Courcelles-de-Touraine

Courcelles-de-Touraine est un village du nord-ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Courcellois et les Courcelloises.
Dans les textes, il est mentionné sous les noms de: Curcellae (1085, cartulaire de l'abbaye Saint-Florent de Saumur), Curcella (1089, cartulaire de Château-du-Loir) Courcellae (1209, charte de Saint-Florent de Saumur) et Courcelles (XVIIIe siècle, carte de Cassini). Sa désignation actuelle date du 13 août 1920. La châtellenie a relevé de Saint-Calais puis de Château-la-Vallière.
Coordonnées GPS de Courcelles-de-Touraine: 0°18'27"E - 47°28'53"N
Code INSEE: 37086 - Code postal: 37330 - Superficie: 2571 hectares
Altitudes: de 79 à 110 mètres
L'église Saint-Barthélemy (église parfois ouverte) a été édifiée de 1085 à 1111 (nef), remaniée vers 1450 (chœur et abside) et restaurée au XIXe siècle. La nef était éclairée par des petites fenêtres meurtrières qui ont été condamnées. Au XVe siècle, des fenêtres à réseau flamboyant les ont remplacées au centre de l'abside, dans la chapelle méridionale et au sud de la nef. Par la suite, ces baies furent très restaurées. L'abside à trois pans est éclairée par trois fenêtres dont la médiane présente un remplage flamboyant et dont les fenêtres latérales ont un remplage du XVIe siècle. Au sud, le chœur communique par une porte, ouverte sous une sorte de jubé moderne, avec la sacristie qui est l'ancienne chapelle seigneuriale dont le changement d'affectation date de 1743. Le clocher en charpente à flèche courte mais pointue possède des baies du XIXe siècle.
Le vitrail du chevet a été réalisé par E.-R. Damnet en 1871. Celui-ci était le curé de la commune nommé en 1855. De gauche à droite, on distingue: la Nativité, le Christ en majesté et la Mise au tombeau.
Le château privé des Sept-Tours (jadis appelé le château du Vivier-des-Landes) a été reconstruit en 1815 dans le style néo-gothique par le maître de forge Thomas Stanhope Holland. Le manoir primitif datait du XVe siècle. En 1820-1822, Holland a rajouté les deux tours sud à créneaux et mâchicoulis. En 1843-1846, le comte Artus de Cossé-Brissac ajoute les deux tours de la façade ouest en conservant mais modifiant, entre elles, la tour polygonale (XVe siècle) renfermant un escalier à vis de pierre. La ferme et la chapelle (placée sous le vocable de sainte Catherine), de style néo-classique, datent de 1817. Ses douves étaient encore signalées par le cadastre de 1810. Depuis 1987, cette propriété a été transformée en golf et le château en hôtel-restaurant. A noter que le peintre Constant Troyon (1810-1865) y fit de fréquents séjours.
Le manoir privé de Chantilly est un ancien logis seigneurial du XVe siècle entouré de douves en eau. Sa porte fortifiée rectangulaire conserve, au nord, les rainures de l'ancien pont-levis (démoli en 1900), et, à l'angle nord-ouest, une tourelle portée par un cul-de-lampe. Cette porte est surmontée par un toit à quatre pans avec une lucarne du XVIIe siècle. A côté, un petit logis (XVe siècle) présente un haut pignon à fleurons percé d'une baie à meneau. Le plus grand logis a été bâti au XVIIe siècle. A l'intérieur, la moitié ouest du rez-de-chaussée était occupée par une salle unique dont les compartiments peints du plafond (XVIIe siècle) ont reçu une décoration différente (mythologie, fleurs, ornements stylisés). Il existait, à Chantilly, une chapelle dédiée à Notre-Dame.
Le manoir privé de La Tannerie (XVe siècle) comprend un rez-de-chaussée, un étage et un comble. Sa façade sud est flanquée par une tourelle hexagonale qui renferme un escalier à vis en bois. La salle principale du premier étage était chauffée par une cheminée à hotte dont le manteau, soutenu par des consoles moulurées amortissant les jambages, porte des traces d'une décoration picturale. C'était un fief relevant de Château-la-Vallière.
Une partie de la mairie, datant du XVIIIe siècle, présente trois baies à impostes en arc de cercle surmontées de sculptures. L'arcade de la porte est dominée par des volutes.
Dans le cimetière, la croix centrale est du XVIe siècle.
Sur la route de Souvigné, au 5 rue du Bourg-Girault, une maison du XIXe siècle (vers 1860) présente une façade richement ornée et des baies à impostes semi-circulaires. De chaque côté de la porte, ont été sculptés des pilastres à rinceaux et des chapiteaux de style Renaissance. Au-dessus de l'entrée, se trouvent deux registres de rinceaux également de style Renaissance.
Le nord-ouest de la Touraine possédait de nombreuses carrières de falun qui sont devenues, pour la plupart, des étangs souvent profonds.
Sur ces étangs, on peut observer beaucoup d'oiseaux aquatiques comme, par exemple, des cygnes tuberculés et leurs oisons.

A voir:
  • Le pigeonnier de La Houdinière.

Les lieux-dits: Bois-D'amont, Bois-de-la-Bernelière, Bois-de-la-Frênaye, Bois-de-la-Houdinière, Bois-de-la-Rigoulerie, Bois-du-Mortier-Trésor, Boissé, Boudon, Chantilly, Château-Morin, Farfouillé, Fontaine-des-Baranger, Graindson, Gué-de-l'Aumône, Guérineau, La Bernelière, La Berrichère, La Bertinière, La Bodinière, La Boisvinerie, La Bouque, La Brauderie, La Carrière, La Chênaie, La Closerie, La Croix-Chanteloup, La Fermerie, La Gigaudière, La Gironde, La Grande-Lande, La Grollerie, La Houdinière, La Joulinière, La Martinière, La Mauricière, La Moinerie, L'Andouille, La Perrerie, La Plarderie, La Proutière, La Queue-de-l’Étang, La Rainerie, La Ribautière, La Rigoulerie, La Roberdière, La Robinière, La Saulaie, La Simonaie, La Tabarderie, La Tannerie, La Termelière, La Valinière, Landes-à-Michel, Landes-de-Rongère, Le Carrefour, Le Carroi-Plard, Le Domaine, Le Fourneau, Le Frêne-Brulon, Le Grand-Bois, Le Maisonnet, Le Mortier, Le Moulin, Le Pavillon, Le Petit-Ménil, Le Pont-de-Brebis, Le Poteau-d'Assurance, Le Vivier-des-Landes, Les Braudières, Les Brizelles, Les Bûcheries, Les Châteliers, Les Coulées, Les Garannes, Les Hêtres, Les Sablons, Les Terres-Fortes, Nallay, Pertuis, Prairie-du-Carrefour

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