Athée-sur-Cher

Athée-sur-Cher est une commune de l'Est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Athégiens et les Athégiennes.
Elle a porté les noms de: Villam Atteias (905), Athies et Atheis (Xe siècle), Atheis (1156 et 1229, charte de Saint-Julien), Atheis (1272), Atheis (1286, cartulaire de Villeloin), Athées (1290, pouillé de Tours), Atheis (XIIIe siècle, cartulaire de l'archevêché de Tours). Sa désignation actuelle date du 13 août 1920.
Ce fief relevait de Montbazon. Au XVIIIe siècle, ce fut la seigneurie de Lucien-François Daen.
Coordonnées GPS d'Athée-sur-Cher: 0°55'02"E - 47°19'14"N
Code INSEE: 37008 - Code postal: 37270 - Superficie: 3447 hectares
Altitudes: de 49 à 104 mètres
Cours d'eau: le Cher
L'église Saint-Romain, bâtie dans la seconde moitié du XIIe siècle (mur Sud de la nef et clocher), a été agrandie au XVe siècle (collatéral, chœur et abside). Ces agrandissements du XVe siècle furent remaniés, vers 1635, par Philippe Sallier, seigneur de la Chesnaye.
La nef principale, couverte en charpente avec bardeaux, est accompagnée, au Nord, par un collatéral. Elle est suivie par un chœur de deux travées barlongues et par une abside à cinq pans. La clef de voûte de la seconde travée du chœur porte des armoiries. Le clocher carré, en appareil assez irrégulier, est surmonté par une flèche octogonale en pierre. Il comporte deux étages avec des fenêtres en plein cintre. Au milieu de XIXe siècle, le porche en bois précédant la nef fut détruit. Les baies du collatéral Nord ont été refaites en 1869.
Elle renferme deux vitraux du maître-verrier tourangeau Julien Léopold Lobin dont un, de 1854, représente l'Adoration des rois mages.
Le château de Nitray possède un logis de 1547 qui a été restauré au XIXe siècle. Ce bâtiment, encadré par deux pignons à rondelis, a ses façades percées de fenêtres encadrées par des pilastres. Les lucarnes sont surmontées de gâbles décorés et de pinacles. Nitray un fief qui a relevé, d'abord, de Véretz, puis de Montbazon.
Sa porte d'entrée en anse de panier, encadrée par deux tours, une ronde et une en fer à cheval, date du XVe siècle. La tour en fer à cheval referme une chapelle voûtée d'ogives et éclairée par deux fenêtres dont les vitraux sont signés par Lobin (1856). La tour ronde sert de fruitier. Ces deux tours sont ceinturées, à mi-hauteur, par une moulure en cavet.
Au Sud-Est de la cour, ce pavillon est aussi du XVe siècle. Son comble, très élancé, à quatre pans est éclairé par deux lucarnes inégales à gâble terminé par un fleuron, l'une à croisée de pierre, l'autre à simple traverse.
Au Nord-Ouest de la cour, son pigeonnier circulaire du XVe siècle a un diamètre de 6 mètres et une hauteur de 8 mètres sous poutre. Son toit est surmonté par un lanternon.
Elle contient 1763 trous de boulins (nids de pigeons) et son échelle tournante a été restaurée.
Le château privé de La Chesnaye fut édifié au XVIe siècle, agrandi au XVIIe, restauré et remanié au XIXe.
Cet ancien fief relevant du Brandon a conservé son pigeonnier cylindrique (photo) et sa chapelle. Cette chapelle, qui n'a pas subi la restauration du XIXe siècle, présente un mur de chevet ajouré par une fenêtre ayant gardé son remplage.
Le manoir privé de La Halbutterie a été bâti en 1656 puis modifié au XXe siècle. Le bâtiment principal possède un toit à quatre pentes, au comble mansardé éclairé, de chaque côté, par trois grandes lucarnes. A l'Est, lui est accolé un édifice datant de la seconde moitié du XVe siècle mais qui a été remanié au XVIIe. Ce manoir possède un pigeonnier carré qui a perdu ses boulins.
Le manoir de La Boissière a été construit au XVe siècle (la façade Nord est de cette époque) et remanié au XVIIe. Cet édifice est flanqué, à l'angle Nord-Est, d'une tourelle polygonale, à fenêtres étroites et en décalage, coiffée par un toit pyramidal. Les baies furent remaniées et agrandies au XVIIe siècle. Le comble est éclairé par deux lucarnes à fronton triangulaire encadrant un oculus. Un fleuron orne le sommet de chaque pignon. L'aile en retour d'équerre date du début du XXe siècle. Les douves furent comblées et les communs détruits. Au XIXe siècle, il est la propriété de l'historien Jacques-Xavier Carré de Busserolle.
Le manoir privé de La Boulaye, édifié au XVIe siècle, a conservé de grandes lucarnes en pierre à frontons triangulaires.
Il possède un petit pigeonnier circulaire (XVIe siècle).
Le manoir privé de L'Alouettière (ou La Louetière) date de la fin du XVe siècle. Deux tours carrées furent rajoutées au XVIIe siècle. Il se présente comme un bâtiment quadrangulaire composé d'un rez-de-chaussée surélevé, d'un étage et d'un comble et situé entre deux hauts pignons à rondelis. Le logis est prolongé, à chaque pignon, par des ailes sans étage. Celle de l'Ouest vient s'appuyer sur un pavillon rectangulaire percé, à sa base, par un large porche et dont le premier étage servait de pigeonnier. Une quinzaine de poteries, disposées irrégulièrement dans le mur Sud, étaient utilisées comme nids de pigeons.
La tour circulaire du Brandon (XIIe siècle) mesure 19 mètres de haut. Au rez-de-chaussée, le diamètre intérieur est de 7,90 mètres alors que la muraille a une épaisseur de 2,35 mètres. Le chemin de ronde, garni de créneaux et de meurtrières, qui la surmontait a disparu. Cette tour comporte un rez-de-chaussée et deux étages non voûtés, le second de ceux-ci étant le seul éclairé par quatre fenêtres situées au fond de larges niches voûtées en plein cintre. Le premier étage était chauffé par une cheminée dont le conduit de fumée existe encore. Aucune porte ne donnait accès à la tour, la porte actuelle, ainsi qu'une fenêtre inférieure, sont modernes. On devait accéder à la tour par les souterrains. La tour était au centre d'une baille rectangulaire d'un demi-hectare de superficie, défendue par une muraille et des douves. La muraille d'enceinte était ouverte, à l'ouest, par une seule porte, fortifiée par deux tourelles carrées. La forteresse fut démantelée par les Anglais au XIVe siècle. Le Brandon était une châtellenie relevant de Montbazon.
La tour de l'ancienne magnanerie se situe au centre du village, près de l'église. Elle servait à l'élevage des vers à soie mais, à sa construction, au XVIIe siècle, c'était un pigeonnier de 6 m de diamètre.
Le pigeonnier-porche carré de Gâtinelle (XVIIe siècle) sert d'entrée à une vaste grange. Sa porte charretière plein cintre laissait passer les gerbières. Au-dessus de cette porte, on aperçoit trois trous d'envol. Son toit de tuiles plates présente quatre pans.
Le Pavillon (privé) de Vallet ou La Suraudière (fin du XVIIe siècle) présente un corps de logis allongé composé d'un rez-de-chaussée et d'un comble éclairé, au Sud, par deux grandes lucarnes dont l'une est à fronton courbe et jambages en pierre de bossage.
A Vallet, le logis privé de La Falaise a été construit au XIXe siècle dans le style néo-gothique.
Toujours à Vallet, le manoir privé de La Vigneraie, flanqué par une tour cylindrique, date de la fin du XIXe siècle.
Au sud de la rue du Moulin-à-Vent, on découvre les vestiges d'un moulin-tour, le Moulin-Neuf.
Il existe encore quelques loges de vigne sur le territoire de cette commune.
On y trouve aussi un ancien abri de cantonniers.
Dans la rue des Puits, on peut observer deux anciens puits recouverts par des pierres plates.
Sur le Cher, le barrage à aiguilles de Nitray, long de 43 mètres, date de 1841. Il a été construit sous la direction de l'ingénieur Camille Bailloud (pour plus de détails sur ce type de barrage, voir l'article sur Civray-de-Touraine).

A voir:
  • Les vestiges du prieuré bénédictin de Bono (avec les ruines d'un bâtiment d'habitation, des granges, une fuie surmontée d'un lanternon et un puits à margelle). Cet ancien fief-prieuré appartenait, en 943, à l'abbaye Saint-Julien de Tours.

Les lieux-dits: Baigneux, Beaudrouze, Beaulande, Beauregard, Bel-Air, Bellevue, Bois-Bidault, Bois-de-Beauregard, Bois-de-Bono, Bois-de-la-Blonnerie, Bois-de-la-Garenne, Bois-de-la-Mistignière, Bois-de-la-Vallée-Noire, Bois-de-Mansay, Bois-des-Grois, Bono, Bouzay, Bréviande, Brosse-Pelée, Bussière, Champ-Long, Chandon, Chaume-d'Ormeau, Ferrière, Fiale, Gandouet, Gâtinelle, Givry, Grandlay, La Boissière, La Boulaye, La Caillaudière, La Chamoisière, La Chênelle, La Chesnaye, La Croix-de-Bussière, La Deumerie, La Gâche, La Gagnerie, La Gangnerie, La Gargaudière, La Goubinerie, La Halbutterie, La Jarrie, L'Alouettière, La Maison-Rouge, La Martinière, La Mistignière, La Petite-Gâche, La Pinonnerie, La Quellerie, La Rianderie, La Sciasserie, La Tour-du-Brandon, La Trépignerie, L'Aubinière, La Voie-Creuse, La Volandrie, Le Brandon, Le Breuil, Le Chêne-Blanc, Le Clos-Pigeonneau, Le Grand-Village, Le Gué-de-Baigneux, Le May, Le Petit-Chandon, Le Petit-May, Le Petit-Vau, Le Petit-Village, L’Érable, Le Tuyau, Le Vigneau, Les Bertinelles, Les Bruyères, Les Charbonnières, Les Énaudières, Les Gerbiers, Les Muloteries, Les Romichons, Les Ruelles, Les Sables-de-Touche-Morin, Les Sablons, Les Touches, Martigné, Moulins, Nitray, Pièce-de-Givry, Pièce-de-la-Colasserie, Pièce-des-Chêneaux, Pièce-des-Fougères, Pièce-du-Tuyau, Quentinne, Taille-de-Naues, Taille-des-Bournais, Taille-des-Paillards, Taille-des-Panneaux, Taille-du-Perron, Taille-Naveau, Tailles-de-Bussière, Touche-Morin, Tubois, Vallet
    Blason d'Athée-sur-Cher

      1 commentaire:

      1. Le nom d'Athée vient d'une racine gauloise signifiant quelque chose comme "cabane en toit de roseaux".

        RépondreSupprimer