Ports-sur-Vienne

Ports-sur-Vienne est un village du Sud de la Touraine, proche de la confluence de la Vienne et de la Creuse (au lieu-dit le Bec-des-Deux-Eaux). Ses habitants sont appelés les Portais et les Portaises.
Il a porté les noms de: Portus (775, diplôme de Charlemagne), Portus (862 et 919, actes de Charles le Chauve), Parochia Porti (vers 1032, cartulaire de Noyers), Portus (vers 1074, cartulaire de Noyers), Portus (1290, pouillé de Tours), Ecclesia de Portubus (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Ports (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Ports (1820, carte de l’État-Major), Ports (2013, carte IGN).
Ce fut un fief relevant de Saint-Martin de Tours (au IXe siècle) puis du château de Sainte-Maure.
Coordonnées GPS de Ports-sur-Vienne: 0°33'19"E - 47°00'52"N
Code INSEE: 37187 - Code postal: 37800 - Superficie: 1101 hectares
Altitudes: de 32 à 123 mètres
Cours d'eau: la Vienne
L'église romane de la Translation-de-Saint-Martin a été construite au XIe siècle. De cette époque, elle a conservé son abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four (éclairée par deux fenêtres en plein cintre) et une partie de sa nef dont les murs sont réalisés en petit appareil. Sa façade Ouest a gardé le clavage en plein cintre de la porte primitive, sous lequel se trouve une porte moderne à linteau droit. Le collatéral Nord, plus récent, communique avec la nef grâce à trois arcades. L'ancien clocher à peigne est prolongé par un clocher en charpente recouvert d'ardoises.
Elle renferme un vitrail signé par Lux Fournier en 1927. En fait, cette verrière est un hommage de la commune à ses enfants morts lors de la guerre de 14-18. Leurs noms figurent en bas de l’œuvre.
Trois autres vitraux sont signés par E. Lobin (Tours, 1926). Celui-ci représente sainte Thérèse.
Une plaque funéraire de 1655 est dédiée à Damoiselle Claude de Villars, femme de Jacques Deffray, sieur de la Boutière (ancien nom de La Boucaire), morte le 6 septembre 1655 à l'âge de 61 ans.
Le château privé de Ports, de conception militaire, date des XIVe et XVe siècles. Il est composé d'un logis rectangulaire à fenêtres à croisée de pierre élevé sur une vaste cave voûtée en berceau. Il comprend un rez-de-chaussée, un étage et un comble. Sa façade Ouest, sur la cour, est flanquée de deux tours d'escalier mais celle du Sud a perdu sa vis. Le côté Nord du logis présente une tour carrée munie de meurtrières et qui contient une petite salle et des latrines. Devant la façade Est s'étend une terrasse bordée, sur les trois autres côtés, par une courtine avec, aux angles Nord-Est et Sud-Est, des échauguettes en encorbellement. Au Sud de la cour et perpendiculairement au logis, il existait une aile qui a été détruite. La muraille d'enceinte a presque totalement disparu.
Il possède un pigeonnier circulaire avec lanterneau du XVIe siècle. C'était une tour défensive, aujourd'hui arasée, percée par plusieurs meurtrières.
Le manoir privé de La Boucaire a été édifié en 1644. Au logis rectangulaire, deux tours carrées sont accolées. Son pigeonnier a été détruit au XXe siècle.
Le manoir privé de La Petite-Garde date du XVIe siècle. Ses communs sont plus récents. (photo: LiTTéRaTuRe)
Le lavoir communal de Ports, alimenté par une source, se trouve en contrebas du château.
A l'Ouest du lavoir, la source est couverte par une construction du Moyen Âge en pierre présentant un pignon triangulaire surmontant une baie arrondie.
Il existe encore quelques loges de vigne sur le territoire de la commune.
Au lieu-dit Les Caves, la batterie de deux fours à chaux date de 1882. Le calcaire était extrait dans de longues galeries creusées dans le coteau sur lequel était adossé les fours. Ils étaient alimentés par les gueulards situés au-dessus des fours. Des couches alternées de bois (ou de charbon) et de pierres étaient mises dans les fours jusqu'à ce qu'ils soient pleins. La température montait à plus de 800 degrés et la combustion pouvait durer trois à cinq jours. Les ouvreaux situés en bas des fours servaient à entretenir le feu et à défourner la chaux. Celle-ci était alors broyée pour obtenir de la poudre et mise dans des sacs. Elle était alors acheminée dans des charrettes jusqu'au port et chargée dans des gabares.
Au Bec-des-Deux-Eaux, se trouve la confluence de la Creuse (venant de face) et de la Vienne (allant de droite à gauche).

A voir
  • Les vestiges de l'ancienne léproserie de La Pommeraye (XIVe siècle) qui était une dépendance de l'abbaye de Noyers. Il reste les vestiges, dont une fenêtre double, d'une chapelle destinée aux moines lépreux.

Les lieux-dits: Avrigny, Bec-des-Deux-Eaux, Bois-d'Avrigny, Bois-Joli, La Barangerie, La Barrière, La Boucaire, La Cautière, La Châtaigneraie, La Chopinière, La Croix-du-Maine, La Folie, La Gaudinière, La Jacquerie, La Landrie, La Mélandière, La Petite-Garde, La Plaine, La Plaunière, La Pomeraye, La Retraye, La Rimbaudière, La Rondière, La Tétuère, Le Brillat, Le Château, Le Vieux-Port, Les Caves, Les Cazeaux, Les Peux, Les Pointes, Les Thomas, Les Varennes, Rochefolle, Vauchenus

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