Vernou-sur-Brenne

Vernou-sur-Brenne est un village situé à l'est de Tours. Ses habitants sont appelés les Vernadiens et les Vernadiennes.
En 494, il est mentionné sous le nom de Vernadum, puis son nom devint, du XVe au XVIIe siècles, Vernou-l'Archevêque. Vernou devint Vernou-sur-Brenne le 26 avril 1959. La baronnie de Vernou relevait des archevêques de Tours.
Coordonnées GPS de Vernou-sur-Brenne: 0°50'52"E - 47°25'18"N
Code INSEE: 37270 - Code postal: 37210 - Superficie: 2591 hectares
Altitudes: de 47 à 130 mètres
L'église de la Sainte-Trinité, construite au XIIe siècle (nef lambrissée en plein cintre, chœur, abside et porte), a été agrandie au XVIe siècle (collatéral sud). Elle a été restaurée en 1870. L'église primitive fut fondée par saint Perpet vers 480.
La nef a conservé le mur nord de l'église carolingienne qui est parementé en petit appareil et percé de trois petites fenêtres en plein cintre. Son mur sud a disparu lors de la construction du collatéral dont chacune des quatre travées, couverte d'une fausse voûte, communique avec la nef majeure par une arcade. Au-dessus de la première arcade, et du côté du collatéral, on aperçoit encore un reste de l'ancienne corniche du XIIe siècle. Chaque travée est éclairé par une grande fenêtre en tiers-point.
A la suite de la nef majeure, le chœur est couvert d'une voûte sur croisée d'ogives et liernes. Il aboutit à une abside à cinq pans voûtée sur neuf branches d'ogives profilées d'un tore et éclairée par cinq hautes et étroites fenêtres en plein cintre.
La porte romane en plein-cintre, à deux voussures, dont l'ouverture est circonscrite par une ligne de quatre-feuilles. La seconde voussure, ornée de 32 sculptures d'oiseaux dans des entrelacs, retombe de chaque côté sur les chapiteaux d'une colonnette et d'un pilastre. Au-dessus de la porte, une arcature soutenue par neuf modillons, est surmontée elle-même par une fenêtre en plein cintre entourée de colonnettes et dominée par un haut gâble plein.
Le pilier droit de la porte présente une sculpture montrant trois chevaliers au combat.
Un texte est gravé sur une autre pierre.
A droite de la porte principale, une petite porte Renaissance, à linteau droit, est fermée à l'aide d'une très ancienne serrure. Jadis, cette porte était surmontée d'une accolade et d'une niche qui ont disparu, mais un oculus a été conservé. Elle permet d'accéder au collatéral.
Sur le pilier gauche du portail est indiqué le niveau de la crue du 3 juin 1856.
Au niveau du chœur, une clef de voute a été sculptée.
Cette église possède peu de vitraux intéressants.
L'orgue a été fabriqué par Jean-Baptiste Stoltz dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Il a été restauré en juin 2003.
La cuve baptismale en pierre date du XIIe siècle.
Dans la rue Pasteur, la chapelle dite des Archevêques (XIVe siècle) possède une nef unique couverte en charpente, éclairée au nord par deux fenêtres inégales en tiers-point. Au sud les fenêtres ont été condamnées. Le chœur est suivi par une abside à cinq pans dont les fenêtres ont été murées. Dans l'abside, on peut voir cinq formerets retombant sur des colonnettes et les départs des ogives qui montrent que les voûtes ne furent pas achevées. A la base du premier pan de droite, s'ouvre une porte en arc brisé. La décoration du chœur réalisée vers 1458 a disparu. Elle avait été commandée par Jean Bernard, archevêque de Tours. La façade ouest a perdu sa porte, condamnée et masquée, mais le pignon est percé par un oculus en triangle curviligne divisé par des meneaux en trois quatre-feuilles. Cette chapelle, transformée en grange à la fin du XVIIe siècle, est surtout visible depuis la rue de l'Officialité. Elle a été restaurée en 1965 pour servir de salle paroissiale.
Au sud de cette chapelle (rue Pasteur), des vestiges du château des Archevêques ont subsisté. Il s'agit d'un long bâtiment rectangulaire du XVe siècle. Dans son mur méridional, il existe une porte surmontée d'une accolade amortie d'un fleuron et qui a été mutilée.
Le château de Jallanges a été construit, entre 1480 et 1517, en briques et en pierres. Le bâtiment central est élevé d'une rez-de-chaussée, d'un étage et d'un comble éclairé par de grandes lucarnes à gâble plein garni de crochets et dominé par un fleuron. La façade nord est flanquée d'une tour polygonale d'escalier à vis qui a été surmontée d'un étage lors d'un remaniement ultérieur. Ce bâtiment central a été prolongé de deux ailes, moins hautes: à l'ouest (au XVIe siècle) et à l'est (en 1765, mais remaniée vers 1850). Cette dernière présente à ses angles sud-est, nord-est et nord ouest, des tourelles rondes à damiers de pierres et de briques. Auparavant, à cet endroit, il existait une forteresse mentionnée dès 1213.
Sa chapelle, dédiée à saint Joseph et datant de 1631, se trouve à l'angle nord-ouest de la cour.
Ce château possède un pigeonnier cylindrique qui a perdu son toit et fut convertie en bergerie.
Dans la rue Neuve, le château du Clos (XVIe siècle) a, lui aussi, été construit, avec une tour d'escalier carrée à la base puis octogonale, en briques et en pierres. A l'angle nord-ouest du logis, un pavillon carré d'un étage date du début du XVIIe siècle.
Le château privé de Quincampoix (ou closerie de Quincampoix) a été reconstruit en 1865.
Le manoir privé du Bas-Cousse (XVIe siècle) est composé d'un bâtiment rectangulaire (avec des fenêtres à croisée de pierre) et d'un bâtiment carré. Au rez-de-chaussée de ce dernier, on trouve la chapelle des Saints-Anges dont on peut apercevoir un vitrail. Cette chapelle d'une travée est couverte d'une voûte à caissons presque plate.
Sur le pavillon carré, il existe un cadran solaire. La citation latine Utere non numera signifie: "Ne les compte pas, utilise-les" (en parlant des heures).
La closerie privée de L'Étoile (fin du XVIIe siècle) a été agrandie au XIXe siècle.
Le château privé des Madères a été édifié au XVIIe siècle. Au sud, une aile en retour d'équerre a été ajoutée en 1793. Sa chapelle date de 1845.
Dans son parc, on peut apercevoir un pigeonnier cylindrique du XVIe siècle.
Le manoir privé du Clos-de-Pouvray (XVIe siècle) a vu ses fenêtres modifiées au XVIIIe siècle. En 1875, il appartenait à Jean Mounet, dit Mounet-Sully, tragédien sociétaire de la Comédie Française.
Le clos de La Meslerie, bâti au milieu du XVIIe siècle, a été doublé en 1766 puis, de nouveau, agrandi en 1922, pour M. de Forestier, selon les plans de l'architecte L. Aubry, en surélevant d'un étage les communs ouest. Au nord, la façade fut unifiée en 1922. A l'est, la date de 1766 forgée dans la balustrade du premier étage correspond à l'année de l'agrandissement du pavillon vers l'ouest. Au sud, trois décrochements sont visibles. A l'intérieur, les différentes épaisseurs des murs trahissent les trois étapes de construction. Au centre, la toiture est surmontée par un clocheton. La porte du jardin et des dépendances ouest est du début du XVIIIe siècle.
Le manoir privé de La Folie (début du XVIe siècle) est accompagné, au nord, par une grange du XVIe siècle et, au sud, par un pavillon Louis XIII.
L'Hôtel Noble (ou château de Vernou) a été construit au XVIIIe siècle puis agrandi au XIXe siècle. Ce domaine était un fief relevant de Pocé.
Près de Cousse, le logis privé de Bel-Air (XVIe siècle) présente des pans de colombage en haut du pignon ouest et du mur nord.
Au 5 rue Aristide Briand, on peut encore voir les vestiges d'un édifice romain fin du IIIe siècle, appelé, à tort, "le palais de Pépin le Bref". Le mur en petit appareil, avec arases en briques, présente deux arcades, condamnées, dont les arcs en plein cintre sont constitués de claveaux alternés de briques plates et de pierre.
Quelques maisons anciennes peuvent être observées dans les rues du bourg.
Au 12 rue Aristide-Briand, le moulin des Landes (privé) est une construction du XVIIIe siècle modifié au XIXe siècle. Par contre, sa partie centrale, un double pavillon en équerre, date du XVIIe siècle.
Le monument aux morts de Vernou a été sculpté par Marcel Loyau en 1922. Il fut inauguré le 18 novembre 1923.
Entre 1315 et 1872, le village a subi 51 crues de la Loire, de la Cisse et de la Brenne. Entre 1871 et 1877, une digue de 1,5 km a été érigée. Il existe deux passages pour pouvoir rentrer dans Vernou. En cas de crue, deux rangées de solives sont glissées dans les rainures prévues à cet effet et des sacs de sable sont placés au milieu.
Situé au Gué-de-Cousse, ce lavoir date de 1899. Il est le seul survivant des six lavoirs que comptait la commune à la fin du XIXe siècle.
Quelques loges de vigne sont encore visibles aux alentours de Vernou, dont celle du Clos des Surins.
Près du lieu-dit Le Rocheron, la fontaine Bondrée apporte son eau au ruisseau de la Cousse.
Vernou possède son girouet dont la partie centrale représente le blason du village.
L'extrémité nord du tunnel du TGV Atlantique, dit tunnel de Vouvray, se trouve près du lieu-dit Val-César. Cet ouvrage, mis en service en 1990, mesure 1496 m de long et la vitesse des trains y est limitée à 270 km/h.

A voir:
  • L'ancien logis seigneurial des Landes (XVe et XVIe siècles) a été restauré.
  • Les moulins à eau: Vernou (ancien moulin banal reconstruit au XIXe siècle), Garnier (fin XVIe siècle, avec une grange du XVIIIe siècle), Villemereau (fin du XVIIe siècle, avec une grange du XVIIIe siècle), Le Haut-Cousse (1628), Angibault (fin du XVIe siècle).
Patrimoine disparu 

1- Le pigeonnier cylindrique de la Vallée de Cousse qui était situé à l'ouest du manoir du Bas-Cousse.
2- Le lavoir sur la Brenne.
3- Près de l'église, l'imposant orme de Sully a été coupé en 1983. Son tronc avait un diamètre de 13 mètres au niveau du sol et de 8 mètres à hauteur d'homme.

Les lieux-dits: Angibault, Bel-Air, Bois-Bourdin, Bois-Clair, Bois-Soulage, Bournigal, Château-de-Jallanges, Chopet, Clos-Chauvin, Fontaine-de-Jallanges, Fosse-Bouchet, Foujouin, La Bataillerie, La Bourdinerie, La Butte-du-Trésor, La Chantemeslière, La Coudraie, La Folie, La Follière, La Fontaine-Breton, La Fuanerie, La Galinière, La Goussardière, L'Aitre-des-Gauthiers, L'Aitre-des-Simoneaux, La Joubardière, La Lande-de-la-Valinière, La Meslerie, La Pièce-des-Pommiers, La Plaine-des-Landes, La Poultière, La Prairie-de-Pocé, La Prairie-de-Bray, La Rangée, La Rauderie, La Rue-Neuve, La Taille-de-Baleschou, La Thierrière, La Touche, La Valinière, La Vallée-de-Cousse, Le Bas-Cousse, Le Breuil, Le Cassereau, Le Chêne-Breton, Le Clos, Le Clos-de-Vau, Le Clos-Lourdaud, L’Écomard, Le Fougeray, Le Glandier, Le Haut-Cousse, Le Mortier, Le Noyer-à-l'Âne, Le Pavillon, Le Perdreau, Le Petit-Vouvray, Le Rocheron, L’Étoile, Les Bruyères, Les Buttes, Les Carroirs, Les Cartries, Les Colinières, Les Fontaines, Les Fourches, Les Fours, Les Hauts-Closeaux, Les Landes, Les Luats, Les Madères, Les Mazereaux, Les Perruches, Les Riaux, Les Terrages, L'Île-du-Gros-Ormeau, Poupine, Pouvray, Prairie-de-Champmartin, Quincampois, Richebourg, Tailles-d'Amboise, Tailles-de-la-Chantemeslière, Terné, Val-César, Vallée-des-Quarts, Vau-Chevreau, Vaugondy, Villemereau, Vilmier
    Communes voisines: Chançay, Monnaie, Noizay, Reugny, Vouvray
      Blason de Vernou-sur-Brenne

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