Parçay-sur-Vienne

Parçay-sur-Vienne est un village du sud de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Parçaiens et les Parçaiennes.
En 968, il fut mentionné dans les textes sous le nom de Ecclesia Parciacensis (charte d'Hardouin, archevêque de Tours). Par la suite, il s'appela Parchaimo (vers 1080, cartulaire de Noyers), Parciaco (1026-1040, cartulaire de Cormery), Parciacensis (1154, cartulaire de l'archevêché de Tours) et Parcé (1288, cartulaire de Cormery). Son nom actuel date d'août 1814. Son monastère fut transformé en prieuré relevant de L'Île-Bouchard. En 1762, il appartenait au séminaire des missions étrangères établi à Québec.
Coordonnées GPS de Parçay-sur-Vienne: 0°28'41"E - 47°06'16"N
Code INSEE: 37180 - Code postal: 37220 - Superficie: 1874 hectares
Altitudes: de 32 à 115 m
L'église Saint-Pierre (église rarement ouverte), construite de 1145 à 1155 (nef, chœur, abside et absidioles), a été modifiée aux XVIIIe (transept et clocher de 1747) et XIXe siècles (sacristie de 1892).
La nef unique comprend six travées dont les cinq premières sont éclairées par des petites fenêtres en plein cintre, accompagnées de colonnettes et au-dessous desquelles se voit une ligne de chevrons. Chaque travée est limitée par des fûts de colonnes engagées qui sont surmontées par des chapiteaux du XIXe siècle. Cependant, la voûte ne fut jamais construite et la nef est couverte en charpente.
La croisée du transept est voûtée en arc de cloître, voûte datant de 1747, et ses croisillons sont couverts, chacun, par un berceau en plein cintre. Chaque croisillon est accompagné par une absidiole semi-circulaire, voûtée en cul-de-four, et éclairée par une petite fenêtre. Le croisillon sud a été totalement restauré.
Le chœur, de deux travées, et l'abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four et éclairée par cinq fenêtres en plein cintre, furent reparementés, à l'extérieur, en 1869. Ils ne furent jamais voûtés. Les colonnes engagées sont surmontées par leurs anciens chapiteaux ornés de chimères et d'animaux fantastiques.
Sa façade ouest présente un portail en plein cintre, à triple voussure, accompagné par deux arcades aveugles latérales. Il a été restauré en 1991.
Les sculptures des niches murales...
...ainsi que celles des voussures sont connues sous la désignation des "33 barbus de Parçay".
Cette église possède aussi quelques culs-de-lampe sculptés.
L'église Saint-Pierre renferme quelques vitraux...
... et, dans le chœur, huit chapiteaux historiés.
L'ancien prieuré (XVIIe siècle), dédié à saint Pierre, est devenu un logis privé. Le bâtiment rectangulaire est épaulé aux angles par des contreforts amortis en glacis. Le contrefort du nord-ouest est percé, à sa base, par une grande arcade en plein cintre. Sous ce logis, s'étend une vaste cave couverte par une voûte en arc brisé soutenue par sept doubleaux. A l'origine, il existait un monastère du IXe siècle qui, au XIVe siècle, était une dépendance de l'abbaye de Méobecq en Berry.
Le manoir de La Cantinière (début XVIIe siècle) a été transformé en ferme privée. Son logis présente une fenêtre à croisée de pierre. Des vestiges d'une demeure du XVe siècle sont accolés au pigeonnier carré (à gauche).
Le château privé de Prézault a été construit, en brique et pierre, en 1865.
Au sud de son parc, se trouvent deux tours cylindriques du XVIe siècle. Celle du sud-ouest, cachée par les arbres, fut aménagée en pigeonnier au XVIIe siècle.
La tour du sud-est, comme la fuye, bâtie en moellons enduits, est ceinturées d'une corniche à modillons et couverte d'un toit conique en tuiles plates. A ses côtés, se trouvent des communs du XIXe siècle.
Le château privé de La Brèche a été édifié de 1844 à 1849, dans un style néo-classique, pour Jacques Louis de Fadate de Saint-Georges et son épouse. Il a remplacé un logis seigneurial du XVe siècle, fortifié en 1510-1511 par Jean Prunier puis remanié au XVIIe siècle. La Brèche était un fief relevant de L'Île-Bouchard.
L'édifice du XIXe siècle (photo) était, au départ, un relais de chasse qui fut agrandi, en 1913, par adjonction d'ailes latérales, en légère saillie, selon les plans de l'architecte Hardion. Les balustrades et les grilles en fer forgé proviennent du château de Vitry (Val-de-Marne).
L'ancien manoir du Lac (logis sur cour du XVe siècle et autres bâtiments du XVIIe siècle) possède deux tours dont celle, ronde, située au nord (à gauche) est un pigeonnier renfermant environ 600 boulins repartis en seize rangées. L'autre tour, construite selon un plan en fer à cheval, est en petits moellons disposés en lits réguliers. Elle présente plusieurs meurtrières circulaires. Le Lac un fief relevant de Trogues.
Le manoir privé des Granges est une construction du XVIIe siècle.
La manoir privé de La Musse (début XVIIe siècle) est un ancien fief. (photo: LiTTéRaTuRe)
La maison forte (privée) de Migny possède une tour du début du XVIIe siècle. Cette tour, presque carrée, est construite en moellon et est renforcée aux angles par un chaînage en pierre de taille. Elle comprend deux étages. Le toit en pavillon, couvert en ardoise, est soutenu par une corniche en pierre de taille. Une petite demeure a été accolée à la tour, jadis isolée. Au nord, un long bâtiment a disparu. Il a été remplacé, dans la seconde moitié de XXe siècle, par un séchoir à tabac. Migny était un fief relevant de la châtellenie de L'Île-Bouchard. (photo: LiTTéRaTuRe)
Le pigeonnier-porche du Colombier date de 1624.
A l'ouest du Colombier, en allant vers le hameau de Puchard, on découvre ce pigeonnier carré.
Le pigeonnier cylindrique de Dorée, près du hameau du Village-des-Rois, date de la fin du XVe siècle. Renfermant, près de 1000 boulins, il possède une porte à encadrement mouluré et en arc surbaissé. Retombant, de part et d'autre, sur deux culs-de-lampe, elle est amortie par un fleuron sculpté. Jadis, sa toiture de tuiles plates reposait sur une corniche à modillons. Ce toit a disparu. Cette fuie dépendait d'un manoir, aujourd'hui disparu, qui était un fief, cité dès 1527, relevant de Trogues.
La ferme du Pont-Prieur possède un pigeonnier circulaire du XVIIe siècle.
Aux Chillaudières, une maison présente 24 trous de boulins (nids de pigeons).
Près de La Prée, le dolmen de La Brèche est désormais en ruines. En 1847, il était encore composé de dix supports et d'une table. (photo: LiTTéRaTure)


Les lieux-dits: Beauchêne, Bois-du-Colombier, Carroi-de-la-Croix-Blanche, Chamorin, Chandres, Dorée, La Blissière, La Brèche, La Cantinière, La Cotonnerie, La Croix-de-Pierre, La Dérouetterie, La Hucherie, La Mariette, La Musse, La Planche, La Pontonnerie, La Porcherie, La Prée, La Queue-du-Ruisseau, La Roche-Valin, La Saboterie, La Scierie, La Tannerie, La Vallée-Bouillie, La Varenne, La Vinière, Le Colombier, Le Lac, Le Pont, Le Pont-Prieur, Le Puy-Bert, Le Tilleul, Le Village-des-Rois, Les Chillaudières, Les Fours, Les Granges, Les Landes, Les Plantes, Les Rosiers, Migny, Mougon, Prézault, Rochedais, Vaurayé, Vinay

    3 commentaires:

    1. Propriétaire de "la ferme du Pont-Prieur", je suis ravie d'apprendre que le pigeonnier est daté. J'aimerais bien savoir comment la photo a été prise sans rentrer chez nous !...

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      1. Depuis la route qui passe devant chez vous, à quelques centaines de mètres au sud, avec un téléobjectif de 300 mm.

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      2. Merci pour la réponse.
        Au plaisir !

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