Chédigny

Chédigny est une commune de l'est de la Touraine. Ses habitants sont appelés les Chédignois et les Chédignoises.
Elle a porté les noms de: Chedigniacum (1136, charte de Marmoutier), Chedigniacus (1150, charte d'Engebaud) et Chedigné (1290, pouillé de Tours). L'ancienne châtellenie de Saint-Michel relevait du château de Loches. La paroisse de Saint-Michel a été annexée par Chédigny en septembre 1792. Le dernier seigneur fut le marquis de La Fayette.
Coordonnées GPS de Chédigny: 1°00'06"E - 47°12'33"N
Code INSEE: 37066 - Code postal: 37310 - Superficie: 2317 hectares
Altitudes: de 62 à 110 mètres
L'église Saint-Pierre-ès-Liens (église souvent ouverte), construite au XIIIe siècle (chœur ogival d'une travée et abside à cinq pans percés, chacun, par une fenêtre étroite en plein cintre), a été remaniée aux XVIe (nef et façade ouest ornée de niches et de pilastres) et XVIIe siècles (clocher dont la flèche date de 1855). Au XVIe siècle, les voûtes de la nef furent amorcées mais elles ne furent montées qu'en 1888 et construites en brique. Sous le clocher, il existe une petite chapelle carrée, voûtée sur une croisée d'ogives, qui fut réunie à la nef en 1888.
Elle renferme, entre autre, un prêchoir en bois sculpté.
La cuve baptismale en porphyre date du XIIe siècle.
Elle est ornée de quatre têtes humaines sculptées.
L'ancienne église Saint-Michel (XVe siècle) a été convertie en logis privé. Sa façade ouest a gardé les traces d'une porte et d'une fenêtre en plein cintre qui ont été condamnée. Cette église avait été vendue nationalement le 22 avril 1798. En 1874, Armand Clément, peintre, verrier et architecte, acheta ce bâtiment.
Le château du Breuil (jadis Breuil-Rochereux) a été édifié au XVe siècle (bâtiment rectangulaire flanqué d'une tour polygonale d'escalier) et remanié en 1885 selon les plans de l'architecte tourangeau Léon-Marie Massé (ajouts d'un pavillon rectangulaire, d'une tour ronde à faux mâchicoulis et toit en poivrière). C'était un fief relevant du château de Loches. En 1889, il est vendu à Albert Dauprat, secrétaire de Ferdinand de Lesseps.
Durant  le printemps et l'été, les rues de Chédigny (ici la rue du Lavoir) sont très fleuries et, en particulier, on y trouve de nombreux rosiers.
L'ancien prieuré de Saint-Jean-de-Jarry possède toujours sa chapelle du XIIe siècle (au centre de la photo) qui a été transformée en grange. Cette chapelle comprend une nef et un chœur rectangulaire qui étaient couverts de voûtes dont il ne reste plus que les retombées. La façade est percée d'une porte en plein cintre à deux rouleaux, dont le second est orné d'un tore et d'une ligne à quatre feuilles. Au-dessus, on peut voir une fenêtre dont l'ébrasement a été bûché. Jusqu'en 1695, ce prieuré dépendait de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron. Il passa alors sous le contrôle de l'abbaye de Beaulieu-lès-Loches.
Le château privé de La Hubaudière, construit au XVIe siècle, a été remanié au XIXe siècle. Il a conservé son pigeonnier. Du 1er juillet 1852 à 1880, il abrite la première école d'agriculture de Touraine.
Le château privé de La Touche date du XIXe siècle. Ce lieu était un fief mouvant relevant de la baronnie d'Amboise.
Le pigeonnier-porche des Minées (XVIe siècle) a vu ses portes charretière et piétonnière murées. Cet ancien fief a perdu son logis seigneurial mais a conservé sa chapelle rectangulaire de 1520 dont la nef est voûtée d'un berceau longitudinal en plein cintre.
Au lieu-dit Vernelle, un logis privé possède une tour carrée imitant un pigeonnier. Elle renferme un four à pain et un escalier.
La tour de La Gazillère semble dater du XVe siècle. Elle a été restaurée par ses propriétaires et est devenue un gîte rural.
Une éolienne Bollée-Lebert (de 1891) permettait d'alimenter en eau le château du Breuil.
Le lavoir communal en bois se trouve dans la rue du Lavoir.
Une loge de vigne, appelée la Loge à Pillault, est située aux abords de la route de Norçay. Un vignoble de 250 hectares existait à Chédigny avant la crise du phylloxera (entre 1864 et 1890).

A voir:
  • Le menhir de La Hubaudière, appelé La Pierre Bachelière: 1,80 mètre de haut et 3,40 mètres de long.
Patrimoine disparu
  • La chapelle Sainte-Agnès (XVIe siècle), située à Orfeuil, qui, tombant en ruines, fut interdite en 1787. Elle appartenait au monastère de Bénédictins d'Orléans.

Les lieux-dits: Bellevue, Bois-Guilleri, Bretagne, Chanteloup, Château-de-la-Saulaie, Clos-des-Palis, Code, Fosse-des-Tailles, Grande-Prairie, Jarry, La Barbellerie, La Blaiverie, La Champeigne, La Civrie, La Clémencerie, La Fosse, La Fosse-aux-Loups, La Gazillère, La Hubaudière, La Joubardière, La Petite-Hubaudière, La Prioterie, La Rocherie, La Rochette, La Rougellerie, La Saulaie, La Touche, L'Aubrière, L'Augerie, La Vrillotterie, Le Bâteau, Le Bois-Nivert, Le Buisson-Pétillon, Le Breuil, Le Châtellier, Le Chêne-Singé, Le Clerc, Le Cul-d'Âne, Le Grand-Cléret, Le Haut-Morin, Le Merlaudier, Le Petit-Cléret, Le Petit-Jarry, Le Poirier-Picard, Le Puits-Salé, Les Châlons, Les Folies, Les Foulons, Les Gallinées, Les Gâtées, Les Greletières, Les Héraults, Les Hirondelles, Les Marchais, Les Minées, Les Noues, Les Pièces-de-la-Joubardière, Les Pièces-de-l'Aiguille, Les Pièces-du-Vau, Les Plantes, Les Replats, Les Saules, L'Orge-Bécherie, Norçay, Nurement, Orfeuil, Saint-Michel, Tailles-de-Bretagne, Vernelle

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