Pouzay

Pouzay est une commune du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Pouzéens et les Pouzéennes.
Dans les textes, il a porté les noms de: Pozay (1290, pouillé de Tours), Ecclesia de Posaio (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Pouzay-sur-Vienne (1595) et Pouzay (1610).
Ce territoire était un fief appelé le fief des Trois Seigneurs car il fut divisé en trois parts du XVIe au XVIIIe siècle. En 1551, les trois seigneurs étaient Claude de Crevant (seigneur de la Motte à Marcilly), Yolande de la Barre (Noyant) et Marguerite de Chargé (Razines).
Coordonnées GPS de Pouzay: 0°32'07"E - 47°04'53"N
Code INSEE: 37188 - Code postal: 37800 - Superficie: 1407 hectares
Altitudes: de 32 à 99 m
L'église Notre-Dame a été reconstruite, à la place de l'ancien chœur rectangulaire, en 1869 (nef) selon les plans de l'architecte Gustave Guérin. Par contre, son clocher carré date du XIIe siècle et il est surmonté d'une flèche hexagonale en pierre, accompagnée par quatre lucarnes d'angle à fronton triangulaire, du XVe siècle. Ses faces nord et sud sont percées par deux baies jumelles en plein cintre. Sur ses faces est et ouest, les baies uniques ont été murées. Ce clocher appartenait à l'église primitive (XIIe siècle) fondée par Jacques et Hugues de Pouzay et placée sous le vocable de saint Maurice.
Sous le clocher, la travée conservée, servant de narthex, est limitée par quatre arcades à deux rouleaux dont le second est engendré par le dosseret où est engagée la colonne supportant le premier. Cette travée est voûtée d'une coupole à huit pans sur trompes avec des trompillons taillés en pointe de diamant, dont trois ont été bûchés. Les chapiteaux, qui ont été grattés, possèdent des corbeilles ornées de feuilles plates, de palmettes ou de rinceaux.
Sur la pelouse, près de l'église, un sarcophage mérovingien consolidé en pierre est visible. Il avait été trouvé au lieu-dit Le Moulin-à-Vent.
Le manoir privé de Roziers date du XVIe siècle. Le corps de logis le plus ancien présente une charpente en carène de navire. Sa tour polygonale d'escalier, à faces inégales, possède un comble éclairé par une lucarne à haut fronton courbe ornée d'une allège comportant six balustres.
Il possède un pigeonnier cylindrique du XVIe siècle qui, au premier étage, a conservé ses rangées de boulins.
Le manoir privé de Douce (XVe siècle) comprend un logis rectangulaire accompagné d'une tour polygonale d'escalier. Le premier étage de ce logis est éclairé par une fenêtre à croisée de pierre. La grange est flanquée de deux tours circulaires. Jadis, la porte d'entrée de la cour était surmontée de mâchicoulis dont il reste les corbeaux. C'était un fief relevant de Nouâtre.
Le logis fortifié (et privé) de La Houdrière (XVIe et XVIIe siècles) est flanqué, à l'angle nord-ouest, d'une petit tour cylindrique. Il présente deux lucarnes à frontons semi-circulaires. C'est un ancien fief.
A Soulangé, la Grande-Maison (aussi appelé la Grande-Cheminée) est un logis privé datant du XVIIe siècle.
Les Vernières, ancien fief, possède un bâtiment rectangulaire avec deux tours carrées (XVIIe siècle) surmontées d'un toit d'ardoises à quatre pans. C'est désormais une exploitation agricole.
Le pigeonnier-porche carré du Marais (XVIIe siècle) renferme 900 trous de boulins (nids de pigeons). Sa façade est en tuffeau, le reste de l'édifice est en matériaux divers. Il présente une petite porte piétonnière et une importante porte charretière en plein cintre. Au-dessus ce cette dernière, on peut voir des armoiries bûchées.
Situé près de Chenevelles, le dolmen de La Pierre-levée est, aujourd'hui, presque complètement enterré. Il mesure 12,25 mètres de long et 4 mètres de large. Une de ses deux dalles, de 5 mètres sur 2,50 mètres, a commencé, après 1840, à être débitée en meules de 1,20 mètre de diamètre. (photo: litteratur.fr)
En face l'église, le linteau d'une porte possède une pierre sculptée avec une date (1873), le nom du propriétaire de l'époque (Leblanc) et une figure représentant son métier. Il devait être blatier c'est-à-dire qu'il faisait le commerce de farine et de graines.

Les lieux-dits: Aubiers, Bas-Soulangé, Douce, La Barboise, La Billette, La Bretonnnière, La Bourassée, La Buvinière, La Croix, La Haute-Martinière, La Haute-Rue, La Houdrière, La Maison-Neuve, La Morillère, La Noraie, La Piraudière, La Renaudière, La Rue-de-Fortune, La Sablière, La Tisserie, Lavau, Le Bouchet, Le Marais, Le Plessis, Les Basses-Terres, Les Grandes-Varennes, Les Ridois, Les Trois-Moulins, Les Vernières, Marnaize, Rosiers, Soulangé

    1 commentaire:

    1. Pour le linteau sculpté je pense que le métier de M.Leblanc était blatier ,c'est un farinier ,grainetier ,vendeurs de blés et toutes sortes de grains.
      Sources :http://www.vieuxmetiers.org/

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