Neuillé-Pont-Pierre

Neuillé-Pont-Pierre est une ville du nord de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Noviliaciens et les Noviliaciennes.
Elle a porté les noms de: Noviliacus ad pontem petrosum (XIIe siècle), Nuyllé de Ponte Petroso (1290, pouillé de Tours) et Nuillé (XIVe siècle, charte de Saint-Martin de Tours). Ce fief a appartenu au roi Louis XI. Le prieuré dépendait de l'abbaye de Vaas.
Il faut noter que cette ville fut libérée, le 12 août 1944, par la IIIe armée du général Patton, et qu'elle a été, jusqu'au 2 septembre 1944, le chef-lieu provisoire du département d'Indre-et-Loire.
Coordonnées GPS de Neuillé-Pont-Pierre: 0°32'47"E - 47°32'47"N
Code INSEE: 37167 - Code postal: 37360 - Superficie: 3900 hectares
Altitudes: de 75 à 135 mètres
L'église Saint-Pierre (église toujours fermée), construite aux XIIIe (transept sans absidioles, chœur et abside) et XIVe siècles (clocher), a été modifiée au XVIe siècle (façade, nef et collatéral sud). Le chœur a été restauré au XIXe siècle.
La façade ouest présente un portail composé de deux portes jumelles et surmonté par trois niches séparées par deux fenêtres. La nef et le collatéral ont chacun trois travées dont les premières sont voûtées sur ogives, liernes et tiercerons, les suivantes seulement sur huit nervures. Le croisillon sud forme la chapelle du collatéral. Comme la croisée et le croisillon nord, il est voûté sur une simple croisée d'ogives. Le croisillon nord est éclairé par deux fenêtres en lancette. Le chœur est composé d'une travée droite suivi d'une abside semi-circulaire placés sous une voûte unique supportée par six branches d'ogives et une lierne reliant la clef à celle de l'arcade. Ces ogives retombent sur des colonnettes. Le clocher est une tour carrée, épaulée par de gros contreforts près de ses angles, accompagnée à l'est par un escalier logé dans une tourelle formée par un mur biais, et couronnée par un étage et une flèche du XIXe siècle.
Elle possède quelques gargouilles.
Cette église renferme une statue en marbre blanc du XIVe siècle représentant la Vierge à l'Enfant. Elle provient de l'abbaye Saint-Julien de Tours.
Ce vitrail est signé par Ch. Lobin (Chartres, 1934). Les autres verrières sont des œuvres de: Julien Fournier (Tours, 1879), Lux Fournier (Tours, 1928), L.V. Gesta (Toulouse, 1871) et Clément (Tours, 1879).
Le château privé de La Nouvelle-Donneterie a été bâti en 1880 dans le style néo-Renaissance, selon les plans de l'architecte Charles Boileau, pour Armand Moisant.
Le grand salon est éclairé par une double fenêtre garnie chacune d'un vitrail aux figures allégoriques: d'un côté, l'Agriculture, de l'autre l'Industrie. Ils sont signés et datés: Lobin 1889.
Son châtelet d'entrée date aussi de 1880.
Le manoir privé de La Vieille-Donneterie (début du XVIIe siècle) occupe une esplanade rectangulaire entourée par des douves asséchées. De l'enceinte, il subsiste un mur doté d'une porte à guichet, ainsi que quatre tours cylindriques d'angle. Celle de l'Ouest est moderne. Une autre, au Nord-Est, servait de pigeonnier. Ses murs en moellons enduits sont percés par des meurtrières horizontales et ceinturés, à la partie supérieure, par une moulure. Le toit est coiffé par un lanternon octogonal. A l'intérieur, les boulins sont intacts et disposés en trois travées séparées par des cordons de pierre.
La tour Est, plus massive, fut aménagée en chapelle en 1610. Elle possède une toiture très haute avec clocheton octogonal surmonté par un lanternon en retrait. La porte à linteau droit est encadrée par des pilastres doriques. Son fronton courbe est brisé par une croix. La voûte en dôme est divisée en dix registres dont les nervures retombent sur des culots sculptés. L'autel de bois de cette chapelle est situé sous une baie en plein cintre dont le vitrail est signé par Lobin (1889).
Dans la quatrième tour, à l'angle Sud-Ouest, coiffée en poivrière, il a été aménagé un four à pain dont la motte, protégée par un toit à deux versants, forme une excroissance dans le fossé.
Entre ces tours, il y avait, séparés par l'entrée, deux corps de bâtiment dont l'un a été rasé. Attenant à celui qui reste, le portail présente une arcature aux claveaux en bossage, doublé par une porte piétonne semblable datant du début du XVIIe siècle. La façade sur cour du logis a conservé ses fenêtres à croisée de pierre éclairant son premier niveau. Il est accessible par un perron d'où part un escalier rectiligne, accolé au mur avec une rampe plein côté cour. Le comble à quatre pans est percé par trois lucarnes à croisée de pierre, une grande entre deux plus petites avec fronton courbe de style Renaissance. Celles sur les douves sont à tympan triangulaire avec huisseries à petits carreaux. Si les baies de cette façade ont été remaniées, les allèges sont limitées par un double bandeau rectangulaire. La moitié du logis est construite sur une cave à voûte en berceau qui était, sans doute, l'ancienne cuisine avec une ample cheminée accompagnée par un four à pâtisserie. Au XIXe siècle, ce manoir a été transformé en communs par l'architecte Guérin.
Le manoir privé de Carcoult date du début du XVIe siècle. La maison seigneuriale, de plan quadrangulaire, est élevée d'un étage. A la base de ses toits subsistent quelques fragments de la corniche soulignée par une ligne de denticules. Au centre de la façade, la porte d'entrée présente un fronton courbe percé par un oculus et prenant appui sur un linteau orné de caissons sculptés et supporté par des pilastres. L'aile plus basse, prolongeant le logis à l'Est, est en colombage. Au Sud-Est de la grange, une tourelle massive à toit conique en ardoises avait été transformée en pigeonnier. Elle présente trois archères très ébrasées vers l'intérieur. Ses douves ont été comblées et les murs des fortifications détruits.
Le manoir privé de Genneteuil a été édifié au XVe siècle. Sa tour polygonale Sud abrite un escalier en bois dont le noyau est constitué d'un seul tronc d'arbre. Dans le logis, se trouve une cheminée à hotte. C'était un fief qui, en 1637, appartenait à Louise Leblanc, veuve de Gilles des Roches. Au XVIIIe siècle, il était la propriété des Le Pellerin de Gauville.
Le château privé de La Borde a été construit au XVIIe siècle. Une tour quadrangulaire d'escalier en bois flanque sa façade Sud. Au XVIIIe siècle, une aile en équerre lui a été rajoutée. Le portail est doublé par une porte piétonne. Un petit campanile surmonte les toitures. A l'intérieur, on remarque un escalier à balustres en bois du XVIIe siècle et une cheminée de la même époque.
Dans la rue des Juifs, le vieux château pourrait dater du début du XVIIe siècle.
La grange d'Armilly (XVe siècle) est, en fait, un ancien château. Dans le mur Est, on remarque une porte d'entrée murée à fronton triangulaire avec des vases cannelés à chaque extrémité des rampants. Le tympan est occupé par un écu sans armoiries, entouré par des rubans enroulés. De chaque côté de la porte, se trouvent deux grandes fenêtres, aussi condamnées, avec pilastres à chapiteaux Renaissance. Une troisième est devenue une entrée et une quatrième existe encore.
Il existe quelques maisons anciennes à Neuillé dont celle-ci du XVe siècle. Cette maison en encorbellement et colombage de brique est appelée la Maison Bardet. Ce nom est celui du maréchal ferrant qu'il l'habitait.
Près de la mairie, le monument aux morts, sculpté par Georges Delpérier, a été inauguré le 9 novembre 1919. A l'arrière le bâtiment a été construit en 1835 par l'architecte Étienne Pallu.
Près de la gendarmerie, avenue du Général-de-Gaule, ce pigeonnier du XIXe siècle a été restauré en 2004.
Le dolmen de Marcilly (aussi appelé le dolmen de Lucé) est en grès. Sa dalle, mesurant 3,30 mètres sur 3,50 mètres, est posée sur deux supports de 2,5 mètres de long.
Au 8 rue Basse, le linteau d'une porte a été sculpté.
Sur une maison de la rue Basse, cette girouette représente le métier de Couvreur.

Les lieux-dits: Armilly, Bel-Air, Bellevue, Bois-du-Mortier-aux-Moines, Boisseau, Boulnay, Cangé, Carcoult, Chaufournais, Coureau, Culoie, Genneteuil, La Barberaie, La Billarderie, La Borde, La Borde-Cornuard, La Borderie, La Bougésière, La Boulinière, La Brodinière, La Bruyère, La Cailletière, La Carteroussière, La Cellerie, La Chantevinière, La Chaponnerie, La Chaumine, La Chênaie, La Chenaye, La Chevrière, La Crépinière, La Croix-Rouge, La Donneterie, La Dube, La Ferréterie, La Ferrière, La Fontaine-Dorée, La Fredonnière, La Galardière, La Garencerie, La Gibaudière, La Giraudière, La Godardière, La Grande-Barilleraie, La Grenouillère, La Guiberdière, La Guilminotière, La Hallegrenière, La Hotterie, La Jeunière, La Mesluère, La Miroiserie, La Naurellerie, La Noue, La Oucheraie, La Perraudière, La Perrée, La Petite-Barilleraie, La Pilletière, La Prée, La Purallée, La Raberie, La Rainière, La Rondellière, La Rembourderie, La Renardière, La Riandière, L'Armonerie, La Rouaiserie, La Salle, La Séguinière, La Varenne, La Voisinière, Langrieu, Launay, Le Clot, Le Coudray, Le Fourneau, Le Moulin-de-Perran, Le Moulin-Feuillau, Le Pont, Le Pressoir, Le Puet, Le Tronchet, Le Vivier, Les Aubépins, Les Cartes, Les Maisons-Blanches, Les Marineries, Les Nongrenières, Les Petites-Bordes, Les Vallées, L'Héberdière, Liverserie, Luenne, Marcilly, Poillé, Pont-Pierre, Thoriau, Vallières, Vauribou
    Communes voisines: Beaumont-la-Ronce, Neuvy-le-Roi, Rouziers-de-Touraine, St-Paterne-Racan, Semblançay, Sonzay

    Blason de Neuillé-Pont-Pierre

    1 commentaire:

    1. Très belle présentation de Neuillé Pont Pierre.
      Pour la maison se trouvant dans le rue basse, ce n'est pas la rue basse, mais la rue du 8 mai.
      J'habite depuis presque trente ans dans ce petit village. C'est pourquoi je connais très bien.
      Merci de toutes ces descriptions et des photos.

      Marius

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