintre dont, pour chacune, le fronton rectiligne, surmonté d'une corniche, est soutenu par des pilastres doriques.
L'ancien manoir privé des Ménards date du XVIIe siècle. On aperçoit le toit à lanternon de son pigeonnier carré.
Le château privé de Noiré (XVIIe siècle) a été agrandi et remanié vers 1895. Il comprend un long corps de logis et deux ensembles de communs, à l'Est et au Sud aux toits de tuile. Il possède un pigeonnier carré (à droite).
Le lavoir, à toiture à trois pans et à impluvium, se trouve sur la route de Mondion.
Le pigeonnier cylindrique de Psé (XVIIIe siècle) renferme 1940 boulins (nids de pigeons). Son lanternon octogonal est recouvert par une calotte en zinc.
Le pigeonnier des Gapiaux, construit selon un plan carré, est surmonté d'un toit en pavillon couverts d'ardoises.
La ferme de La Fuye, près de Nancré, a conservé, au Nord-Est, un porche couvert par un large toit en tuiles-canal (appelées aussi tiges de bottes) où s'ouvre une porte en plein cintre. Au Nord-Ouest, le logis, construit sur une cave, est prolongée l'Est par un pigeonnier carré, faisant saillie à l'extérieur, dont le toit pyramidal à quatre pans, recouvert de tuiles, est surmonté d'un lanternon octogonal en ardoises. L'accès des pigeons de faisait, de chaque côté du toit, par une petite lucarne à fronton triangulaire. Au premier étage de cette tour, plusieurs centaines de boulin sont encore visibles. Au Sud-Ouest, la cour s'ouvre par un portail entre deux piliers. La Fuye, jadis fief de la paroisse de Nancré, est un ancien prieuré.
Non loin, le pigeonnier carré de La Petite-Métairie date du XVIe siècle.
Le logis du Coudray présente, lui aussi, un pigeonnier carré dont le lanternon octogonal et sa calotte sont en zinc.
Près du lavoir, un petit pigeonnier mural d'une ancienne maison (il est en fait dans le grenier) représente un type de pigeonnier fréquent dans le sud de la Touraine.
Dans la forêt située près de Noiré, il existe les vestiges d'une tour d'un ancien télégraphe Chappe qui a fonctionné ici de 1826 à 1852. Il était intégré dans la ligne Paris-Bordeaux de ce mode de télégraphie.

Patrimoine disparu
  • L'église Saint-Hilaire de Nancré qui était encore signalée par le cadastre de 1836.

Les lieux-dits: Bas-de-Mondon, Beaupuits, Beauregard, Bellevue, Bois-à-Moutardier, Bois-de-la-Boissière, Bois-Millet, Bois-Point, La Barbotterie, La Barre, La Berdinerie, La Billette, La Boissière, La Chênaie-Ronde, La Cocherie, La Croix-Richard, La Davière, La Fuie-de-Chanteloup, La Fuye, La Génevraie, La Gilloterie, La Gouronnière, La Goussardière, La Hutière, La Hutte, La Madelone, La Maison-Neuve, La Marquiserie, La Mulonnière, La Pointeaudrie, La Sardinasse, La Taupinerie, La Vignotte, La Volière, Le Baron, Le Bas-Martray, Le Bois-Rabot, Le Bouchat, Le Coudray, Le Cul-de-Chaudron, Le Fougeray, Le Four-Fondu, Le Haut-Martray, Le Lizon, Le Marais, Le Parc-Guillaume, Le Pont, Le Rillé, Le Télégraphe, Le Thou, Le Toucheau, Le Trainçon, Les Ajoncs, Les Besnardières, Les Bougreaux, Les Bruneaux, Les Bruns, Les Chaumes, Les Cotières, Les Delaroches, Les Filonnières, Les Fourreaux, Les Galipes, Les Gapiaux, Les Gendreaux, Les Jouberts, Les Landes, Les Mal-Garnis, Les Ménards, Les Muttes, Les Plantes, Les Poirillons, Les Pruneaux, Les Thomas, Les Trembleaux, Les Voisines, Les Yvons, Messemé, Mondon, Moulin-de-Ponçay, Nancré, Noiré, Peige, Ponçay, Prault, Prend-l'Âne, Psé, Roche-Pointe, Tancu, Traincu, Vallée-de-la-Tasse, Vallée-de-Malgagne, Vallée-de-Peige

    3 commentaires:

    1. Vous oubliez Le Touchaud..., remarquable ensemble à cours fermée, avec ses latrines, son pigeonnier ruiné...

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    2. Je ne connaissais pas ce lieu. Est-il accessible ?

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    3. Le manoir des Côtières s'appelait l'Escotière.

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