Sainte-Catherine-de-Fierbois

Sainte-Catherine-de-Fierbois est une commune du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Fierboisiens et les Fierboisiennes.
Selon la légende locale, Charles Martel fonda une chapelle à Fierbois où il déposa son épée après sa victoire sur les Arabes en 732. Au XIVe siècle, cette chapelle pris le nom de sainte Catherine. D'abord succursale de Sainte-Maure, Sainte-Catherine fut érigée en paroisse le 17 décembre 1704.
Coordonnées GPS de Ste-Catherine-de-Fierbois: 0°39'21"E - 47°09'23"N
Code INSEE: 37212 - Code postal: 37800 - Superficie: 1549 hectares
Altitudes: de 92 à 129 mètres
L'église Sainte-Catherine (église souvent ouverte), reconstruite à la fin du XVe siècle (1478 ou 1479) dans le style gothique flamboyant, renferme les seules reliques de sainte Catherine d'Alexandrie en France. Elle a été restaurée en 1859. Elle a remplacé une chapelle édifiée en 1280 pour les pèlerins allant à Saint-Jacques de Compostelle.
Le portail flamboyant, avec tympan transparent et gâble orné de sculptures, est circonscrit par un grand arc en tiers-point dont la voussure est décorée de niches vides et de dais. L'église comprend une nef de deux travées, voûtées sur croisée d'ogives, un transept et un chœur d'une travée terminé par une abside à cinq pans, éclairée par trois fenêtres à remplage flamboyant. Au nord du chœur, une large porte en anse de panier, surmontée par une accolade, donne accès à une chapelle fondée en 1852. Un portail latéral, donnant jadis accès au bras nord du transept, a été en partie muré et converti en fenêtre.
Cette statue en pierre polychrome du XVe siècle représente sainte Catherine avec ses attributs: un livre dans une main et, à ses pieds, la roue brisée de son martyre. La sainte tient de l'autre main une longue épée qui devait, en définitif, la décapiter.
Elle renferme une sculpture en pierre du XVe siècle représentant la Vierge et les Saintes Femmes pleurant sur le corps du Christ. Elles sont entourées par saint Jean et Nicodème (ou Joseph d'Arimathie). Ce groupe sculpté provient de l'aumônerie.
Ses vitraux sont remarquables.
Le confessionnal en bois de style néo-gothique (de 1851) est l'œuvre du sculpteur Chaffiot d'après un dessin de l'architecte Châteigner.
La maison du Dauphin, possédant une porte surmontée par une accolade ornée de crochets et terminée par un fleuron, date de 1415. Le logis, élevé sur une cave voûtée, est éclairé par quatre fenêtres à croisée de pierre.
Au nord, sa façade présente une tourelle polygonale d'escalier à vis en pierre.
Une pierre gravée de sa façade sud indique la date de sa construction. L'écusson a été mutilé.
Des dragons ailés surveillent ses pignons.
Près de son pignon Est, un ancien puits possède une margelle monolithe avec deux têtes sculptées d'animaux à longue queue.
L'ancienne aumônerie, édifiée en 1415 par Jean II le Meingre pour héberger les pèlerins pauvres, a été transformée en mairie. Dans le pignon Est, épaulé à chaque angle par un contrefort, on voit l'arc en tiers-point de la fenêtre condamnée qui s'ouvrait au-dessus de l'autel de la chapelle Saint-Jacques. La façade sud conserve aussi les traces d'un arc brisé et a gardé intacte une des lucarnes à gâble qui, autrefois, éclairaient les combles.
Près de l'église, la statue en bronze de Jeanne d'Arc, œuvre du sculpteur Charpentier, a été inaugurée le 23 avril 1895.
Le château de Comacre été construit entre 1845 et 1848 dans le style gothique anglais (ou style Tudor) par le marquis de Lussac selon les plans de l'architecte amboisien Sylvain-Philippe Châteigner. Il a été détruit par un incendie en 1964. Ce château avait remplacé une forteresse dotée de tours, de fossés, pont-levis, mâchicoulis et canonnières.
Ses communs présentent encore une tour ronde du XVe siècle, surmontée d'un haut lanternon, qui a conservé son chemin de ronde couvert sur mâchicoulis. Remaniée au XIXe siècle, cette tour porte le nom de Tour Boucicaut.
Le château a conservé son châtelet d'entrée composé d'une tourelle cylindrique et d'un pavillon avec des fenêtres à croisée de pierre. Les deux bâtiments sont couronnés par des mâchicoulis.
Ce châtelet possède des culs-de-lampe sculptés...... et quelques gargouilles.
Le monument aux morts, sculpté par Georges Delpérier, présente, en son centre, une fontaine...
... d'où l'eau sort du bec d'un coq gaulois.
Le lavoir se situe au lieu-dit Bel-Air, à l'ouest du bourg.
Il existe plusieurs anciennes croix de chemin en pierre sur le territoire de la commune, dont celle des Barres...
... et celle de Berre.

Personnalié liée à la commune:
  • Le caricaturiste Jules Baric est né le 14 avril 1825 à Sainte-Catherine-de-Fierbois.

Les lieux-dits: Bel-Air, Bois-Durand, Bourningal, Comacre, La Basse-Cour, La Bourdonnière, La Brizardière, La Chaume-du-Buisson, La Godefroy, La Grande-Bourde, La Haraudière, La Mansellière, La Mauricière, L'Angelliénerie, La Pagerie, La Petite-Bourde, La Poplinière, La Proutière, La Rainière, La Richardière, La Richerie, La Tinellière, Le Valet, Le Vilever, Les Beaux-Chênes, Les Bougeries, Les Champs-Balins, Les Douettes, Les Coudrais, Les Fourneaux, Les Jaudelleries, Les Jaux, Les Marnières-Blanches, Les Prourais, Les Quatre-Routes, Les Souches, Les Varennes, Prés-Bailloux, Prés-Favreaux, Puchenin
      Communes voisines: Le Louroux, Louans, St-Branchs, Ste-Maure-de-Touraine, St-Epain, Sorigny, Villeperdue
      Blason de Sainte-Catherine-de-Fierbois

      2 commentaires:

      1. Il y a aussi un superbe manoir visible depuis la rue du bourg sur la gauche en montant vers la place depuis la nationale. Malheureusement, peu d'infos sur ce manoir privé à la véranda ancienne ouvragée dingue !

        Villa Chauvean ?

        >> http://www.communes.com/centre/indre-et-loire/sainte-catherine-de-fierbois_37800/cartes-postales-anciennes,7.html

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        1. Effectivement, il y a peu d'infos sur cette Villa Chauveau qui semble dater du 19ème siècle ou du début du 20ème.

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