Restigné

Restigné est un village de l'ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Restignons et les Restignonnes.
Il a porté le nom de Restignacus (IXe et Xe siècles, chartes de Saint-Martin). Son nom actuel lui a été donné dès le XIIe siècle (charte de Marmoutier). La châtellenie et la prévôté relevaient de la collégiale Saint-Martin de Tours.
Coordonnées GPS de Restigné: 0°13'51"E - 47°16'59"N
Code INSEE: 37193 - Code postal: 37140 - Superficie: 2131 hectares
Altitudes: de 30 à 114 mètres (au Mortier-du-Haut-Champ)
L'église Saint-Martin, construite au début du XIe siècle (nef), a été agrandie aux XIIIe (chœur, base du clocher, chapelle Nord), XIVe (chapelle Sud, beffroi du clocher et tourelle d'escalier) et XVe siècles (collatéral Nord). Le clocher a été restauré en 1912 et 1989.
Dans la façade parementée en moyen appareil par des éléments cubiques et épaulée par quatre contreforts, on distingue le pignon ancien, parementé en appareil réticulé, qui fut surélevé pour donner plus de pente à la toiture. La nef est couverte en charpente refaite au XVIe siècle. Les entraits sont ornés de têtes de dragons, sauf le quatrième, qui est décoré, en son milieu, d'un côté d'une tête humaine et d'un écu, de l'autre d'une inscription indéchiffrable et, à ses extrémités d'une tête d'homme. Au Nord, un collatéral, surhaussé au XIXe siècle, a été ajouté.
Le chœur de deux travées est terminé par un chevet plat ajouré par deux grandes fenêtres en plein cintre. Il est couvert de voûtes angevines sur ogives et liernes. Du côté Nord, la première travée de ce chœur est relié à une chapelle communiquant aussi avec le collatéral. Cette chapelle comprend une travée droite et une absidiole à cinq pans voûtées, comme le chœur, en style angevin. Au Sud du chœur s'ouvre une chapelle de deux travées. Le clocher, élevé au Sud, est une tour du XIIIe siècle dont l'étage du beffroi fut reconstruit au XIVe et dont la flèche octogonale date du XIXe. Il est flanqué d'une tourelle d'escalier coiffée par un clocheton octogonal en pierre.
Le mur Sud a conservé ses fenêtres en plein cintre et une porte précédée par un porche charpenté (appelé caquetoire) datant du XVIe siècle. Sa toiture a été refaite en 1995.
Sous ce porche, le portail sud (XIe siècle) présente un tympan composé de quatre pierres sculptées figurant, de gauche à droite, un lion, deux animaux fantastiques et Daniel dans la fosse aux lions. Ces pierres sont surmontées de peltes avec fleurs de lys.
Cette église renferme plusieurs clefs de voûte sculptées et polychromes qui ont été décorées au XIXe siècle.
Elle contient aussi de nombreux vitraux. Celui-ci représente saint Antoine (en haut), sainte Jeanne et saint Joseph.
Près de l'église, la mairie (de 1871) présente un escalier central et des salles à l'étage. A l'origine, le rez-de-chaussée comprenait une halle, le logement du garde-champêtre, une chambre de sûreté (prison) et une remise pour pompes à incendie. Cet édifice comporte cinq façades ouvertes dans sa façade Sud et trois de chaque côté.
Le presbytère (ancienne prévôté) est un logis du XVe siècle. Sa façade Nord est accompagnée par une tour polygonale, abritant un escalier, avec des murs en damiers de briques et de pierres comme ceux de ses pignons. Sa façade Sud a été remaniée au XVIIe siècle.
Dans son jardin, on observe ce pigeonnier cylindrique du XIXe siècle.
Dans le bourg (4 rue de Lossay), se trouve un hôtel particulier du XVIe siècle qui présente des lucarnes à croisée de pierre et à gâble sculpté. Son mur-pignon Ouest est surmonté par un épi représentant un personnage grotesque sur deux tonneaux. Sur le jardin, la façade est flanquée d'une tour d'escalier à vis. Une aile en retour d'équerre, vers le Sud, a été construite au XVIIIe siècle.
Le manoir privé de La Philberdière (XVe siècle, tour Sud) a été reconstruit au XVIIe siècle. La tour Sud contenait, primitivement, un escalier. Elle est surmontée par un dôme du XIXe siècle. Sa porte a été déplacée. Il possède un important pigeonnier cylindrique (XVIIe siècle) de huit mètres de diamètre,...
... un imposant portail accosté de pilastres doriques supportant un entablement orné alternativement de triglyphes et de roses, surmonté par un fronton courbe ...
... et une éolienne Bollée de la fin du XIXe siècle.
Visible depuis la rue des Clos-Barbins, cette petite tour est un vestige de l'ancien mur d'enceinte du manoir de La Philberdière.
Le manoir privé de Brûlon (XVIe siècle) présente, au sud, une tour hexagonale d'escalier à vis de pierre. Au premier étage, deux des salles sont chauffées par des cheminées à hotte oblique. Le manteau de l'une d'elles est orné d'une peinture avec rinceaux et feuillages. On accède à ce manoir par un grand portail en anse de panier doublé d'une porte piétonne. Brûlon était un fief relevant de la châtellenie de Benais. En 1100, il a été cité sous le nom de Brullum dans une charte de Saint-Martin.
Le château privé de Louy date des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est composé d'un corps de logis central à un étage encadré par deux pavillons carrés en légère saillie, coiffé chacun d'un haut comble. Des bâtiments de servitudes limitent, à l'Est et à l'Ouest, la cour d'honneur. On y accède par un grand portail en plein cintre accosté de colonnes ioniques soutenant une large corniche. Une chapelle carrée (à droite) possède un toit avec lanternon d'ardoises.
Le manoir de La Platerie (ou La Platerye) est une construction des XVIIe (le logis central et ses deux ailes Est et Ouest) et XVIIIe siècles (la façade Sud, les frontons triangulaires des deux ailes et l'orangerie). Un fronton courbe surmonte la travée centrale. Dans son parc, la chapelle Saint-Laurent a été édifiée en 1669.
Ce manoir possède une surprenante girouette.
A l'ouest du manoir (route de Tours), cette tour cylindrique serait l'un des vestiges de son mur d'enceinte.
Située au 2 rue des Chevaliers, la maison Fleury est une construction du XIXe siècle dont la façade est très travaillée. On remarquera aussi les grilles du jardin et les piliers les soutenant.
Le kiosque à musique (1889) a une forme hexagonale et mesure 6 m de diamètre. Il présente deux niveaux: le premier (peu visible car en partie enterré) est une chambre de sûreté (prison), le deuxième est le kiosque lui-même.
Le lavoir, situé contre le mur d'enceinte du manoir de La Philberdière, a 18 mètres de long et 4,40 mètres de large.
Il existe plusieurs loges de vigne sur le territoire de la commune.
Dans la Grand'Rue, un ancien café est désormais désaffecté.
Toujours dans la Grand'Rue, au dessus de la vitrine d'une charcuterie, on peut remarquer cette tête d'homme sculptée.
Dans la campagne avoisinante, quelques anciens panneaux indicateurs routiers (XIXe siècle) sont encore visibles.

Patrimoine disparu
  • Le dolmen des Couplets, au hameau du Peu-Muleau, dont la table devait peser 100 tonnes, a été détruit en 1856.
  • La chapelle Saint-Jacques, située dans le bourg, appartenait, au XIe siècle, aux chanoines de Saint-Martin.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Pitié existait dans le bourg à la fin du XVIIIe siècle. Elle fut vendue nationalement le 3 août 1791.

Les lieux-dits: Beauregard, Bel-Air, Brûlon, Fougerolles, Guiroir, Haut-Champ, La Brisseterie, La Brosse, La Butte, La Cayolle, La Croix-Morte, La Foulonnerie, La Grande-Pièce, L'Alouettière, La Pataudière, La Philberdière, La Platerie, La Prairie-de-Monchabrun, La Renaudière, La Rue-Basse, La Rue-Neuve, Le Carroi-Bigotteau, Le Clos-du-Porteau, Le Clos-Jolinet, Le Haut-Baron, Le Marnay, Le Peu-Muleau, Le Pont, Les Bussardières, Les Caves-Saint-Martin, Les Champs-de-Millère, Les Champs-Jaunai, Les Champs-Pizeaux, Les Chatrois, Les Clovées, Les Épinettes, Les Épiots, Les Évois, Les Galichés, Les Grandes-Rottes, Les Grands-Champs, Les Grands-Marais, Les Houdrioux, Les Mailloches, Les Marais, Les Marais-des-Biez, Les Prés-Ne-Vaut, Les Robins, Les Rosées, Les Voindrannes, Lossay, L'Ouche-Saint-André, Louy, Saint-Saunay

2 commentaires:

  1. Salut Christian.

    Superbe le café ! Sans oublier le panneau indicateur.

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    1. Des panneaux comme celui-ci, je n'en ai vu que dans ce coin de Touraine.

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