Saint-Benoît-la-Forêt

Saint-Benoît-la-Forêt est un village de l'ouest de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Bénédictins et les Bénédictines.
En 1146, il est mentionné dans une charte de l'abbaye de Turpenay sous le nom de Terra de Morte. Ensuite, il fut baptisé Saint-Benoît-du-Lac-Mort (1290 et 1298) puis Benoît-les-Bois (1793) et, enfin, Saint-Benoît-la-Forêt (3 décembre 1936).
Coordonnées GPS de St-Benoît-la-Forêt: 0°19'20"E - 47°13'13"N
Code INSEE: 37210 - Code postal: 37500 - Superficie: 3525 hectares
Altitudes: de 50 à 119 m
L'église Saint-Benoît a été reconstruite en 1877. Toutefois, l'ancien chœur rectangulaire du XIIIe siècle (remanié vers 1450) a été conservé et sert de sacristie. Ce chœur a gardé ses deux fenêtres latérales en plein cintre mais celle du chevet a été condamnée. Au XVe siècle, il a été voûté sur croisée d'ogives à moulures prismatiques et à clef portant des armoiries.
Elle renferme, au niveau du chevet, trois beaux vitraux dont celui-ci qui représente saint Benoît...
... et plusieurs clef de voûte sculptées (l'expression Spes Mea Deus signifie "Dieu est mon espérance").
L'abbaye bénédictine de Turpenay fut fondée en 1127, sous le vocable de Notre-Dame de l'Annonciation, par Foulque le Jeune, comte d'Anjou et de Touraine. Elle a subi de nombreux pillages dont celui de 1562 par les Protestants.
Cette abbaye comprenait de deux parties. D'une part, l'abbatiale, composée de trois corps de logis et d'un pigeonnier. D'autre part, les bâtiments claustraux étaient constitués par trois corps de logis entourant le cloître. L'aile sud, qui subsista jusqu'en 1946, était un bâtiment à un étage qui servait d'infirmerie. Au-delà, se trouvait l'église, formant le quatrième côté du cloître. Elle était composée d'une nef unique, d'un transept et d'une abside. Au sud, séparé de l'abbatiale et des bâtiments claustraux, il y avait un logis du XVe siècle qui a été conservé.
Cette abbaye a gardé son logis abbatial (XVe siècle), l'hôtellerie (XVe siècle), la porterie (XVIIe siècle) et des murs du réfectoire. Par contre, son église de 1134 a été détruite. Le logis abbatial, flanqué par de gros contreforts, présente un pavillon et une tourelle renfermant un escalier en pierre. L'abbaye fut supprimée pendant la Révolution. Il ne restait alors que deux religieux. François Rabelais la cite sous le nom d'abbaye de Thélème.
Le prieuré (domaine privé) de Grammont ou du Pommier-Aigre (XVIe siècle) est un couvent de grandmontains dit Notre-Dame-de-Grandmont. Il a été fondé vers 1156 par Henri II Plantagenêt et confirmé par Richard Cœur de Lion en 1196. Le cardinal de Richelieu y fut prieur. Ce prieuré fut supprimé le 22 mars 1774 par décret de l'archevêque de Tours qui remit la mense conventuel au grand séminaire de Tours. De nos jours, il reste le logis prieural (XVIe siècle) encadré par deux pavillons rectangulaires dissymétriques. L'église et les ailes Est et Ouest du logis ont disparu au XXe siècle.
Le château privé de Beugny (fin du XVIe siècle) a été modifié au XIXe siècle. Il est fait de briques et de pierres. Primitivement, il se composait d'un corps de bâtiment principal et deux ailes en retour d'équerre vers le sud. Au XIXe siècle, on lui ajouta six pavillons, deux, dont un carré et un polygonal, à chaque extrémité de la façade nord et un au bout de chaque aile en retour. En même temps, on flanqua la façade nord d'un avant-corps médian, et la façade sud d'un portique à colonnes cannelées, et l'on éleva un dôme à lanternon au milieu du bâtiment central. Ensuite, les remaniements de l'aile est ont été démoli et le pavillon, qui la continuait au sud, est isolé. Ce château possède un pigeonnier-chenil (XIXe siècle). Beugny était un fief relevant de la châtellenie de Cravant.
Prés de ce château, un oratoire, dédié à Notre-Dame du Sacré-Cœur, a été érigé en 1871 par la châtelaine de l'époque, la comtesse de Puységur.
Le château privé de L’Étang date du XIXe siècle. Dans un acte de 1486, cet endroit était appelé Les Estangs de Grandmont.
Dans le cimetière, la chapelle funéraire de la famille de Puységur (début du XIXe siècle) possède, au-dessus de la porte, une frise représentant un chien de chasse couché entre deux arbres.
Cette frise est surmontée par les armes de la famille.
Près de l'église, une stèle à la mémoire de John Fitzgerald Kennedy a été érigée en janvier 1967. Elle a été offerte par le personnel militaire et civil de la base américaine de Chinon (le plus important dépôt de matériel du Génie en Europe) qui a fonctionné de 1951 à 1957.

A voir:
  • Les ruines d'aqueduc romain à la Cave-des-Ermites.
  • Le manoir privé des Forges (XVe siècle) a appartenu à Louis XI. Il n'en reste qu'un mur en brique et en pierre qui est intégré dans un bâtiment du XIXe siècle.
Patrimoine disparu
  • La chapelle du XVIIIe siècle située aux Caves-Perrières (ou Cave-des-Ermites) qui a été détruite après la Révolution.

Personnalité liée à la commune:
  • L'actrice anglo-australienne Esma Cannon est enterrée dans le cimetière de Saint-Benoît.

Les lieux-dits: Beaulieu, Beugny, Bois-de-la-Procurerie, Butte-de-Beugny, Carroi-de-la-Lande, Carroi-du-Hêtre, Gâtine, Grammont, Jaulnay, La Balonnière, La Béjaudrie, La Bellasserie, La Bergeraie, La Briandière, La Brosse, La Cabane, La Catinerie, La Cave-des-Fourneaux, La Croix-Potevin, La Févellerie, La Fontaine-aux-Dames, La Germonerie, La Girauderie, La Gouaillerie, La Grange, La Haie-aux-Cerfs, La Métairie-aux-Moines, La Parenterie, La Pelotte, La Pomardière, La Pommeraie, La Procurerie, La Route, La Tranche, La Vigne-aux-Oies, Lavau, Le Brosseau, Le Chant-d'Oiseau, Le Châtelier, Le Chêne-du-Poteau, Le Chicot-Sec, Le Grand-Éplin, Le Lac-Mort, Le Marchais, Le Palis, Le Pey-de-Grolle, Le Pressoir, L’Étang, Le Teillay, Les Basses-Coudres, Les Basses-Cours, Les Bruyères, Les Caves-Jaillières, Les Caves-Perrières, Les Forges, Les Grandes-Landes, Les Guèdes, Les Hautes-Cours, Les Landes-Communales-de-Rigny-Ussé, Les Landes-Rousses, Les Petites-Landes, Les Pins, Les Renardières, Puy-du-Renard, Tringuebrenille, Turpenay, Villiers

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