Courçay

Courçay est une commune du centre-est de la Touraine, située sur l'Indre. Ses habitants sont appelés les Courciquois et les Courciquoises. Elle est la "capitale" d'une région surnommée "la petite Suisse tourangelle".
En 774, elle est mentionnée dans un texte, une charte de la collégiale Saint-Martin, sous le nom de Curtiacus. Elle porta ensuite les noms de: Corceium (XIIe siècle), Courçayum (1267, charte de Pierre, doyen de Saint-Martin) et Courfay (XVIIIe siècle). C'était le siège d'une prévôté relevant de Saint-Martin et d'un prieuré relevant du château d'Amboise.
Coordonnées GPS de Courçay: 0°52'40"E - 47°15'03"N
Code INSEE: 37085 - Code postal: 37310 - Superficie: 2477 hectares
Altitudes: de 57 à 99 m
L'église Saint-Urbain (église souvent ouverte), construite au XIIe siècle (nef, chœur, abside et clocher), a été modifiée au XVe siècle (flèche en mitre du clocher). Toutes les fenêtres ont été agrandies au XVIIIe siècle.
La nef, éclairée par des petites fenêtres en plein cintre, possède des murs extérieurement parementés en moellons placés par assises et simulant un petit appareil. Ces murs furent surélevés au XVe siècle. La nef est suivie par un chœur très court de deux travées, vouté d'un berceau brisé soutenu par un gros doubleau de section carrée, retombant sur des colonnettes engagées. L'abside, voûtée en cul-de-four, est éclairée par trois fenêtres en plein cintre.
Au sud, le clocher carré, bâti en blocage, présente deux étages de fenêtres et est surmonté d'une flèche octogonale à pans brisés.
Son chevet possède une corniche soutenue par quelques modillons grotesques.
Cette église renferme une cuve baptismale en pierre du XIIe siècle à laquelle a été accolé un petit bassin carré (une piscine).
Un de ses vitraux est signé par Van-Guy.
Le château privé de Châtillon a été rebâti au XIXe siècle.
L'ancien logis seigneurial de Châtillon (XVe siècle) a été partiellement détruit au XIXe siècle. Il en reste un bâtiment (privé) de brique et de pierre. C'était un fief ayant appartenu, en 1522, à Gilles Descartes, maire de Tours.
La Petite-Couture (XVIIe siècle ?), domaine privé, a conservé une habitation rectangulaire et une tour circulaire. C'était un fief relevant du château de Loches. Dans quelques titres du XVIIIe siècle, ce fief est appelé La Jonchère.
Le château privé de La Grande-Couture, bâti au XVIe siècle, présente une tour et un pigeonnier circulaires. Sa façade Est était percée par une porte surmontée d'un fronton brisé avec médaillon et flanquée de pilastres. C'était un fief relevant du château de Loches.
Le manoir privé de Chemallé (XVIe siècle) a conservé ses fenêtres à meneaux.
Auparavant, ce site était occupé par un prieuré du XIIe siècle dont il reste le porche d'entrée.
Le moulin de Courçay ou moulin Gorron (reconstruit dans les années 1930) se trouve sur l'Indre, en contrebas du village.
Le moulin privé de La Doué (XVIe et XVIIe siècles) devint un moulin à papier avant de cesser son activité à la fin du XIXe siècle. Avant la Révolution, il appartenait au chapitre de Saint-Martin. Mais, ce moulin doit être fort ancien, ainsi on peut lire dans un texte: Bail de la fontaine et des masures de l’ancien moulin à blé de l’Adoué, par le prévôt de Courçay à Jean Amnet, en 1474, pour 4 livres et 10 sous, à la charge d’y construire un moulin à foulon et une maison à deux étages et, à Julien Prévost, en 1493, pour 50 sous, à la condition d’y établir un moulin à papier.
Le moulin de La Thibaudière devint, lui aussi, un moulin à papier, mais repris son activité première, la farine. Il s’arrêta de fonctionner à la fin du XIXe siècle.
De 1906 à 1945, un mouvement régionaliste tourangeau se développa autour de l'écrivain Jacques-Marie Rougé. A La Chaumière (maison aujourd'hui effondrée), près des rochers de La Doué, un Théâtre de la Nature fut créé. Des spectacles y eurent lieu de 1906 à 1908 dont celui du 16 août 1908 qui fonda réellement ce mouvement.
Le pigeonnier carré de Geay a été transformé en logis privé.
Au XIXe siècle, le constructeur de ce réservoir à eau, situé près de l'église, l'a maquillé en pigeonnier à colombage.
Le cimetière abrite la tombe d'Albert Dieudonné (1889-1976). En 1927, cet acteur a joué le rôle titre du film Napoléon d'Abel Gance. A sa demande, il a été enterré en portant son costume de Napoléon.
Sur l'Indre, on peut même apercevoir des bernaches du Canada.

Patrimoine disparu
1- A Grand-Geay, les vestiges d'une muraille de l'époque mérovingienne qui était encore visible au début du XXe siècle.
2- Dans le bourg, devant le moulin, la chapelle de Notre-Dame-du-Buis qui tombait en ruine dès le milieu du XVIIIe siècle.
3- Une maladrerie du XIIe siècle avec une chapelle.

Les lieux-dits: Buisson Arrault, Buisson Godeau, Carroir-aux-Chiens, Château-de-l'Isle, Châtillon, Chauvigny, Chemallé, Clos-Bossé, Coteau-Corbin, Fontaine-Sabret, Fontaines-Archer, Fontenelle, Geay, Grand-Geay, Guche-Pie, La Barrerie, La Beauce, La Brusette, La Chaume, La Chenuelle, La Clavéterie, La Cure, La Doué, La Dreunière, La Fosse-Grelet, La Fosse-Renault, La Fougère, La Gagnerie, La Gornerie, La Grande-Couture, La Herse, L'Aiguille, La Lande, La Martinière, La Nouvelle-Forge, La Petite-Couture, La Pinonerie, La Pissée, La Prévôté, La Rangée, La Roche-aux-Loups, La Serrauderie, La Thibaudière, La Vallée-du-Moulin, La Vallière, La Vignonnière, Le Blanchet, Le Champ-Liard, Le Château-de-Mouture, Le Chemin-Neuf, Le Grand-Rouvre, Le Pas-de-Mule, Le Petit-Chauvigny, Le Petit-Rouvre, Le Vau, Le Verdet, Les Ateliers, Les Basses-Maisons, Les Breuilles, Les Catuds, Les Champeignes, Les Champs-Laurent, Les Champs-Métais, Les Chapelleries, Les Chêneaux, Les Closeries, Les Drevaults, Les Fosses-Blanches, Les Fourneaux, Les Grands-Réages, Les Hautes-Bornes, Les Hauts-de-Rouvre, Les Maisons-Neuves, Les Noyassons, Les Ormeaux-Percés, Les Pendants, Les Perrières, Les Perries, Les Petites-Vignes, Les Pinoteaux, Les Sables, Les Vaudurands, Prairie-de-la-Gravelle, Prairie-de-la-Ronde, Toizay, Vallée-des-Buis, Vallée-des-Poules, Villebas, Villetivrain
    Blason de Courçay

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