Chanceaux-sur-Choisille

Chanceaux-sur-Choisille est un village situé au Nord de Tours. Ses habitants sont appelés les Cancelliens et Cancelliennes.
Il a porté les noms de: Cancellis (939), villa Cancellis (943, charte de l'abbaye Saint-Julien), vicaria Cancellace (989, charte de Saint-Julien), terra de Cancellis (fin du Xe siècle, charte de Saint-Julien), ecclesia de Cancellis (1144 et 1156, chartes de Saint-Julien), parrochia de Chancellis (1247), Prioratus de Chancellis (1368, cartulaire de l'archevêché de Tours), Chanseaux (1383, charte de l'abbaye de Marmoutier), Chanceaux (XVIIIe siècle, carte de Cassini) et Chanceaux-sur-Choisille (décret du 2 mars 1852).
La châtellenie relevait de Rochecorbon et appartenait à l'abbaye Saint-Julien de Tours qui y établit un prieuré.
Coordonnées GPS de Chanceaux-sur-Choisille: 0°42'09"E - 47°28'18"N
Code INSEE: 37054 - Code postal: 37390 - Superficie: 1847 hectares
Altitudes: de 62 à 121 mètres
Cours d'eau: la Choisille, les ruisseaux de la Bourdillière et de Perrée
L'église Saint-Martin, construite au XIe siècle (nef unique sans transept), a été agrandie au XIIe siècle (abside). Le porche, le clocher-pignon et la sacristie datent du XIXe siècle.
Sa nef, parementée en petit appareil régulier, est éclairée de chaque côté par trois petites fenêtres en plein cintre haut placées. Elle fut couverte d'une fausse voûte au XIXe siècle. Cette nef est suivie par une abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four et éclairée par deux fenêtres latérales en plein cintre. Une autre fenêtre médiane fut modifiée puis condamnée.
Elle renferme, entre autre, un maître autel avec tabernacle et retable en bois doré du XVIIe siècle. Sur le panneau central, deux anges portent un ciboire surmonté d'une croix, symbolisant l'Eucharistie. De part et d'autre de ce panneau, des scènes illustrent l'Ancien et le Nouveau Testament: la traversée du désert du Sinaï par les Hébreux pendant leur Exode (à gauche) et la fête de Pâques (à droite).
Près de son chevet, on trouve l'ancien prieuré bénédictin du XIIe siècle qui dépendait de l'abbaye Saint-Julien de Tours. Par la suite, il devint la cure.
Il a conservé deux bâtiments médiévaux dont l'un présente des contreforts à chaque angle.
On peut encore observer des fenêtres romanes dont plusieurs sont à deux arcs en plein cintre, reposant sur une colonnette médiane.
Le pigeonnier circulaire (au premier plan), avec un toit conique couvert de tuiles, de ce prieuré a été transformé en logis privé.
Le château privé de La Chute date des XVIIIe et XIXe siècles. Il reste très peu d'éléments du logis primitif (XVe siècle). Ce lieu était un fief relevant de la châtellenie de Chanceaux.
Le manoir privé de La Planche a été bâti au début du XVIIe siècle. Sur la façade Ouest, une galerie à quatre arcades surbaissées a été aveuglée. Le pavillon Sud (à gauche) abritait une chapelle. La cave, couverte d'une voûte en berceau appareillé, remonte à la construction primitive. Il possédait un pigeonnier octogonal qui a été détruit.
Le moulin à eau de La Planche a été créé en 1840 par les moines de l'abbaye Saint-Julien de Tours. En 1950, il devint une laiterie qui fabriquait le camembert La Noisette.
La chapelle de Bray (à gauche) était mentionnée dans le Registre des visites des chapelles domestiques en 1787.
La fontaine de La Bourdillière (rue de La Chute), datant du XVIIIe siècle, est couverte par un dôme en pierre.
Sur le territoire de la commune, il existe quelques croix de chemin et de mission.
Le château privé de Choisille (XIXe siècle, jadis château de La Porcherie) fut habité par la comédienne Ève Lavallière de 1917 à 1928. En 1932, Charles Spiessert, directeur du cirque Pinder, l'achète afin que les animaux de la ménagerie puissent passer l'hiver dans des hangars. A noter que ce château a remplacé une demeure Renaissance qui a appartenu à Jacques Royer, trésorier de France. En 1787, une chapelle y était signalée.
Le manoir privé du Mortier a été édifié au XVIIIe siècle sur un sous-sol du XVe siècle. Il est composé d'un logis accosté d'un pavillon débordant, constituant une courte aile en retour. Dans son parc, une grange du XVIIIe siècle présente, au niveau d'un pignon, un escalier extérieur. Ce domaine a été cité, dès 992, sous le nom de Mortarium.
Dans la rue de la Mairie, une maison présente une girouette dédiée au métier de charron.

Patrimoine disparu
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Perdrix, aussi appelée Chapelle-Noire.
  • La chapelle Saint-Jean-de-la-Peur qui était encore visible à la sortie sud-ouest de Langennerie au début du XXe siècle.

Les lieux-dits: Bois-de-Baudry, Bois-Saint-Julien, Bordebure, Bray, Chausseloup, Couleur, Ferme-de-la-Chûte, Grande-Pièce-de-la-Ferme-de-Chanceaux, Gratte-Semelle, La Bergerie, La Bodinière, La Bondonnière, La Bourdillère, La Choisille, La Chûte, La Duquerie, La Frotterie, La Ganoire, La Girauderie, La Grande-Borde, La Grande-Caillonnerie, La Guérinière, La Pécaudinière, La Pinellerie, La Place, La Planche, La Porcherie, La Rabaroire, La Roche, La Ronce, La Rue, La Sillonnière, La Vinogerie, Langennerie, Le Buisson, Le Grand-Passage, Le Hallier, Le Mortier, Le Mortier-Picaut, Le Moulin-de-la-Planche, Le Moulin-Neuf, Le Petit-Bray, Le Petit-Couleur, Le Petit-Mortier, Le Plessis, Le Point-du-Jour, Le Ruisseau, Le Sabot-Rouge, Le Trépied, Le Varoir, Le Villeray, Les Basses-Rentries, Les Bois, Les Charmes, Les Cormiers, Les Giberies, Les Grands-Champs, Les Guessières, Les Hautes-Rentries, Les Landes, Les Morettières, Les Noiras, Les Pélinières, Les Petits-Champs, Les Rottes, Passe-Temps, Pièce-du-Perré, Pierre-Couverte, Pont-Pérou, Prairie-de-la-Bourdillère, Prés-du-Ruisseau, Sainte-Agathe

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