Preuilly-sur-Claise

Preuilly-sur-Claise est une ville du sud-est de la Touraine. Le 14 janvier 1814, elle a annexée la commune de Saint-Michel-du-Bois. Ses habitants sont appelés les Preuilliaciens et les Preuilliaciennes.
Elle a porté les noms de: Pruliacus (878, charte de Saint-Martin de Tours), Prulliaco (1087, cartulaire de Noyers), Pruiliacum castrum (vers 1090, cartulaire de Noyers), Pruillé-l'Eschivard (XVe siècle, charte de Preuilly) et Preuilly-sur-Claise (décret du 22 août 1892). Ce fut la première baronnie de Touraine et elle a été la possession des familles Frotier, de Gaucourt, d'Amboise, de La Rochefoucauld, de Vendôme, Chasteigner de la Roche-Posay, de Crevant d'Humières, de Gallifet et de Breteuil.
Coordonnées GPS de Preuilly-sur-Claise: 0°55'48"E - 46°51'20"N
Code INSEE: 37189 - Code postal: 37290 - Superficie: 1200 hectares
Altitudes: de 67 à 137 m
L'église Saint-Pierre, ancienne église abbatiale devenue paroissiale, a été achevée en 1009. Elle a été modifiée au XVe siècle et profondément remaniée en 1872-1874. Elle est de style romano-byzantin. Elle comprend une nef de cinq travées, deux collatéraux, un transept, un chœur et une abside semi-circulaire. Le clocher, qui s'était écroulé en 1867, a été reconstruit en 1873.
La façade et les arcs-boutants sont du XVe siècle.
Le chevet est particulièrement impressionnant.
Au XVe siècle, cette église possédait deux clochers. L'un d'eux a été détruit et l'autre a été reconstruit en 1873. Sa toiture, faite en tuiles vernissées colorées de Bourgogne, est unique en Touraine.
La nef et le chœur possèdent un déambulatoire.
Plusieurs chapiteaux sculptés datent des XIe et XIIe siècles.
Au printemps 1940, un bombardement a détruit les vitraux du chevet de l'abbatiale. Après la guerre, ils ont été remplacés, entre autres, par cette verrière d'un maître-verrier de Limoges, Francis Chigot. Elle représente la Vierge à l'Enfant.
Au sud et en contrebas de l'église Saint-Pierre, rue du Trottoir, cette maison dite "de l'Abbé" date du XVe siècle. Derrière cette demeure, une tour d'escalier à vis est dotée d'une voûte de pierre reposant sur un axe en bois. Dans l'escalier, un moine portant une lanterne a été sculpté dans la paroi.
Près du château du Lion, on peut voir les vestiges du clocher-porche de la collégiale Saint-Melaine (XIIe siècle). En 1562, elle fut dévastée par les huguenots. En 1595, elle fut détruite par Claude du Puy, châtelaine de Preuilly.
L'ancienne église Notre-Dame-des-Échelles date des XIe (nef et chœur) et XIIIe siècles (portail, fenêtre en lancette, absidiole nord et abside). Cette abside a été détruite au XVe siècle.
Elle possède quelques pierres sculptées de l'époque carolingienne.
Située à côté de cette église, cette maison (XVe siècle), appelée la Tourelle, renferme une tour carrée d'escalier à vis. Les fenêtres à meneaux ont été refaites en 1997-1998.
Toujours rue Notre-Dame, cette demeure du XVIe ou du XVIIe siècle présente, au centre de sa façade, une tourelle polygonale d'escalier.
Le château du Lion a été reconstruit, en 1906, dans un style néo-Gothique avec deux tours à faux crénelage. C'était un château seigneurial édifié vers 930 par le vicomte Atton, premier seigneur connu, mais ruiné par Foulques II d'Anjou en 1116. Rebâti vers 1130 par Pierre de Montrabel, il fut démantelé par les Anglais au XIVe siècle. Il avait été restauré par Pierre Frotier en 1422 puis par César de Vendôme au début du XVIIe siècle. A droite de son châtelet d'entrée, appelé la Poterne, on observe un pigeonnier.
Avant la reconstruction de 1906, il restait des vestiges de la forteresse primitive: le donjon et la prison. Le seul pont-levis, situé au nord, a été détruit en 1820.
Au 13 rue Saint-Pierre, ce logis (XVe et XVIe siècles) possède deux tourelles en encorbellement couvertes d'un toit en poivrière. Au XVe siècle, il était l'habitation de deux pasteurs protestants. Sous le règne de Louis XIV, il abrite une école pour jeunes filles pauvres, tenue par des religieuses. Puis, il devint un dépôt d'armes pendant la Révolution, la mairie sous la Restauration et un relais de diligences au XIXe siècle.
Dans la rue du Prêche, cette maison a été bâtie au XVe siècle
L'hôtel de La Rallière, transformé en maison de retraite, fut construit vers 1630 par Samuel Gandon, vicomte de la Rallière. En 1854, il a été donné à la ville par Dauphin de Ris. En fait, cet hôtel ne fut jamais achevé. Il comprend trois parties: au sud, un avant-corps à toit pyramidal tronqué et terminé par une petite pyramide aplatie abritant un escalier à balustres, suivi d'une aile moins haute, elle-même prolongée, au nord, par un bâtiment de hauteur identique avec un toit en dôme à l'impériale terminé en pointe.
Dans les jardins de la médiathèque, la chapelle de Tous-les-Saints (XVIe siècle) comprend une nef à chevet plat dont la façade ouest est percée par une porte en arc brisé. Sa porte latérale date du XVIIe siècle. Elle renferme les vestiges d'une fresque représentant une danse macabre.
Le manoir privé du Pouët (XVIe siècle) comprend un logis rectangulaire flanqué d'une tour semi-circulaire arasée obliquement et d'une tour carrée d'escalier à vis (au nord). Les quatre pièces du logis, éclairées chacune par une fenêtre à croisée de pierre, se répartissent sur deux niveaux distribués par un escalier à vis. Ce logis se prolonge par un bâtiment en appentis. L'entrée vers la propriété se fait par une porte cochère en arc surbaissé et une porte piétonne. Ce manoir était un fief relevant de la baronnie de Preuilly.
Le moulin à eau de Preuilly est visible depuis le pont situé au centre du bourg. Aussi appelé le moulin de l'Abbaye, il date du XIXe siècle.
Il a conservé sa roue.
Et il est signalé par cette enseigne (rue de l'Abreuvoir).
Certaines ruelles de la ville sont très étroites.
Ces sculptures en métal sur des volets en bois sont à signaler...
... ainsi que ce singe accroché à des gouttières. Ces œuvres sont de Paule Richon, ancien professeur aux Beaux-Arts de Tours qui a habité cette maison du XVIIe siècle dite "maison des marches".
En face de l'église, l'hôtel Métivier des Minières a été construit entre 1700 et 1710. Il a été habité par des officiers du grenier à sel. Au début du XIXe siècle, il a servi de presbytère.
Ses lucarnes (à fronton brisé) présentent encore des anciens caillebotis en bois.
Dans la rue du Docteur-Jules-Durand, on peut observer cet élégant pigeonnier mural avec ses six entrées de pigeons.
Le château privé de Fontbaudry a été édifié en 1830 dans le style néo-classique selon les plans de l'architecte Pierre Créchet. Sa façade sud présente un avant-corps en légère saillie orné de quatre pilastres à chapiteaux corinthiens soutenant un entablement avec fronton triangulaire et tympan à cornes d'abondance. Les baies symétriques sont en plein cintre dans l'avant-corps, rectangulaires sur les ailes, décorées elles-mêmes de deux fois deux pilastres à chapiteaux corinthiens.
Ce château a remplacé une demeure du XVIIe siècle dont il reste deux niveaux de caves voûtées avec une aile des communs. Ce logis avait, lui-même, remplacé un manoir médiéval entouré d'un profond fossé et muni d'une tour ronde percée de meurtrières.
Le château privé de La Berjaudière (XIXe siècle) possède encore, dans son parc, un pigeonnier.
Le château privé de Malvoisine date du XIXe siècle.

A voir:
  • Les vestiges de l'église Saint-Nicolas (XIe siècle) qui fut, en grande partie, détruite en 1722. Transformée en logis, il reste la façade épaulée par quatre contreforts et, dans le mur nord, un chapiteau sculpté.
  • L'hôtel d'Harambure (XVIIe siècle), au 26 rue du Cygne, possède un portail de 1715. Il comprend un corps de logis flanqué, à l'avant et à l'arrière, de deux ailes latérales en retour d'équerre.
  • Les maisons du XVe siècle: rue Chaumont-Patin, place des Halles, ...
  • Les pigeonniers: La Berjaudière et Les Chirons (fuie carrée).
  • Les vestiges du pont romain de La Clau.
Patrimoine disparu
  • L'église Sainte-Marie-Madeleine du Bourg-Neuf (début du XIe siècle) était située sur la rive gauche de la Claise, En ruines dès 1686, elle fut fermée puis détruite en 1720.
  • La chapelle Saint-Marc a été démolie en 1801.
  • La chapelle Notre-Dame de la Paix, bénie en 1674, était ruinée en 1796.
  • La chapelle Notre-Dame de la Pitié a disparu au début du XIXe siècle.

Les lieux-dits: Carroir-de-Loup, Champeaux, Château-du-Lion, Fontbaudry, La Berjaudière, La Châtrie, La Folie, La Grange-aux-Moines, La Parentière, La Pointe, La Presle, La Touche, Le Guillery, Le Mireuil, Le Pain-Bénit, Le Pontreau, Le Pouët, Les Blanchards, Les Chauvraux, Les Chirons, Les Cingaudières, Les Collinières, Les Effes, Les Martinières, Les Parterres, Les Ragots, Les Tranchants, Les Vigneaux, Malvoisine, Maupertuis, Pouplouroux, Saint-Michel

    Blason de Preuilly-sur-Claise

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