Ligueil

Ligueil est une ville du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Ligoliens et les Ligoliennes.
Elle a porté les noms de: Lugogalus (775, diplôme de Charlemagne), Lugogalus (862, acte de Charles le Chauve), Lugogalus (903, acte de Charles le Simple), Ligolii (983, charte de Hugues, doyen de Saint-Martin), Ligolium (1119, pancarte blanche de Saint-Martin), Ligoliensi (1213, charte de Barthélemy Payen), Terra Ligoliensi (1215, charte de Dreux de Mello), Ligolium (1228), Liguil (XIIIe siècle, cartulaire du Liget), Liguel (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours). C'était une possession de l'abbaye Saint-Martin de Tours. Elle fut érigée en baronnie au profit du doyen de la collégiale Saint-Martin de Tours. Au cours des guerres de Religion, la cité fut ravagée en 1562 et en 1569.
Coordonnées GPS de Ligueil: 0°49'08"E - 47°02'32"N
Code INSEE: 37130 - Code postal: 37240 - Superficie: 2972 hectares
Altitudes: de 66 à 128 m
L'église Saint-Martin (église souvent ouverte) possède une nef dont le mur nord est du XIIe siècle alors que le mur sud date du XIVe siècle. Le chœur (XIIIe siècle, modifié au XVe) est accompagné par deux collatéraux ayant, comme lui, deux travées voûtées sur ogives et terminés, comme lui, par un chevet plat. Des six travées constituées par la nef centrale du chœur et celles de ses collatéraux, seules les premières travées des bas-côtés ont gardé leurs voûtes primitives. Les voûtes des quatre autres travées furent refaites au XVe siècle. Le mur du chevet, ajouré par trois fenêtres flamboyantes dont la centrale est condamnée, date de la reprise du XVe siècle. Par contre, le mur goutterot de la première travée du collatéral sud est un vestige de l'édifice du XIIe siècle. La fenêtre du XIXe siècle qui l'ajoure a remplacé une baie en arc brisée ouverte au XIIIe siècle et dont le clavage est visible sous l'arc en plein cintre de la fenêtre primitive. A l'entrée du chœur, deux grosses colonnes engagées soutiennent l'arc triomphal. Au nord du chœur, il existait la chapelle Saint-Waast (XVIe siècle) qui fut démolie vers 1750.
La façade et le clocher ont été rebâtis en 1871 par l'architecte Jean Hardion. Les deux chapelles latérales, formant transept, furent ajoutées en 1878 par l'architecte Eugène Leroux.
Elle renferme des vitraux co-signés par les maîtres-verriers Julien Fournier et Armand Clément (celui-ci est de 1878) et signés par Lobin et Guérithault.
Près de l'église, le porche des Templiers date du XVIe siècle. Il appartenait à la maison ligolienne des Quinemont, seigneurs de Varennes.
Toujours près de l'église, au 7 place de la Marne, ce logis, avec trois fenêtres à croisée de pierre, date du XVIe siècle.
La chapelle Notre-Dame-des-Anges a été construite en 1871 (elle fut bénite le 15 août 1871) dans le style néo-gothique à l'emplacement d'un oratoire appartenant à la collégiale Saint-Martin de Tours. C'est Élie Besnard-du-Château qui commande cette reconstruction à l'architecte Eugène Leroux.
La Seigneurie ou Logis du Doyen (XIVe et XVe siècles) abrite la mairie depuis 1921. Elle est constituée de deux corps de logis accolés et, à l'ouest, d'un haut pavillon carré en léger retrait. Une tourelle carrée d'escalier s'appuie contre sa façade arrière.
La Seigneurie a été édifiée sur les vestiges de l'église Saint-Laurent (XIIe siècle). Rue Reugnière, derrière la mairie, on peut voir le bras sud du transept de cette église. En 1562, sa nef avait été incendiée par les Protestants. Le chœur avait été conservé pour les messes. A la Révolution, le clocher et une partie du chœur ont été détruits.
Au 2 place de la République, cette maison privée en brique et en pierre, avec une lucarne entourée de baguettes et au fronton triangulaire, semble dater du début du XVIe siècle. A la fin du XIXe siècle, elle possédait encore une tourelle d'escalier hors œuvre et un second étage. Avant la Révolution, elle était le logis, à Ligueil, de la famille des Pierres d'Épigny.
La Chancellerie, bâtie au XVIe siècle, a conservé sa tour polygonale d'escalier à vis et, dans le mur voisin, une fenêtre Renaissance aux pilastres mutilés et au meneau refait. Aux XVIIe et XVIIIe siècle, cet édifice appartint aux familles Chrétien-Martineau et Chrétien-Caillault.
La maison Saint-Louis, rue Veneau, date du XVe siècle. Au premier étage, une pièce contenait des peintures murales, aujourd'hui disparues, qui représentaient les vies de Blanche de Castille et de son fils Louis IX (saint Louis).
Sur la place Gambetta, on peut observer cet imposant portail en bois.
Le château privé d'Épigny (fin du XVIIIe siècle), ancien fief, présente des façades nord (photo) et sud identiques. Il a été restauré au XIXe siècle.
Son pigeonnier cylindrique possède un toit surmonté d'un lanternon ajouré permettant les allées et venues des pigeons.
Le manoir privé de Piégu (ou Peagu), ancien fief, date du XVe siècle. Il est constitué par deux bâtiments accolés, prolongés par une aile récent. Un escalier en pierre extérieur, protégé par un auvent, conduit à l'étage qui présente deux fenêtre à croisée de pierre. A l'intérieur, se voient une banquette en pierre et une important cheminée à hotte droite. Ce manoir a remplacé une forteresse mentionnée dans le traité de Brétigny lors de la guerre de Cent Ans.
Le château privé de Mareuil est une construction du XIXe siècle. Ce domaine était un fief relevant de la baronnie de Ligueil.
Le manoir privé de La Jasnière date des XVIIe et XVIIIe siècles. C'est un ancien fief. (photo: litteratur.fr)
Au lieu-dit La Grenoisière, un pigeonnier circulaire a été transformé en habitation privée.
Le moulin privé d'Edmaine date de la fin du XIXe siècle. (photo: litteratur.fr)
Le pigeonnier-porche carré, à toit pyramidal, de sa ferme renferme, à l'étage, 225 boulins (nids de pigeons). Le logis de la ferme est flanqué, au centre, d'une tourelle carrée. (photo: litteratur.fr)
On peut apercevoir encore quelques loges de vigne sur le territoire de la commune.
Il existe sept lavoirs à Ligueil dont celui en bois (1875) de la place Veneau...
... celui de la rue Reunière (qui fut le premier lavoir public bâti à Ligueil)...
... celui (privé) situé en contrebas de la maison de retraite Balthazar Besnard...
... et celui (privé) de l'impasse des Écoles.
Dans le cimetière, le monument aux morts a été réalisé, vers 1920, par le sculpteur Georges Delpérier. Originaire de Paris, Delpérier s'était installé à Tours, au 244 rue Victor-Hugo.
Le château privé de La Tourmellière a été édifié au début du XIXe siècle par un membre de la famille Mesnet-de-la-Cour, à la place d'un château du XVIIe siècle démoli vers 1808. Dans le parc, il subsiste une petite tourelle du château primitif. C'était un fief relevant de la baronnie de Ligueil.

A voir:
  • Les moulins sur l'Esves: Vachereau, La Touche, Les Foulons, Épigny.
Patrimoine disparu
  • Le moulin banal qui était situé sur l'Esves.
A consulter

Les lieux-dits: Bel-Air, Belle-Vue, Bonchamp, Boutais, Cerçay, Châteaupin, Chillois, Épigny, Fonds-de-Châteaupin, Goussard, Grande-Pièce-des-Réaux, Humeaux, Lafond, La Barre, La Bassachère, L'Abbaye, La Besnardière, La Boissellière, La Bonne-Dame, La Brigaudais, La Buissonnaie, La Chapellerie, La Chérolle, La Cornetière, La Courraie, La Croix-de-la-Dorée, La Croix-Rouge, La Deroise, La Dorée, La Folie, La Fosse-au-Chat, La Gapillère, La Garde, La Gare, La Grenoisière, La Grimauderie, La Haute-Borne, La Jasnière, La Léverie, La Marchauderie, La Petite-Touche, La Pièce-des-Foulons, La Pièce-des-Repas, La Praudière, La Ronde, La Rote-aux-Loups, La Russotière, La Tirole, La Tourmellière, La Vaslinière, La Violette, Le Bas-Bonchamp, Le Bas-Noizay, Le Bois-Godeau, Le Carroi-de-Bonchamp, L’Échalier, L’Échardonnet, Le Chemin-Vert, Le Clos-du-Loup, Le Grand-Bonchamp, Le Grand-Mareuil, Le Gué-de-l'Arche, Le Gué-des-Besnards, Le Haut-Bonchamp, Le Haut-Noizay, Le Marchais-Ruet, Le Moulin-d'Edmaine, Le Moulin-d'Épigny, Le Pavillon, Le Petit-Mareuil, Le Poiret, Le Poirier-Jaune, Le Puits-Besnard, Le Vau, Les Basses-Poteries, Les Beauregards, Les Billots, Les Boursais-de-Noisay, Les Brûlés, Les Buttes-du-Bois-Godeau, Les Champs-de-la-Danerie, Les Champs-Forts, Les Champs-Saint-Père, Les Chézeaux, Les Côtés-du-Vau, Les Flageolets, Les Fonds-de-la-Courtillettes, Les Fontenelles, Les Friches-de-Noizay, Les Grandes-Raimbaudières, Les Grands-Foulons, Les Grands-Tufeaux, Les Granges, Les Gravelles, Les Hautes-Poteries, Les Mardellières, Les Mœurs, Les Petites-Croix, Les Petites-Raimbaudières, Les Petits-Foulons, Les Pièces-des-Coulonneries, Les Pommereaux, Les Prés-Challes, Les Prés-de-Bray, Les Quarts, Les Rabottes, Les Réaux, Les Tailles, Les Terres-Noires, Les Villaudières, L'Oisellière, L'Ouche-Baron, Mâchefer, Moulin-de-la-Touche, Nouis, Parc-de-la-Tourmellière, Piégu, Salverte, Taille-de-Piégu, Trompe-Souris
    Blason de Ligueil

      1 commentaire:

      1. Schoenstein14/12/2012 18:23

        Bonjour
        Deux petites précisions : la Chancellerie n'est pas la maison Saint-Louis. Cette dernière est une grande maison du XVe siècle à pignons aigus, inscrite au titre des monuments historiques, dont l'un des pignons donne sur la petite rue en face de la Chancellerie.
        La Chancellerie, elle, est bien l'édifice photographié, qui s'appuyait au rempart de ville.
        Quant au manoir de Piégu, qui a succédé à un château féodal plus ancien, il n'a pas été transformé en hôpital : l'"Hôpital-sous-Piégu", ou "l'Hôpiteau", est une ferme, à proximité du manoir. Cette ferme est bâtie à l'emplacement d'une ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (d'où son nom). Le manoir de Piégu, quant à lui, fut toujours une demeure seigneuriale, jusqu'à la Révolution.
        Cordialement

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