Richelieu

Richelieu, ville du Sud de la Touraine, fut construite, sur ordre du Cardinal de Richelieu, entre 1631 et 1642. L'architecte du roi, Jacques Lemercier, a créé la ville selon un plan quadrilatéral (700 m de long sur 500 m de large). La cité est entourée par des douves et des remparts. Ses habitants sont appelés les Richelais et les Richelaises.
Au début du XIIIe siècle, c'était un petit village portant le nom de Richeloc. En août 1631, le fief de Richelieu fut érigé en duché en faveur du cardinal Armand-Jean du Plessis.
Coordonnées GPS de Richelieu: 0°19'29"E - 47°00'41"N
Code INSEE: 37196 - Code postal: 37120 - Superficie: 509 hectares
Altitudes: de 47 à 77 mètres
La porte Sud (ou porte de Châtellerault) est une des quatre portes de la ville.
L'église Notre-Dame, bâtie entre 1635 et 1638 sur la place Sud, comprend une nef, deux collatéraux, un transept, un chœur et deux tours-clochers. Le 27 mai 1638, elle a été érigée en paroisse par ordonnance de l'évêque de Poitiers.
La façade est ornée des statues des quatre évangélistes et percée par une grande porte médiane et par deux, plus petites, latérales. La nef est accompagnée par deux collatéraux de quatre travées comme elle et, comme elle, couverts de voûtes d'arêtes. Un transept leur fait suite. La clef de voûte de la croisée porte, dans un cartouche, les armoiries du pape Pie IX car la décoration picturale de l'église a été refaite au XIXe siècle. Du cartouche quatre nervures retombent, aux angles du carré, sur des écussons de la ville de Richelieu, des du Plessis, du cardinal Guibert, archevêque de Tours, et de la ville de Tours. Un chœur de deux travées termine l'église avec un chevet plat. Ce chœur est accompagné par deux chapelles latérales précédées d'une travée à plafond sculpté correspondant au clocher. Derrière le chœur, se trouve la sacristie.
Les tours-clochers, dominant la partie Ouest de l'édifice, sont surmontées par deux pyramides de pierre noire.
Cette église renferme un très bel orgue conçu par le facteur d'orgue Louis Bonn en 1852. Il a subi des réparations en 1930 puis a été restauré en 1994 par Nicolas Toussaint.
Les nombreux vitraux (XIXe siècle) sont des œuvres de l'atelier Lobin (Tours). Celui-ci comporte deux cartouches représentant, en bas, le sacrifice d'Abraham et, en haut, Moïse recevant les Tables de la loi.
Les halles charpentées (1638), aussi sur la place sud, abritent encore les marchés (lundi et vendredi matin).
Au 3 place du Marché, la cour intérieure d'une maison de commerçant de 1632 renferme un escalier en vis, en bois et à balustres, hors-œuvre, d'origine.
La Grande-Rue est la voie centrale de Richelieu, elle mesure 12 mètres de large et est bordée par 28 hôtels particuliers.
Dans la ville, les portails en bois sont quasiment tous identiques à celui-là.
Au 4 Grande-Rue, l'hôtel du Chapeau Rouge possède un pigeonnier mural comprenant 49 boulins (nids de pigeons). Le terrain avait été donné par Richelieu à l'entrepreneur Jean Thiriot qui tarda à bâtir. Son neveu, l'entrepreneur Nicolas Durand, y vécu en 1638 puis, en 1650, il céda l'hôtel à Louis Deniau, marchand. En 1675, une partie du bâtiment appartenait aux Lazaristes.
Au 17 Grande-Rue, cet hôtel, dite maison du Sénéchal, a été construit vers 1633 selon les plans de l'architecte Jacques Lemercier par l'entrepreneur Jean Barbet pour Étienne Jappin, sieur des marchés, trésorier général de l'artillerie. Il a été très restauré vers 1978. Sa cour en hémicycle est bordée par deux pavillons ornés de quatre bustes d'empereurs romains.
Située dans la cour du logis du 21 Grande-Rue (ancienne résidence des sœurs franciscaines), la chapelle (de 1893) est dédiée à la Sainte-Trinité et à Saint-Antoine.
Elle renferme sept vitraux dont cinq sont des œuvres de 1894 de J.-P. Florence (photo: la Sainte-Trinité). Les deux autres ont été signés par Lux Fournier (1924).
Au 24 place des Religieuses, un couvent fut installé, en 1647, par la congrégation des filles de Notre-Dame, fondée à Bordeaux, en 1604, par Jeanne de Lestronnac pour l'éducation des jeunes filles. Le couvent s'étendait de la porte nord de la ville au pont nord-Ouest. A la Révolution, il fut vendu comme bien national.
Située au 3 rue Jarry, la chapelle de la Vierge a été construite à la suite d'une grave épidémie de grippe qui a eu lieu vers 1860. Les habitants avaient imploré la protection divine et promis de bâtir une chapelle dédiée à la Vierge en cas d'arrêt de l'épidémie.
A l'angle de la Henri-Proust (n°15) et de la rue Traversière, on peut voir cette statue de sainte Anne enseignant la Vierge (XVIIe siècle).
La statue en marbre blanc (1828) de Richelieu est proche de la porte sud mais à l'extérieur de la cité. Elle est l’œuvre du sculpteur Claude Ramey.
Dans le parc du château, on peut observer le pavillon central (dit le Dôme) de l'aile droite de l'avant-cour du monument aujourd'hui disparu.
Ce parc de 475 hectares est ouvert au public (gratuitement). On y trouve de nombreuses essences d'arbres et les anciennes douves.
Une œuvre de Michel Audiard représente le Cardinal de Richelieu.
Situé au 1 place du Marché, le musée communal de Richelieu expose des tableaux, des gravures, des sculptures, de la vaisselle ancienne et ce coffre de la gabelle du XVIIe siècle.
Au lieu-dit le Moulin-à-Vent, un moulin-tour du XIXe siècle a perdu ses ailes.
Un timbre, édité par La Poste en 2008, représente une des entrées de la ville et la statue de Richelieu.

Patrimoine disparu

  • Le château (XVIIe siècle): démoli et vendu pierre par pierre de 1805 à 1845.

Lieux-dits: Bourgneuf, La Fontaine-de-Bisseuil, La Haute-Chornière, La Perrière, La Vallée-des-Vaux, L'Argrie, Le Dôme, Le Gué-Roger, Le Moulin-à-Vent, Le Pavillon, Le Petit-Château, Les Fioretti, Les Greletteries, Les Justices, Les Vaux
    Blason de Richelieu

    Aucun commentaire:

    Enregistrer un commentaire