Verneuil-sur-Indre

Verneuil-sur-Indre est un village du Sud-Est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Verneuillois, les Verneuilloises.
Dans les textes, il a porté les noms de: Vernolium (XIe siècle), Ecclesia Vernulii (1220, chroniques des comtes d'Anjou), Vernoil (1283), Vernolio (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours), Verneuil (1336, cartulaire de l'archevêché de Tours), Saint-Bault-de-Verneuil (XVIIIe siècle, carte de Cassini), Verneuil (1820, carte de l'état-major).
En 1746, cette terre fut érigée en marquisat au profit d'Eusèbe-Jacques Chaspoux, introducteur des ambassadeurs et grand échanson de France.
Coordonnées GPS de Verneuil-sur-Indre: 1°02'37"E - 47°03'19"N
Code INSEE: 37269 - Code postal: 37600 - Superficie: 3963 hectares
Altitudes: de 73 à 149 mètres
Cours d'eau: l'Indre
L'église Saint-Bauld, construite au XIIe siècle (nef, chœur et abside), a été modifiée aux XVe (porte et chapelle seigneuriale) et XIXe siècles (flèche du clocher carré). Elle se trouve sur l'emplacement d'une ancienne chapelle édifiée par saint Bauld, évêque de Tours, vers 550.
La façade Ouest, percée primitivement par une porte en plein cintre, présente une porte en anse de panier, désormais condamnée, datant du XVe ou du XVIe siècle. On accède à l'église par une porte latérale du XIXe siècle. La nef unique, couverte en charpente, est éclairée par des fenêtres en plein cintre haut placées qui, pour certaines, ont été refaites et, pour d'autres, condamnées. Elle est réunie, vers l'est, par un couloir du XIXe siècle, à une travée étroite, voûtée sur croisée d'ogives, aboutissant au chœur. Ce dernier, voûté en berceau, est suivi par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four et éclairée par trois fenêtres refaites. De chaque côté, deux arcades du XIXe siècle relient le chœur, au Nord, à une chapelle précédant une absidiole du XIIe siècle, dont le mur fut arasé et la voûte refaite; au Sud, à la chapelle seigneuriale rectangulaire, rebâtie au XVe siècle, voûtée sur croisée d'ogives à moulures prismatiques et éclairée par une fenêtre flamboyante restaurée. Le clocher, flanquant l'église au Nord, est en partie du XIXe siècle.
Les trois vitraux du chevet sont signés par L. Lobin (Tours, 1872). Les autres verrières sont des œuvres de A. Clément (Chédigny, 1886) et J.-P. Florence (Tours, 1898).
La charpente couvrant la nef date du XVe siècle. A sa base, on peut voir une série de têtes sculptées en bois.
De l'ancienne place forte bâtie vers 1475 par Charles d'Oiron, il ne reste qu'un logis carré, une tour ronde à mâchicoulis et une aile perpendiculaire à la tour. Dans l'angle rentrant, une tour polygonale renferme une vis de pierre. C'était une châtellenie relevant du château de Loches. Ce château fut restauré en 1885 par l'architecte lochois Ferdinand Collet qui avait fait ajouter un nouveau chemin de ronde, de faux créneaux et des fenêtres à croisées de pierre.
Le château moderne, édifié de juin 1751 à juillet 1753, possède un logis rectangulaire avec une toiture à la Mansart dominée par un dôme à quatre pans. Il est l’œuvre de Jean-Pierre Hardouin-Mansart de Jouy, petit-fils de l'architecte de Versailles. Il a été restauré au XIXe siècle.
Ces deux monuments sont très proches l'un de l'autre.
L'ancienne commanderie du Temple de La Châtre-aux-Grolles (XIIe et XIIIe siècles, mais remaniée au XIXe) est devenue une ferme privée. Il reste deux murs goutterots de sa chapelle du XIIe siècle, on y remarque les traces de deux portes en plein cintre et de deux fenêtres. En 1848, sa voûte en berceau avec doubleaux et son abside furent détruites. Quelques temps après, l'édifice fut prolongé vers l'Ouest, son toit fut refait et, sur la cour, un auvent en charpente fut ajouté pour le transformé en grange. Au Sud de cette chapelle, se trouvait le cimetière de la commanderie. Les douves Ouest ont été conservées mais, à cet endroit, le pont-levis qui les franchissait a disparu, remplacé par une chaussée.
Le château privé de La Gauterie (ou de La Gautrie) date du XVIIe siècle et a été modifié au XIXe  (ajout, de chaque côté du logis, de deux pavillons étroits).
Il possède encore son pigeonnier circulaire du XVe siècle qui mesure 21 mètres de haut sur 9 de diamètre.
Près de ce château, dans une prairie, on peut observer cet ancien puits.
Le logis privé de La Grande-Maison, du XVe siècle, présente un toit couvert de tuiles plates. Au centre de sa façade, percée par d'étroites ouverture, la porte d'entrée, en plein cintre, est précédée par deux marches en pierre. La clef de l'arc, ainsi que les pierres qui le soutiennent, sont en saillie.
Le monument aux morts du village, sculpté par Georges Delpérier, a été inauguré le 9 octobre 1921.
Au lieu-dit Gilain, une loge de vigne a été conservée.
Le lavoir de Verneuil a été transformé en annexe du golf de Loches-Verneuil.

Lieux-dits: Bas-Limeray, Bel-Air, Combe, Coret, Forêt-de-Verneuil, Gilain, Haut-Limeray, La Bidauderie, La Boitière, La Braudière, La Bretonnière, La Cantrie, La Capitainerie, La Chalopinière, La Châtre-aux-Grolles, La Claie, La Crépinière, La Fioterie, La Gauterie, La Girardière, La Grande-Maison, La Gratterie, La Guitardière, La Haute-Girardière, La Héronière, La Pierre, La Pinsonnière, La Recordelière, Launay, Le Bois-de-Pelbit, Le Buisson-de-la-Pommerie, Le Chêne-des-Landes, Le Four-à-Chaux, L’Égoutière, L'Eguché, Le Moulin-de-Verneuil, Le Murget, Le Plessis, Le Pontou, Le Poubrillon, Le Puits-de-Combe, L’Étang-Harpin, Le Village-au-Gué, Les Arcis, Les Batailles, Les Bodelles, Les Bourdeaux, Les Brûlés, Les Butteries, Les Chênaies, Les Chevris, Les Contents, Les Cottes-Blanches, Les Coulées, Les Esserts, Les Gâts, Les Gaultiers, Les Grandes-Chaumes, Les Générateaux, Les Hautes-Bruyères, Les Martineaux, Les Places, Les Platelles, Les Poiriers-Creux, Les Souches, Les Touches, L'Ornerie, Maison-Pinot, Mordant, Parc-de-Verneuil, Peljoue, Pièce-de-la-Grolle, Prairie-de-Verneuil, Pregnou, Reuille-de-Vaux, Teillez, Truisson, Vallée-de-Fonfoux

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