Semblançay

Semblançay est un village situé au nord de Tours. Ses habitants sont appelés Semblancéens et les Semblancéennes.
Il a porté les noms de: Semblencaio (885, charte de Marmoutier), Semblaciacum (1020), Simpliciaco et Simpliciacum (XIe siècle charte de Marmoutier), Semblanciaci (1221), Semblenceium (1290, pouillé de Tours) Simbliciaco, Semblancaio, Samblancai et Semblanceium (XIIIe siècle), Semblancaio (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Semblançay (1336, cartulaire de l'archevêché de Tours), Saint-Blançay et Semblançay (XIVe siècle). Cette baronnie, relevant du château de Tours, a appartenu aux Montfort, aux d'Harcourt, aux ducs d'Alençon, aux Rohan. En 1516, elle fut acquise par Jacques de Beaune, surintendant des Finances de François 1er. Elle passa ensuite aux familles de La Trémoille puis de Luynes (en 1660). Le 8 mars 1821, Semblançay a annexé la commune du Serrain.
Coordonnées GPS de Semblançay: 0'34'43"E - 47°29'52"N
Code INSEE: 37245 - Code postal: 37360 - Superficie: 3566 hectares
Altitudes: de 92 à 134 m
L'église Saint-Martin (église souvent ouverte), construite au XIe siècle (nef), a été agrandie au XIIIe siècle (travée barlongue de la nef, chœur, abside). En 1683, un orage fit s'écrouler le clocher et la charpente. En 1861, le clocher et deux collatéraux ont été ajoutés.
De cette nef, qui était couverte d'une charpente refaite au XVIe siècle, subsistent, au-dessus de voûtes du XIXe siècle, quelques vestiges dans la partie terminale des murs goutterots. Une travée barlongue, appartenant à l'église romane, et qui supportait le clocher, fut voûtée au XIIIe siècle sur une croisée d'ogives profilée d'un tore, retombant sur des colonnes d'angle dont les chapiteaux datent du XIXe siècle.
Le chœur est composé d'une travée barlongue et d'une abside à sept pans. Les voûtes ont été restaurées au XVIe siècle. Le chœur est éclairé par neuf fenêtres.
Le vitraux du chevet datent du XVIe siècle. La fenêtre médiane du chevet contient une verrière qui représente, en haut, le Christ en croix entre Marie et saint Jean et, en bas, dans un décor Renaissance, saint Jean-Baptiste portant l'Agneau.
A gauche de la fenêtre médiane, un vitrail représente, en bas, saint Jacques désignant le donateur Jacques de Beaune, agenouillé sur un prie-Dieu....
... et, au-dessus, un évêque guérissant un infirme.
A droite de la fenêtre médiane, une autre verrière réunit, en bas, saint Jean-Baptiste et la donatrice Jeanne de Ruzé, femme de Jacques de Beaune, agenouillée.
Au-dessus de cette scène, on voit saint Michel terrassant le démon.
A droite de ce vitrail, une verrière représente, en haut, saint Martin partageant son manteau avec un infirme amputé de la jambe et, en bas, saint Blaise portant d'une main sa crosse et de l'autre une carde, instrument de son supplice.
Les autres vitraux sont signés par les maîtres-verriers tourangeaux Lobin (Lucien-Léopold et Étienne-Joseph)...
... et Jean-Prosper Florence.
Cette statue du Christ mort (fin du XVIe siècle) est en terre cuite.
Cette statue en pierre peinte représentant la Vierge ou une Sainte Femme date aussi du XVIe siècle.
Un Christ en croix en bois polychrome a été sculpté au XVIIe siècle.
Ce tableau, représentant Jésus et Nicodème, est aussi une œuvre du XVIIe siècle.
La chapelle Jacques de Beaune (début du XVIe siècle) présente une porte en anse de panier accostée de pilastres Renaissance soutenant un entablement surmonté par une niche. Rectangulaire, elle est couverte en charpente. Deux fenêtres au sud et une grande baie flamboyante à l'est, qui date du XIXe siècle, éclairent la nef. Cette chapelle remplaça un oratoire mentionné en 1226.
A L'Hôpitau, la chapelle Saint-Jean et Saint-Loup (XIXe siècle) était un lieu de pèlerinages. Elle avait la réputation de guérir les enfants de la peur de la nuit et des maladies. Des vêtements d'enfants y étaient accrochés comme ex-voto. A cet endroit, jadis, il existait la commanderie Saint-Jean-Baptiste appartenant à l'Ordre de Malte et datant de 1440. Cette commanderie devint, par la suite, un hôpital puis, en 1775, une bergerie. La Chapelle de l'époque, dédiée à Saint-Jean-de-la-Peur, est devenue un logis.
Le château fort du XIVe siècle est en ruines. A l'origine, un donjon en bois fut construit par Foulque Nerra à la fin du Xe siècle. Il a été remplacé par un donjon en pierre dans la seconde moitié du XIIe siècle. De plan carré, il mesure 13 mètres de haut. Au XIVe siècle, ce donjon a été entouré par une double enceinte dotée de tours d'angle rondes et, au nord, fut construit un pont-levis fortifié. Au XVIe siècle, les enceintes et le pont furent réparés et un bâtiment fut bâti, sud-est, entre le donjon et la seconde enceinte.
La première enceinte du XIVe siècle, de forme pentagonale, était flanquée par quatre tours circulaires et un bastion. Elle a disparu ainsi que les piles du pont. La seconde enceinte était flanquée par cinq tours dont subsistent celles du nord et du sud. Des bâtiments du XVIe siècle, ne demeurent que des pans de murs. Le donjon du XIIe siècle est épaulé, sur chaque face, par trois contreforts. Il n'en reste que le rez-de-chaussée et le premier étage. Les étages supérieurs ont disparu. Primitivement, on entrait dans ce donjon, au sud-est, par une porte située au premier étage. Par la suite, furent ouvertes deux portes donnant accès au rez-de-chaussée, l'une, au sud-est, au XIVe siècle, l'autre, au nord-ouest, au XVIe siècle. La salle du premier étage, éclairée par d'étroites fenêtres, était chauffée par une cheminée à hotte. Un escalier en bois, soutenu par une arcade brisée et appuyé au mur sud-est, reliait cette salle à l'étage la surmontant.
La courtine limitant l'ancien étang au nord subsiste en grande partie. On y voit encore la saillie du massif d'où partait le pont permettant d'accéder au château.
Près de ce château, on découvre les vestiges de murs dont certains semblent dater du XVIe siècle. Pour l'anecdote, le petit morceau de fortification (à gauche) a été qualifié de menhir sur certaines cartes postales anciennes.
Isolée au sud-est du château fort, près de La Guillonnerie, cette tour était, peut-être, un élément défensif avancé de la forteresse.
Elle présente trois meurtrières de ce type.
Le château de La Source (XVIe siècle, mais très remanié) était le logis seigneurial de Jacques de Beaune. Des portes du XVIe siècle et un mur d'enceinte de la même époque subsistent au nord ainsi qu'une tour ronde, en ruine, flanquant au nord-est l'enceinte du parc.
Le château privé de Dolbeau, bâti vers 1530, a été modifié aux XVIIIe et XIXe siècles. C'est au XIXe siècle que les douves furent comblées et qu'un pavillon fut construit au nord (à gauche de la photo). Dolbeau était un fief sans justice relevant de la baronnie de Semblançay.
La chapelle de Dolbeau date du XVIe siècle. Elle a été utilisée jusqu'au début du XXe siècle.
Dans son parc, deux tours carrées ont été conservées. Celle du sud (photo) était un pigeonnier renfermant environ 200 trous de boulins (nids de pigeons).
Le château privé du Grand-Launay (fin XVIe siècle) comprend trois corps de logis situés au nord et à l'est. Ils présentent des lucarnes et des fenêtres à croisée de pierre. La porte était précédée par un pont-levis. Des restes de fortifications (douves et enceinte) sont encore visibles. Le pigeonnier carré, muni d'une toiture surmonté par un lanternon octogonal en ardoise, renferme environ 440 boulins (nids de pigeons).
Le château privé de La Barrière, bâti vers 1810, présente deux ailes en légère saillie entourant un pavillon central. Il a été aussi appelé La Chasse-Royale (au XIXe siècle) et La Maison-Neuve (en 1818). En 1712, ce lieu portait le nom de La Chasse-Saint-Hubert.

Le manoir privé de Beaufoux date des XVIIIe et XIXe siècles.
Le petit manoir privé de La Pailleterie, édifié au XVe siècle, possède une cheminée portant la date de 1560.
Au Vau, un pigeonnier hexagonal du XVIe siècle renferme 1200 trous de boulins (nids de pigeons). Son toit à six pans en tuiles est surmonté par un lanternon hexagonal en ardoises.
Près de la fuie, cette grange, divisée en trois nefs par deux épines de poteaux soutenant la charpente, date de la même période. La ferme du Vau a été refaite au XIXe siècle, toutefois, elle a conservé du XVIe siècle un mur pignon ajouré par une fenêtre à croisée de pierre.
A l'Est du Vau, une autre grange du XVIe siècle n'a conservé que son pignon ouest.
Dans le bourg, on peut découvrir quelques maisons anciennes.
Le lavoir, près de la poste, est alimenté en eau par une source.
Dans la rue du Petit-Bercy, on trouve encore un vieux puits recouvert d'un toit en forme de dôme.
Un autre puits ancien est visible au hameau du Serrain.
Le mur de la mairie présente le blason du village inspiré de celui de Jacques de Beaune.
En face de la mairie, les outils d'un tailleur de pierre (compas, maillet et équerre) sont sculptés sur le mur d'une maison du milieu du XIXe siècle.
L'enseigne en mosaïque du bureau de poste est une œuvre de Sante Vallar (Tours).
Le château privé de La Gagnerie, construit au XVIIIe siècle, a été modifié au XIXe siècle. Ce domaine était un fief relevant de La Roche-Behuart.

Patrimoine disparu
  • L'église Saint-Étienne du Serrain a été vendue nationalement le 8 janvier 1798. Elle existait encore en 1860 mais fut détruite peu de temps après.
  • Le prieuré Saint-Martin, fondé en 1075, qui dépendait de l'abbaye de Marmoutier.
Personnalités liées à la commune:

Les lieux-dits: Beaufou, Beaulieu, Beaulin, Belleville, Bellevue, Bois-de-Belleville, Bois-de-la-République, Bois-de-l’Écu, Bois-Piau, Bon-Accueil, Carroi-des-Récompenses, Chahaigne, Champ-Bêlé, Court-Gain, Dolbeau, Gobelleville, Haute-Porte, La Boissière, La Borde-Bertret, La Bretonnerie, La Bretonnière, La Chambre-aux-Dames, La Clogellerie, La Croix-Blanche, La Dubinerie, La Dufourie, La Fosse-Pinaudière, La Gagnerie, La Gaillardière, La Gilberdière, La Guillonnerie, La Julottière, La Lande, La Loge, La Marandière, La Mulonnière, La Nimaudière, La Noue-Guérinet, La Pailleterie, La Pécauderie, La Pesantière, La Petite-Bruère, La Petite-Marandière, La Pierre-Ronde, La Poissonnerie, La Rainerie, La Renardière, La Roberdière, La Rouletterie, La Source, La Tremblaye, La Vélopperie, Lande-de-Tuane, Le Carroi-Mêlier, Le Chêne-au-Loup, Le Fourneau, Le Grand-Launay, Le Grand-Moulin, Le Mortier-de-la-Roue, Le Petit-Launay, Le Pignon-Vert, Le Pilori, Le Plessis, Le Roussay, Le Serrain, Le Vau, Le Village, Les Besnardières, Les Boisselières, Les Bordes, Les Bruyères, Les Cinq-Croix, Les Clergeries, Les Frandinières, Les Landes, Les Parchas, Les Pinsardières, L'Espérance, Les Petites-Landes, Les Rubannières, Les Rues, Les Sables-d'Olonne, L'Hôpitau, Louipé, Maridois, Palet, Richebourg, Roche-Biette, Touche-Ronde

Spectacle
Blason de Semblançay
source: L'Armorial de France

      4 commentaires:

      1. étant née a Semblançay,plus exactement au Serrain ,quel bonheur de tomber sur ce site.Merci beaucoup

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      2. Pour information "Beaufou" prend un "x".
        Merci de corriger.

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      3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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      4. Mon village de naissance, la même année que Francis Girod !
        Tous mes souvenirs d'enfance sont la bas, notamment au Grand Moulin ...

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