Cinais

Cinais est un village de l'Ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Cinaisiens et les Cinaisiennes.
Il a porté les noms de: Cignes (1290, pouillé de Tours), Ecclesia de Cinays (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Sinais et Sinays (1423, chartes de l'abbaye de Seuilly), Cynais (1460), Sinais (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Siney (1865). C'était un fief appartenant à l'abbaye de Seuilly.
Coordonnées GPS de Cinais: 0°10'59"E - 47°08'51"N
Code INSEE: 37076 - Code postal: 37500 - Superficie: 877 hectares
Altitudes: de 29 à 107 mètres
Cours d'eau: le Négron, la Vienne
Le pigeonnier (appelé aussi fuie ou fuye) troglodytique de la ruelle du colombier possède 180 boulins carrés (nids de pigeons) sur sept rangées. Sous ce pigeonnier, les caves ont été creusées au XVIe siècle.
Dans la rue des Palmiers, une ancienne maison présente aussi un pigeonnier, mural celui-ci (à droite).
L'église Saint-Hilaire a été construite de 1877 à 1880 en style néo-gothique. Ses plans furent réalisés en 1860 par l'architecte diocésain Gustave Guérin. Le 28 juillet 1946, elle a été consacrée par Mgr Louis Robin, évêque de Blois (délégué par Mgr Louis Joseph Gaillard, archevêque de Tours), en l'honneur de saint Hilaire et de sainte Germaine de Pibrac. L'ancienne église avait été saccagée par les protestants en 1568.
Elle renferme plusieurs vitraux dont celui-ci, signé Lux Fournier (Tours, 1957), représentant saint Hilaire. Les autres verrières évoquent: Sainte Bernadette par Jean-Prosper Florence (1900), le Sacré-cœur par Lux Fournier (1931), la Crucifixion par Léopold Lobin (1892), Saint Pierre par Léopold Lobin (1883), Sainte Germaine par Léopold Lobin (1880), Sainte Thérèse de Lisieux par Lux Fournier (1939).
Le manoir privé de La Boulardière (fin du XVIe siècle) est une ancienne demeure fortifiée. A l'angle Sud-Est de son enceinte quadrangulaire, se trouve un pavillon carré flanqué d'une tour polygonale d'escalier et dont la façade Ouest écroulée a été en partie reconstruite. Au Nord, s'étend un long bâtiment rectangulaire d'habitation et de communs, élevé d'un rez-de-chaussée et d'un comble et flanqué, à ses angles Nord-Est et Nord-Ouest par une tour circulaire. La tour Ouest (photo) présente un toit conique soutenu par une corniche à gros modillons profilés d'un talon droit. Au Sud de la cour, adossée au rocher, une grande grange possède une porte charretière en plein cintre et un portillon. Ses murs sont épaulés par des contreforts extérieurs au Nord et intérieurs au Sud.
Le moulin à vent de la Devinière est un moulin-tour aujourd'hui habité (ce qui explique la présence d'une cheminée). Il a perdu ses ailes.
En contrebas du village, un ancien moulin à vent de type cavier est en ruines.
Il existe au moins deux cadrans solaires anciens à Cinais: celui du Haut-Bourg...
... et celui de la rue des Palmiers.
Ce dernier cadran se trouve sur un mur d'une maison noble de la fin du XVe siècle (très remaniée), dite le château de Cinais.
Sur une colline dominant les vallées de la Vienne et du Négron, les vestiges du "Camp des Romains" (25 hectares) permettent de découvrir des fossés et de très nombreux blocs de pierre. Une ancienne enceinte gauloise aurait été transformée en oppidum vers le IIe siècle. Celui-ci possédait quatre portes d'entrée mais ses éléments défensifs ont disparu. La construction gauloise avait été réalisée sur un site de l'âge de fer qui, jusqu'à sa démolition (à partir de 1850) pour empierrer des routes, constituait un important ensemble mégalithique comportant des enceintes, des allées, des pierres levées et des cromlechs.
Cinais possède son girouet dont la partie centrale représente un palmier (il en existe plusieurs dizaines dans le bourg) et l'église Saint-Hilaire.

A voir:
  • Le manoir privé de La Bourdillière (XIVe, XVIe et XVIIe siècles). La façade Nord du bâtiment central, à deux niveaux, est percé par une étroite fenêtre dotée d'une traverse en pierre. Cette partie renferme une cheminée du XVIIe siècle. Dans l'embrasure d'une fenêtre donnant sur la cour est gravée une date: 1652. A l'angle Nord-Est, un pavillon surmonté par un comble à quatre pans flanque la construction qui se prolonge, vers l'Ouest, par une arcature précédant le portail.
  • Le moulin de la Voie, sur le Négron, possède un logis en rez-de-chaussée surélevé portant la date 1718. Il semble avoir été reconstruit au XIXe siècle.
  • Les habitations troglodytiques (ou caves demeurantes).
  • Le menhir de la Pierre-Levée de 1,80 mètre de haut.

Les lieux-dits: Bagneux, Grillon, Guenest, La Boulardière, La Bourdillière, La Bourlanderie, La Marelle, La Mer, La Mort, La Pièce-au-Suard, La Rue-des-Jards, La Tourette, Le Camp-des-Romains, Le Grand-Laid, Le Grésillon, Le Moulin-de-la-Voie, Le Noisillet, Le Pré-Gouilla, Le Pré-Moreau, Le Rulon, Les Bourrais, Les Carrois, Les Chillaux, Les Jouanneaux, Les Maisons-de-l'Arche, Les Marais-de-Cinais, Les Maussions, Les Prés-de-Beaumont, Les Prés-de-l'Îlet, Les Prés-de-Saint-Louans, Les Prés-du-Pont-de-Clan
    Communes voisines: Beaumont-en-Véron, Chinon, La Roche-Clermault, Seuilly, Thizay

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