Panzoult

Panzoult est un village du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Panzoultais et les Panzoultaises.
Il a porté les noms de: Peiso, Pensot, Pensolt (XIIe siècle, respectivement dans des chartes de Turpenay, de Marmoutier et de Noyers), Parochia de Pensoto (1276, charte de Marmoutier), Pensost (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours) et Panzosius (1344, charte de Marmoutier). C'était une seigneurie relevant de L'Île-Bouchard et une possession de la famille Barjot du XVIIe siècle à la Révolution. Au XIIe siècle, l'église appartenait à l'abbaye de Marmoutier.
Coordonnées GPS de Panzoult: 0°24'10"E - 47°08'46"N
Code INSEE: 37178 - Code postal: 37220 - Superficie: 3461 hectares
Altitudes: de 27 à 119 mètres (au Sud de Saint-Hubert)
L'église Saint-Vincent, construite au XIe siècle (façade Ouest), a été modifiée aux XIIIe (clocher et chœur) et XVIe siècles (nef, deux collatéraux, chapelle seigneuriale et portail).
La façade Ouest est parementée en petit appareil. Sa porte en plein cintre, sans mouluration, a été refaite mais la fenêtre qui la surmonte est de l'époque. A gauche de cette baie, se trouve une autre fenêtre, désormais condamnée, qui fut percée au XVIe siècle et qui présente un ébrasement oblique par rapport au parement.
La nef est accompagnée par deux collatéraux, chacun de trois travées, qui communiquent avec elle par trois arcades. Le collatéral Nord est plus étroit. Tous les deux sont voûtés sur des croisées de grosses ogives retombant sur des culs-de-lampe et sont terminés, l'un et l'autre, par un chevet plat.
Suivant la nef majeure, le chœur, terminé par un chevet plat, est couvert par une voûte angevine, sur ogives et liernes. Il est éclairé, uniquement à l'Est, par deux fenêtres en lancette dont les arcs moulurés de tores retombent sur des chapiteaux à feuillage de colonnettes engagées.
 
Latéralement, une arcature divise le mur en deux travées et retombe sur des colonnettes reposant sur des culs-de-lampe représentant des personnages à mi-corps. Les nervures de la voûte profilées d'un tore retombent, entre les arcs, sur des dais surmontant un ange. A droite, cet ange est soutenu par une colonnette reposant, elle-même, sur un autre dais surmontant un second personnage mutilé. Cette disposition se répétait entre les fenêtres mais la statue ancienne a été remplacée par une statue moderne. A gauche, seul l'ange supérieur fut conservé lors de l'ouverture, au XVIe siècle, d'une grande arcade en tiers-point donnant accès à la chapelle seigneuriale. Aux clefs de voûte, ornées, se voient un Agneau, un Christ bénissant et un saint Pierre.
La chapelle seigneuriale se compose de deux travées voûtées sur croisée d'ogives et lierne longitudinale avec trois écus blancs aux clefs. Ces nervures retombent sur des culs-de-lampe comme celles des collatéraux de la nef.
Le clocher, flanquant l'église au Sud du chœur, a vu ses fenêtres en plein cintre condamnées au XVe siècle. A cette époque, il fut surélevé d'un étage avec des bais géminées moulurées de tores. Sa flèche octogonale date du XIXe siècle.
Sur son mur Sud, deux cadrans solaires ont été gravés dans le tuffeau. La photo représente le plus important des deux.
Elle renferme plusieurs vitraux dont celui, signé J. Fournier (Tours 1899), représentant saint Louis rendant la justice.
Sur une plaque funéraire en marbre blanc (1763), dans le collatéral Nord, la généalogie des seigneurs Barjot de Roncée et de leurs femmes a été gravée. Elle va de 1561 (Claude et sa femme, Anne d'Availloles) à 1763 (Alexis et sa femme, Geneviève-Alphonsine Borderie de Vernejoux).
Le château de Panzoult (XVe siècle) est l'ancien logis seigneurial. Le bâtiment rectangulaire, limité par deux hauts pignons, possède une tour d'escalier pentagonale. Il a perdu une aile en retour d'équerre. La porte est surmontée d'une accolade à crochets et fleurons encadrés de pinacles. Près de là, une construction à pignons aigus, présentant une fenêtre à croisée de pierre, sert de grange.
A l'Est de l'église, Le Pavillon, construction du XVIIe siècle, est composé d'un logis de plan trapézoïdal, à comble élevé, et d'une tour d'escalier rectangulaire surmontée d'un toit en pavillon couvert d'ardoises. Il a servi de presbytère à partir de 1673.
Il présente un cadran solaire en ardoise qui porte les inscriptions suivantes: en haut: "Par Sir Janson, 1786";  à gauche, dans le premier croissant de lune: "Chambre à louer"; à droite, sous le soleil: "Sois bien faisant comme moi" et en bas: "Je ramène l' aurore et reviens sur mes pas. Passant tu vis tu meurs et tu n' y penses pas".
Le château de Roncé ou Roncée (XVIIe siècle), détruit à la Révolution, possédait un pigeonnier hexagonal mesurant 14 mètres de haut sur 10 mètres de large et qui est, à l'intérieur, circulaire. Cette fuye, divisée à mi-hauteur en deux étages par un bandeau mouluré, est surmontée par un dôme à six pans accompagné par une lucarne à fronton triangulaire au milieu de chaque pan et d'un pinacle à chacun des angles. Ce dôme est couronné par un lanternon hexagonal ouvert par six petites fenêtres carrées.
Ce pigeonnier renferme 2400 trous de boulins (nids de pigeons). Les coupoles du dôme et du lanternon sont intactes.
Le château privé du Pressoir date de la fin du XVIe siècle. En 1639, Le Pressoir était un fief relevant du château de Roncé.
A l'ouest, un portail (1593), comportant une porte charretière et une porte piétonnière, permettait d'accéder à une avant-cour (photo: LiTTéRaTuRe). En entrant, à gauche, on trouve les communs. Ensuite, à l'Est (photo) et à l'Ouest, deux bâtiments encadrent la cour d'honneur carrée. Le bâtiment occidental est composé de trois pavillons reliés par deux ailes. Le rez-de-chaussée du pavillon central est percé d'une porte et d'un guichet munis d'un pont-levis aujourd'hui disparu. La douve qu'il enjambait a été comblée. Le bâtiment oriental comprend, au rez-de-chaussée, une galerie (1623) dont les arcades en plein cintre sont condamnées. Située au Sud de la cour d'honneur, la chapelle a été démolie au début du XXe siècle.
A l'Est du château, son pigeonnier carré (fin du XVIe siècle) renferme plus de 2000 trous de boulins. Renforcé aux angles par de fins contreforts à ressauts terminés, au sommet, par un pinacle, il est couvert par toit de tuiles plates, à quatre pans.
Le château de Coulaine (XVe siècle) est en ruines. Au Sud, il reste un mur soutenu par des contreforts et, au Nord, une pièce voûtée en berceau surmontée par une pièce à feu dont il reste la cheminée. Coulaine était un fief relevant de L'Île-Bouchard.
Le couvent des cordeliers (ou couvent du Croulay), déjà en ruines en 1791, a été fondé en 1439 par Jean Marquet et Marie de Gauberrière, seigneurs de La Rocheyon. En 1569, il fut incendié par les Protestants mais se releva ensuite. Il fut transféré au couvent de cordeliers de L'Île-Bouchard, créé en 1634.
Au Sud (à gauche), on distingue encore la chapelle qui était composée d'une nef unique et d'un chœur à chevet plat. Sa façade est ouverte par une porte en anse de panier surmontée par une croix de consécration et par une niche vide. Au Nord, deux autres portes, avec linteau mouluré d'une accolade, y donnaient accès. L'une de ces portes, percée à un niveau inférieur, est la porte accédant au cloître. Des quatre fenêtres latérales qui éclairaient la nef, une seule est complète. Le chevet est percé par une grande baie en tiers-point dont l'amorce des meneaux est encore visible. A l'intérieur, on remarque plusieurs niches et piscines ornées d'arcatures. Les murs sont munis de pots acoustiques. Au Nord de cette chapelle (à droite), le bâtiment conventuel est envahi par la végétation.
La chapelle de la Madeleine, située à Cravant-les-Coteaux, était une dépendance de ce couvent.
Les ruines du château du Vieux-Châtellier (ou du Vieux-Rodeau, ou du Vieux-Redeau) occupent un site de 30 mètres sur 22. On y découvre les restes d'une tour carrée effondrée par le milieu et d'un bâtiment formant un angle. En 1791, ce château du Moyen Âge appartenait au duc de Richelieu. En 1832, il était déjà signalé comme étant en ruines. (Photos: World of Ruins)
A Chèzelet, un moulin-tour (XIXe siècle) a été transformé en habitation privée.
Le lavoir du bourg est situé en bordure de la route menant à Cravant-les-Coteaux.
Un autre lavoir se trouve au lieu-dit La Chauvinière.
Il existe encore quelques loges de vigne sur le territoire de la commune (zone des vins AOC de Chinon), dont celle de la rue des Quarts.
Dans le vallon du Croulay, la grotte de la Sibylle fut aménagée aux XVIe et XVIIe siècles. Cette cave est fermée extérieurement par un mur percé par d'étroites fenêtres. C'est dans ce lieu que Rabelais situe un des épisodes du Tiers Livre au cours duquel Panurge et Epistémon viennent consulter une devineresse sur les conseils de Pantagruel.
Dans la forêt située au nord de Panzoult, il faut noter la présence d'un vieux et beau chêne rouvre appelé le chêne Robert Moleux. Il mesure environ 25 mètres de haut et son tronc a 4,50 mètres de circonférence.

A voir:
  • Le manoir privé du Croulay (XVe siècle): cet ancien logis seigneurial, en partie troglodytique, présentait des fenêtres à croisée de pierre et un escalier de pierre extérieur, taillé partiellement dans le roc.
  • Les lavoirs des lieux-dits: Le Puits-au-Pin, Le Moulin-de-Panzoult, Bottereau et La Grange-aux-Moines.
  • La loge de vigne (XVIIe siècle) des Terres-Rouges.

Les lieux-dits: Beaupuits, Beauséjour, Belvau, Bois-de-Juche-Pie, Bois-des-Jarries, Bois-Moisin, Bois-Taupin, Bordebure, Carroi-de-Branche-Torse, Carroi-des-Bouillons, Chèzelet, Coulaine, Étilly, Fontaine-Blanche, Gueule-Noire, Île-du-Pont, Juche-Pie, La Barbauderie, La Baumoderie, La Blèterie, La Breuillette, La Caillerie, La Chauvinière, La Croix-de-Saint-Louis, La Croix-Palus, La Dartinière, La Fontaine-du-Té, La Fuie-de-Roncé, La Galippe, La Garnauderie, La Gourdonnerie, La Grande-Noue, La Grande-Vente, La Grande-Vigne, La Grange-aux-Moines, La Haute-Borne, La Lande, L'Allée-de-Roncé, La Marinière, La Morandière, La Musardière, La Perruche, La Poilerie, La Pointe-Vignière, La Pottière, L'Arpentis, La Rue-de-Chèvre, La Sans-Fin, La Simonière, La Sourisserie, La Tranchée, La Treille, La Tuilerie, La Vacherie, La Varenne, Le Bois-Girault, Le Château, Le Châtellier, Le Croulay, Le Grand-Marais, Le Haut-Galmain, Le Moulin, Le Négron, Le Parc-de-Roncé, Le Perré, Le Petit-Croulay, Le Petit-Marais, Le Pied-Moussu, Le Pont, Le Pressoir, Le Puits-du-Pain, Le Verdet, Le Vieux-Redeau, Le Vilseau, Les Basses-Bersaudières, Les Bergeronnettes, Les Égratigneaux, Les Folies, Les Garennes, Les Grosses-Louises, Les Hautes-Bersaudières, Les Joindières, Les Petites-Roches, Les Portes-Rouges, Les Seillaudières, Les Talluelles, Les Terres-Rouges, L'Oisillière, Maussifrotte, Plat-Loup, Roche-Chien, Roncé, Saint-Hubert

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