Benais

Benais est une commune de l'ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Benaisiens et les Benaisiennes.
Elle a porté les noms de: Beniacum (XIIe siècle), Benaist (XIVe siècle), Benest (XVe siècle), Benays (XVIe siècle) et Benais (XVIIIe siècle, carte de Cassini). La châtellenie relevait de Chinon. L'ancien prieuré-cure fondé en mai 1378 par Guy de Laval fut donné à l'abbaye poitevine de Notre-Dame de la Réau. Ce territoire a successivement appartenu aux familles: de Beauçay, de Laval, du Bellay, d'Anglure-Savigny, de La Grange-Trianon et de Montmorençy-Robec.
Coordonnées GPS de Benais: 0°13'00"E - 47°17'42"N
Code INSEE: 37024 - Code postal: 37140 - Superficie: 2008 hectares
Altitudes: de 33 à 114 mètres
L'église Saint-Germain a été bâtie à la fin du XIIe siècle (dernière travée de la nef, chœur à chevet plat et clocher à flèche octogonale) et agrandie aux XIIIe (chapelle sud) et XVe (chapelle seigneuriale nord). Les deux travées du chœur sont couvertes de voûtes angevines. Au sud, la première travée est reliée par une porte du XVIe siècle à une salle, servant de sacristie, aménagée au rez-de-chaussée du clocher. Toujours au sud, le seconde travée communique grâce à deux arcades inégales avec une chapelle du XIIIe siècle voûtée en style angevin. Au nord, les deux travées du chœur sont reliées par trois arcades à une chapelle seigneuriale de la fin du XVe siècle, divisée elle-même en deux travées voûtées sur ogives et liernes à moulures prismatiques. Le clocher, dont chacune des faces est ajourée de deux étages de fenêtres en plein cintre, a été restauré en 1761-1762.
Cette ancienne carte postale montre l'église avant la destruction de la nef qui s'est écroulée en 1916. Cette nef a été en partie reconstruite en 1921-1923.
Le retable de 1686 comprend six colonnes en marbre, un bas-relief en plâtre peint (la cène), deux statues d'évêques (saint Germain et saint René) et un tabernacle en bois doré sculpté.
Cette église renferme de nombreux vitraux. Celui-ci, signé par l'atelier Lobin (1870), représente, de gauche à droite, saint Martin, saint Vincent et saint Urbain.
Des stalles en bois sculpté datent de la fin du XVIIe siècle.
Le château privé (XVIe siècle) a été, en partie, reconstruit au XIXe siècle. Les deux grosses tours sont celles du château primitif dans lequel, en 1532, François 1er a été reçu par Gilles de Laval.
Ce château a été détruit lors de la Révolution à l'exception de son imposant châtelet d'entrée (XVIe siècle) présentant une porte en arc surbaissé. Ce châtelet est constitué par un pavillon central accompagné d'ailes en retour obliquement et divergentes vers l'ouest et de tourelles polygonales. Du côté du parc, ce bâtiment est éclairé au rez-de-chaussée et au premier étage par des fenêtres à croisée de pierre. Les combles reçoivent la lumière grâce à des lucarnes à gâble en pierre.
Ce châtelet est bien visible sur ce dessin de l'ancien château réalisé en 1699.
La fuie (pigeonnier) du prieuré Saint-Gilles date du XVIe siècle. Supportée par cul-de-lampe, elle est constituée de briques et de pierres de tuffeau agencées en damiers irréguliers. Son toit est en ardoises. Saint-Gilles était un fief relevant de l'abbaye de Bourgueil.
Le manoir de L'Argenterie (XVIe siècle) présente un pigeonnier original sur la face interne de sa porte charretière: 43 trous de boulins (nids de pigeons) sur cinq rangées. Le logis possède deux tours, une ronde coiffée d'un toit en poivrière, l'autre polygonale à l'Est. Cette dernière renfermait un escalier à vis qui s'est effondré vers 1911.
Cette gentilhommière privée (rue de la Croix-Rouge) a été construite au XVIe siècle. Restaurée en 1970, elle a perdu ses lucarnes ainsi que le pigeonnier qui occupait tout son pignon sud (à gauche).
Près de Petit-Mont, une loge de vigne a été conservée.
Toujours à Petit-Mont, au milieu des vignes, on découvre un puits surmonté d'un toit à bâtière.
Près du Moulin-Piard, cette édifice est l'abri d'un arrêt facultatif de la ligne de chemin de fer départemental allant de Port-Boulet à Château-la-Vallière. Ces abris ont presque tous disparus par manque d'entretien.
A Grand-Mont, il existe plusieurs caves creusées dans le tuffeau. Elles auraient servi de refuges à des chouans qui ont sévi dans la région en 1795. Elles ont été utilisées comme carrières de pierres de taille, caves à vin ou champignonnières (pour cultiver Agaricus bisporus: le champignon de Paris).
Dans la rue du Château, une ancienne brique, enchâssée dans un mur d'enceinte, indique qu'il existait jadis une briqueterie à Benais, au lieu-dit Le Fort-Hubeau.
Toujours dans la rue du Château, un oratoire-reposoir (XVIIIe siècle), consacré à la Vierge, partage sa toiture en ardoises avec la maison adjacente.

A voir:
  • Les anciens moulins à eau sur le Changeon: le Moulin-Bertrand (XVIIIe siècle), le Moulin-Assier, le Grand-Moulin (XVIIe siècle) et le Moulin-Piard.

Les lieux-dits: Bois-de-Cosses, Chavannes, Forêt-de-Benais, Fougeray, Grand-Champ, Grand-Mont, La Caillère, La Cave-au-Loup, La Chanteleuserie, La Coudraie, La Crocharderie, La Croix-Jacquet, La Croix-Rouge, La Grande-Maison, L'Aireau, La Loge, La Motte, La Noiraie, La Pasquérie, La Perrée, L'Argenterie, La Rue-Basse, La Rue-du-Frêne, La Ruée, La Sourderie, Landes-Communales-de-Benais, Le Chêne-Arrault, Le Clos-Charaut, Le Grand-Moulin, Le Jaunai, Le Machet, Le Maupas, Le Mortier-au-Loup, Le Moulin-Assier, Le Moulin-Piard, L'Enfumé, Le Patois, Le Petit-Jardin, Le Petit-Jaunai, Le Peu, Le Vau-Gelé, Les Barfrais, Les Barricades, Les Chêneaux, Les Clos-Noyers, Les Moriers, Les Mottes, Les Neusaies, Les Rigaudrets, Les Tévins, Mont-Forton, Motte-Guillot, Motte-Ronde, Moulin-Bertrand, Petit-Mont, Pontarin, Saint-Gilles, Vallée-Chanrie, Vallée-Robineau, Vaumoreau
    Communes voisines: Bourgueil, Continvoir, Restigné

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