Bossée

Bossée est un village du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Bosséens et les Bosséennes.
En 1139, il apparaît sous le nom de Ecclesia Sancti Laurentii de Boceis (cartulaire de Cormery). Il se nomme ensuite Bocees (1228), Boceis (1231, cartulaires de Cormery et de l'archevêché de Tours), Bociés (1290, pouillé de Tours) et Bossée (XVIIIe siècle, carte de Cassini). La châtellenie, relevant du château de Loches, appartint à l'abbaye de Cormery jusqu'à la Révolution.
Coordonnées GPS de Bossée: 0°43'49"E - 47°06'44"N
Code INSEE: 37029 - Code postal: 37240 - Superficie: 1901 hectares
Altitudes: de 104 à 121 mètres
L'église Saint-Laurent (église toujours fermée), bâtie au XIe siècle (nef, croisillon sud du transept, absidiole et abside), a été remaniée au XIIe siècle (clocher et façade sud).
Au XIXe siècle, la nef a reçu quatre travées de voûtes de briques (comme tout le reste de l'église). Cette nef aboutit à un transept dont le croisillon nord se trouve sous le clocher, et dont le croisillon sud est accompagné d'une absidiole semi-circulaire encastrée dans un mur dont le parement n'épouse que le quart de cercle sud et rejoint l'abside perpendiculairement. Au nord, le clocher carré, à deux niveaux de baies en plein cintre, est coiffé d'une flèche octogonale en pierre (de 1720) avec quatre clochetons d'angle (du XVe siècle).
Il est à noter que la traditionnelle girouette en forme de coq gaulois des clochers français est remplacée, ici, par un croissant de lune (ou, selon certains, un croissant musulman).
Cette église renferme des vitraux signés par les maîtres-verriers tourangeaux Fournier père (Julien) et fils (Lux). Celui-ci, signé par Julien Fournier en 1885, représente le supplice de saint Laurent, allongé sur un grill brûlant.
Le maître-autel "à la romaine" a été sculpté par l'abbé Henri-Prosper Guillot en 1838.
Ce lutrin en fer forgé, dont la base est en pierre, a été fabriqué vers 1800. Jadis, il était surmonté d'une croix en cuivre doré.
A l'extérieur de l'église, près du chevet, on remarque une pierre d'attente des morts (ou dépositoire funéraire).
Dans le cimetière, la chapelle Notre-Dame-et-Sainte-Victoire, de style néo-gothique, a été bâtie en 1866 et bénie en 1867. Elle porte le nom de Victoire Raguin décédée à Bossée le 2 octobre 1839 à l'âge de sept ans.
Dans le bourg, cette demeure, appelée "La Maison du Poilu", a, sur sa façade, le buste d'un Poilu sculpté avec les dates 1914-1918.
Au-dessus de la porte d'entrée, le linteau est aussi sculpté: une église, des maisons et une forêt. Deux linteaux du même style existent à Verneuil-le-Château.
Au sud du village, les vestiges du château privé des Étangs possèdent encore un donjon cylindrique, découronné, mais ayant gardé une partie de ses mâchicoulis et des douves au nord et à l'est. Le donjon est percé de fenêtres accostées de pilastres Renaissance. Un corps de bâtiment est traversé par le couloir de la porte fortifiée, flanquée de deux tours arasées obliquement au niveau du premier étage, et que précédait un double pont-levis aujourd'hui disparu. Une aile en retour renferme la chapelle. Des communs occupent l'angle nord-ouest. Ce château, bâti par l'abbé Jean du Puy vers 1492, formait une châtellenie appartenant à l'abbaye bénédictine de Cormery. Il a été partiellement démoli en 1707 par l'abbé Bautru de Vaubrun.
Du château du Fay (XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles), il ne reste que ce bâtiment, aux ouvertures en plein cintre, transformé en grange. Le logis seigneurial n'existe plus mais des douves, larges d'environ 5 mètres, que traverse un petit pont, sont encore visibles. La chapelle Saint-François-et-Sainte-Anne, bénite le 27 juin 1730, a disparu. Le Fay était un fief relevant de Cormery. (photo: litteratur.fr)
Près de l'église, au bout de l'impasse de Lavandières, le lavoir n'est qu'une simple dalle sur la rive d'un petit étang (l'ancien abreuvoir).

A voir:
  • La grange dîmière (XVIe siècle), convertie en habitation, située dans la rue principale.
Légende: la ville disparue de Besland serait située au sud de la commune. En 1910, plusieurs vestiges sont révélés pas des agriculteurs. En 1981, des photographies aériennes montrent des structures importantes enfouies dans la terre.

Les lieux-dits: Beaulieu, Bissac, Bois-de-l’Égassier, Bois-du-Ferrageau, La Bichetterie, La Bulotière, La Carte, La Croix-des-Bruyères, La Croix-Rouge, La Douéterie, La Forêt, La Fosse-Berton, La Frogerie, La Garenne, La Grande-Benaudrie, La Haute-Touche, La Laudière, La Milleraie, La Milletière, La Motte, La Pantouchère, La Péchaudrie, La Pénière, La Petite-Benaudrie, La Petite-Jarnelle, L'Armandière, La Sarnue, La Tuilerie, Le Barreau, Le Fay, Le Lâche, Le Marchais-Ruisseau, Le Panier-Percé, L’Étang-Huet, Les Besneaux, Les Bois-du-Fay, Les Brouillères, Les Chilloux, Les Étangs, Les Fontaines, Les Fortaises, Les Grands-Champs, Les Grangers, Les Hâtes, Les Jerrins, Les Maisons-Neuves, Les Maisons-Rouges, Les Marchais, Les Noëls, Les Prés-de-Foucault, Les Prés-de-la-Roue, Les Rebourges, Les Rouchers, Les Roues, Les Souches, Les Terreaux, Les Touches, Les Varennes, L'Héraut-Pichard, Peignerault, Pièce-du-Noyer, Pièces-de-Brisard, Pièces-des-Gornèches, Pré-du-Petit-Gain, Prés-de-Bonneau, Soudor, Taille-des-Perches, Têtelain, Varenneau

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