Monts

Monts est une cité située au sud-ouest de l'agglomération de Tours. Ses habitants sont appelés les Montois et les Montoises.
Elle a porté les noms de: Mons villa (915, charte de Saint-Martin), Ecclesia de Montibus (1147, bulle du pape Célestin II), Parochia de Monts (1234), Mons (1290, pouillé de Tours) et Monts-sur-Indre (XVIIe siècle). C'était un bourg fortifié dont l'église dépendait de l'abbaye de Saint-Julien de Tours.
Coordonnées GPS de Monts: 0°37'32"E - 47°16'32"N
Code INSEE: 37159 - Code postal: 37260 - Superficie: 2728 hectares
Altitudes: de 47 à 99 mètres
L'église Saint-Pierre-ès-Liens a été reconstruite en 1877-1879 dans le style néo-roman selon les plans de l'architecte diocésain Gustave Guérin: nef et agrandissement, vers l'est, de la chapelle latérale. De l'église romane primitive (XIIe siècle), il reste le chœur, l'abside et la chapelle latérale. La travée du chœur est couverte par une voûte très bombée sur croisée d'ogives moulurées de deux tores séparés par un méplat. L'abside semi-circulaire est éclairée par trois fenêtres en plein cintre. Sa voûte est soutenue par deux branches d'ogives profilées d'un tore. A la douelle de la voûte, on peut voir les vestiges d'une fresque du XIIe siècle représentant Dieu en majesté, très restaurée dans les années 1880. Au nord, le chœur est relié à une chapelle latérale voûtée sur croisée d'ogives. La sacristie est ornée de boiseries du XVIIIe siècle. En 1882, l'arc triomphal séparant la nef du chœur a été décoré par une fresque, œuvre du peintre Edgar, représentant le Jugement Dernier.
Ce vitrail, imitant des verrières anciennes, représente, du haut vers le bas, Jésus ou Marie entouré de saints, la cène et le baptême du Christ. Les autres vitraux sont des œuvres de l'atelier Lobin (de 1887) et de Julien et Lux Fournier (de 1899).
Le château de Candé a été reconstruit en 1508 par François Briçonnet, le maire de Tours de l'époque, à la place d'un édifice plus ancien. En 1853, le propriétaire (le Cubain Santiago Drake del Castillo) triple sa superficie (en style néo-gothique).
C'est dans ce château que s'est déroulé, le 3 juin 1937, le mariage du duc de Windsor (ex-roi Edouard VIII) avec Mme Wallis Simpson après son abdication du trône d'Angleterre le 10 décembre 1936.
Dans son parc de 250 hectares, on peut découvrir ce lavoir.
Le manoir privé de La Fresnaye a été construit au XVIe siècle. Sur le coteau le dominant, il subsiste un pan de mur d'une forteresse des XVe et XVIe siècles.
Le manoir privé du Clos (1629), construit par l'avocat Pierre Lasneau, comprend un logis en équerre surmonté d'un campanile (à droite). Près de l'entrée de la propriété, se trouve une tour carrée (à gauche). Le manoir a été remanié en 1691.
Le manoir privé d'Ortières a conservé dans son intégralité, à l'extérieur comme à l'intérieur, son architecture de la fin du XVe siècle, à l'exception de la toiture de sa tour d'escalier à vis pentagonale. Au rez-de-chaussée, la cuisine possède une cheminée à hotte et un four. Deux salles du premier étage sont chauffées par des cheminées à hotte. Certaines cloisons intérieures sont encore en pisé. Au début des années 2000, une restauration a démuré ses fenêtres à croisées de pierre et le mur d'enceinte a été réparé. Dans sa cour, un puits du XVe siècle possède une margelle moulurée. C'était un fief relevant de Thaïs et de Plessis-lès-Tours.
Au 14 rue Tortevoie, l'ancienne auberge du Lion d'Or a été installée, au XVIIIe siècle, dans un ancien manoir de la fin du XVe siècle (remanié au XIXe siècle). Elle possède une tourelle d'escalier.
Au 3 place Jacques-Drake, ce logis privé à colombages date du XVe siècle.
Au 29 rue de la Croix-Habert, on peut observer cette ancienne maison du XVIIe siècle. Sa porte d'entrée est surmontée par un visage sculpté encadré par une accolade retombant sur des culots ornés de dragons.
Le moulin de Beaumer (XIXe siècle) a été transformé en minoterie en 1867. L'ancien moulin (bâtiment carré avec une roue à chaque pignon), cité dès 1525, a été démoli en 1837.
Le moulin carré des Fleuriaux ou des Fleuriots (XVIIIe siècle), situé sur la rive droite de l'Indre (rue du Pâtis), a conservé sa roue. Il avait été restauré en 1822 et recouvert d'un crépi rose.
En face, sur la rive gaude de l'Indre, on peut voir le moulin du Breuil (XVIIIe siècle) de forme triangulaire. C'est un ancien moulin banal. En 1777, il est équipé de deux roues. Il a cessé son activité en 1904.
Près du pont sur l'Indre, le moulin de la Croix-Rouge (milieu du XVIIIe siècle et 1881) présente des chaînages de briques. Il abrite un bélier hydraulique servant à alimenter en eau le château du Breuil.
Près de l'église une alimentation-mercerie est aujourd'hui désaffectée.
Une maison de la rue Jean-Colin possède une pierre sur laquelle a été gravée une inscription en vieux français: "Ce logis a este faict bastir par Louis Severeau 1626".
Le viaduc de chemins de fer de La Horaie, achevé en 1851, mesure 751 mètres de long. Il permet à la ligne Paris-Bordeaux de franchir la vallée de l'Indre grâce à 59 arches. En 1990, il a été doté du plus long aiguillage de France.
Le château privé du Breuil a été édifié en 1881 dans le style néo-Renaissance.
Dans le parc de ce château, le manoir du Vieux-Breuil (XVIIe siècle) a subsisté. Il a conservé ses multiples toitures et une cheminée monumentale, datant de la première Renaissance, qui provient du manoir disparu de La Tardivière.
Le château privé de La Roche a été rebâti au XVIIIe siècle et agrandi en 1856. Il se trouve sur l'emplacement d'une ancienne forteresse dite, au XVIe siècle, La Roche-Preston.

A voir:
  • Le manoir privé de Cigogne (XVe siècle, très remanié au XIXe siècle) possède une chapelle avec un campanile et une fenêtre en arc brisé (XVIe siècle). En 1629, il était entouré de douves. C'était un fief relevant de Colombiers (Villandry). Sa fuie a disparu.
  • Le moulin de La Fresnaye, reconstruit en 1928, avec de faux colombages verts, par le parfumeur François Coty.
Patrimoine disparu
  • La forteresse de La Fresnaye (XV et XVIe siècles) qui relevait de la châtellenie de Gizeux. Dans un aveu de 1508, elle était décrite comme un logis seigneurial avec, à son centre, un donjon. Elle était entourée de murailles crénelées défendues par des douves sur lesquelles passait un pont-levis. En 1780, la forteresse existait encore, seules les douves venaient d'être récemment comblées.
  • La chapelle Notre-Dame du prieuré de Rançay a été détruite en 1750. Il reste quelques pans de murs du logis du prieur.
  • Le manoir de La Tardivière (XVIe siècle).
  • La chapelle Sainte-Croix, située dans le bourg, fut vendue en 1791.

Les lieux-dits: Baillé, Beaumer, Beauregard, Bellevue, Bois-Cantin, Bois-de-la-Bruère, Bois-de-la-Roche, Bois-de-Longue-Plaine, Bois-de-Tireloup, Bois-du-Petit-Moulin, Bois-Foucher, Bois-Joli, Bois-Mulet, Boulaine, Bray, Champs-Perrons, Château-de-Candé, Cigogne, Épiray, Ferme-de-Candé, La Billette, La Blonnière, La Bouchardière, La Cave, La Chapelle-de-Candé, La Chênaie, La Colinière, La Coquerie, La Craye, La Croix-Chauveau, La Croix-de-Monts, La Croix-Habert, La Croix-Rouge, La Folie-aux-Moines, La Fouasserie, La Fresnaye, La Fuie, La Gagneraie, La Gavellerie, La Guérie, La Haute-Vasselière, La Horaie, La Lande, La Laye, La Liborie, La Lionnière, La Maquinière, La Martellière, La Niverdière, La Perrée, La Pichauderie, La Piétrie, La Pinsonnière, La Rauderie, La Roche, La Tardivière, La Toullerie, La Vasselière, Le Bois-d'Azay, Le Breuil, Le Buisson, Le Clos, Le Coteau-du-Puits, Le Grand-Bois, Le Marchais, Le Moulin-Couché, Le Moulin-de-Beaumer, Le Parc, Le Petit-Moulin, Le Petit-Natilly, Le Platriou, Le Puits, Les Belles-Landes, Les Fleuriaux, Les Girardières, Les Glanneries, Les Goubins, Les Granges, Les Hautes-Varennes, Les Lionneries, Les Pâtis, Les Prateaux, Les Trois-Cheminées, Les Usages, Malicorne, Ortières, Prairie-du-Breuil, Pré-Jagu, Rançay, Ripault, Servolet, Tujot, Vauxibault, Vontes
    Blason de Monts

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