Saint-Paterne-Racan

Saint-Paterne-Racan est une commune du nord de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Saint-Paternois et les Saint-Paternoises.
Au VIe siècle, Grégoire de Tours la mentionne sous le nom de Parochia Paternensis. Ensuite, elle porta les noms de: Saint-Pater (XIVe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Les Bains (1793) et, enfin, Saint-Paterne-Racan (1932). Le fief de La Roche-au-Majeur appartint à la famille de Bueil.
Coordonnées GPS de St-Paterne-Racan: 0°29'01"E - 47°36'07"N
Code INSEE: 37231 - Code postal: 37370 - Superficie: 4777 hectares
Altitudes: 65 à 133 m
L'église Saint-Paterne (église parfois ouverte) a été reconstruite au XVIIIe siècle (après l'incendie du 22 mars 1768) mais il reste des traces de l'édifice primitif des XIe (les murs nord de la nef et du chœur, la base du mur du chevet) et XVe siècles (la façade ouest et le clocher). L'église actuelle comprend une nef terminée par un chœur carré et longée, au sud, par un collatéral.
Cette église renferme un groupe sculpté en terre cuite (XVIIe siècle) représentant L'Adoration des Mages: la Vierge à l'Enfant est entourée par saint Joseph et les trois rois mages. Ces statues ont été modelées, vers 1619, par Gervais Delabarre (Le Mans).
Son orgue a été construit par Philippe Legeay entre 1830 et 1845 et agrandi par Louis Bonn entre 1845 et 1855.
L'ancienne abbaye cistercienne de La Clarté-Dieu a été fondée en 1239 par l'évêque de Winchester, Pierre des Roches. Cette fondation a été autorisée le 22 juillet 1240 par l'archevêque de Tours.
Le pavillon des convers (XIIIe siècle) était située à l'ouest de l'église et du cloître qui ont été démolis. On aperçoit encore l'arrachement d'un mur à l'angle nord-est du bâtiment des convers (à droite de la photo).
Dans les combles de ce pavillon, le dortoir des convers est recouvert par une charpente en carène de navire inversée.
Le rez-de-chaussée, la salle située à l'Est est voûtée en plein cintre avec quatre arcs doubleaux.
Le logis dit abbatial, achevé en 1733, était plutôt le logement des religieux du noviciat. Il comprend quatre niveaux surmontés d'un toit en pavillon couvert d'ardoises. Au sommet du mur sud, un fronton triangulaire est percé par deux oculus entourant les armes de l'abbaye.
Située au sud de l'abbaye, la chapelle des étrangers (XIIIe siècle) a perdu son toit (qui était encore visible dans les années 1960).
Le château privé de La Roche-Racan (bâti de 1636 à 1651) a été modifié au XIXe siècle. Le poète Honorat de Bueil dit Racan y séjourna de nombreuses années. Il a remplacé un logis seigneurial souterrain appelé Roche-au-Majeur. Sa chapelle, dédiée à Saint-Louis, fut bénie le 1er novembre 1636. La Roche-Racan était un fief relevant de la prévôté d'Oé.
Ce château possède un petit pigeonnier octogonal du XIXe siècle...
... et quelques gargouilles.
Au pied du château, cette petite construction renferme un bélier hydraulique de la firme Bollée. Ce mécanisme, installé en 1887, permettait de faire monter de l'eau jusqu'au logis.
Une statue du poète Racan a été érigée devant la mairie.
Le château privé d'Hodebert est du XVIIe siècle. Ce domaine était un fief relevant de la prévôté d'Oé.
Le château privé du Breuil a été reconstruit en 1860. Jadis, Le Breuil était un fief.
Il possède un pigeonnier circulaire du XVIIe siècle (à gauche). La tour de droite appartenait à l'édifice primitif de 1471.
Le manoir privé de Saché (appelé aussi La Colassière), bâti au XVIe siècle, a été remanié au XIXe siècle.
Le manoir privé de La Grange-Saint-Martin a été bâti au XVe siècle puis agrandi au XIXe siècle. En 1793, il est acheté par Michel-Louis Bergey, ancien capitaine des dragons du roi à Saint Domingue. En 1795, il y accueille sa nièce Julie Bouchaud des Hérettes, mariée le 25 juillet 1804, dans l'église de Saint-Paterne, au physicien Jacques Charles, mais qui devint célèbre, en 1816, à la suite de sa rencontre avec Lamartine, à Aix. Elle sera alors la muse inspiratrice du poète sous le nom d'Elvire.
Au 15 rue des Écoles, le collège de Rougemont (début du XVIe siècle) est devenu un logis privé. Ce collège a été fondé en 1552. Cette fondation fut confirmée en 1637 par le prévôt d'Oé. On remarque le linteau décoré de la porte, l'accolade de la fenêtre à croisées de pierre avec les petits anges de ses culots et les animaux sculptés sous l'appui des fenêtres.
Le menhir en grès de la Pierre Levée, au lieu-dit La Grange, mesure 3 mètres de haut, 2,65 mètres de largeur et 0,65 mètre d'épaisseur.
Dominant Saint-Paterne, ce calvaire a été béni le 2 juin 1912 par Mgr Métreau.
Un petit lavoir privé est visible de la route à La Fontaine-Aux-Bains.
Il existe encore quelques loges de vignes sur le territoire de Saint-Paterne.
Au lieu-dit Les Caves-le-Feu, un abri troglodytique présente plusieurs personnages sculptés dans la roche et peints. A gauche de l'entrée, ce personnage est nommé Monsieur le directeur Vincentzo (vin sans eau).
A droite de la même entrée, on trouve six bustes (un texte est gravé sous les trois bustes accolés)...
... puis deux autres bustes dont les moustaches "en guidon de vélo" permettent de penser que ces sculptures datent des années 1930. En dessous, un autre texte est gravé sur une plaque triangulaire.
Sur la place de la République, le claveau en pierre d'une porte cochère, de 1920, est sculpté. C'est une enseigne de maréchal-ferrant sur laquelle on distingue, dans un fer à cheval, des tricoises (tenailles) et un brochoir (marteau à ferrer).
Le château privé de La Fougeraie été édifié au XIXe siècle.

A voir:
  • Le polissoir d'Hodebert.
  • Au hameau de Berry, jadis Le Grand-Berry, un grand bâtiment renferme une chapelle fondée vers 1541. Elle comprend deux travées voûtées sur croisées d'ogives à nervures moulurées d'un tore.
  • Le moulin de la Clarté-Dieu, ancien moulin banal, a été reconstruit en 1850 mais a conservé des parties plus anciennes.
  • Les habitations troglodytiques de la vallée des Besnards.
Patrimoine disparu
- Le moulin de l'Image ou du Gué avait été reconstruit en 1854 et agrandi en 1877 (ajout d'un hangar). Il a été détruit en août 1999. Le moulin primitif, datant de 1232, était cité dans un acte de 1455 lors d'une transaction entre le chapitre de Saint-Martin de Tours et la veuve de Jean Pavin, seigneur de Saché.
- Le moulin du bourg, construit dans la seconde moitié du XVIe siècle, fut rebâti au XIXe siècle. Auparavant, un moulin, cité dès 1395, existait déjà dans le bourg.
- Le moulin de Gravot a été mentionné en 1231. Il était actionné par la Duie.
- Le Moulin-Fondu était situé à proximité du moulin de Gravot. Son bief a subsisté.
- Le moulin de la Roche était un moulin banal. Actionné par l'Escotais, il fonctionnait déjà en 1630. Il fut vendu à la Révolution comme bien national et détruit en 1876.
- Au lieu de Pont-Joubert, sur la rive gauche de la Duie, un peu en aval du Breuil, il y avait un moulin à tan (en 1554) puis à foulon (en 1724). Il relevait de la prévôté de d'Oé.
- Le moulin de la Duie, relevant de la prévôté d'Oé, est cité 1317. Ce moulin a été détruit en 1895.
- Situé en contrebas du château d'Hodebert, un moulin à poudre, dont la première mention date de 1249, fut détruit vers 1880. Il relevait de la prévôté d'Oé.
- Le moulin de Berry avait été édifié au XVIIIe siècle. Il fonctionnait grâce à l'eau de plusieurs sources et de celle de l'étang de Braye, asséché depuis longtemps.
- Le ruisseau de la Clarté faisait mouvoir le Moulin-Neuf, ou moulin de La Jolinière, ancienne propriété de la collégiale de Saint-Martin. Il était encore présent sur le cadastre napoléonien de 1834 mais a été détruit par la suite.

Les lieux-dits: Arceveau, Beau-Soulage, Beauvoix, Bellevue, Berry, Biéné, Bois-de-la-Fougeraie, Bois-Rond, Brault, Carême-Prenant, Clairville, Guimont, Hodebert, Huppe-Loup, La Bénauderie, La Bénéraye, La Besnardière, La Boisardière, La Borde-aux-Oiseaux, La Bouchaudière, La Boutraye, La Bouvinière, La Canté, La Charbonnerie, La Chevalerie, La Clarté-Dieu, La Contancière, La Croix, La Dorenière, La Fauperie, La Fontaine, La Forêt, La Fougeraie, La Fripière, La Gaudine, La Glandée, La Grange, La Gringolerie, La Guillotière, La Guionneraie, La Haute-Pinaudière, La Huraudière, La Jaunay, La Jolinière, La Juilloterie, La Juperie, La Laudraye, La Lune, La Maurenière, La Ménardière, La Mignonnerie, La Morinière, La Mortière, La Noiraie, La Pasquèlerie, La Peltière, La Perrée, La Petite-Boutraye, La Pézeraie, La Pichardière, La Pierre-Levée, La Pincellière, La Piraudière, La Plainerie, La Raguennerie, La Revaserie, La Ridellière, La Roche-Bertrand, La Roche-Racan, La Roizerie, La Suze, La Taillerie, La Tremblaye, La Vallée-de-la-Forêt, La Vallée-de-la-Roche, La Vallée-des-Besnards, La Verrerie, Le Bois-du-Clos, Le Bouffay, Le Breuil, Le Chauchy, Le Fief-l'Abbé, Le Grand-Thuré, Le Gravier, Le Guignier, Le Houx, Le Ménage, L'Enferterie, Le Pavillon, Le Petit-Thuré, Le Ripré, Le Sapin, Le Saugeais, L’Étang-de-Braye, Le Tertre-Poirier, Le Tremblay, Le Vigneau, Le Vivier, Les Belles-Caves, Les Buffières, Les Caves-le-Feu, Les Crachouses, Les Crochetières, Les Exemples, Les Gaudières, Les Isembardières, Les Landes, Les Ormeaux, Les Petites-Gaudières, Les Sachés, L’Espérance, Les Tardines, Les Vallées, L'Ormeau, L'Oucherat, Lucé, Maiseron, Mortier-du-Pêchoir, Moulin-de-la-Clarté-Dieu, Moulin-de-l'Image, Passe-temps, Rocheboit, Saché, Saint-Hubert, Soreau, Terchey, Vaumargot, Vitray

    Blason de Saint-Paterne-Racan

    Aucun commentaire:

    Enregistrer un commentaire